Les albums des semaines
précédentes

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B.O. "Gainsbourg Vie
Héroique" (Universal
Music)
S'il y avait bien un album que tous les
fans de Serge Gainsbourg attendaient avec une
certaine impatience c'est celui du film de Joann
Sfar, "Gainsbourg Vie Héroique".
Le résultat est à la hauteur avec
pas moins de 43 titres pour un double album qui
respire à pleins poumons l'ambiance du
film. En effet, de nombreux extraits de la bande
son reviennent avec la reprise de grands
standards interprétés par les
acteurs eux-mêmes: Eric Elmosnino,
Laetitia Casta, Sara Forestier ou encore Anna
Mouglalis. Mais, on notera également la
participation d'artistes tels que Dionysos sur
"Nazi Rock", Nosfell sur "Love on the
boat", K2R Riddim avec une excellente
reprise de "Aux armes et Caetera" ainsi
que le duo formé pour l'occasion par
Jeanne Cherhal et Emily Loizeau sur la
pièce "Qui est "in" qui est
"out"". Notons que Joann Sfar s'est
également fait plaisir en s'offrant le
titre "J'ai rendez vous avec vous".
Question chansons originales, on nous
réserve tout de même quelques
oeuvres cultes comme "Je t'aime moi non
plus", "L'Hippopodame" et "Valse de
Melody". Vous l'aurez compris, cette B.O.
supervisée par Olivier Daviaud rend
véritablement hommage à l'artiste
qui s'efface ici pour laisser chanter les
acteurs qui racontent sa vie avec talent et
surtout sobriété. Deux mots que
l'on pourra également apposer à
cette oeuvre qui sort du lot.
Les fans se régaleront...
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Circum Grand Orchestra "Le
ravissement"
(Circum-Disc)
À la fois guitariste et "conducteur "
d'orchestre, Olivier Benoit fête avec
"Le ravissement" les dix ans de son
projet Circum Grand Orchestra. Au programme de
son second CD, on découvre 14 morceaux
bercés de jazz et exclusivement
instrumentaux. Libre dans son approche, le
musicien explore le genre avec grâce et
surtout beaucoup de pertinence et de sagesse. La
preuve en est faite avec de nombreuses
improvisations venues de ses amis de studio qui
enrichissent l'atmosphère avec
l'apparition ici et là d'une trompette,
d'un sax, d'une clarinettes, d'un piano, de
guitares, de basses, de contrebasse et
même de la batterie qui souligne
l'ensemble d'un rythme soutenu. En plus d'une
heure, la formation démontre qu'en
matière de jazz, ils connaissent la
chanson. Certes destiné à un
public de connaisseurs, "Le ravissement"
est avant tout un album coloré et lyrique
à la fois. Du travail de professionnel
pour tous ceux qui aiment vraiment ça.
Ils en redemanderont!
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OK Go "Of the blue colour of
the sky" (Capital
Records)
Depuis leur début à Chicago en
1998, Ok Go se démarque par un style bien
à part dans l'univers balisé du
pop-rock américain. Pas de doutes, avec
leur look décalé, le groupe a
rapidement compris que la musique, c'est aussi
et avant tout l'image. C'est donc avec de
nombreux clips vidéo remarquables que le
groupe est sorti de la cave. Résultat des
courses, ce troisième album studio qui
fera une nouvelle fois parler de lui par les
amateurs du genre. En treize titres, la bande
à Damian Kulash donne le ton avec
"WTF" qui ouvre l'album tout en lui servant
de premier simple. D'entrée de jeu, on
remarque que le son est devenu plus pêchu
et électro dans son approche même
si l'énergie n'est pas absente de
pièces comme "Needing Getting" et
"White Knuckles" et ses accents princiers
en référence au chanteur Prince
des années '90. Dans l'ensemble, OK Go
peut se languir d'être un groupe à
la mode comme l'a démontré la
pièce "Shooting the moon"
présente sur la B.O. de la saga
"Twilight". Mais pas de caricature d'un
groupe à midinettes ici, OK Go prend sa
carrière au sérieux comme nous le
démontrent les morceaux
"Skyscrapers" et "End Love" qui
valent à eux seuls le déplacement.
Bonne route, les gars...
