Les albums des semaines précédentes


B.O. "Gainsbourg Vie Héroique" (Universal Music)
S'il y avait bien un album que tous les fans de Serge Gainsbourg attendaient avec une certaine impatience c'est celui du film de Joann Sfar, "Gainsbourg Vie Héroique". Le résultat est à la hauteur avec pas moins de 43 titres pour un double album qui respire à pleins poumons l'ambiance du film. En effet, de nombreux extraits de la bande son reviennent avec la reprise de grands standards interprétés par les acteurs eux-mêmes: Eric Elmosnino, Laetitia Casta, Sara Forestier ou encore Anna Mouglalis. Mais, on notera également la participation d'artistes tels que Dionysos sur "Nazi Rock", Nosfell sur "Love on the boat", K2R Riddim avec une excellente reprise de "Aux armes et Caetera" ainsi que le duo formé pour l'occasion par Jeanne Cherhal et Emily Loizeau sur la pièce "Qui est "in" qui est "out"". Notons que Joann Sfar s'est également fait plaisir en s'offrant le titre "J'ai rendez vous avec vous". Question chansons originales, on nous réserve tout de même quelques oeuvres cultes comme "Je t'aime moi non plus", "L'Hippopodame" et "Valse de Melody". Vous l'aurez compris, cette B.O. supervisée par Olivier Daviaud rend véritablement hommage à l'artiste qui s'efface ici pour laisser chanter les acteurs qui racontent sa vie avec talent et surtout sobriété. Deux mots que l'on pourra également apposer à cette oeuvre qui sort du lot.
Les fans se régaleront...
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Circum Grand Orchestra "Le ravissement" (Circum-Disc)
À la fois guitariste et "conducteur " d'orchestre, Olivier Benoit fête avec "Le ravissement" les dix ans de son projet Circum Grand Orchestra. Au programme de son second CD, on découvre 14 morceaux bercés de jazz et exclusivement instrumentaux. Libre dans son approche, le musicien explore le genre avec grâce et surtout beaucoup de pertinence et de sagesse. La preuve en est faite avec de nombreuses improvisations venues de ses amis de studio qui enrichissent l'atmosphère avec l'apparition ici et là d'une trompette, d'un sax, d'une clarinettes, d'un piano, de guitares, de basses, de contrebasse et même de la batterie qui souligne l'ensemble d'un rythme soutenu. En plus d'une heure, la formation démontre qu'en matière de jazz, ils connaissent la chanson. Certes destiné à un public de connaisseurs, "Le ravissement" est avant tout un album coloré et lyrique à la fois. Du travail de professionnel pour tous ceux qui aiment vraiment ça. Ils en redemanderont!
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OK Go "Of the blue colour of the sky" (Capital Records)
Depuis leur début à Chicago en 1998, Ok Go se démarque par un style bien à part dans l'univers balisé du pop-rock américain. Pas de doutes, avec leur look décalé, le groupe a rapidement compris que la musique, c'est aussi et avant tout l'image. C'est donc avec de nombreux clips vidéo remarquables que le groupe est sorti de la cave. Résultat des courses, ce troisième album studio qui fera une nouvelle fois parler de lui par les amateurs du genre. En treize titres, la bande à Damian Kulash donne le ton avec "WTF" qui ouvre l'album tout en lui servant de premier simple. D'entrée de jeu, on remarque que le son est devenu plus pêchu et électro dans son approche même si l'énergie n'est pas absente de pièces comme "Needing Getting" et "White Knuckles" et ses accents princiers en référence au chanteur Prince des années '90. Dans l'ensemble, OK Go peut se languir d'être un groupe à la mode comme l'a démontré la pièce "Shooting the moon" présente sur la B.O. de la saga "Twilight". Mais pas de caricature d'un groupe à midinettes ici, OK Go prend sa carrière au sérieux comme nous le démontrent les morceaux "Skyscrapers" et "End Love" qui valent à eux seuls le déplacement. Bonne route, les gars...
