Le Caméléon

Une série-feuilleton à suspense de grande qualité, accrocheuse et dynamique en diable, qui se situe quelque part entre "Code Quantum", "Le Fugitif" et "The X-Files" ("Aux Frontières du réel")
 
"Il existe des êtres doués d'une intelligence supra normale, des génies qui possèdent entre autres la faculté d'assumer n'importe quelle identité. En 1963, les chercheurs d'une entreprise appelée "Le Centre" ont mis en isolement un de ces êtres, un jeune garçon nommé Jarod, et exploitèrent son génie pour des recherches secrètes. Mais un jour, le "Caméléon" leur échappa..." Telle est l'accroche, désormais familière pour le téléspectateur, qui succède au pré-générique de l'une des séries les plus appréciées des deux côtés de l'Atlantique et qui nous emmène au coeur d'un suspens palpitant.

La série "Le Caméléon" ("The Pretender" ) est apparue sur les petits écrans de télévision en 1996 dans le cadre des "NBC Murder Mysteries" (les "Meurtres Mystérieux de NBC"), soirées qui occupent la case du vendredi soir et qui proposent aux téléspectateurs américains trois séries qui tournent autour du suspense, du fantastique et de la science-fiction. Les deux autres programmes à l'affiche ce soir-là sont "Profiler", série policière teintée de fantastique dans la même veine que "Millennium" de Chris Carter et "Dark Skies", une série de science-fiction. Mais si les deux premières séries entament actuellement leur quatrième année de production, la troisième s'est arrêtée après une année de diffusion seulement, malgré les efforts de ses fans pour tenter de la sauver. Pour sa décharge, il faut signaler que celle-ci ne faisait vraiment pas le poids, qualitativement parlant, face aux deux autres.

Le but des créateurs du Caméléon, Steven Long Mitchell et Craig W. Van Sickle, auxquels on doit aussi l'insipide "Pacific Blue", qui raconte les aventures d'une brigade policière qui mène ses enquêtes à vélo le long des plages californiennes, était d'essayer de réaliser ce qu'il convient d'appeler une série-feuilleton. C'est-à-dire une série puisque, chaque épisode contient une histoire qui se boucle sur elle-même, mais, en même temps, un feuilleton parce qu'une intrigue plus profonde court d'épisode en épisode. Un peu dans le style de "Code Quantum" ("Quantum Leap" ), du "Fugitif" ("The Fugitive" ) et, plus récemment, d'"Aux Frontières du réel" ("The X-Files"). Ils ont indubitablement atteint leur objectif original. En y ajoutant la qualité, ils sont même parvenus à réaliser une oeuvre de télévision remarquable et remarquée.
L'histoire de Jarod, le caméléon en question, est à la fois simple et compliquée. Il a été enlevé à ses parents, alors qu'il n'était encore qu'un enfant, et éduqué par Sydney dans un complexe gouvernemental secret appelé "Le Centre". Tout cela à cause de ses capacités intellectuelles prodigieuses. Il peut en effet se mettre à la place de n'importe quelle personne et simuler un nombre infini de situations différentes. C'est d'ailleurs grâce à cette étonnante faculté qu'il a pu reproduire l'assassinat du président John Fitzgerald Kennedy et sauver les astronautes piégés dans la navette Apollo XIII. Malheureusement -comme il l'apprendra plus tard-, les simulations qu'il a effectuées ont aussi causé la mort de milliers de personnes. Le premier épisode commence alors que Jarod vient de s'enfuir du Centre et que Sydney, son mentor, et Mlle Parker tentent de le retrouver à travers tous les Etats-Unis.
Deux questions taraudent sans cesse Jarod: Qui est-il ? Qui sont ses parents? C'est pourquoi les clés qui vont nous permettre de comprendre son passé et la véritable nature du Centre nous sont distillées par touches successives. Ainsi, dans tel épisode, il échangera les précieuses disquettes qu'il a dérobées au Centre et qui contiennent le film de ses expériences contre une photographie de sa mère.
Jarod n'est pas le seul à exiger des réponses. Ses poursuivants tentent également de connaître la vérité à propos d'événements qui les touchent de très près. Par exemple, Sydney, l'homme qui s'est occupé de Jarod lors de son long séjour dans le Centre, recherche les causes de l'accident qui a provoqué le coma de son frère jumeau. Quant à Mlle Parker, elle se demande qui a tué sa mère. Autour de ces trois figures principales gravitent une série de personnages secondaires, dont l'inquiétant M. Raines et le sympathique Broots, souffre-douleur impayable de Mlle Parker, qui renforcent davantage l'intrigue et l'ambiance du feuilleton.

Tout contribue au succès et à la spécificité de cette série-feuilleton : la réalisation, efficace et soignée, l'interprétation toute en nuances de Michael T. Weiss (Jarod), de Andrea Parker (Mlle Parker), de Patrick Bauchau (Sydney) et de l'ensemble des acteurs, la musique, avec ses relents jazzy, les scénarii, solides et sans temps morts, le montage, coulé et rapide, et tant d'autres choses qui font la différence.
En bref, une fois que l'on a goûté à l'atmosphère particulière du "Caméléon", il devient impossible, contrairement à Jarod, de s'évader du Centre et de ses nombreuses ramifications.


Le Caméléon sur Internet

Un site de fan très bien fait (en anglais).
Sur ---> http://www.geocities.com/Area51/Cavern/3742/sl27.html

Pour obtenir un écran de veille de la série
(ainsi que ceux de "Truman Show", "Il faux sauver le soldat Ryan",...)
Sur ---> http://screensaverfrance.com/tvmovie4.htm

Site amateur tout en français
Sur ---> http://www.chez.com/zone63/
Un peu fouillis mais plein d'infos.



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