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"We wish you a Metal Xmas and a
headbanging New Year"
(Armoury)
Si vous estimez que la fête de
Noël 2009 était trop peu
rythmée à votre goût, c'est
que vous êtes passé à
côté de la sortie de l'album "We
wish you a Metal Xmas and a headbanging New
Year". En effet, ici on retrouve la
crème du mouvement metal venu avec leurs
guitares et batteries pour chanter à leur
manière une ode à Noël. Les
grands standards sont de la partie avec des
pièces telles que "We wish you a Merry
Xmas", "Little drummer boy" ou encore
"Santa Claws is coming to town"
interprétés par des stars comme
Alice Cooper, Ronnie James Dio (Black Sabbath),
Dave Grohl (Nirvana, Foo Fighters), Chuck Billy
(Testament), Tim 'Ripper' Owens (Judas Priest),
Scott Ian (Anthrax), Stephen Pearcy (Ratt), Joe
Lynn Turner (Deep Purple), Steve 'Lips' Kudlow
(Anvil), Dez Fafara (Coal Chamber, DevilDriver),
ainsi que Doro Pesch (The Beast) qui incarne
l'âme féminine du projet. Soit 16
plages baignées d'énergies et de
saturations en tout genre pour débuter
l'année avec beaucoup d'énergie et
surtout d'originalité. Idéal pour
sortir des poncifs d'une fête qui commence
parfois à sentir la naphtaline.
Là-dessus, encore une excellente
année musicale à tous...
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Etron "A world of nerds"
(A Dark Dog Records)
Le duo bruxellois d'Etron revient sur le
devant de la scène avec son
treizième album sous les bras. Soit dix
chansons rock qui balancent entre poésie
des textes et un son qui déménage.
Même si le groupe n'est pas
forcément connu des masses, Etron a su
s'offrir les services d'une pointure dans le
domaine de la production, Steve Albini. L'homme
qui est aussi derrière Nirvana, The
Pixies et P.J. Harvey. Ensemble, ils ont choisi
un studio à Chicago pour enregistrer un
album qui a du caractère pour ne pas dire
de la bouteille. En quelques écoutes
seulement, la musique d'Etron vous rendra fort
sympathique et vous donnera même des airs
intelligents. Pas de doute, le mot
indépendant est un gage de qualité
quand il s'agit de rock. On fait fi de la
pochette et on découvre rapidement ce
groupe qui finalement ne mérite pas son
nom même s'il leur a porté chance.
Comme quoi, marcher dans la m... ça peut
aider ;-)
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Vampire Weekend "Contra"
(XL Recordings)
Les Vampire Weekend défrayèrent la
chronique en 2008 où paraissait leur
premier opus éponyme qui rafla
d'entrée de jeu l'Award du meilleur album
de l'année. C'est dire qu'on les
attendait au tournant. Mais pas de tournant dans
ce cas-ci vu que le groupe a
préféré avancer tout droit,
dans la continuité, comme on dit. Le
résultat se traduit par cette entreprise
sans véritable surprise même si la
qualité y est. Toujours fidèle
à leur style hybride variant entre pop
("Giving up the gun"), électro
("Taxi cab"), rythmes tribaux
("Holiday"), latin ("Cousins"),
afro ("White sky") et même reggae
sur "Diplomat's son", le quatuor
new-yorkais livre un second opus plus
qu'honnête même si la
fraîcheur n'est pas vraiment de la partie.
Tant pis, "Contra" ne sera pas l'album de
l'année 2009. Cela ne nous
empêchera pas de nous ravir les oreilles
avec ces dix pièces agréables et
réussies malgré tout.
Espérons maintenant qu'ils se
lâcheront beaucoup plus sur le prochain
essai...
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Snoop Dogg "Malice N
Wonderland" (EMI)
Présenté très
officiellement par le clip "I Wanna rock",
"Malice N Wonderland", le 10ème opus
studio de Snoop Dogg renoue avec la "cool
attitude" qui a tant fait sa réputation
à travers le monde. Un petit plus pour
les uns, valeur sûre pour les autres, pas
de doute, avec Snoop, on sait à quoi
s'attendre vu que tous ses albums se
ressemblent. Que ce soit dans la façon de
faire ou de chanter, "Malice N
Wonderland" est dans la droite ligne des
numéros précédents. Entre
gangsta-rap et morceaux sexy, le rappeur du
East-Side nous parle de violence, de sexe, de
drogue, du star-system et surtout du principal,
de l'art de faire la fête. Les morceaux se
suivent sur des rythmes guerriers ("1800",
"Pronto"...), sexy ("Different
languages", "Special"...) sans oublier le
clin d'oeil d'une intro qui présente
l'album avec la voix du propre fils du rappeur.
Finalement, rien ne change chez Snoop Dogg et
c'est tant mieux. Reste donc un album plus
qu'agréable pour peu qu'on aime le style
répétitif du plus cool des
rappeurs venus des States.
