Les albums des semaines
précédentes

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Placebo "Battle for the
sun" (PIAS)
Trois ans après le peu convaincant
"Meds", Placebo publie enfin son
sixième album studio, "Battle for the
sun" annoncé par le premier simple du
même nom. Ce dernier était donc une
excellente entrée en matière pour
la suite du projet. En effet, sur sa
dernière plaque, Brian Molko et les siens
n'ont pas lésiné sur les moyens.
Tout d'abord, ils ont engagé un nouveau
batteur, Steve Forrest qui donne une certaine
pêche à l'ensemble. Pas de doute,
le groupe retrouve sur ces treize pièces
cette énergie salvatrice qu'ils avaient
quelque peu perdu sur leurs réalisations
précédentes. Restant fidèle
à la recette qui a fait leur
succès, le groupe britannique jongle avec
du rock péchu ("Battle for the sun",
"Breathe Underwater"), de la pop joyeuse
("Never-Ending why"), de l'électro
branché ("Julien") et des ballades
plus soutenues ("Devil in the details",
"Happy you're gone", "Come undone") sur ce
"Battle for the sun" qui
s'écoutera en boucle pour les plus
passionnés. Les fans peuvent être
heureux, leur groupe
préféré est de retour avec
un certain panache. Pour les autres,
accrochez-vous parce qu'ici, ça
déménage.
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B.O. "Transformers Revenge of
the fallen" (Reprise/Warner
Bros)
Pour illustrer au niveau sonore la suite
des aventures des "Transformers", le
réalisateur Michael Bay a tablé
sur du lourd en faisant appel aux artistes
réputés de la planète rock
version hard. Voyez par vous-même. En
effet, sur la bande originale, on retrouve
quelques pointures du genre venues avec quelques
nouveaux morceaux sous les bras. On
débute donc l'aventure musicale avec
"New divide" de Linkin Park pour suivre avec
Green Day et "21 guns", le rock dit FM de
Cavo, sans oublier l'excellent "Burn to the
ground" des Nickelback et "Burning down
the house" de The Used. Soit treize
pièces qui donnent le ton pour cette
sortie cinématographique attendue sur les
écrans pour cet été. Bref,
il ne manque plus que les images pour
apprécier cette oeuvre à sa juste
valeur...
Finalement, tout cela reste bien commercial dans
son approche.
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Roscoe "Things trapped in our
minds" (AKA
Music)
Groupe de pop/rock liégeois,
Roscoe est prêt à tout pour
diffuser sa musique planante et
atmosphérique. En effet, le quintette a
entre autres remporté le concours Pure
Démo de la radio Pure FM, diffusé
à 10.000 exemplaires deux titres "libre
de droit" pour un distributeur de clés
USB et enfin, voici le temps venu de leur
premier Ep proposé par le label AKA Music
où les internautes deviennent les
producteurs des formations qu'ils
apprécient. En quatre pièces,
"Things trapped in our minds"
démontre avec un certain savoir-faire que
le groupe a bien fait de
persévérer. Que ce soit sur des
pièces planantes comme "Learn" ou
"Mr Cooper", plus rock avec
"Ruin", et le morceau qui sort du lot,
"We feel the same", la bande nous immerge
dans un univers planant servi par des riffs de
guitares énergiques et soutenues par la
voix plus douce du chanteur PierreD. Un travail
prometteur pour une formation qui
démontre avec talent que le rock belge
n'est pas une histoire à faire rire.
Rendez-vous donc sur le site d'AKA Music pour
faire plus ample connaissance.
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Alys "Is it love?"
(AKA
Music)
Changement de registre avec "Is it
love?" toujours produit par vous sur le
label AKA Music. Avec sa voix sautillante et
joyeuse, Alys donne des couleurs à une
pop mélodique et chargée de
douceurs sur ce premier projet qui ne comporte
malheureusement que trois titres, "Is it
love?", "Fairytale" et "Sam Brook".
