Les albums des semaines précédentes


Placebo "Battle for the sun" (PIAS)
Trois ans après le peu convaincant "Meds", Placebo publie enfin son sixième album studio, "Battle for the sun" annoncé par le premier simple du même nom. Ce dernier était donc une excellente entrée en matière pour la suite du projet. En effet, sur sa dernière plaque, Brian Molko et les siens n'ont pas lésiné sur les moyens. Tout d'abord, ils ont engagé un nouveau batteur, Steve Forrest qui donne une certaine pêche à l'ensemble. Pas de doute, le groupe retrouve sur ces treize pièces cette énergie salvatrice qu'ils avaient quelque peu perdu sur leurs réalisations précédentes. Restant fidèle à la recette qui a fait leur succès, le groupe britannique jongle avec du rock péchu ("Battle for the sun", "Breathe Underwater"), de la pop joyeuse ("Never-Ending why"), de l'électro branché ("Julien") et des ballades plus soutenues ("Devil in the details", "Happy you're gone", "Come undone") sur ce "Battle for the sun" qui s'écoutera en boucle pour les plus passionnés. Les fans peuvent être heureux, leur groupe préféré est de retour avec un certain panache. Pour les autres, accrochez-vous parce qu'ici, ça déménage.
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B.O. "Transformers Revenge of the fallen" (Reprise/Warner Bros)
Pour illustrer au niveau sonore la suite des aventures des "Transformers", le réalisateur Michael Bay a tablé sur du lourd en faisant appel aux artistes réputés de la planète rock version hard. Voyez par vous-même. En effet, sur la bande originale, on retrouve quelques pointures du genre venues avec quelques nouveaux morceaux sous les bras. On débute donc l'aventure musicale avec "New divide" de Linkin Park pour suivre avec Green Day et "21 guns", le rock dit FM de Cavo, sans oublier l'excellent "Burn to the ground" des Nickelback et "Burning down the house" de The Used. Soit treize pièces qui donnent le ton pour cette sortie cinématographique attendue sur les écrans pour cet été. Bref, il ne manque plus que les images pour apprécier cette oeuvre à sa juste valeur...
Finalement, tout cela reste bien commercial dans son approche.
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Roscoe "Things trapped in our minds" (AKA Music)
Groupe de pop/rock liégeois, Roscoe est prêt à tout pour diffuser sa musique planante et atmosphérique. En effet, le quintette a entre autres remporté le concours Pure Démo de la radio Pure FM, diffusé à 10.000 exemplaires deux titres "libre de droit" pour un distributeur de clés USB et enfin, voici le temps venu de leur premier Ep proposé par le label AKA Music où les internautes deviennent les producteurs des formations qu'ils apprécient. En quatre pièces, "Things trapped in our minds" démontre avec un certain savoir-faire que le groupe a bien fait de persévérer. Que ce soit sur des pièces planantes comme "Learn" ou "Mr Cooper", plus rock avec "Ruin", et le morceau qui sort du lot, "We feel the same", la bande nous immerge dans un univers planant servi par des riffs de guitares énergiques et soutenues par la voix plus douce du chanteur PierreD. Un travail prometteur pour une formation qui démontre avec talent que le rock belge n'est pas une histoire à faire rire. Rendez-vous donc sur le site d'AKA Music pour faire plus ample connaissance.
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Alys "Is it love?" (AKA Music)
Changement de registre avec "Is it love?" toujours produit par vous sur le label AKA Music. Avec sa voix sautillante et joyeuse, Alys donne des couleurs à une pop mélodique et chargée de douceurs sur ce premier projet qui ne comporte malheureusement que trois titres, "Is it love?", "Fairytale" et "Sam Brook". L'ambiance y est principalement féerique et souvent proche de la ballade au pays des contes de fées et de l'amour éternel. Une voix calibrée pour séduire les coeurs tendres qui fondront comme du chocolat sur les douze minutes qui composent cette entreprise qui demandera encore l'appui des producteurs que vous êtes pour pouvoir prendre son envol.
On leur souhaite déjà une belle future carrière...
