Les Bandes Dessinées
de la semaine
Dernière mise à
jour, le 6 février 2012

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- série:
"Sasmira" T.2, La fausse note de Vicomte et Pelet.
Paris. De nos jours. Jeune pianiste virtuose, Stanislas, semble
préoccupé et fuit sa fiancée Bertille. Celle-ci veut une explication.
Stan aurait rencontré une vieille femme aux paroles sibyllines. Elle
est morte dans ses bras. Stan a découvert dans ses poches une photo. Un
agrandissement montre un motif d’un ancien comté dans le Cantal et le
visage d’une belle jeune femme qui captive Stan. Les deux jeunes gens
retrouvent le château de la photo et, subitement, traversent le temps…
Laurent Vicomte nous a fait attendre quinze ans pour accoucher du
deuxième épisode de Sasmira. Tout le charme du volume un se retrouve
transposé dans La fausse note. Et, le lecteur reçoit des réponses à ses
questions. Les auteurs ont fait un grand effort de documentation tant
pour les décors que pour les costumes. Les jeux de séduction se font de
plus en plus fréquents et un grand mystère plane sur un récit de plus
en plus émouvant et intriguant. Sasmira et Bertille sont d’une beauté
rare. Mais, tout se concentre sur Sasmira et son secret. Prudence joue
un rôle capital dans la découverte de mécanismes lourds de sens. Le
scénario, admirablement bien ficelé tient le lecteur en haleine. L’idée
du passage dans le temps captive. Graphiquement, Vicomte nous offre,
avec son trait élégant, des personnages aux courbes lascives. Le trait
précis de Pelet ne gâche en rien la partition. Il traduit à merveille
les atmosphères pesantes ou captivantes de ce récit fantastique.
Une oeuvre qui tient toutes ses promesses. A ne pas manquer !
(Marc Bauloye)
Glénat
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- série:
"Le Grand Mort" T.3, Blanche de Mallié, Loisel et Djian.
Etudiante, Pauline fait la connaissance, à la campagne, d’Erwan,
dépositaire d’un secret. Disciple de maître Cristo, il est chargé d’une
mission dans un monde parallèle. Un univers où les jours comptent pour
des années. Malgré elle, Pauline s’y trouve transportée avec lui. Quand
ils arrivent au Grand Mort où doit se passer le rituel, Pauline passe
son temps à vomir. Pendant qu’Erwan sert de trait d’union entre les
deux mondes, Pauline revient dans son univers. A son réveil, Erwan
constate qu’un hermaphrodite du petit peuple lui fait l’amour et que
ses acolytes ont été empoisonnés...
C’est une belle brochette de talents qui officie sur la série du Grand
Mort. Jean-Blaise Djian s’est associé à Loisel lui-même pour le
scénario. Sous forme de quête initiatique, le premier volume,
passionnant, reprenait des éléments fantastiques avec des
interconnexions entre deux mondes dépendants l’un de l’autre. Plus
tard, dans un Paris en proie au chaos, les acteurs se cherchent sans se
trouver… Cet opus permet enfin les retrouvailles. Mais, le scénario se
centre sur Blanche, omniprésente, mystérieuse, inquiétante, aux
pouvoirs maléfiques. Et, des explications sont données concernant cette
maternité qui aurait débuté dans le monde du petit peuple. Le graphisme
de Vincent Mallié sert à merveille le récit avec l’ambiance d’une
ville en proie à tous les maux.
Un épisode qui donne des réponses et nous plonge dans d’autres mystères...
(Marc Bauloye)
Vents d’Ouest
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- série:
"Muraqqa" T.1, Vêtue par le ciel de Miralles et Ruiz.
Perse. XVIIème siècle. Priti, une très belle jeune femme, dessine, nue,
des animaux. Elle fait partie de la communauté des jaïns. Elle a été
choisie pour son talent de peintre afin de réaliser à la cour du grand
Mogol un muraqqa (patchwork de tissu). L’impératrice a constaté qu’il
n’existait aucun muraqqa sur la vie des femmes au zenana (harem). Elle
cherche une artiste douée pour pallier à cette lacune. Voilà donc la
mission de Priti qui, végétarienne, doit vivre avec des musulmans qui
consomment des animaux…
A voir la couverture, on croirait qu’il s’agit d’un épisode de Djinn.
C’est vrai qu’on reconnaît tout de suite la patte magique et sensuelle
d’Ana Miralles. Mais, le scénario n’est pas de Jean Dufaux. C’est celui
d’Emilio Ruiz, le mari de Miralles. Le nœud de l’intrigue est bien
mince puisqu’il s’agit pour l’héroïne de peindre la vie du harem. Mais,
cet opus met en place, de façon minutieuse et agréable, personnages et
décors. On suit donc avec intérêt les pérégrinations de Priti tandis
que le contexte historique est dévoilé au cours d’une réunion des
proches de l’empereur. Le scénariste Ruiz a réalisé un effort
particulier au niveau de la documentation. Mais, il manque encore des
éléments pour que cette série démarre vraiment. Le graphisme de
Miralles est somptueux et vaut le détour. Ses femmes sont belles et
tous les détails, des robes aux bijoux, sont magnifiquement reproduits.
On attendra avec curiosité le prochain épisode pour se prononcer...
(Marc Bauloye)
Editions 12 Bis
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- "La guerre des Sambre Werner et Charlotte Chapitre 2 Automne 1768 La messe rouge" de Boidin et Yslaire.
Novembre 1768.
L’antipathique comtesse Jeanne-Sophie de Sambre et sa fille Charlotte
se trouvent exilées à Vienne. Au cours d’un jeu, Charlotte rencontre
Werner Von Gotha, un orphelin aux yeux rouges. Du premier coup,
Charlotte tombe amoureuse de Werner. Mais, sa mère a d’autres projets
pour elle et méprise ce garçon sans fortune. Pour l’éliminer, elle ira
jusqu’à faire un pari colossal : séduire Werner en partageant son bain!
Bernar Yslaire
poursuit sa formidable et romantique saga des Sambre commencée avec
Balac (Yann) en 1986. Ici, le scénario d’Yslaire reste classique : jeux
tragiques de l’amour et jeux de pouvoir. Le dessinateur Marc-Antoine
Boidin apporte tout son talent à l’ouvrage. Son trait racé et élégant
trace personnages et décors avec maestria. Le dessin de Bodin exprime
bien toute une palette de sentiments. La reconstitution historique est
parfaite. Mais, le dessin ne suffit pas. Le scénariste doit fournir un
scénario qui tient debout et, à ce jeu, Yslaire excelle. En donnant au
récit un découpage approprié, il propose une histoire à la fois limpide
et tortueuse où scénario et dessin se complètent à merveille. Les
scènes d’amour succèdent aux scènes d’intrigues. Mais, les obstacles à
une idylle sont nombreux. Comme ceux que vivront Bernard et Julie. Et,
que dire des couleurs rouges et sombres qui accentuent l’aspect
romanesque.
Un classique incontournable de la BD romantique…
(Marc Bauloye)
Glénat/Futuropolis
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