L'ambiance y est principalement féerique
et souvent proche de la ballade au pays des
contes de fées et de l'amour
éternel. Une voix calibrée pour
séduire les coeurs tendres qui fondront
comme du chocolat sur les douze minutes qui
composent cette entreprise qui demandera encore
l'appui des producteurs que vous êtes pour
pouvoir prendre son envol.
On leur souhaite déjà une belle
future carrière...
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Eels "Hombre Lobo"
(Vagrant)
Après le succès
planétaire du titre "Novocaïne
for the soul" sorti en 1996, Eels n'a pas
succombé aux chants des sirènes
même si cela devait les mettre bien loin
du devant de la scène. Tombé dans
une sorte d'anonymat qui plaît aux fans
généralement fidèles du
groupe, Mark Oliver Everett continue son petit
bout de chemin en mettant en scène des
chansons originales qui brillent par des textes
de qualité mis en valeur par un son
généralement pop et rock dans son
approche. Une recette qu'ils
expérimentent une nouvelle fois sur leur
dernier album studio, "Hombre Lobo". En
douze chansons, le groupe s'aventure dans divers
registres qu'ils maîtrisent avec un talent
certain. Que ce soit sur des balades acoustiques
comme "The longing" ainsi que
"Ordinary man", un titre plus explosif
comme "Fresh blood" qui sert
également de premier extrait de
l'entreprise, ou les plus électriques
"What's a fella gotta do" et
"Beginner's luck", Eels bâtit un
univers singulier qui ne s'adresse pas aux
masses mais plutôt aux connaisseurs. Une
musique adulte que l'on aime écouter sans
forcément la partager avec les autres.
Bref, pas de quoi vous faire des amis en
occurrence. Soyons, sérieux, on n'est pas
sur "Facebook", ici...
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Iggy Pop "Preliminaires"
(EMI)
Très largement inspiré par "La
possibilité d'une île", le roman
à succès de Michel Houellebecq, Iggy Pop
s'immisce étonnement dans l'univers du jazz avec
un album titré "Preliminaires". En douze
pièces, le chanteur des Stooges explore le genre
avec le charisme qu'on lui connaît. Sérieux
sur le titre "A machine for loving", plus
tourné New-Orleans avec "He's dead/She's
alive" ou simplement inspiré par "Les
feuilles mortes" qu'il chante en français,
Iggy pose sa voix avec assurance sur des pièces
où l'on n'a pas l'habitude de le voir
évoluer. Le résultat est positif même
s'il ressemble parfois trop à un exercice de style
spécialement adressé à ses fans. Les
autres, ils devront jeter une petite oreille avant de se
laisser séduire par cette approche nouvelle pour
un chanteur qui n'a certainement pas fini de nous
étonner. Si ce sont des préliminaires, on
se demande vraiment à quoi ressemblera la
suite.
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The Glimmers Presents Disko
Drunkards (Gentle)
Un peu de funk, de dance, de disco et autres
rythmes electro, voici de quoi est fait le nouvel album
de The Glimmers qui devient pour l'occasion, les Disko
Drunkards. En effet, le duo gantois a troqué son
nom de studio, The Glimmers, pour investir la
scène avec un DJ set déjanté
baptisé Disko Drunkards. L'entreprise
débouche sur un album d'ambiances
généralement dansantes qui rappellent
parfois les oeuvres de Cerrone et plus proches de chez
nous Bob Sinclar. Voici pour les
références. Sur une majorité de
titres exclusivement instrumentaux, le duo nous offre un
voyage dans le temps où musique rimait encore avec
délires et plaisirs. En compagnie du batteur de
dEUS, Stéphane Misseghers et du chanteur de
Millionaire, Tim Vanhamel, les Disko Drunkards sont
certainement les dignes représentants de la
nouvelle vague disco-dance belge. Une prestation
réussie sur CD que l'on devra apprécier
à sa juste valeur en "live". On notera tout de
même pour les nostalgiques la reprise du
succès de 1982, "Let's get physical"
d'Olivia Newton-John. À découvrir et user
sans modérations pour vos soirées de
l'été et pourquoi pas d'automne, et d'hiver
aussi ;-)
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P.U.S.S. "Marmelade"
(Hebra
Records)
Lancé par le titre "Cochon pas cher",
"Marmelade", le second opus de P.U.S.S. regorge une
nouvelle fois de petits trésors de rock/pop
chanté en français. Exception faite des
pièces "Some one rescue me" et "Vampire"
qui démontrent que le groupe se défend
également avec la langue de Shakespeare. Notons
à juste titre l'exercice de style franco-anglais
avec le sympathique "Y a pas de Paradise".