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"We wish you a Metal Xmas and a headbanging New Year" (Armoury)
Si vous estimez que la fête de Noël 2009 était trop peu rythmée à votre goût, c'est que vous êtes passé à côté de la sortie de l'album "We wish you a Metal Xmas and a headbanging New Year". En effet, ici on retrouve la crème du mouvement metal venu avec leurs guitares et batteries pour chanter à leur manière une ode à Noël. Les grands standards sont de la partie avec des pièces telles que "We wish you a Merry Xmas", "Little drummer boy" ou encore "Santa Claws is coming to town" interprétés par des stars comme Alice Cooper, Ronnie James Dio (Black Sabbath), Dave Grohl (Nirvana, Foo Fighters), Chuck Billy (Testament), Tim 'Ripper' Owens (Judas Priest), Scott Ian (Anthrax), Stephen Pearcy (Ratt), Joe Lynn Turner (Deep Purple), Steve 'Lips' Kudlow (Anvil), Dez Fafara (Coal Chamber, DevilDriver), ainsi que Doro Pesch (The Beast) qui incarne l'âme féminine du projet. Soit 16 plages baignées d'énergies et de saturations en tout genre pour débuter l'année avec beaucoup d'énergie et surtout d'originalité. Idéal pour sortir des poncifs d'une fête qui commence parfois à sentir la naphtaline. Là-dessus, encore une excellente année musicale à tous...
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Etron "A world of nerds" (A Dark Dog Records)
Le duo bruxellois d'Etron revient sur le devant de la scène avec son treizième album sous les bras. Soit dix chansons rock qui balancent entre poésie des textes et un son qui déménage. Même si le groupe n'est pas forcément connu des masses, Etron a su s'offrir les services d'une pointure dans le domaine de la production, Steve Albini. L'homme qui est aussi derrière Nirvana, The Pixies et P.J. Harvey. Ensemble, ils ont choisi un studio à Chicago pour enregistrer un album qui a du caractère pour ne pas dire de la bouteille. En quelques écoutes seulement, la musique d'Etron vous rendra fort sympathique et vous donnera même des airs intelligents. Pas de doute, le mot indépendant est un gage de qualité quand il s'agit de rock. On fait fi de la pochette et on découvre rapidement ce groupe qui finalement ne mérite pas son nom même s'il leur a porté chance. Comme quoi, marcher dans la m... ça peut aider ;-)
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Vampire Weekend "Contra" (XL Recordings)
Les Vampire Weekend défrayèrent la chronique en 2008 où paraissait leur premier opus éponyme qui rafla d'entrée de jeu l'Award du meilleur album de l'année. C'est dire qu'on les attendait au tournant. Mais pas de tournant dans ce cas-ci vu que le groupe a préféré avancer tout droit, dans la continuité, comme on dit. Le résultat se traduit par cette entreprise sans véritable surprise même si la qualité y est. Toujours fidèle à leur style hybride variant entre pop ("Giving up the gun"), électro ("Taxi cab"), rythmes tribaux ("Holiday"), latin ("Cousins"), afro ("White sky") et même reggae sur "Diplomat's son", le quatuor new-yorkais livre un second opus plus qu'honnête même si la fraîcheur n'est pas vraiment de la partie. Tant pis, "Contra" ne sera pas l'album de l'année 2009. Cela ne nous empêchera pas de nous ravir les oreilles avec ces dix pièces agréables et réussies malgré tout. Espérons maintenant qu'ils se lâcheront beaucoup plus sur le prochain essai...
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Snoop Dogg "Malice N Wonderland" (EMI)
Présenté très officiellement par le clip "I Wanna rock", "Malice N Wonderland", le 10ème opus studio de Snoop Dogg renoue avec la "cool attitude" qui a tant fait sa réputation à travers le monde. Un petit plus pour les uns, valeur sûre pour les autres, pas de doute, avec Snoop, on sait à quoi s'attendre vu que tous ses albums se ressemblent. Que ce soit dans la façon de faire ou de chanter, "Malice N Wonderland" est dans la droite ligne des numéros précédents. Entre gangsta-rap et morceaux sexy, le rappeur du East-Side nous parle de violence, de sexe, de drogue, du star-system et surtout du principal, de l'art de faire la fête. Les morceaux se suivent sur des rythmes guerriers ("1800", "Pronto"...), sexy ("Different languages", "Special"...) sans oublier le clin d'oeil d'une intro qui présente l'album avec la voix du propre fils du rappeur. Finalement, rien ne change chez Snoop Dogg et c'est tant mieux. Reste donc un album plus qu'agréable pour peu qu'on aime le style répétitif du plus cool des rappeurs venus des States.
