|
Apocalypto
(Déjà
dans les salles)
Une sorte de
film intimiste... dans la
jungle
|
Jaguar Paw est un
vaillant chasseur vivant en pleine forêt
d'Amérique centrale avec sa famille et son
village. Un jour, le village est attaqué par de
mystérieux guerriers. Les habitants sont
massacrés, violés et pris comme esclaves.
Jaguar Paw parvient de justesse à cacher sa femme
enceinte et son fils. Il leur promet de revenir vite
avant de se faire capturer à son tour.
Après une pénible traversée de la
jungle, les prisonniers arrivent dans une somptueuse mais
décadente cité maya. La cité vient
manifestement d'enchaîner les mauvaises
récoltes et subit des épidémies.
Afin de calmer la colère des dieux, les
responsables religieux et la noblesse se sont
lancés dans une vague de sacrifices à
grande échelle. Jaguar Paw fait partie de ses
"volontaires" destinés à nourrir la terre
de leur sang...
Disons-le d'emblée,
j'ai été assez déçu par le
film. Fervent amateur de cette période, et au vue
du titre et des affiches, j'espérais quelque chose
de plus... apocalyptique. J'attendais un film qui me
montre la chute de l'empire maya, que Jaguar Paw soit un
maillon de cette chute. Au lieu de cela, le film est
surtout une grande chasse à l'homme avec d'un
côté un jeune chasseur devant à tout
prix rentrer chez lui avant que le puit dans lequel il a
caché sa femme et son fils ne soit inondé,
et de l'autre des guerriers bien décidés
à lui régler son compte. Cette
déception passée, essayons d'analyser un
peu plus objectivement le film de Mel Gibson. Tout
d'abord, il faut admettre que la reconstitution
historique est assez impressionnante. Il est vrai que
certains archéologues français n'ont pu
s'empêcher de critiquer Gibson mais, lorsqu'on
prend la peine de jeter un oeil aux notes de production,
on doit admettre que Gibson était très bien
entouré. Et si le film aurait pu
bénéficier de quelques précisions
pour recontextualiser le tout, dire que Gibson livre une
vision des mayas grotesques relève presque de la
mauvaise foi tant certains archéologues ont
tendance à oublier que dans leur domaine il n'y
que des hypothèses et bien peu de certitudes.
En ce qui concerne le film en lui même. C'est donc
un véritable film d'action que Gibson nous livre,
une chasse à l'homme en pleine forêt et l'on
ne peut s'empêcher de penser au premier "Rambo:
First Blood". Si si, celui où il est seul,
désarmé et s'enfuit dans la forêt
où il tue les policiers un à un en
fabriquant divers pièges... Sauf qu'ici notre
chasseur maya met bien du temps à se rebiffer et
passe plus de temps à fuir qu'à se
défendre tant il est obsédé par
l'idée de rentrer à temps pour sa
femme...
Un film deux vitesses, la
première partie est assez lente, au rythme de la
traversée de la jungle, la deuxième, la
course poursuite, totalement effrénée. Et
ce qui surprend, c'est que tous les personnages ne
semblent animés que par des motivations
très humaines, très personnelles. Une sorte
de film intimiste... dans la jungle (les décors
sont somptueux)... avec des flèches et des coups
de masses d'armes...
Dernière chose, le film fait plus de deux heures.
C'est long et honnêtement il m'est arrivé de
décrocher mais après avoir lu tout ce que
je viens de vous en dire, si vous décidez d'aller
le voir, je pense que vous ne serez pas
déçu. Il suffit juste de savoir ce qu'on va
voir et de ne pas partir du principe fallacieux que
Gibson est un extrémiste religieux propagandiste
essayant de nous insuffler une propagande
chrétienne comme on l'a trop souvent lu de la part
de critique n'ayant manifestement pas vu le même
film que moi.
(Boul.)
Site
Web
|
2007
(Icon Entertainment International/Walt Disney
Pictures/Touchstone Pictures)
Réalisation : Mel Gibson
Scénario : Mel Gibson et Farhad Safinia
Photo : Dean Semler
Musique : James Horner
avec
Jaguar Paw...........Rudy Youngblood
Zero Loup...........Raoul Trujillo
Sept...........Dalia Hernandez
Emoussé...........Jonathan Brewer
Ciel de Silex...........Morris
Birdyellowhead
Course de Tortues...........Carlos Emilio
Baez
|
|