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Alexandre
La
dernière réalisation d'Oliver
Stone n'a de grand que la durée du
film
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Après Hercule,
Ulysse, Jason et plus récemment Achille dans
"Troy", Il restait un personnage mythique de la
Grèce antique qui n'avait jamais eu droit à
son adaptation sur grand écran. Grâce
à Oliver Stone, cet oubli est enfin
réparé et Alexandre le Grand peut enfin se
targuer de voir sa frimousse incarnée par un
acteur hollywoodien. C'est à Colin Farrel que
revient la charge de mener tambour battant le casting de
cette super production (française à en
juger par la fiche technique). Apparaissent en effet
à l'écran, Anthonny Hopkins, Val Kilmer,
Angelina Jolie, Jared Leto et la petite qui monte,
Rosario Dawson.
Avec un tel
réalisateur et une affiche pareille l'on pourrait
s'attendre à 2h50 de pur bonheur
cinématographique. Pourtant même si l'on ne
s'ennuie pas vraiment, force est de constater que l'on ne
peut s'empêcher d'être déçu par
cet Alexandre qui n'a de grand que la durée du
film. Et la déception frappe dès la
première scène. Ptolmémée
(Hopkins) conte à ses scribes le destin hors du
commun de son ami Alexandre du haut du balcon avec vue
sur le phare de son beau palais d'Alexandrie. Seulement
voilà, ce palais pharaonique nous apparaît
tout aussi pharaonique qu'une attraction de la foire du
midi tellement les décors et leur rendu si
horriblement studio semble cheap et manquer d'envergure.
Et ce reproche peut à lui seul qualifier la
presque entièreté du film tant et si bien
qu'à la sortie l'un de mes collègues
affirma en parlant de Farrel, sa longue crinière
décolorée au vent: "quand il
s'élance à l'assaut sur son cheval, on
dirait un char de la gay pride". Ce qui amène
un autre reproche que l'on pourrait faire à ce
film: la psychologie du personnage principal.
Certes, nul n'ignore les penchants ouvertement
homosexuels du plus grand conquérant de l'histoire
de l'humanité, mais était-ce utile de si
lourdement insister sur le fait. À croire que la
conquête du corps du beau danseur perse est presque
plus importante que la victoire contre l'armée
perse 10 fois supérieure en nombre. Mais, ce n'est
pas là le plus gros problème. En effet,
Stone, tout au long du film, s'obstine à
réduire les motivations d'Alexandre à un
oedipe non résolu et ce à grand renfort
d'effets pas toujours subtils et de dialogues
assénant constamment ce que son père aurait
fait. Si l'on en croit la théorie de Stone,
Alexandre aurait fait tout ça dans le seul et
unique but de faire mieux que son père et
d'échapper à une mère possessive.
Heureusement que le beau Héphaïstion (Jared
Leto) est là pour le consoler. On rajoutera enfin
une structure narrative assez douteuse, certain des
événements les plus fameux de
l'épopée comme celui du noeud gordien sont
complètement oublié, et une chronologie
complètement déconstruite sans que cela ait
un réel intérêt.
Un film assez
décevant donc au final et qui semble être
loin de ces prédécesseurs
péplumesques tels que Gladiator ou Troy.
Site
Web
2004
(Warner Bros)
Réalisation : Oliver Stone
Scénario : Oliver Stone, Christopher Kyle et Laeta
Kalogridis
Musique : Vangelis
Photographie : Rodrigo Prieto
Montage : Yann Hervé, Alex Marquez et Thomas J.
Nordberg
Déco r: Jan Roelfs
avec
Alexandre............Colin Farrell
Olympias............Angelina Jolie
Philippe............Val Kilmer
Héphaïstion............Jared Leto
Ptolémée âgé............Anthony
Hopkins
Cassandre............Jonathan Rhys-Meyers
Roxane............Rosario Dawson
Aristote............Christopher Plummer
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