Après le succès d'estime de leur
première expérience studio,
l'éponyme "P.U.S.S.", ce second volet reste
dans la vague initiée par le premier album sorti
en juillet 2007. Sur la même route musicale, la
formation du chanteur Julien Vallespi explore diverses
voies comme la ballade chantée avec
"Vampire", le rock dansant sur "Si je
t'attrape..." et "Douce plastique" ou encore
la pop énergique avec "Un petit goût de
1ère fois" et l'onirique "7 Nains?".
Soit 14 chansons qui fleurent bon l'audace et la
singularité. En effet, loin de voguer sur la vague
dite commerciale, le groupe met en place un univers
racé dans la veine d'un Julien Doré
voué à la bonne humeur et à
l'ambiance qui "tue". Un second album pertinent et
"groovy" pour un groupe qui a des choses à dire et
surtout à chanter. On est fan, il n'y a pas de
doutes...
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Khigh "Copylefted Rightovers"
(Power
Play Records)
Si le hard-rock se résume pour vous avec
beaucoup de bruits, violence, blousons de cuir et cheveux
longs et gras, sachez qu'avec Khigh, on surfe sur un tout
autre registre. Bien entendu, guitares électriques
et voix musclées sont de la partie. Mais là
où les choses se corsent c'est dans l'approche
musicale. Avec un soupçon d'électronique et
des riffs endiablés, le trio aborde les
thèmes d'aujourd'hui avec réalisme comme
dans "Modern time religion" ou "More" sans
pour autant cracher sur la société. Pas de
doute, la voix de Kris y est pour beaucoup dans le
succès de Khigh. Formé en 2002 à Los
Angeles, le groupe est à l'image de cette ville
légendaire faite de luxe et de beaucoup de
misère aussi. Une atmosphère tendue que
l'on perçoit rapidement dans leur musique qui se
démarque du genre par un style frais et
indépendant à la fois. Bref, on prend sa
plus belle posture d'Air Guitar et on balance la
tête sur le rythme de la batterie tout en faisant
gaffe aux torticolis. Bon amusement!
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The Crystal Method "Divided By Night"
(Tiny e Records)
Cela fait maintenant un bon bout de temps que Ken
Jordan et Scott Kirkland, les deux fondateurs de The
Crystal Method sillonnent les pavés de
l'électro en s'ouvrant les portes des
séries télé ("New York 911",
"Bones"...), du cinéma ("Matrix", "Blade
II"...) et des jeux vidéos ("Splinter
Cell", "Need for speed"...). Aujourd'hui, ils
organisent une journée porte ouverte dans leur
propre studio pour présenter douze titres
calibrés pour la télé, le
cinéma, les jeux-vidéos et surtout toutes
les soirées branchées de cet
été. En effet, "Divided By Night"
est un album d'aujourd'hui, fait à la fois pour
danser et rêver dans une ambiance soutenue par des
samples ensoleillés et baignés de rap, de
rock, de funk et de pop. Le tout étant bien
entendu soutenu par une basse de breakbeat plutôt
rythmée. On n'oublie pas la liste des
invités qui nous gratifie de la présence de
Peter Hook, Justin Warfield, Lmfao, Emily Haines, Jason
Lytle (Grandaddy), Stephanie King Warfield, et du rapper
Matisyahu. Et dire que certains pensent encore que tout
ça, ce n'est que du bruit. Quel dommage pour
eux...