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Eels "Hombre Lobo" (Vagrant)
Après le succès planétaire du titre "Novocaïne for the soul" sorti en 1996, Eels n'a pas succombé aux chants des sirènes même si cela devait les mettre bien loin du devant de la scène. Tombé dans une sorte d'anonymat qui plaît aux fans généralement fidèles du groupe, Mark Oliver Everett continue son petit bout de chemin en mettant en scène des chansons originales qui brillent par des textes de qualité mis en valeur par un son généralement pop et rock dans son approche. Une recette qu'ils expérimentent une nouvelle fois sur leur dernier album studio, "Hombre Lobo". En douze chansons, le groupe s'aventure dans divers registres qu'ils maîtrisent avec un talent certain. Que ce soit sur des balades acoustiques comme "The longing" ainsi que "Ordinary man", un titre plus explosif comme "Fresh blood" qui sert également de premier extrait de l'entreprise, ou les plus électriques "What's a fella gotta do" et "Beginner's luck", Eels bâtit un univers singulier qui ne s'adresse pas aux masses mais plutôt aux connaisseurs. Une musique adulte que l'on aime écouter sans forcément la partager avec les autres. Bref, pas de quoi vous faire des amis en occurrence. Soyons, sérieux, on n'est pas sur "Facebook", ici...
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Iggy Pop "Preliminaires" (EMI)
Très largement inspiré par "La possibilité d'une île", le roman à succès de Michel Houellebecq, Iggy Pop s'immisce étonnement dans l'univers du jazz avec un album titré "Preliminaires". En douze pièces, le chanteur des Stooges explore le genre avec le charisme qu'on lui connaît. Sérieux sur le titre "A machine for loving", plus tourné New-Orleans avec "He's dead/She's alive" ou simplement inspiré par "Les feuilles mortes" qu'il chante en français, Iggy pose sa voix avec assurance sur des pièces où l'on n'a pas l'habitude de le voir évoluer. Le résultat est positif même s'il ressemble parfois trop à un exercice de style spécialement adressé à ses fans. Les autres, ils devront jeter une petite oreille avant de se laisser séduire par cette approche nouvelle pour un chanteur qui n'a certainement pas fini de nous étonner. Si ce sont des préliminaires, on se demande vraiment à quoi ressemblera la suite.
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The Glimmers Presents Disko Drunkards (Gentle)
Un peu de funk, de dance, de disco et autres rythmes electro, voici de quoi est fait le nouvel album de The Glimmers qui devient pour l'occasion, les Disko Drunkards. En effet, le duo gantois a troqué son nom de studio, The Glimmers, pour investir la scène avec un DJ set déjanté baptisé Disko Drunkards. L'entreprise débouche sur un album d'ambiances généralement dansantes qui rappellent parfois les oeuvres de Cerrone et plus proches de chez nous Bob Sinclar. Voici pour les références. Sur une majorité de titres exclusivement instrumentaux, le duo nous offre un voyage dans le temps où musique rimait encore avec délires et plaisirs. En compagnie du batteur de dEUS, Stéphane Misseghers et du chanteur de Millionaire, Tim Vanhamel, les Disko Drunkards sont certainement les dignes représentants de la nouvelle vague disco-dance belge. Une prestation réussie sur CD que l'on devra apprécier à sa juste valeur en "live". On notera tout de même pour les nostalgiques la reprise du succès de 1982, "Let's get physical" d'Olivia Newton-John. À découvrir et user sans modérations pour vos soirées de l'été et pourquoi pas d'automne, et d'hiver aussi ;-)
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P.U.S.S. "Marmelade" (Hebra Records)
Lancé par le titre "Cochon pas cher", "Marmelade", le second opus de P.U.S.S. regorge une nouvelle fois de petits trésors de rock/pop chanté en français. Exception faite des pièces "Some one rescue me" et "Vampire" qui démontrent que le groupe se défend également avec la langue de Shakespeare. Notons à juste titre l'exercice de style franco-anglais avec le sympathique "Y a pas de Paradise". Après le succès d'estime de leur première expérience studio, l'éponyme "P.U.S.S.", ce second volet reste dans la vague initiée par le premier album sorti en juillet 2007. Sur la même route musicale, la formation du chanteur Julien Vallespi explore diverses voies comme la ballade chantée avec "Vampire", le rock dansant sur "Si je t'attrape..." et "Douce plastique" ou encore la pop énergique avec "Un petit goût de 1ère fois" et l'onirique "7 Nains?". Soit 14 chansons qui fleurent bon l'audace et la singularité. En effet, loin de voguer sur la vague dite commerciale, le groupe met en place un univers racé dans la veine d'un Julien Doré voué à la bonne humeur et à l'ambiance qui "tue". Un second album pertinent et "groovy" pour un groupe qui a des choses à dire et surtout à chanter. On est fan, il n'y a pas de doutes...
