Bruxelles, 15/03/2002

Six mois après le 11 septembre 2001

Citoyen lambda, étonné du pouvoir des médias, qu'il ne faut plus lire, regarder, écouter sans une analyse profonde et personnelle. Une réflexion pas toujours accessible dans la vie contemporaine où tout va très vite. Aujourd'hui, plus de 3000 morts ont engendré d'autres cadavres. La violence des images a donné vie à d'autres violences. Après avoir été abreuvé de Ben Laden, de religieux furieux, on entend des discours contradictoires qui changeraient notre vision de ces événements, s'ils passaient en boucle, comme cela l'a été pour les images des attentats. C'est ainsi que des journalistes sortent de leurs grottes pour nous parler de guerre intérieure, de guerre pour le pétrole ou au moins d'informations officielles contradictoires. Des informations à prendre avec des pincettes qui pourtant nous donnent un autre regard sur l'enjeu inacceptable d'aujourd'hui. La suprématie des États-Unis quand ils auront tout pouvoir des étoiles: Une armée, une arme prête à tomber de là-haut. Comment peut-on accepter cette menace, ce projet. Peut-être à cause du 11 septembre.

Ailleurs aussi la situation change. Certains criminels arrêtés sont traités avec respect, pendant ce temps, les jeunes anti-mondialistes sont presque interdits de montrer pacifiquement leur désaccord. À travers les images télé, on voit de plus en plus l'agressivité irrationnelle des autorités face à des jeunes gens principalement inoffensifs. Certains battus pire que des animaux en cage. Rappelez-vous du saccage des bureaux de la presse alternative en Italie!

D'accord, on n'y était pas. D'accord, il faut faire quelque chose contre les casseurs. Mais, depuis l'Italie, les anti-mondialistes ont vu leur image noircir face aux autorités. Un ministre belge les aurait même traités de terroriste en herbe.
Donc, le 11 septembre sert aux hommes de pouvoir, dévalorise les nouvelles générations qui pensent montrer au monde que l'on peut faire et penser autrement.
Le 11 septembre a noirci l'avenir quand il aurait dû le rendre meilleur ou certainement plus vivable. Dommage, et attention à demain...
On essaye de nous faire oublier le plus important.


Un citoyen lambda qui en a marre qu'on lui chie dans les bottes




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