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Nomad Experiment "Hyena"
(Hebra
Records)
Si la ville de Bruxelles est
généralement connue pour son Manneken Pis
ou son statut de coeur de l'Europe, elle l'est certes
moins pour être une ville dite rock 'n' roll. Mais,
grâce au premier album studio des Nomad Experiment,
les choses risquent bien de changer. Né en 2004,
le groupe a tout d'abord sorti une démo 3 titres
suivie d'un Ep 6 titres avant de passer aux choses
sérieuses avec ce premier album studio
composé de onze pièces où le rock
tutoie sans trop de peine metal, pop, groove et
même electro. D'entrée de jeu, on est
quelque peu surpris de la fusion qui règne entre
chaque membre de la formation. Ici, chacun soutient
l'autre dans cette musique qui se veut cohérente
et découlant d'une certaine urgence
créatrice. Un essai impressionnant qui
démontre à juste titre que le rock n'a pas
de frontière. Chanté sans accent dans un
anglais agréablement écrit, "Hyena"
est de loin la découverte rock de ce début
d'année 2009. Une occasion de plus pour
découvrir ce groupe rafraîchissant et plus
que prometteur. La preuve, s'il en faut encore une, que
Bruxelles a un coeur qui bat et ceci ne fait pas que
référence à l'excellent et troublant
"Hey... Death".
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Jarvis Cocker "Further complications"
(Rough Trade)
Depuis quelque temps déjà, Jarvis
Cocker a mis un terme à son groupe fétiche,
le regretté Pulp. Après un premier essai en
solo salué par la presse et le public, le chanteur
nous revient avec son deuxième opus "Further
complications". Lancé par le titre très
rock, "Angela" disponible gratuitement au format
Mp3 pour tous ceux qui s'inscrivent sur son site
officiel, "Further complications" est un album
à la fois riche en influences et en esprit
artistique. Plus qu'une oeuvre tout public, ce second
volet des expériences solo de Jarvis
débouche sur une entreprise adulte à plus
d'un titre. Accompagné de Steve Albini, producteur
de Manic Street Preachers et The Breeders, Jarvis Cocker
s'investit dans les onze titres
généralement rock de ce projet qui
démontre qu'il a toujours été
prêt pour voler de ses propres ailes. Fini donc les
années pop et bienvenue dans un rock plus
inspiré des années '60 et '70. Sorte de
retour sur une époque que les jeunes de moins de
20 ans ne peuvent pas connaître, "Further
complications" brille par son côté
"roots" qui démontre assez justement que le
britannique est à placer parmi les artistes qui
comptent aujourd'hui. La preuve avec les pièces
"Pilchard", "Fuckingsong", "Caucasian Blues" pour
finir avec une petite romance intellectualisée,
"Leftlovers". Une belle preuve s'il en est que la
musique, c'est aussi de l'art.
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Peaches "I feel cream" (XL
Recordings/Beggars)
Après l'immense succès
remporté par sa plaque
précédente, l'irrévérencieux
"Impeach my Bush", le cinquième album des
Peaches est aujourd'hui dans les bacs. Et, pas de doute,
la sauvage Merrill Nisker ne s'est pas assagie
entre-temps. À bord de ses douze nouvelles
chansons, elle conduit son CD sur la voie royale de
l'électro-dance version sexe et féminisme
à souhait. Fidèle à sa morale
immorale, la Canadienne d'origine nous démontre
qu'elle n'a pas peur d'affronter les foules avec des
rythmes et des textes enflammés à souhaits.
