États
d'âme
d'un webmaster
philosophe
Il y a des soirs comme
ça, en regardant le monde, j'ai trop envie de
gerber. Autant à cause de ce qui se passe que de
la façon dont on en parle. On vous
prémâche les opinions. Le
prêt-à-penser a pris d'assaut les cerveaux
décomposés par la débilité
cathodique, quand il faut bien prouver qu'on n'est pas
tout à fait légumineux. Le monde moderne,
violent et violé, abruti par sa techno-suffisance,
trimballe des millions de fantômes du berceau
à la tombe. Même le Temps est devenu un
ennemi. Rien ne va plus. Bon, d'accord, tout ça on
le sait.
On ne peut compter sur personne pour que ça
change. Ca, on le sait aussi.
Les bouleversements des années à venir vont
faire mal. Ca, on ne veut pas le savoir. On continue
à gémir comme des malheureux que nous
sommes, parce que le luxe est hors de prix ou qu'il fait
un temps de chien. On désespère.
La religion a tué Dieu et revendu son image sous
forme de petits livres. L'innocence de l'enfant
flétrit trop vite dans son corps, son coeur, son
esprit et son âme. De toutes façons, nous ne
sommes pas responsables. Nous sommes déjà
tout excusés. Ce qui est habituel est normal.
Pourtant...
Je voudrais vivre un
partage universel, comme un concert de six milliards de
personnes. Rien qu'une foi...