Basquiat
Un film d'auteur sur un
peintre au talent discutable, mais un exercise de style
réussi !
"Basquiat", c'est celui
où, David "Andy Warhol" Bowie, joue les
seconds rôles et donne la réplique à
un ami qu'il admirait, Basquiat (on s'en serait
douté non!).
Julian Schnabel, artiste peintre
reconnu, fait ses premiers pas dans l'écriture de
scénario et dans la réalisation, en rendant
hommage à l'un de ses collègues Jean-Michel
Basquiat, peintre d'origine haïtienne, mort à
27 ans (1988) après avoir marqué son
siècle.
En plus d'avoir
réussi en très peu de temps, Basquiat reste
le seul artiste de couleur qui s'est fait une place dans
le monde des arts jusque-là gardés
précieusement par les Blancs. "Basquiat",
une histoire qui aurait pu se dérouler
aujourd'hui. Mais aussi, une biographie très
réussie, où l'on sent la main d'un peintre
et une musique qui par sa présence, nourrit le
film tout comme elle l'a fait dans la vie de
l'artiste.
Jeffrey Wright, qui a pris
ce rôle comme un défi, passera plusieurs
semaines aux côtés de Julian Schnabel pour
apprendre ce qu'est la vie d'artistes. Avec ce premier
rôle principal, Jeffrey Wright montre qu'il est
aussi à l'aise derrière une caméra
que sur les planches.
Un casting hors
pair, avec David Bowie, a qui le "Musée Andy
Warhol" a même prêté les authentiques
lunettes, perruques et veste de l'artiste Pop. Bien vu,
puisque David Bowie, joue un Andy Warhol authentique.
Gary Oldmand, Albert Milo dans le film représente
l'image des artistes de l'époque. Dennis Hopper
interprète le rôle de Bruno Bischofberger,
qui fut en autre l'agent d'Andy. Benicio Del Toro sous
les traits de Benny symbolise les amis des premiers
jours. Courtney Love, que l'on ne présente plus,
représente l'une des nombreuses groupies qui sont
passées en coup de vent dans la vie de
Basquiat.
Michael Wincott interprète
le poète René Ricard. On retrouve aussi
Willem Dafoe, Christopher Walken et Tatum o'Neal ...
Tout comme le casting, la
bande musicale est, elle aussi, très fournie.
Le réalisateur a choisi certains morceaux dans la
discothèque personnelle de Basquiat qui avait un
goût varié de la musique Rap (Grand Master
Flash), au Punk (Iggy Pop) en passant par le Jazz
(Charlie Parker, Miles Davis).
On y entend aussi des titres de
Tom Waits, Leonard
Cohen, The Pogues,
John Cale et The Rolling
Stones. De plus des oeuvres originales écrites
spécialement pour le film par P.J.
Harvey, Tracy
Bonham, The
Toadies, Bian
Kelly, Tripping
Daisy, Nick Marion Taylor et Gavin
Friday qui donnent à la bande son un
côté presque parfait.
Un film d'auteur, à
ne pas mettre dans toutes les mains, même si la
bande son vous fera surfer tout au long de cette histoire
que l'on aurait presque préférée
plus longue.