Sur "I feel cream", un titre qui en dit long, elle
nous propose de nombreux futurs tubes de boîte de
nuit à la mode comme "Serpentine", le
très rap "Billionaire", "I feel cream",
"Relax" et l'incontestable "More". Parfois
violente et d'autres fois plus douce, la voix de Merrill
oscille sur des arrangements qui n'auront pas à
rougir devant la concurrence plutôt masculine dans
la discipline. Loin des D.J.'s boutonneux
généralement cachés derrière
leurs consoles, la tête pensante des Peaches ose
affronter son public en face à l'aide de ses
formes et surtout de ses chansons à
caractère. À ce propos, "I feel cream"
ne devra pas déplaire à ses fans de
toujours et surtout à tous ceux qui ne jurent que
par l'électro-dance dans le coup.
Pour être dans le coup, on y est!!!
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Ben Harper and Relentless7 "White lies for dark
times" (EMI)
Du rock, du rock et toujours du rock, voilà
quel pourrait être le mot d'ordre de cette nouvelle
plaque de Ben Harper. Après s'être
débarrassé des Innocent Criminals, le
Californien revient en compagnie d'un nouveau groupe, les
Relentless7 pour un set plus électrique que jamais
avec des airs de rock "bluesy" tirés des
années '60 et '70. Ce n'est donc pas trahir un
secret que de dire que "White lies for dark times"
est un album plus que typé. Même si quelques
pièces sortent du lot comme "Lay there &
Hate me", "Why must you always dress in black", "Boots
like these" ou encore l'hypnotique "Keep it
together (So I can fall apart)", l'ensemble sent tout
de même le réchauffé. Comme si l'ami
Ben avait plus envie de s'amuser avec son nouveau groupe
que de nous faire vivre de nouvelles émotions. On
en retient dès lors une atmosphère de
fête non partagée qui pourrait être
plus appréciée en concert que sur CD. On
attend la suite de l'aventure pour vraiment savoir si,
avec les Relentless7, c'est vraiment mieux qu'avec les
Innocent Criminals. Dommage parce que l'on attendait
vraiment ce retour...
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Your Happy End "Seven windows for six
dreamers" (Papa's Production/WTPL
Music)
En 2007, le duo Your Happy End publiait son premier Ep,
"700 Fields", composé de quatre
pièces à l'époque déjà
prometteuses. Les années ont passé et voici
le temps venu du premier opus studio, "Seven windows
for six dreamers". Soit douze pièces
baignées à chaud dans un mélange de
folk-pop de fort bonne facture. Entièrement
chanté en anglais, l'album nous promène
dans une ambiance généralement plaisante et
rafraîchissante à la fois. Loin du bruit
insoutenable des grandes villes, Your Happy End nous
balade quant à lui au grand air à coups de
samples bien dosés et de mélodies
légèrement électrifiées.
Entre pop colorée et folk chargé
d'optimisme, le groupe met en place un univers original
parfois proche du rêve comme dans "Movie star",
"Loss a lift" ainsi que "Window" et ses
accents à la Radiohead. Les influences sont
nombreuses et dispersées sur cet essai qui ne
devra pas passer inaperçu. Autant dire que
"Seven windows for six dreamers" est une
excellente surprise pour tous ceux qui apprécient
la pop de qualité à sa juste valeur. Pour
les autres, il serait grand temps de mettre un peu
d'ordre dans vos préjugés. Bref, une
carrière agréable à suivre.
On attend de vos nouvelles prochainement, les gars
;-)
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Playing for Change - Songs around the world
La musique est un média unique en son genre
qui s'est souvent tourné vers des oeuvres de
charité et d'aide public. Avec le concept,
"Playing for Change", des ingénieurs du son
se sont promenés à travers la
planète afin d'enregistrer la même chanson
interprétée par différents artistes.
Le résultat est plus qu'étonnant et met
également en place des aides aux plus
démunis via des écoles ou des programmes
d'aide. Un geste humanitaire qui se trouve aujourd'hui
gravé sur un CD et un DVD surprenant reprenant des
titres légendaires tels que "Stand by me", "One
Love", "Biko", "War/No more trouble", "Don't worry",
"Talkin' 'Bout a revolution" ou encore "A change
is gonna come". Enregistré avec des artistes
de rues et de véritables stars comme Bono et Manu
Chao, "Playing for Change" est un album que l'on
ne vous conseille pas de télécharger
illégalement sur Internet vu que les
bénéfices de la vente iront directement
dans les poches de ceux qui en ont besoin et pas dans
celles des maisons de disque. Une bonne chose pour la
musique et le monde en général.