Pour finir en beauté, faites-vous une
impression en écoutant les nombreux
extraits du projet sur sa page Myspace.
Cela vaut le déplacement.
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Rihanna "Rated R"
(Def Jam)
Après avoir longtemps fait la une des
tabloïdes, Rihanna revient sur le devant de la
scène avec un nouvel album baptisé
"Rated R". Loin des airs qui lui ont donné la
gloire comme "Umbrella", ce projet regorge de
morceaux plus calmes surfant sur une pop
légèrement dépressive ou même
des ballades R&B plus classiques. Annoncé
par "Wait your turn" et "Russian roulette",
ce CD s'attarde beaucoup sur ses mauvaises
expériences de violences conjugales avec des
pièces comme "Cold Case Love" et "What
you did to me was a crime". Heureusement, quelques
chansons plus "dance" viennent égayer
l'atmosphère avec entre autres "Hard" et
"Rude Boy", sans oublier "The last song" qui
clôture l'essai avec un jeu de guitare rock que les
fans apprécieront certainement. Pas de doute, ce
quatrième opus studio est un album plombé
par de très mauvais souvenirs. Espérons
maintenant que la belle tire un trait sur sa relation
mouvementée avec Chris Brown afin de nous donner
de bons moments sur les pistes de danses. Car, pour les
larmes, ça suffit maintenant!
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Beehive "Sun and Scream"
(Auto produit)
Avec son nouvel album, Zack Hinkle, leader des
Beehive, démontre que c'est derrière ses
platines qu'il se sent le plus à l'aise. En neuf
titres, sa formation d'electro-pop survole divers
registres allant de l'ambiant au disco en passant sans
peine par une panoplie d'expériences sonores plus
que réussies. Sorte de voyage initiatique dans une
ville moderne, ils sont originaires de New York, "Sun
and Scream" vous propose une écoute reposante
qui aura tout du contraire du monde dans lequel on vit.
Les atmosphères sont à la fois paisibles et
aériennes alors que des pièces comme
l'hypnotique "Brearhing the bad smoke", le plus
sautillant "Mirror Mirror" et la ballade
électronique "Department store hangover"
sortent du lot. Bref, une entreprise originale qui
supporte même plusieurs réécoutes.
C'est déjà pas si mal pour un groupe que
personne connaît.
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Norah Jones "The Fall" (
Blue Note Records)
"The Fall" signe un léger virage
dans la carrière de Norah Jones. En 13 chansons,
la chanteuse aborde différents genres qui louchent
du côté de la pop, du blues ou de la
ballade. Fini donc les connotations jazz pour Norah Jones
qui expérimente une première collaboration
avec des artistes et producteurs confirmés tels
que Ryan Adams, Jacquire King et Okkervil River's Will
Sheff. Cela s'entend. Les pièces "Light as
feather", "Young blood", "I wouldn't need you" et le
plus rock "It's gonna be" sont là pour
prouver aux fans que la belle sait se renouveler dans une
atmosphère qui donne à ses textes une
énergie plutôt positive. Parfaitement
encadrés, les titres de "The Fall" sont
parfois trop travaillés pour nous émouvoir.
Un petit défaut qui séduira les amateurs de
ballades astiquées tout en laissant les autres
indifférents. Mais qu'à cela ne tienne,
l'hiver sera agréable auprès de Norah
Jones. Qu'on se le dise.
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Stash "All that fire!"
(Diva
Records)
Dire que les gars de Stash sont belges d'origine
ne sert à rien tant leur rock aux accents de pop
sonne comme un véritable groupe venu des States.
Avec leur troisième album studio après
"Rock'n Roll show" (2005) et "Blue Lanes"
(2007), les membres de Stash appuient encore plus nos
dires. Dans un anglais sans accents, s'il vous
plaît, ils interprètent onze chansons qui
fleurent bon l'air frais d'une plaine du Far-West comme
nous le démontrent des ballades comme "All that
fire", "Mrs. Jones" et "Hope she'II be
happier". Pour le reste l'album est dans la
même veine avec tout de même quelques
pièces plus pop telles que "Walk in the sun",
"Don't be fooled" et "Whisper something".
Autant dire que les efforts sont à la hauteur dans
cet album que l'on pourra facilement placer dans la
continuité pour ne pas dire l'amélioration.
Désormais, le rock/pop international pourra
compter avec les Stash qui ont finalement réussi
leur conversion vers un rock sans frontières. Et
tout ceci n'est pas une blague à la Belge. Gardez
la frite, les gars...
