Les albums des semaines
précédentes

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Gossip "A joyful noise" (Back Yard Recordings)
Pas de doute, 2012 marque le "changement" pour les Gossip. En effet, après avoir écouté leur nouvelle plaque, "A joyful noise",
on se demande tous : mais où est passé le rock dans cette histoire. En
onze pièces, le trio aborde la pop à la façon d'une Madonna ou pire
encore à la Lady Gaga. Même si on ressent aisément que Beth Ditto, la
chanteuse s'est éclaté sur l'exercice, les amateurs resteront tout de
même sur leur faim avec cette approche parfois trop commerciale d'un
genre qui ne sera aucunement révolutionné ici. On peut définitivement
le confirmer, "A joyful noise"
est de loin l'album le plus plat de ce groupe qui ne manquait pas de
calibre et ce pas uniquement à cause de sa chanteuse. Dommage pour les
fans de rock et tant mieux pour les amateurs de "dance" plutôt fade. Il
y aura du Gossip sur la piste de danse cet été, qu'on se le dise...
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"Occupy This Album" (Music For Occupy)
Directement inspiré du mouvement Occupy Wall-Street, le label Music for
Occupy vient de publier son premier volume le 15 mai dernier. Et quel
projet vu que 99 titres y sont condensés sous la forme de quatre CD ou
en version digitale. Une entreprise musicale fleuve où se baignent côte
à côte des artistes comme Mogwai, Patti Smith, Ani DiFranco, Jackson
Browne, Yo La Tengo, Yoko Ono, Willie Nelson, David Crosby and Graham
Nash, UNKLE, Joan Baez, Girls Against Boys, et même le réalisateur
controversé Michael Moore. Ensemble et sous l'inspiration du thème "Occupy Wall-Street",
chacun a amené un titre inédit ou rare afin de sensibiliser le public
sur une cause qui ne cesse de prendre de l'ampleur à travers le monde.
On félicite ce soutien musical de marque et d'origines sonores
différentes.
Avis aux fans: le site "Soundcloud.com"
permet l'écoute de quelques extraits alors que le site officiel fait la
part belle à l'événement. On écoute tout ça le poing levé, S.V.P.!!!
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Santana "Shape shifter" (Columbia/CBS)
Le plus célèbres des guitaristes californiens, Carlos Santana est de
retour avec son 36e album studio sous les bras. Autant dire que malgré
son classicisme, le travail de l'artiste mérite le déplacement. Dans
une version uniquement instrumentale, quoique, le super-guitariste
évolue sur des thèmes maitrisés du bout des doigts comme la ballade, le
rock, le blues, et les rythmes latinos. Que ce soit sur "Shape Shifer", "Nomad", "Angelica faith", "Macumba in Budapest" et "Canula", "Shape shifter"
est une véritable leçon de savoir-faire, en soi. Soit treize pièces
fédératrices qui démontrent qu'à 64 ans Carlos Santana n'a rien perdu
en matière de maniement de la six cordes. Une belle prestation qui
séduira d'emblée les amateurs de guitares et tous ceux qui sont en
demande d'ambiance réussie et surtout feutrée. On salue l'artiste…
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Garbage "Not your kind of people" (A1E Records)
Depuis l'apparition de leur simple "Blood for poppies",
cela faisait un petit moment que l'on n'avait plus entendu parler du
groupe Garbage qui a connu son âge d'or dans les années '90. Certes le
temps a passé, mais la curiosité est de mise pour tous les fans qui ont
attendu leur retour sans jamais trop y croire. Heureusement, les choses
sont entrées dans l'ordre avec la sortie de "Not your kind of people".
Soit onze pièces de rock plutôt classique par les temps qui courent.
Pas de doute le jeu des guitares est reconnaissable, la voix de Shirley
Manson toujours aussi sexy et la production de Bitch Vig reste
percutante à souhait. Un soin qui n'arrive pourtant pas à faire de ce "Not your kind of people"
l'album phare de ce groupe qui a mis six ans à rejouer ensemble. Comme
si chaque membre avait pris en maturité de leurs côtés et qu'ils en
étaient maintenant devenu trop vieux pour buzzer ensemble. Cela
s'entend et surtout c'est dommage pour l'histoire du rock...
