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Boondocks
Un ovni venu en
droite ligne
d'outre-Atlantique
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Monsieur Freeman
et ses deux petits-fils s'installent à Woodcrest,
une petite bourgade américaine aisée
où jusqu'à ce jour aucun noir
américain n'avait mis les pieds. Mais,
malgré le refus des enfants attachés
à leur quartier de Chicago, il espère bien
s'offrir une nouvelle vie avec comme seul mot d'ordre la
tranquillité...
"The Boondocks" est avant
tout un daily strip, un gag de trois à quatre
images publié chaque jour dans les pages d'un
journal. Après des débuts sur Internet, la
série démarrera sur les chapeaux de roues
avec une diffusion quotidienne dans plus de 160 journaux.
Chiffre en constante augmentation. Son auteur, Aaron
McGruder, Afro-américain, loge dans la même
ruelle des archétypes culturels (blanc, noir et
métis) pour en sortir des situations plutôt
cocasses.
Sans être
provocateur, Aaron McGruder, et à travers lui sa
série "Boondocks", utilise un langage loin
du "politiquement correct" apprécié de
nombreuses communautés habitant ici et ailleurs.
Ses héros, les petits-enfants Freeman ont un
caractère bien trempé. Huey connaît
sur le bout des doigts l'histoire Afro-américaine
et n'hésite pas à le faire savoir. Ce qui a
l'art d'étonner si l'on se fie à sa taille.
Son petit frère quant à lui ne rêve
pas de ressembler à son aîné. Au
contraire, amateur de musique "gansta-rap", il aimerait
être assez grand pour inspirer la crainte au
voisinage. Et, malgré son jeune âge, de
temps en temps, il y arrive. Sans oublier les voisins,
enfants ou adultes qui sont une opportunité
à aborder des sujets comme l'identité des
métis ou les rapports interraciaux.
Avec un
graphisme simple et moderne, deux petites
bouilles attachantes nous font parcourir avec
humour une autre vision de l'Amérique.
Sonnant avec justesse, le deuxième tome,
tout comme le premier, des "Boondocks"
est une curiosité à ne pas
manquer. Aaron McGruder s'en prend autant
à la fête d'Halloween qu'à
Noël, sans parler de cette fâcheuse
habitude de croire que tout "Black" marié
à une blanche doit être basketteur
professionnel. Petite anecdote, le prénom
du héros lui vient d'un des co-fondateurs
des Black Panther, Huey P. Newton.
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The Boondocks T.2: Libérez Jolly Jenkins
!
46 pages en couleur/Dargaud
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