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Khigh "Copylefted Rightovers" (Power Play Records)
Si le hard-rock se résume pour vous avec beaucoup de bruits, violence, blousons de cuir et cheveux longs et gras, sachez qu'avec Khigh, on surfe sur un tout autre registre. Bien entendu, guitares électriques et voix musclées sont de la partie. Mais là où les choses se corsent c'est dans l'approche musicale. Avec un soupçon d'électronique et des riffs endiablés, le trio aborde les thèmes d'aujourd'hui avec réalisme comme dans "Modern time religion" ou "More" sans pour autant cracher sur la société. Pas de doute, la voix de Kris y est pour beaucoup dans le succès de Khigh. Formé en 2002 à Los Angeles, le groupe est à l'image de cette ville légendaire faite de luxe et de beaucoup de misère aussi. Une atmosphère tendue que l'on perçoit rapidement dans leur musique qui se démarque du genre par un style frais et indépendant à la fois. Bref, on prend sa plus belle posture d'Air Guitar et on balance la tête sur le rythme de la batterie tout en faisant gaffe aux torticolis. Bon amusement!
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The Crystal Method "Divided By Night" (Tiny e Records)
Cela fait maintenant un bon bout de temps que Ken Jordan et Scott Kirkland, les deux fondateurs de The Crystal Method sillonnent les pavés de l'électro en s'ouvrant les portes des séries télé ("New York 911", "Bones"...), du cinéma ("Matrix", "Blade II"...) et des jeux vidéos ("Splinter Cell", "Need for speed"...). Aujourd'hui, ils organisent une journée porte ouverte dans leur propre studio pour présenter douze titres calibrés pour la télé, le cinéma, les jeux-vidéos et surtout toutes les soirées branchées de cet été. En effet, "Divided By Night" est un album d'aujourd'hui, fait à la fois pour danser et rêver dans une ambiance soutenue par des samples ensoleillés et baignés de rap, de rock, de funk et de pop. Le tout étant bien entendu soutenu par une basse de breakbeat plutôt rythmée. On n'oublie pas la liste des invités qui nous gratifie de la présence de Peter Hook, Justin Warfield, Lmfao, Emily Haines, Jason Lytle (Grandaddy), Stephanie King Warfield, et du rapper Matisyahu. Et dire que certains pensent encore que tout ça, ce n'est que du bruit. Quel dommage pour eux...
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Nomad Experiment "Hyena" (Hebra Records)
Si la ville de Bruxelles est généralement connue pour son Manneken Pis ou son statut de coeur de l'Europe, elle l'est certes moins pour être une ville dite rock 'n' roll. Mais, grâce au premier album studio des Nomad Experiment, les choses risquent bien de changer. Né en 2004, le groupe a tout d'abord sorti une démo 3 titres suivie d'un Ep 6 titres avant de passer aux choses sérieuses avec ce premier album studio composé de onze pièces où le rock tutoie sans trop de peine metal, pop, groove et même electro. D'entrée de jeu, on est quelque peu surpris de la fusion qui règne entre chaque membre de la formation. Ici, chacun soutient l'autre dans cette musique qui se veut cohérente et découlant d'une certaine urgence créatrice. Un essai impressionnant qui démontre à juste titre que le rock n'a pas de frontière. Chanté sans accent dans un anglais agréablement écrit, "Hyena" est de loin la découverte rock de ce début d'année 2009. Une occasion de plus pour découvrir ce groupe rafraîchissant et plus que prometteur. La preuve, s'il en faut encore une, que Bruxelles a un coeur qui bat et ceci ne fait pas que référence à l'excellent et troublant "Hey... Death".