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Simian Mobile Disco "Unpatterns" (Wichita Recordings)
Originaire de Bristol au Royaume-Uni, Simian Mobile Disco est entré dans l'univers de l'électro en 2007 avec l'album "Attack Decay Sustain Release". Trois albums studios et deux compilations plus tard, le duo publie "Uppaterns".
Soit neuf pièces flambant neuves pour près d'une heure d'électronique
et de techno racées et boostées aux synthés. Pas de doute, les Simian
Mobile Disco se sont sentis inspirés par leurs ailleuls qu'ils essayent
de séduire à leur tour avec des pièces comme "Seraphim", "A spiecies out of control", "Interference" ou encore le plus tribal "Pareidolia".
Finalement, les Simian Mobile Disco ont laissé leur approche
minimaliste du genre pour publier un album beaucoup plus "dance" qu'à
leur habitude. On comprend dès lors cette sortie printanière qui
annonce un été chargé en tubes. Le rendez-vous est donné à Goa, Ibiza,
Miami ou mieux encore, dans votre salon ;-)
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Grapes "Some kinds of happiness" (Porc-Epic)
Premier véritable album studio des Grapes, "Some kinds of happiness" allonge côte à côte dix titres de rock ( "Confusion") tintés à la fois de folk ( "Velvet glove"), d'esprit romantique ( "Beautiful") et de pop ( "Alarm clock").
Un doux mélange venu directement du Havre d'où sont étonnement
originaires les membres fondateurs du quatuor. Chantées sans accents,
les pièces de "Some kinds of happiness"
sont parfaitement calibrées pour les amateurs de son britannique avec
des influences qui vont des Beatles aux Arcade Fire ou encore The
Kinks. Autant dire que le travail est convainquant et appréciable au
fil des écoutes. L'esprit magique du premier opus est de l'aventure sur
ce projet qui finalement porte bien son nom. "Some kinds of happiness", tout un programme, donc...
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Toc "You can dance (if you want)" (Circum-Disc)
Quand on prend quatre garçons issus de différentes scènes underground
lilloises et qu'en plus on leur laisse le libre choix artistique, la
rencontre risque d'être explosive. Et c'est bien le cas de ce retour
aux studios des Toc. Ils nous en rapportent un second album formé par
huit titres baignés de rock expérimental, de jazz abstrait et de pop
aussi décalé qu'acidulé comme nous le démontre l'étrange et électrique "French tough". Véritables créateurs d'atmosphères, les Toc nous livrent des morceaux épiques de parfois plus de dix minutes ( "Downward trend of incrase", "That's what she said") sur un ensemble qui dure pas moins d'une heure. Véritable invitation à découvrir le pays des sons et des expériences, "You can dance (if you want)" porte
un titre étrange pour un projet plutôt propice à l'écoute qu'à la
danse. Mais, comme dans le milieu contemporain, tout est possible, Toc
nous démontre une nouvelle fois qu'en matière d'ambiances et de décors
sonores, ils ne sont pas à la traine. Que les amateurs du genre se le
disent…
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Tenacious D "Rize of the fenix" (Sony BMG)
Du metal pur et dur, sans oublier une bonne rasade d'humour, voici les
ingrédients de ce nouveau cocktail maison concocté par les Tenacious D.
Mais, me direz-vous, qui sont les Tenacious D? Un groupe de rock
satirique formé par deux stars hollywoodiennes : Jack Black et Kyle
Gass. Pour la petite histoire, ils avaient déjà joué sous ce nom en
2006 dans le film "Tenacious D in the Pick of Destiny"
de Liam Lynch. Ils tentent à nouveau l'expérience avec ce troisième
opus studio plus explosif et délirant que jamais. En neuf pièces, le
groupe californien démontre son savoir-faire en matière de rythmes et
de riffs avec des moments forts comme "Rize of the sun", "Senorita" et " The ballad of Hollywood Jack and The Rage Kage".
On notera également la présence de Dave Grohl (Nirvana, Foo Fighters) à
la batterie alors que dans le clip du titre éponyme de l'album, on
retrouve l'acteur Val Kilmer. Rien que du beau monde pour un projet qui
sent le souffre et des tubes en pagailles pour tous ceux qui aiment ça.
Pas de doute, les Tenacious D ont tout des vrais à commencer par la
voix. Cela s'écoute, donc.
