Assassin(s)

Dans une société surmédiatisée, un homme a choisi comme métier de tuer

Monsieur Wagner est un artisan du crime. Depuis plus de quarante ans, il est payé pour tuer des gens. Et depuis plus de quarante ans, il pratique son métier avec l'amour du travail bien fait, comme une éthique ambiguë mais réelle, et selon lui nécessaire. En rencontrant Max, un jeune chômeur, Wagner pense avoir trouvé en lui, son successeur. Il va s'appliquer à lui enseigner son savoir-faire et son sens de l'éthique... Mais les temps ont changé... Et l'éthique n'est plus ce qu'elle était...

Voilà le point de départ du nouveau film de Mathieu Kassovitz, l'un des jeunes (il est né le 3 août 1967) réalisateurs français les plus talentueux des années nonante. Mais malheureusement, incompris depuis le succès incontrôlé de "La haine" , Prix de la Mise en Scène à Cannes en 1995. En effet, d'interview en interview, le dialogue entre lui et une certaine presse se dégrade (on dira jamais assez, qu'un film ne sera jamais le même pour tout le monde et qu'un réalisateur est un artiste avant tout.). À la fin du parcours, la presse le boude et vice versa. Pour la sortie de son nouveau film "Assassin(s)" qui met en scène le Grand Michel Serrault, il fera tout comme Luc Besson pour "le cinquième élément", le couvre-feu pour la presse.

Le film présenté en compétition au festival de Cannes 97 fut sifflé par les spectateurs de la salle. Mais qui se serait douté de la mauvaise foi et de l'hypocrisie de certains spectateurs bien peu regardants. Puisque dans ce film finalement dérangeant, il y a bien plus qu'un effet de style. Mathieu parvient à nous rendre sympathique un héros ô combien peu recommandable. Mais se souvient-on encore des coups de sifflet des spectateurs du Festival de Cannes lors de la projection du "Grand Bleu " de Besson?

Voici un bref rappel de la carrière de Kassovitz: "Fierrot le pou" (Court Mètrage-1990), "Peuples du monde" (Clip), "Cauchemar blanc" (Court Mètrage-1991), "Les brouillards de Londres" (Clip),  "Assassin(s)" (Court Mètrage-1992), "Métisse" (1993) et "La haine" (1995).




1996
(Lazennec)

Scénario, réalisation, montage : Mathieu Kassovitz
Images : Pierre Aïm

avec

M. Wagner...........Michel Serrault
Max...........Mathieu Kassovitz
Mehdi...........Mehdi Benoufa
M. Vidal...........Robert Gendreu
La mère de Max...........Danièle Lebrun



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