Les Bandes Dessinées
de la semaine
Dernière mise à
jour, le 8 février 2010

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- série:
"Sisco" T.1, Ne tirez que sur
ordre ! de Legrain et Benec.
France. De nos jours. Certains meurtres
resteront à jamais impunis,
étouffés au nom de la raison
d'Etat. Sisco Castiglioni fait partie de ces
hommes de l'ombre qui huilent les rouages de la
politique à coups de 9 mm. Il est un des
meilleurs dans sa spécialité. Son
dernier ordre en date: réduire au silence
un conseiller du Président de la
République qui s'apprête à
témoigner dans une affaire embarrassante.
Mais, un témoin inopiné, Maretti,
un laveur de vitres, surprend l'exécution
et enregistre la scène sur son GSM...
Dès les premières planches, on se
retrouve plongé au coeur de l'action. De
par son trait réaliste et ses
décors quasi photographiques, le
dessinateur Thomas Legrain parvient à
nous faire vivre des moments palpitants et
à nous faire entrer efficacement dans le
récit. Mais, "Sisco n'est pas vraiment le
style de héros qu'on a l'habitude de
voir: cynique, blasé et
indifférent à la souffrance
d'autrui, il incarne une image cruellement vraie
de la politique et des agents secrets. Le
scénariste Benec a basé son
intrigue sur un fait réel. Il semble
justifier les choix de l'acteur principal qui a
compris les enjeux du pouvoir et le concept de
la loi du plus fort... Séduit par les
personnages et les dialogues, Legrain s'est
appliqué, avec succès, à
rendre ses personnages moins figés.
Ce thriller politique atypique et passionnant se
lit d'un trait comme un ouvrage de Ken
Follett...
(Marc Bauloye)
Le Lombard
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- série:
"Le Banni" T.1, Le poids de nos
victoires de Tarumbana et Henscher.
Sous le commandement d'Alester, la Meute mit un
terme aux baronnies tyranniques et fonda le
Royaume d'Archaon. Une telle prouesse n'eut pas
été possible sans Hector, guerrier
ne vivant que par et pour l'épée.
La Meute prit Myrmirrine, joyau des Territoires
du Centre. Mais, Hector croisa le regard de Lady
Jester, la future reine promise à Alester
et y succomba. Banni du royaume, il devint alors
une légende déchue noyant ses
souvenirs de gloire dans l'alcool. Trente ans
plus tard, Alester le convoque pour lui faire
retrouver sa gloire perdue...
La très belle mise en image du
dessinateur Tarumbana plonge le lecteur dans un
monde tourmenté par la fureur des
combats. Henscher s'inspire d'
"Impitoyable" de Clint Eastwood où le
héros déchu ne parvient plus
à toucher sa cible. Il avoue avoir
cherché à créer une
ambiance à la Sam Peckinpah ou à
la Sergio Leone. Mais, c'est "Le Trône
de Fer" de Georges R.R. Martin qui a
été sa principale source
d'inspiration. Par ailleurs, le
scénariste a voulu souligner que le
médiéval-fantastique doit
être considéré comme un
genre littéraire propre. Avec son style
peinture, Tarumbana dépeint à
merveille la cruauté et la sauvagerie des
combats. Il propose aussi des jeux de
lumières étonnants et des
ambiances en clair-obscur. Inspiré par
Rosinski, son pinceau donne de la profondeur et
du relief. Une chanson de geste qui emballe
coeurs, sens et action. Il reste aux auteurs
à confirmer...
(Marc Bauloye)
Le Lombard
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-
"Liberty" de Warn's et
Raives.
Liberty raconte le destin de deux femmes
africaines: Tshilanda et sa fille, Liberty.
En 1974 à Kinshasa, la jeune Tshilanda
vient d'avoir seize ans. La petite fille s'est
métamorphosée en une
séduisante jeune femme qui attire tous
les regards masculins. L'un de ces hommes, Alan
ne va faire qu'une bouchée de la
naïve Tshilanda. Mais, elle vit très
mal cette étreinte sauvage.
Dépitée, elle se confie à
Mike, un musicien noir américain de
Harlem. Elle tisse aussi des liens très
forts avec Edouard, un diplomate
français. Comme Tshilanda est enceinte,
il faut lui faire quitter le Zaïre pour
éviter le scandale. Grâce à
l'alliance improbable de Mike et Edouard,
Tshilanda obtient une "green card" lui
permettant de partir pour les Etats-Unis
où elle accouche d'une petite fille,
qu'elle baptise du nom de Liberty...
Warn's et Raives travaillent ensemble depuis
1985, selon un mode de fonctionnement
inédit dans la BD: Warn's écrit le
scénario, ils dessinent à quatre
mains et Raives réalise la mise en
couleurs. Ici, la chronique sociale se
mélange avec le contexte politique: le
combat des noirs américains et la lutte
des femmes pour trouver leur juste place. On
sent que l'intrigue est riche
d'expériences vécues, sans
clichés faciles. Graphiquement, Warn's et
Raives nous offrent des planches superbes
magnifiées par des couleurs
chatoyantes.
(Marc Bauloye)
Casterman
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