Pour finir en beauté, faites-vous une impression en écoutant les nombreux extraits du projet sur sa page Myspace. Cela vaut le déplacement.
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Rihanna "Rated R" (Def Jam)
Après avoir longtemps fait la une des tabloïdes, Rihanna revient sur le devant de la scène avec un nouvel album baptisé "Rated R". Loin des airs qui lui ont donné la gloire comme "Umbrella", ce projet regorge de morceaux plus calmes surfant sur une pop légèrement dépressive ou même des ballades R&B plus classiques. Annoncé par "Wait your turn" et "Russian roulette", ce CD s'attarde beaucoup sur ses mauvaises expériences de violences conjugales avec des pièces comme "Cold Case Love" et "What you did to me was a crime". Heureusement, quelques chansons plus "dance" viennent égayer l'atmosphère avec entre autres "Hard" et "Rude Boy", sans oublier "The last song" qui clôture l'essai avec un jeu de guitare rock que les fans apprécieront certainement. Pas de doute, ce quatrième opus studio est un album plombé par de très mauvais souvenirs. Espérons maintenant que la belle tire un trait sur sa relation mouvementée avec Chris Brown afin de nous donner de bons moments sur les pistes de danses. Car, pour les larmes, ça suffit maintenant!
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Beehive "Sun and Scream" (Auto produit)
Avec son nouvel album, Zack Hinkle, leader des Beehive, démontre que c'est derrière ses platines qu'il se sent le plus à l'aise. En neuf titres, sa formation d'electro-pop survole divers registres allant de l'ambiant au disco en passant sans peine par une panoplie d'expériences sonores plus que réussies. Sorte de voyage initiatique dans une ville moderne, ils sont originaires de New York, "Sun and Scream" vous propose une écoute reposante qui aura tout du contraire du monde dans lequel on vit. Les atmosphères sont à la fois paisibles et aériennes alors que des pièces comme l'hypnotique "Brearhing the bad smoke", le plus sautillant "Mirror Mirror" et la ballade électronique "Department store hangover" sortent du lot. Bref, une entreprise originale qui supporte même plusieurs réécoutes. C'est déjà pas si mal pour un groupe que personne connaît.
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Norah Jones "The Fall" ( Blue Note Records)
"The Fall" signe un léger virage dans la carrière de Norah Jones. En 13 chansons, la chanteuse aborde différents genres qui louchent du côté de la pop, du blues ou de la ballade. Fini donc les connotations jazz pour Norah Jones qui expérimente une première collaboration avec des artistes et producteurs confirmés tels que Ryan Adams, Jacquire King et Okkervil River's Will Sheff. Cela s'entend. Les pièces "Light as feather", "Young blood", "I wouldn't need you" et le plus rock "It's gonna be" sont là pour prouver aux fans que la belle sait se renouveler dans une atmosphère qui donne à ses textes une énergie plutôt positive. Parfaitement encadrés, les titres de "The Fall" sont parfois trop travaillés pour nous émouvoir. Un petit défaut qui séduira les amateurs de ballades astiquées tout en laissant les autres indifférents. Mais qu'à cela ne tienne, l'hiver sera agréable auprès de Norah Jones. Qu'on se le dise.
