Princesse
Mononoké
Après Porco
Rosso, Hayao Miyazaki recrée
l'événement autour d'un conte
écologique de grande
qualité
Ere Muromachi.
Malgré un Japon encore verdoyant, l'homme et les
progrès techniques empiètent tout doucement
sur l'équilibre écologique. Au nord de
l'Archipel, la tribu des Emishi vit de façon
pacifique et respectueuse. Mais, un jour, le jeune prince
Ashitaka est obligé de tuer un sanglier,
possédé par un esprit de la forêt,
pour sauver son village. Blessé, Ashitaka doit
quitter le village pour trouver le dieu-cerf, seule
créature douée de pouvoirs surnaturels
capable de le sauver de la mort. Après un long
voyage, le jeune homme va trouver sur sa route un village
de forgeron, en proie aux attaques d'une jeune fille
sauvage, surnommée Princesse Mononoké, et
des loups qui l'ont élevée. Ce
soir-là, il lui sauve la vie, l'emportant au coeur
de la forêt, lieu d'habitat du dieu-cerf...
Depuis le temps que les
amateurs attendaient sa sortie en Belgique, ils pourront
enfin s'orienter vers les salles obscures pour voir le
fameux "Princesse Mononoké",
septième long métrage à message de
Hayao Miyazaki, maître de l'animation dans son pays
au Japon comme ailleurs. Un réalisateur qui prend
le temps puisque en dix-huit ans, il n'a
réalisé que sept longs métrages dont
"Kiki's Delivery Service", "Mon voisin Totoro", et
"Porco Rosso". "Princesse Mononoké" ainsi
que les deux précédents sont produits par
son studio d'animation, Ghibli. Si Miyazaki avait
déjà abordé le thème de la
nature dans ses oeuvres comme pour "Mon Voisin
Totoro", dans "Princesse Mononoké", il
ébauche un conte écologique. Mêlant
récit fantastique et contexte historique
précis, Miyazaki réalise un dessin
animé de qualité incomparable avec les
productions classiques. Le dessin est agréable,
intelligent, les images et le montage sont surprenant de
fluidité et l'histoire est originale.
Des qualités qui
font que "Princesse Mononoké" est
plutôt destiné aux jeunes adolescents et aux
adultes qui retrouveront ici les joies du film
d'animation, tout en découvrant les
possibilités de ce genre de
film.
"Princesse Mononoké" est
considéré comme étant le
film le plus cher jamais produit au Japon.
Contrairement à la production plus "soft"
de Disney, le film n'offre pas de "happy end",
ce qui nous pousse encore plus à
réfléchir aux images que l'on a
vues. Hayao Miyazaki, âgé de 56 ans
prouve son travail de qualité, en
soulignant que seuls 10% des quelques 150 000
images du film sont des images de
synthèse. Le reste est entièrement
dessiné et colorié à la
main par une centaine d'employés.
À noter que Disney a obtenu les droits de
diffusion de "Mononoke Hime" pour le
monde entier, sauf le
Japon.
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