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Jarvis Cocker "Further complications" (Rough Trade)
Depuis quelque temps déjà, Jarvis Cocker a mis un terme à son groupe fétiche, le regretté Pulp. Après un premier essai en solo salué par la presse et le public, le chanteur nous revient avec son deuxième opus "Further complications". Lancé par le titre très rock, "Angela" disponible gratuitement au format Mp3 pour tous ceux qui s'inscrivent sur son site officiel, "Further complications" est un album à la fois riche en influences et en esprit artistique. Plus qu'une oeuvre tout public, ce second volet des expériences solo de Jarvis débouche sur une entreprise adulte à plus d'un titre. Accompagné de Steve Albini, producteur de Manic Street Preachers et The Breeders, Jarvis Cocker s'investit dans les onze titres généralement rock de ce projet qui démontre qu'il a toujours été prêt pour voler de ses propres ailes. Fini donc les années pop et bienvenue dans un rock plus inspiré des années '60 et '70. Sorte de retour sur une époque que les jeunes de moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, "Further complications" brille par son côté "roots" qui démontre assez justement que le britannique est à placer parmi les artistes qui comptent aujourd'hui. La preuve avec les pièces "Pilchard", "Fuckingsong", "Caucasian Blues" pour finir avec une petite romance intellectualisée, "Leftlovers". Une belle preuve s'il en est que la musique, c'est aussi de l'art.
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Peaches "I feel cream" (XL Recordings/Beggars)
Après l'immense succès remporté par sa plaque précédente, l'irrévérencieux "Impeach my Bush", le cinquième album des Peaches est aujourd'hui dans les bacs. Et, pas de doute, la sauvage Merrill Nisker ne s'est pas assagie entre-temps. À bord de ses douze nouvelles chansons, elle conduit son CD sur la voie royale de l'électro-dance version sexe et féminisme à souhait. Fidèle à sa morale immorale, la Canadienne d'origine nous démontre qu'elle n'a pas peur d'affronter les foules avec des rythmes et des textes enflammés à souhaits. Sur "I feel cream", un titre qui en dit long, elle nous propose de nombreux futurs tubes de boîte de nuit à la mode comme "Serpentine", le très rap "Billionaire", "I feel cream", "Relax" et l'incontestable "More". Parfois violente et d'autres fois plus douce, la voix de Merrill oscille sur des arrangements qui n'auront pas à rougir devant la concurrence plutôt masculine dans la discipline. Loin des D.J.'s boutonneux généralement cachés derrière leurs consoles, la tête pensante des Peaches ose affronter son public en face à l'aide de ses formes et surtout de ses chansons à caractère. À ce propos, "I feel cream" ne devra pas déplaire à ses fans de toujours et surtout à tous ceux qui ne jurent que par l'électro-dance dans le coup.
Pour être dans le coup, on y est!!!
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Ben Harper and Relentless7 "White lies for dark times" (EMI)
Du rock, du rock et toujours du rock, voilà quel pourrait être le mot d'ordre de cette nouvelle plaque de Ben Harper. Après s'être débarrassé des Innocent Criminals, le Californien revient en compagnie d'un nouveau groupe, les Relentless7 pour un set plus électrique que jamais avec des airs de rock "bluesy" tirés des années '60 et '70. Ce n'est donc pas trahir un secret que de dire que "White lies for dark times" est un album plus que typé. Même si quelques pièces sortent du lot comme "Lay there & Hate me", "Why must you always dress in black", "Boots like these" ou encore l'hypnotique "Keep it together (So I can fall apart)", l'ensemble sent tout de même le réchauffé. Comme si l'ami Ben avait plus envie de s'amuser avec son nouveau groupe que de nous faire vivre de nouvelles émotions. On en retient dès lors une atmosphère de fête non partagée qui pourrait être plus appréciée en concert que sur CD. On attend la suite de l'aventure pour vraiment savoir si, avec les Relentless7, c'est vraiment mieux qu'avec les Innocent Criminals. Dommage parce que l'on attendait vraiment ce retour...
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Your Happy End "Seven windows for six dreamers" (Papa's Production/WTPL Music)
En 2007, le duo Your Happy End publiait son premier Ep, "700 Fields", composé de quatre pièces à l'époque déjà prometteuses. Les années ont passé et voici le temps venu du premier opus studio, "Seven windows for six dreamers". Soit douze pièces baignées à chaud dans un mélange de folk-pop de fort bonne facture. Entièrement chanté en anglais, l'album nous promène dans une ambiance généralement plaisante et rafraîchissante à la fois. Loin du bruit insoutenable des grandes villes, Your Happy End nous balade quant à lui au grand air à coups de samples bien dosés et de mélodies légèrement électrifiées. Entre pop colorée et folk chargé d'optimisme, le groupe met en place un univers original parfois proche du rêve comme dans "Movie star", "Loss a lift" ainsi que "Window" et ses accents à la Radiohead. Les influences sont nombreuses et dispersées sur cet essai qui ne devra pas passer inaperçu. Autant dire que "Seven windows for six dreamers" est une excellente surprise pour tous ceux qui apprécient la pop de qualité à sa juste valeur. Pour les autres, il serait grand temps de mettre un peu d'ordre dans vos préjugés. Bref, une carrière agréable à suivre.
