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Avatar
Tout comme "Star Wars" ou "Le seigneur
des anneaux" le dernier Cameron casse les
frontières tout en nous offrant un grand
moment de cinéma
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Sur la lointaine
planète de Pandora, Jake Sully, un héros
malgré lui, se lance dans une quête de
rédemption, de découverte, d'amour
inattendu, dont l'issue sera un combat
héroïque pour sauver toute une
civilisation...
"Avatar", le film le plus
attendu, le plus plébiscité et aussi le
plus raillé... Un film qui n'a besoin d'aucune
critique pour trouver son public. Les amateurs de grand
spectacle iront de toute façon le voir et parfois
même à plusieurs reprises. Les accrocs de
cinéma intello, allergiques à la 3D ne
comprendront peut-être pas l'engouement
général et pourtant. Ils iront
jusqu'à voir dans le scénario une
transposition du conflit entre cow-boy et indien dans un
univers imaginé de toute part par James Cameron.
Et oui, on est peut-être naïf, on prend
peut-être plaisir à rêver à
d'autres mondes plus poétiques que le nôtre
ou simplement différent mais, au cinéma,
c'est une recette qui peut marcher. Aussi immersif que
"Star Wars", la dernière réalisation
de celui à qui l'on doit "Titanic",
"Terminator", "Aliens" et "Abyss", nous
emporte au côté de Jack Sully, ex-marine
devenu paraplégique, vers la lune Pandora qui
attire les convoitises d'un puissant consortium venu
exploiter un précieux minerai. Dans le corps de
son avatar, Jake partira à la découverte
des jungles hostiles et des habitants de Pandora, les
Na'vis, une race d'autochtones humanoïdes. À
l'aide d'une voix off, James Cameron éloigne les
limites de l'imagination et donne vie à Pandora,
sa faune, sa flore, ses ethnies. Un microcosme riche et
fouillé qui prend vie en Imax 3D (fuyez tout autre
support) et donnera bientôt naissance à une
histoire d'amour et sera le lieu d'une terrible
bataille.
Un récit initiatique
qui n'est pas sans rappeler l'esprit de "Princesse
Mononoké" avec un regard assez noir sur la
nature humaine, un pamphlet écologique où
l'on retrouve les thèmes de prédilection de
l'auteur comme la confrontation entre technologie et
écologie ou la présence de femmes de
caractère (Neytiri, l'indigène). Pour ce
qui est de la révolution, si Cameron utilise
à la perfection les dernières technologies
c'est plutôt par le réalisme que le film
surprend. On arrive à oublier toutes celles-ci
pour simplement se laisser pousser par l'histoire. De par
ce fait, le film brise toutes les frontières entre
réel et imaginaire, fusionnent différents
médias comme l'on fait avant lui "Beowulf"
ou "Speed Racer". On en arrive même
jusqu'à trouver le film trop court malgré
ses 160 minutes. On peut toujours noter ses points
faibles comme certains dialogues, la musique trop
orchestrale et des coupes parfois trop flagrantes.
À quand une version longue?
Évitant le festival
d'effets spéciaux, "Avatar" est un
spectacle épique agrémenté de
combats terrestres et aériens impressionnants
opposant le fonctionnel au spirituel. Une oeuvre ouvrant
les portes de l'imagination et des possibilités du
cinéma de demain.
Site
Web
2009
Réalisateur : James
Cameron
avec
Sam Worthington
Sigourney Weaver
Michelle Rodriguez
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