1er août 1999

États d'âme
d'un webmaster philosophe


Il y a des soirs comme ça, en regardant le monde, j'ai trop envie de gerber. Autant à cause de ce qui se passe que de la façon dont on en parle. On vous prémâche les opinions. Le prêt-à-penser a pris d'assaut les cerveaux décomposés par la débilité cathodique, quand il faut bien prouver qu'on n'est pas tout à fait légumineux. Le monde moderne, violent et violé, abruti par sa techno-suffisance, trimballe des millions de fantômes du berceau à la tombe. Même le Temps est devenu un ennemi. Rien ne va plus. Bon, d'accord, tout ça on le sait.
On ne peut compter sur personne pour que ça change. Ca, on le sait aussi.
Les bouleversements des années à venir vont faire mal. Ca, on ne veut pas le savoir. On continue à gémir comme des malheureux que nous sommes, parce que le luxe est hors de prix ou qu'il fait un temps de chien. On désespère.
La religion a tué Dieu et revendu son image sous forme de petits livres. L'innocence de l'enfant flétrit trop vite dans son corps, son coeur, son esprit et son âme. De toutes façons, nous ne sommes pas responsables. Nous sommes déjà tout excusés. Ce qui est habituel est normal.
Pourtant...

Je voudrais vivre un partage universel, comme un concert de six milliards de personnes. Rien qu'une foi...



François Rose
États d'âme d'un webmaster philosophe
(section "aaaah", mots d'humeur )




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