"Give peace a chance" comme disait le poète
John Lennon.
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Psycho Lemon "Squeeze an orange"
(ELP)
Artiste anglais exilé en France près
de Toulouse, Rem Austin s'aventure depuis quelques
années dans la pop poétique aux commandes
d'un quatuor bien nommé, le Psycho Lemon. Sorte de
prétexte aux voyages sonores, leur dernier opus,
"Squeeze an orange" joue à la fois sur le
registre de la ballade ("American Gods", "Quite mad in
the rain", "Escape number 13") et celui d'une pop
positive et généralement colorée aux
couleurs pastel comme nous le démontre les titres
"Flowers for Shawn" et "1974 moon glasses"
qui clôture l'album avec des accents de bonne
humeur quasi générale. Pas de doute, le
groupe a de nombreuses références (Beatles,
Kinks, Beach Boys...) qu'ils ont réussi à
transcender dans une musique agréable et
certainement propice à une belle balade au grand
air. Sans véritablement révolutionner le
genre, "Squeeze an orange" démontre que la
pop n'est pas une histoire de gros sous mais bien un art
de transformer la musique en quelque chose de positif et
d'agréable à la fois. Un remède
contre la morosité ambiante que l'on vous
conseillera même si vous ne broyez pas du noir.
Notez qu'un usage même prolongé de Psycho
Lemon n'est lié à aucun effet secondaire.
Une bonne chose quand il s'agit de pop ;-)
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Henry Bliss & The Sidewalkers "Lovely
Pretty Day" (Hebra
Records)
C'est avec le groupe Can'uts qu'Henry Bliss a
débuté sa carrière avant de
retrouver les Sidewalkers avec lesquels il compose leur
premier album, "Lovely Pretty Day". Comme son nom
l'indique, tout est ici voué à la joie de
vivre et à la bonne humeur que le groupe dilue
sous forme de pop emplie de gaîté. En 14
pièces, Henry Bliss nous offre plus qu'un album vu
qu'il a mis en chansons sa propre biographie
chargée de bons et de mauvais moments. Une musique
où mélodie, textes et émotions
tiennent une place à part comme nous le
démontrent de nombreux titres tels que "Eyes
don't cry", "Higher & higher", "Glory seeking
sharks", "Lady Magaly" et "Atmosphere" qui
clôture l'ensemble avec une énergie
plutôt rock. Entièrement chantés en
anglais, les titres de "Lovely Pretty Day" sont
une véritable surprise quand on sait que le groupe
est avant tout originaire de Belgique. Bref, à
partir d'aujourd'hui, attendez-vous à entendre
parler de Henry Bliss & The Sidewalkers.
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Depeche Mode "Sound of the Universe"
(EMI)
Véritable survivant de l'ère
electro-pop des années '80, Depeche Mode a
récemment publié sa dernière plaque
sobrement baptisée, "Sound of the
Universe". Un douzième album studio qui
emboîte le pas à "Playing the angel"
sorti il y a maintenant plus de trois ans. Ici, Dave
Gahan et ses potes ont ressorti leurs vieux
synthés des boîtes poussiéreuses
où elles étaient cachées depuis les
années '80. Résultat, "Sound of the
Universe" regorge d'un son vintage qui rappellera de
nombreux souvenirs aux vieux routards alors que la
jeunesse y percevra certainement le côté
sombre de ce groupe qui a traversé les
années à son rythme sans vraiment changer
de style. Riche en sonorités et futurs tubes comme
"Wrong" qui est également le premier simple
extrait du projet ainsi que "Corrupt", "In
sympathy" et "Miles away/the truth is",
"Sound of the Universe" ne sera malheureusement
pas à classer parmi les meilleurs albums du
groupe. Un son trop entendu et parfois trop saturé
fait de cet opus un parfait exemple de ce qui ressemble
à un album sorti trop vite. Serait-ce un
prétexte à une tournée des stades,
histoire de se remplir les poches?