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Zeds Dead/Omar Linx "Victor Ep" (Mad Decent)
Quand le hiphop rencontre la dubstep, cela nous donne " Victor Ep"
soit sept titres issus du meilleur cru de la collaboration entre le
rapper Omar Linx et le duo électronique Zeds Dead. Avec ses ambiances
chaloupées et ses airs de bars enfumés à l'ancienne, ce Ep frappe fort
avec des samples de qualités issus de la scène underground actuelle.
Pas de doute, le trio a des références à revendre comme il nous le
démontre avec " No Prayers", "Out for blood", "You and I" et " Jackie Boy". Plus tourné vers la branche cool du mouvement, le son de "Victor Ep"
est coloré de tons pastel qui rappellent souvent les premiers rayons du
soleil. Un album à découvrir de toute urgence surtout qu'il est
gratuitement téléchargeable en toute légalité sur " Soundcloud.com".
Un indispensable du printemps pour tous les amateurs du genre. Pour les
autres, l'occasion de découvrir la tendance vous est offerte ici.
Profitez-en!!!
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Giant Panda Guerilla Dub Squad "In these times" (Controlled Substance Sound Labs)
Groupe
de reggae installé dans la banlieue new-yorkaise, Giant Panda Guerilla
Dub Squad publie coup sur coup son deuxième et troisième opus, "Country" et "In these times".
Le premier comme son nom l'indique s'intéresse à une discipline
typiquement américaine alors que le second se tourne comme à leur
habitude sur leur genre de prédilection, le reggae estampillé "roots".
Pour l'occasion, les six lascars sirotent un bon cocktail histoire de
mettre en son ce printemps 2012 qui semble être si prolixe pour eux.
Soit treize chansons ensoleillées traitant ici et là d'amour ("Love you more", "Healing") et d'évasion ("Change you", "Far away", "Foundation"). La recette idéale pour contrer la morosité ambiante.
Même si le groupe ne révolutionne aucunement le genre, on perçoit
rapidement que ce dernier s'est trouvé un prétexte idéal pour s'amuser
ensemble et surtout avec nous. Reste plus qu'à accepter leur invitation…
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Jason Mraz "Live is a four letter word E.p." (Atlantic)
Après avoir publié deux simples, "The world as i see" et "The freedom song", Jason Mraz semble trépigner sur place avant la sortie de son nouvel album studio "Love is four letter word" pour le 16 avril prochain. La preuve avec ce "Live is a four letter word E.p.", en libre écoute sur Youtube.
Soit quatre chansons exclusives enregistrées dans les conditions du
live avec, on l'entend, un public enthousiaste. Entre ballades, "The world as I see it", "The woman I love", "I never knew you" et rythmes plus dansants "You fckn did it", le mini album dévoile les ambiances qui seront au menu du quatrième opus du chanteur de "I'm yours".
Une ambiance agréable, chargée d'humour et surtout ensoleillée comme à
son habitude. Pour les amateurs qu'ils suivent le lien ci-dessus,
histoire d'assouvir eux-aussi leur impatience. Merci l'artiste…
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The Doors "L.A. Woman: The workshop sessions" (Elektr(Ea/Rhino Records/Doors Music Company)
L'année dernière, "L.A. Woman",
sixième et dernier album studio des Doors fêtait ses 40 ans. Une plaque
culte sortie en 1971 au format vinyle et enregistrée en seulement dix
jours dans laquelle se cache des tubes comme "L.A. Woman", "Riders on the storm" ou "Love her madly". Aujourd'hui, pour accompagner la ré-édition de l'album original, les éditeurs ont pensé à un second projet "L.A. Woman: The workshop sessions" où l'on retrouve des versions alternatives c'est-à-dire plus longues au niveau instrumental. Sans oublier la pièce inédite, "She smells so nice"
que leur ancien producteur, Bruce Botnick, a retrouvé dans ses propres
chutes de studios. Un essentiel que les fans ne manqueront pas de se
procurer alors que les autres en profiteront pour remettre un peu
d'ordre dans leur culture musicale.