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Stash "All that fire!" (Diva Records)
Dire que les gars de Stash sont belges d'origine ne sert à rien tant leur rock aux accents de pop sonne comme un véritable groupe venu des States. Avec leur troisième album studio après "Rock'n Roll show" (2005) et "Blue Lanes" (2007), les membres de Stash appuient encore plus nos dires. Dans un anglais sans accents, s'il vous plaît, ils interprètent onze chansons qui fleurent bon l'air frais d'une plaine du Far-West comme nous le démontrent des ballades comme "All that fire", "Mrs. Jones" et "Hope she'II be happier". Pour le reste l'album est dans la même veine avec tout de même quelques pièces plus pop telles que "Walk in the sun", "Don't be fooled" et "Whisper something". Autant dire que les efforts sont à la hauteur dans cet album que l'on pourra facilement placer dans la continuité pour ne pas dire l'amélioration. Désormais, le rock/pop international pourra compter avec les Stash qui ont finalement réussi leur conversion vers un rock sans frontières. Et tout ceci n'est pas une blague à la Belge. Gardez la frite, les gars...
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Mötley Crüe "Greatest Hits" (Universal Music)
Dans l'histoire du rock dit "hard", on croise au détour d'une rue sombre les Mötley Crüe, quatre garçons qui ont surtout abusé des filles et des drogues plutôt que de la musique. De leur carrière restent surtout une attitude et quelques titres pas forcément marquants comme nous le démontre ce "Greatest Hits" qui aura pour certains des saveurs de "madeleine" de Proust. Avec des titres comme "Shout at the Devil" et "Wild Side", le groupe démontre que le slogan "sexe, drogue et rock n' roll" n'a pas encore du plomb dans l'aile. Mais de là à voler très, haut, il y a une marche qui vient d'être franchie. Espérons maintenant que ces vieux papys n'auront pas besoin d'une canne en "metal" pour se déplacer lors des concerts à venir...
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General Elektriks "Good city for dreamers" (Discograph)
Esprit funky, sons à l'ancienne, hybridation sonore et autres utilisations abusives d'antiques claviers, tels sont les ingrédients de ce "Good city for dreamers", un album venu d'une autre galaxie découverte par cet expatrié français vivant à San Francisco, Hervé Salters. En douze pièces, il démontre qu'aujourd'hui encore on peut enregistrer un album où rien n'est à jeter. Sorte d'OVNI venu d'ailleurs, "Good city for dreamers" surfe principalement sur une base funky bercée par des effets de synthés récupérés dans les caves du grand-père, sans oublier l'approche qui se veut généralement sans aucune entrave. Cette liberté de ton, Hervé Salters l'utilise principalement pour nous faire danser sur des rythmes accrocheurs comme ceux de "Helicopter", "Little lady", "Mirabelle Pockets" et l'hypnotique "Cottons of inertia". Attendez-vous à un album qui aura rapidement sur vous l'effet d'une drogue. Sur ce, je me le repasse. Hummmm!!!
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Wyclef Jean "From the Hut, to the Projects, to the Mansion" (R.E.D. Distribution)
L'esprit guerrier et fusion sont de rigueur pour cette première collaboration réussie entre Wyclef Jean des Fugees et DJ Drama. En 17 morceaux, le duo explore l'art de la rue avec un rap rigoureux emporté par un flow musclé à souhait. La preuve en est faite avec des pièces telles que "Warrior's Anthem", "Gangsta girl" en duo avec Lil' Kim, et "More bottles" avec la présence de Timbaland, sans oublier "Slumdog Millionaire" qui servira également de décor sonore au film de Danny Boyle. Pour le reste, "From the Hut, to the Projects, to the Mansion" est un album typé à souhait avec ses textes qui parlent de la vie de la rue, des combats quotidiens et surtout de rédemption. La porte de sortie n'est pas loin pour les bad boys qui rêvent encore de jours meilleurs. Un style agressif qui plaira d'office aux amateurs de rap guerrier et de hip-hop à caractère.
Qu'on se le dise, Wyclef Jean a de qui tenir...
