Six mois
après le 11 septembre
2001
Citoyen lambda,
étonné du pouvoir des médias, qu'il
ne faut plus lire, regarder, écouter sans une
analyse profonde et personnelle. Une réflexion pas
toujours accessible dans la vie contemporaine où
tout va très vite. Aujourd'hui, plus de 3000 morts
ont engendré d'autres cadavres. La violence des
images a donné vie à d'autres violences.
Après avoir été abreuvé de
Ben Laden, de religieux furieux, on entend des discours
contradictoires qui changeraient notre vision de ces
événements, s'ils passaient en boucle,
comme cela l'a été pour les images des
attentats. C'est ainsi que des journalistes sortent de
leurs grottes pour nous parler de guerre
intérieure, de guerre pour le pétrole ou au
moins d'informations officielles contradictoires. Des
informations à prendre avec des pincettes qui
pourtant nous donnent un autre regard sur l'enjeu
inacceptable d'aujourd'hui. La suprématie des
États-Unis quand ils auront tout pouvoir des
étoiles: Une armée, une arme prête
à tomber de là-haut. Comment peut-on
accepter cette menace, ce projet. Peut-être
à cause du 11 septembre.
Ailleurs aussi la situation
change. Certains criminels arrêtés sont
traités avec respect, pendant ce temps, les jeunes
anti-mondialistes sont presque interdits de montrer
pacifiquement leur désaccord. À travers les
images télé, on voit de plus en plus
l'agressivité irrationnelle des autorités
face à des jeunes gens principalement inoffensifs.
Certains battus pire que des animaux en cage.
Rappelez-vous du saccage des bureaux de la presse
alternative en Italie!
D'accord, on n'y
était pas. D'accord, il faut faire quelque chose
contre les casseurs. Mais, depuis l'Italie, les
anti-mondialistes ont vu leur image noircir face aux
autorités. Un ministre belge les aurait même
traités de terroriste en herbe.
Donc, le 11 septembre sert aux hommes de pouvoir,
dévalorise les nouvelles générations
qui pensent montrer au monde que l'on peut faire et
penser autrement.
Le 11 septembre a noirci l'avenir quand il aurait
dû le rendre meilleur ou certainement plus vivable.
Dommage, et attention à demain...
On essaye de nous faire oublier le plus
important.