On attend de vos nouvelles prochainement, les gars ;-)
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Playing for Change - Songs around the world
La musique est un média unique en son genre qui s'est souvent tourné vers des oeuvres de charité et d'aide public. Avec le concept, "Playing for Change", des ingénieurs du son se sont promenés à travers la planète afin d'enregistrer la même chanson interprétée par différents artistes. Le résultat est plus qu'étonnant et met également en place des aides aux plus démunis via des écoles ou des programmes d'aide. Un geste humanitaire qui se trouve aujourd'hui gravé sur un CD et un DVD surprenant reprenant des titres légendaires tels que "Stand by me", "One Love", "Biko", "War/No more trouble", "Don't worry", "Talkin' 'Bout a revolution" ou encore "A change is gonna come". Enregistré avec des artistes de rues et de véritables stars comme Bono et Manu Chao, "Playing for Change" est un album que l'on ne vous conseille pas de télécharger illégalement sur Internet vu que les bénéfices de la vente iront directement dans les poches de ceux qui en ont besoin et pas dans celles des maisons de disque. Une bonne chose pour la musique et le monde en général.
"Give peace a chance" comme disait le poète John Lennon.
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Psycho Lemon "Squeeze an orange" (ELP)
Artiste anglais exilé en France près de Toulouse, Rem Austin s'aventure depuis quelques années dans la pop poétique aux commandes d'un quatuor bien nommé, le Psycho Lemon. Sorte de prétexte aux voyages sonores, leur dernier opus, "Squeeze an orange" joue à la fois sur le registre de la ballade ("American Gods", "Quite mad in the rain", "Escape number 13") et celui d'une pop positive et généralement colorée aux couleurs pastel comme nous le démontre les titres "Flowers for Shawn" et "1974 moon glasses" qui clôture l'album avec des accents de bonne humeur quasi générale. Pas de doute, le groupe a de nombreuses références (Beatles, Kinks, Beach Boys...) qu'ils ont réussi à transcender dans une musique agréable et certainement propice à une belle balade au grand air. Sans véritablement révolutionner le genre, "Squeeze an orange" démontre que la pop n'est pas une histoire de gros sous mais bien un art de transformer la musique en quelque chose de positif et d'agréable à la fois. Un remède contre la morosité ambiante que l'on vous conseillera même si vous ne broyez pas du noir. Notez qu'un usage même prolongé de Psycho Lemon n'est lié à aucun effet secondaire. Une bonne chose quand il s'agit de pop ;-)
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Henry Bliss & The Sidewalkers "Lovely Pretty Day" (Hebra Records)
C'est avec le groupe Can'uts qu'Henry Bliss a débuté sa carrière avant de retrouver les Sidewalkers avec lesquels il compose leur premier album, "Lovely Pretty Day". Comme son nom l'indique, tout est ici voué à la joie de vivre et à la bonne humeur que le groupe dilue sous forme de pop emplie de gaîté. En 14 pièces, Henry Bliss nous offre plus qu'un album vu qu'il a mis en chansons sa propre biographie chargée de bons et de mauvais moments. Une musique où mélodie, textes et émotions tiennent une place à part comme nous le démontrent de nombreux titres tels que "Eyes don't cry", "Higher & higher", "Glory seeking sharks", "Lady Magaly" et "Atmosphere" qui clôture l'ensemble avec une énergie plutôt rock. Entièrement chantés en anglais, les titres de "Lovely Pretty Day" sont une véritable surprise quand on sait que le groupe est avant tout originaire de Belgique. Bref, à partir d'aujourd'hui, attendez-vous à entendre parler de Henry Bliss & The Sidewalkers.