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Kaiser Chiefs " Start the revolution without me" (Cooperative Music/Fiction)
C'est avec un nouvel album que les Kaiser Chiefs annoncent leur
prochaine tournée printanière aux Etats-Unis. Le titre de ce cinquième
opus studio, "Start the revolution without me" colle
à l'actualité alors que le groupe s'amuse avec un son plus à l'ancienne
qu'à leur habitude. Soit treize pièces qui emboîtent le pas de leur
plaque précédente, le très original "The future is Medieval"
où les fans pouvaient choisir leurs titres à leurs guises. Pour "Start
the revolution without me", Ricky Wilson et les siens ont retravaillé
d'anciennes chansons tout en proposant cinq plages encore inédites à un
public en demande. Plus électro qu'électrique et boosté au piano,
l'album reste dans la veine des réalisations précédentes même si on
perçoit rapidement que le groupe tente une échappée vers un ailleurs
encore inconnu. Un travail soigné qui démontre qu'en matière de rock,
les britanniques sont de loin sur le haut de l'affiche. La preuve avec
le premier extrait de l'album, " Little shocks" qui donne le ton.
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Celt Islam "Baghdad" (Ajnavision Records)
Pour tous les amateurs de sufi dub, la sortie d'un nouvel album de Celt
Islam sonne comme un véritable événement en soi. Après quelques
escapades en compagnie des Analogue Fakir et des Nine Invisibles, le dj
anglais est entré en studio afin d'y graver sa troisième plaque.
Derrière le titre "Baghdad"
se cache douze pièces baignées d'ambient, d'electro , de dub, de
chillout et même quelques gouttes de drum & bass, le tout amplifié
ici et là par des ambiances typiquement orientales. De quoi séduire
d'emblée les férus d'ambiances exotiques et souvent ensoleillées. En
douze pièces, Celt Islam nous fait voyager dans différents décors avec
une phase calme comme sur "Tribernetikz" et "The silk road", quelques dub avec "Sarayda dub", "Against the grain", et une escapade plus futuriste avec le morceau "Habibiyya".
On notera également la présence de quelques spécialistes du genre avec
The Renegade Sufi et Bongo Chilli. Rien que du beau monde pour un album
rafraichissant et digne de représenter ce style à tous les novices. Une
bonne surprise pour les fans et un excellent cru pour tous ceux qui
voudraient se familiariser avec cette musique aux accents prononcés.
Bref, de quoi épicer vos soirées à venir...
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Freaks "Too sensitive to be pure" (The Love Producers)
Présenté comme la première pièce d'un triptyque, "Too sensitive to be
pure" est ce que l'on appelait par le passé un concept album. Un
véritable exercice de style de huit pièces jonglant avec des bribes de
rap, de gothic, d'expérimentale, de pop acidulée, de bruitisme, de rock
électrique et d'électro pure. Le tout illustrant la descente aux enfers
d'un homme en perdition et cela s'entend dès la première chanson
"Blackbird" et ses accents chargés d'angoisse. On perçoit rapidement
ici des références faites à Depeche Mode, Marilyn Manson ou encore
Frankie Goes To Hollywood. Les années '80 ne sont pas très loin. Qu'on
se le dise, Freaks sait raconter des histoires avec rythme, rigueur et
surtout une certaine dose d'angoisse fort agréable à l'écoute comme
nous le démontre le morceau "train-fantôme", "Back to the church". Les
amateurs apprécieront certainement le côté bande-son d'un film de la
Hammers pour ce "Too sensitive to be pure" qui sort de l'ordinaire. On
attend la suite avec impatience.
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Sinead O' Connor "How about I be me (and you be you)?" (One Little Indian)
Véritable icône des années '90, Sinead O' Connor était aussi connue
pour son look que pour ses positions bien trempées. Musicalement, on
lui doit des tubes planétaires tels que "Nothing compares 2 U", "The emperor's new clothes", ainsi que l'excellent "Fire in Babylon". Aujourd'hui sort son 16ème opus studio : "How about I be me (and you be you)?" fait de jolies ballades romantiques comme "Reason with me", "Back where you belong", l'étrange complainte de plus de six minutes "V.I.P." et des choses beaucoup plus positives comme "4th and vine", "Take off your shoes" et "Queen of Denmark" pour finir avec du pop/rock soft sur "Old lady", "Very far from home" et l'hypnotique "I had a baby".
Soit dix plages qui raviront les amateurs par leur approche plus que
classique. Pas de doute, la voix de Sinead n'a pris aucune ride avec
les années. Mais loin du succès du passé, sa musique se veut désormais
plus mature, mordante et confinée à la fois. Une bonne chose pour les
mélomanes et pas toujours pour les purs fans de pop commerciale. Bref,
un album pour connaisseurs, seulement!
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