N'empêche, "Sound of the Universe" fait
office d'une bonne mise au point sur ce qui est de la
légende (28 ans de carrière cela commence
à compter) qui n'aura certainement pas à
rougir face à la jeune génération.
Qu'on se le dise!!!
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Super Furry Animals "Dark Days/Light
Years" (Rough Trade)
D'abord publié sur Internet en version
digitale, le neuvième album studio des Super Furry
Animals voit enfin le jour au format CD. Annoncé
par le dansant "Inaugural Trams", "Dark
Days/Light Years" signe un virage festif pour le
groupe à Gruff Rhys. En effet, en douze titres, la
formation voyage sur des univers souvent proches des
sixties, de la pop et du psychédélisme. Un
univers riche en références lorgnant ici et
là du côté de Led Zepplin, des Doors,
de Beck et même de David Bowie. Vous l'aurez
compris, Super Furry Animals s'est véritablement
lâché sur cette entreprise emplie de bonne
humeur et de nombreux rayons de soleil. De quoi donner le
sourire aux fans tout en inondant les ondes de bonnes
vibrations. Question surprises, on notera la
présence de Nick McCarthy (guitariste des Franz
Ferdinand) pour une petite intervention en allemand sur
la pièce, "Inaugural Trams". Rien que pour
ça, "Dark Days/Light Years" vaut le
déplacement des plus curieux. Pour les autres,
sachez que c'est certainement l'album le plus abouti du
groupe qui profite pour notre plus grand plaisir de leur
liberté de créer. Laissez vous
tenter...
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Porcelain "Adios Betty"
(Drunk
Dog)
Depuis 2001, Porcelain trace son propre petit bout
de chemin dans la culture pop/rock grâce à
un son aérien et festif à la fois. Loin de
s'être reposé sur ses lauriers pour ce
troisième opus, le groupe à François
Barriet nous démontre en douze pièces qu'il
est toujours prêt à conquérir un plus
large public au travers de chansons certes plus
accessibles que sur leurs albums
précédents. Pour preuve des titres comme
"Spectacular", "Tambourine", "My fater my king" et
"Adios Betty" sont parfaitement calibrés
pour nous squatter la tête en quelques minutes
seulement. Aussi à l'aise sur des chansons
électriques que sur des ballades entêtantes
("The modern age"), "Adios Betty" signe un
retour en grande forme pour cette formation
française qui chante en anglais comme aucune
autre. Pas de doute, si vous ne connaissez pas encore
Porcelain, l'album "Adios Betty" fait
désormais référence de superbe carte
de visite. Dès lors, ne ratez pas l'occasion de
faire de plus amples connaissances!
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Peter Bjorn and John "Living thing"
(Cooperative Music)
C'est avec le tube planétaire "Young
folks" que le trio suédois Peter Bjorn and
John s'est fait connaître du grand public. Trois
ans plus tard, c'est-à-dire aujourd'hui, le groupe
publie un nouvel album qui fête par la même
occasion le dixième anniversaire de l'existence de
ce trio plutôt modeste. Soit douze pièces
résolument éclectiques faites de pop,
d'indie, d'électro, de rock et de ballades
joliment accompagnées au synthétiseur.
Sorte de virage musicale, "Living thing" est sans
aucun doute un album printanier qui est publié
à une période opportune. Parmi les titres
qui sortent du lot, on trouve "It don't move me", "I'm
losing my mind", "Lay it down" et "Nothing to
worry about" qui est également le premier
simple du projet. On se demande à présent
lequel de ces morceaux aura un succès comparable
à celui de "Young folks". En attendant ce
moment, on profite comme il se doit de cette ambiance pop
comme nulle autre pareil. Merci les gars.
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