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Radiosofa (Porc-épic)
Alors qu'ils annoncent très officiellement la sortie de leur second album studio pour la fin 2010, les membres de Radiosofa s'offrent un intermède musical original avec ce Maxi trois titres prometteur. Après avoir officié en tant que quatuor, le groupe a fait appel à un nouveau guitariste pour étoffer un peu la chose. Le résultat est donc concluant pour ce Maxi qui donne le ton pour la suite de l'aventure. Dans une mise en forme plus revendicatrice, les nouvelles chansons de Radiosofa respirent un esprit de liberté qui fait du bien au rock dit français. Que ce soit "Les masques", "Hiroshima" ou "Les portes" chanté en duo avec Da Silva, ce projet démontre que la formation n'a pas à rougir devant la concurrence. On s'en doutait déjà après l'écoute de leur premier album éponyme sorti en mars 2007 chez PIAS. À noter également la section bonus qui comprend l'excellent clip "Les portes" réalisé par Ludovic Plourde, sans oublier la production de l'ensemble qui revient à Antoine Gaillet vu chez Julien Doré, Arman Mélies et Bazbaz. Cela promet pour la suite...
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Foo Fighters "Greatest Hits" (RCA Records)
Voici pour la première fois dans la carrière des Foo Fighters un album qui compile leurs meilleurs titres. Formé par Dave Grohl dans les années '90 à la suite du décès de Kurt Cobain qui signait la fin de Nirvana où il officiait au poste de guitariste et voix, Foo Fighters enregistra six albums entre 1995 et 2007. Le but de l'exercice étant de ne choisir que 14 extraits représentatifs ainsi que deux inédits avec "Wheels" également premier simple extrait du projet et "Word Forward". À ce propos, ces deux pièces sont certainement ajoutées à l'entreprise, histoire de ne pas trop léser les fans qui on s'en doute détiennent tous leurs albums. Pour les autres, ce "Greatest Hits" servira d'excellent marchepied pour découvrir ce groupe qui ne laisse pas indifférent. Pas de doute, l'esprit rebelle est de la partie avec cet album que finalement tout le monde devrait avoir dans sa collection. Enfin, je dis ça pour les vrais passionnés de musique et non les boulimiques qui l'ingurgitent comme un produit dit de masse. Bref, modérez votre faim et savourez ce "Greatest Hits" qui mérite bien son nom. Bon appétit!
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"Afro-punk vol 2 - Fuck rock stars" (Afro-punk)
Si le punk est avant tout une question d'attitude, aujourd'hui, elle n'est certainement pas une question de couleurs. La confirmation est faite avec ce second opus de la collection "Afro-punk" qui rassemble en 16 titres les artistes à connaître dans la discipline. On débute donc avec la présence du slammer Saul Williams sur la pièce "Convict colony" ainsi que l'hommage à Prince par TCHaKA DiALLO et CX KiD TRONiK avec "Let's go crazy" version vraiment crazy, sans oublier, "Rudeboys revenge" de The Cool and Deadly, "The end of Jason Todd" de The Smyrk, "Weakness" des McRad et "Immediate hesitation" de Peekaboo Theory. Soit 16 morceaux qui jouent sur le genre avec beaucoup de rage, d'originalité et de rigueur. Plus fédérateur que jamais, "Afro-punk" réussit à extraire le punk de son milieu underground qui lui permet finalement de ne pas succomber aux chants des sirènes de l'univers commercial. Une découverte qu'il est urgent de partager. Qu'on se le dise. Notons que les plus curieux pourront découvrir gratuitement l'album dans son entièreté et en suivant le lien.
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Michael Jackson "This is it" (Sony Music Entertainment)
Dans l'affaire Michael Jackson, la légende continue tout comme l'art de faire du fric. En deux CD, cette sortie accompagne la mise en route sur grands écrans du film "This is it" que l'on ne présente plus. La première plaque de ce projet anecdotique aligne 16 morceaux sous la forme d'un "best of" comprenant entre autres "Thriller", "Billie Jean" et "Beat it". C'est tout dire. Bien que présentées en version "remasterisée", ces chansons n'apportent rien de bien neuf au phénomène et ce n'est pas la pièce "This is it" et sa version orchestrale qui y changeront quoi que ce soit. Le petit plus étant certainement les quatre plages qui composent le deuxième volet de l'aventure. En effet, on trouve ici des versions démo de "She's out of my life", "Wanna be startin' somethin'" et une interprétation de "Beat it" presque risible, sans oublier un poème intitulé "Planet earth". Voilà, c'est tout!!!