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Depeche Mode "Sound of the Universe" (EMI)
Véritable survivant de l'ère electro-pop des années '80, Depeche Mode a récemment publié sa dernière plaque sobrement baptisée, "Sound of the Universe". Un douzième album studio qui emboîte le pas à "Playing the angel" sorti il y a maintenant plus de trois ans. Ici, Dave Gahan et ses potes ont ressorti leurs vieux synthés des boîtes poussiéreuses où elles étaient cachées depuis les années '80. Résultat, "Sound of the Universe" regorge d'un son vintage qui rappellera de nombreux souvenirs aux vieux routards alors que la jeunesse y percevra certainement le côté sombre de ce groupe qui a traversé les années à son rythme sans vraiment changer de style. Riche en sonorités et futurs tubes comme "Wrong" qui est également le premier simple extrait du projet ainsi que "Corrupt", "In sympathy" et "Miles away/the truth is", "Sound of the Universe" ne sera malheureusement pas à classer parmi les meilleurs albums du groupe. Un son trop entendu et parfois trop saturé fait de cet opus un parfait exemple de ce qui ressemble à un album sorti trop vite. Serait-ce un prétexte à une tournée des stades, histoire de se remplir les poches?
N'empêche, "Sound of the Universe" fait office d'une bonne mise au point sur ce qui est de la légende (28 ans de carrière cela commence à compter) qui n'aura certainement pas à rougir face à la jeune génération. Qu'on se le dise!!!
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Super Furry Animals "Dark Days/Light Years" (Rough Trade)
D'abord publié sur Internet en version digitale, le neuvième album studio des Super Furry Animals voit enfin le jour au format CD. Annoncé par le dansant "Inaugural Trams", "Dark Days/Light Years" signe un virage festif pour le groupe à Gruff Rhys. En effet, en douze titres, la formation voyage sur des univers souvent proches des sixties, de la pop et du psychédélisme. Un univers riche en références lorgnant ici et là du côté de Led Zepplin, des Doors, de Beck et même de David Bowie. Vous l'aurez compris, Super Furry Animals s'est véritablement lâché sur cette entreprise emplie de bonne humeur et de nombreux rayons de soleil. De quoi donner le sourire aux fans tout en inondant les ondes de bonnes vibrations. Question surprises, on notera la présence de Nick McCarthy (guitariste des Franz Ferdinand) pour une petite intervention en allemand sur la pièce, "Inaugural Trams". Rien que pour ça, "Dark Days/Light Years" vaut le déplacement des plus curieux. Pour les autres, sachez que c'est certainement l'album le plus abouti du groupe qui profite pour notre plus grand plaisir de leur liberté de créer. Laissez vous tenter...
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Porcelain "Adios Betty" (Drunk Dog)
Depuis 2001, Porcelain trace son propre petit bout de chemin dans la culture pop/rock grâce à un son aérien et festif à la fois. Loin de s'être reposé sur ses lauriers pour ce troisième opus, le groupe à François Barriet nous démontre en douze pièces qu'il est toujours prêt à conquérir un plus large public au travers de chansons certes plus accessibles que sur leurs albums précédents. Pour preuve des titres comme "Spectacular", "Tambourine", "My fater my king" et "Adios Betty" sont parfaitement calibrés pour nous squatter la tête en quelques minutes seulement. Aussi à l'aise sur des chansons électriques que sur des ballades entêtantes ("The modern age"), "Adios Betty" signe un retour en grande forme pour cette formation française qui chante en anglais comme aucune autre. Pas de doute, si vous ne connaissez pas encore Porcelain, l'album "Adios Betty" fait désormais référence de superbe carte de visite. Dès lors, ne ratez pas l'occasion de faire de plus amples connaissances!
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Peter Bjorn and John "Living thing" (Cooperative Music)
C'est avec le tube planétaire "Young folks" que le trio suédois Peter Bjorn and John s'est fait connaître du grand public. Trois ans plus tard, c'est-à-dire aujourd'hui, le groupe publie un nouvel album qui fête par la même occasion le dixième anniversaire de l'existence de ce trio plutôt modeste. Soit douze pièces résolument éclectiques faites de pop, d'indie, d'électro, de rock et de ballades joliment accompagnées au synthétiseur. Sorte de virage musicale, "Living thing" est sans aucun doute un album printanier qui est publié à une période opportune. Parmi les titres qui sortent du lot, on trouve "It don't move me", "I'm losing my mind", "Lay it down" et "Nothing to worry about" qui est également le premier simple du projet. On se demande à présent lequel de ces morceaux aura un succès comparable à celui de "Young folks". En attendant ce moment, on profite comme il se doit de cette ambiance pop comme nulle autre pareil. Merci les gars.
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