Badmarsh & Shri

Après une prestation atypique l'an dernier au Botanique (éblouissante pour certains, désastreuse pour d'autres), Badmarsh & Shri sont de retour sur les routes pour présenter leur nouvel album, "Signs". Inratable!
 
Qu'apportez-vous de neuf avec cet album?
- Shri:
D'abord, JE veux te poser une question: qu'est ce que TU penses de cet album?

Le premier était plein d'énergie, un peu sauvage. L'énergie sur "Signs" semble plus focalisée, canalisée.
- Shri: En fait, on n'a pas mal évolué depuis le premier album. Cela faisait trois ans déjà et on a appris à faire de la musique mieux ensemble. On est parti sur une plate-forme drum 'n bass parce que c'était la seule musique sur laquelle Badmarsh et Shri pouvaient se rencontrer. L'un venait de Bombay, l'autre de Londres, comment se rencontrer? Badmarsh écoutait de la musique 'black' et moi du rock-pop anglais et américain. Et la connexion entre nous deux était les drums et la basse! D'où la drum 'n bass pour le premier album.
Pour le second album, on a pu s'exprimer plus en profondeur, plus ce que l'on est vraiment parce qu'on se connaissait mieux. Personnellement et musicalement. Beaucoup de gens pensent que c'est plus un album "Shri" que "Badmarsh & Shri" parce que Badmarsh est un dj drum 'n bass. Mais il n'écoute pas que de la drum 'n bass. Il a énormément de facettes différentes.

On sent une vraie personnalité dans ce nouvel album.
- Shri:
Absolument, et ça va aller en augmentant au fur et à mesure. Le prochain album sonnera peut-être très différemment, mais il y aura la touche "Badmarsh & Shri".

À propos de ce concert au Botanique. Pouvez-vous nous expliquer ce qui s'est passé?
- Shri:
Il y avait un article dans un journal flamand qui disait "ce concert est un mur sans ciment". Tu sais, la Belgique est un endroit très particulier pour nous. Je voudrais expliquer ce qui s'est passé.
On a des fans en Belgique et beaucoup de gens qui voulaient nous voir jouer. Et spécialement les gens du Botanique. Bien sûr, entre Londres et Bruxelles, il n'y a que quelques heures en train, mais il y a des problèmes de visas aussi pour nous. On n'avait pas su venir pour une raison de visa. On a donc annulé un show et les gens du Botanique nous avaient demandé de venir, même si on ne tournait pas. On ne pouvait pas parce que le groupe n'était pas là et les gens du Bota nous ont dit: "C'est pas grave, venez et expérimentez!".
Alors, on est venu pour un concert d'expérimentation. On est venu avec mon "professeur" et on a demandé de présenter ça différemment de "Badmarsh & Shri". Et, apparemment, ça n'a pas été le cas et certaines personnes s'attendaient à un concert classique de "Badmarsh & Shri". C'était un "freestyle". Certaines personnes l'ont perçu comme tel, et d'autres ne s'y attendaient pas. Mais on revient en septembre aux Nuits Botaniques pour un concert plus "classique".

On vous a déjà beaucoup vu, en salle et en festival (fantastique première prestation à Dour il y a 3 ou 4 ans). Comment appréhendez-vous chacun de ces environnements?
- Shri:
On commence à être habitué à ce festival (ndlr: Dour Festival) et on est toujours très bien accueilli. Quand on nous le propose, on dit toujours oui. On se rappelle aussi de notre premier concert ici. On ne l'oubliera jamais parce que c'était juste à la sortie de notre premier album et l'accueil était tellement impressionnant qu'on s'est posté au bord de la scène et on a juste profité de la chaleur humaine que dégageait la foule!



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