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Phoenix "Wolfgang Amadeus (Remix Collection)" (Glassnote)
Le succès des rockeurs français de Phoenix est désormais international comme nous le démontre cette collection de quinze titres extraits de leur dernier opus en date "Wolfgang Amadeus". Revus et corrigés par de nombreux invités, les titres qui sortent de l'ordinaire sont entre autres les deux remix de "Lisztomania", les trois versions de "Fences", sans oublier "1901" ou encore "Girlfriend" et "Love like a sunset". Pour le reste, l'aventure n'apporte finalement rien de plus que les pièces originales dont elles sont extraites. Plutôt destiné aux fans de la première heure ou aux curieux de tous bords, ce "Wolfgang Amadeus (Remix Collection)" prouve à merveille que les admirateurs du groupe sont désormais nombreux à commencer par Devendra Banhart, Animal Collective, The Soft Pack, 2 Door Cinema Club et Friendly Fires tous présents en temps que remixeurs ici. Du beau monde pour un projet qui servira d'intermède en attendant la sortie de leur prochain album studio.
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Electric Six "Kill" (Metropolis Records)
Et de six pour Electric Six. Ce dernier opus baptisé "Kill" nous arrose de quinze pièces forgées dans le rock, le métal, l'électro, la pop et même un soupçon de disco. Différents styles que le groupe de Détroit aborde avec plus ou moins de bonheur. Le top étant certainement les titres "Egyptian Cowboy", "I belong in a factory", "Simulated love", "White eyes" et le plus atypique "The Newark Airport Boogie". Autant dire un album correct et divers sans pour autant être à la hauteur de "Fire" que la bande à Dick Valentine a publié en 2003. Loin de jouer la performance, Electric Six poursuit sa carrière avec un sixième album studio qui plaira certainement aux fans sans pour autant attirer les autres. Reste pour le groupe à mettre en route quelques simples efficaces pour voir si la demande suit.
À juger sur la longueur, donc.
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"New Moon The Soundtrack" (Atlantis Records)
Le buzz musical de la semaine est sans aucune hésitation la sortie officielle de la B.O. du second opus de la saga "Twilight". Déjà, on se doute que bon nombre d'artistes ont dû jouer des coudes pour faire partie des quinze heureux élus. Présenté par le titre "Meet me on the equinox" des Death Cab For Cutie, l'album regorge de petites perles telles que "Hearing damage" de Thom Yorke, oui, celui des Radiohead, "A white demon love song" des Killers, "Monsters" des Hurricane Bells, "Shooting the moon" de Ok Go, "Rosyln" de Bon Iver & St. Vincent, "Satellite heart" d'Anya Marina, sans oublier la plage classique d'Alexandre Desplat ("New Moon (The meadow)") pour finir avec Muse qui était également sur l'opus précédent et que l'on retrouve ici avec l'excellent remix de "I belong to you". Rien que du beau monde pour un album à la hauteur de l'événement. Reste plus qu'à signaler la sortie du film prévue pour le 20 novembre prochain. Mais ça, vous le saviez déjà!
D'ici là, on se rince les oreilles...
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Temper Trap "Conditions" (Infectious Records)
Comme beaucoup d'autres formations avant eux, les Temper Trap se sont fait connaître sur la Toile avant de voir publier leur première plaque studio. Avec "Conditions", le groupe australien (ils sont originaires de Melbourne) confirme que les attentes étaient justifiées. En dix titres, ils démontrent une certaine homogénéité sur ce projet qui jongle agréablement entre compositions pop et rock. Ce que l'on remarque en premier, c'est la voix typique de Dougy Mandagi qui voyage de grave à aigu avec une certaine fluidité. Il donne ainsi beaucoup de charme à la musique de ce quatuor qui sait marier avec un certain succès, les lignes de guitares et un son de synthé à l'ancienne. Bref, beaucoup de qualités pour un premier album. La preuve en est faite avec l'écoute de "Love lost", "Rest", "Science of fear", "Drum Song" et "Soldier On" qui rappelle par ses accents la folk de Devendra Banhart. Sans être à fond dans les années '80, les influences de ce "Conditions" sont reconnaissables assez aisément. Un petit plus pour les nostalgiques et qui sait pour les plus jeunes aussi.
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