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Mötley Crüe "Greatest Hits"
(Universal Music)
Dans l'histoire du rock dit "hard", on croise au
détour d'une rue sombre les Mötley Crüe,
quatre garçons qui ont surtout abusé des
filles et des drogues plutôt que de la musique. De
leur carrière restent surtout une attitude et
quelques titres pas forcément marquants comme nous
le démontre ce "Greatest Hits" qui aura
pour certains des saveurs de "madeleine" de Proust. Avec
des titres comme "Shout at the Devil" et "Wild
Side", le groupe démontre que le slogan "sexe,
drogue et rock n' roll" n'a pas encore du plomb dans
l'aile. Mais de là à voler très,
haut, il y a une marche qui vient d'être franchie.
Espérons maintenant que ces vieux papys n'auront
pas besoin d'une canne en "metal" pour se déplacer
lors des concerts à venir...
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General Elektriks "Good city for dreamers"
(Discograph)
Esprit funky, sons à l'ancienne,
hybridation sonore et autres utilisations abusives
d'antiques claviers, tels sont les ingrédients de
ce "Good city for dreamers", un album venu d'une
autre galaxie découverte par cet expatrié
français vivant à San Francisco,
Hervé Salters. En douze pièces, il
démontre qu'aujourd'hui encore on peut enregistrer
un album où rien n'est à jeter. Sorte
d'OVNI venu d'ailleurs, "Good city for dreamers"
surfe principalement sur une base funky bercée par
des effets de synthés
récupérés dans les caves du
grand-père, sans oublier l'approche qui se veut
généralement sans aucune entrave. Cette
liberté de ton, Hervé Salters l'utilise
principalement pour nous faire danser sur des rythmes
accrocheurs comme ceux de "Helicopter", "Little lady",
"Mirabelle Pockets" et l'hypnotique "Cottons of
inertia". Attendez-vous à un album qui aura
rapidement sur vous l'effet d'une drogue. Sur ce, je me
le repasse. Hummmm!!!
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Wyclef Jean "From the Hut, to the Projects, to
the Mansion" (R.E.D.
Distribution)
L'esprit guerrier et fusion sont de rigueur pour
cette première collaboration réussie entre
Wyclef Jean des Fugees et DJ Drama. En 17 morceaux, le
duo explore l'art de la rue avec un rap rigoureux
emporté par un flow musclé à
souhait. La preuve en est faite avec des pièces
telles que "Warrior's Anthem", "Gangsta girl" en
duo avec Lil' Kim, et "More bottles" avec la
présence de Timbaland, sans oublier "Slumdog
Millionaire" qui servira également de
décor sonore au film de Danny Boyle. Pour le
reste, "From the Hut, to the Projects, to the
Mansion" est un album typé à souhait
avec ses textes qui parlent de la vie de la rue, des
combats quotidiens et surtout de rédemption. La
porte de sortie n'est pas loin pour les bad boys qui
rêvent encore de jours meilleurs. Un style agressif
qui plaira d'office aux amateurs de rap guerrier et de
hip-hop à caractère.
Qu'on se le dise, Wyclef Jean a de qui tenir...
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Radiosofa (Porc-épic)
Alors qu'ils annoncent très officiellement
la sortie de leur second album studio pour la fin 2010,
les membres de Radiosofa s'offrent un intermède
musical original avec ce Maxi trois titres prometteur.
Après avoir officié en tant que quatuor, le
groupe a fait appel à un nouveau guitariste pour
étoffer un peu la chose. Le résultat est
donc concluant pour ce Maxi qui donne le ton pour la
suite de l'aventure. Dans une mise en forme plus
revendicatrice, les nouvelles chansons de Radiosofa
respirent un esprit de liberté qui fait du bien au
rock dit français. Que ce soit "Les masques",
"Hiroshima" ou "Les portes" chanté en
duo avec Da Silva, ce projet démontre que la
formation n'a pas à rougir devant la concurrence.
On s'en doutait déjà après
l'écoute de leur premier album éponyme
sorti en mars 2007 chez PIAS. À noter
également la section bonus qui comprend
l'excellent clip "Les portes"
réalisé par Ludovic Plourde, sans oublier
la production de l'ensemble qui revient à Antoine
Gaillet vu chez Julien Doré, Arman Mélies
et Bazbaz. Cela promet pour la suite...
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Foo Fighters "Greatest Hits"
(RCA Records)
Voici pour la première fois dans la
carrière des Foo Fighters un album qui compile
leurs meilleurs titres. Formé par Dave Grohl dans
les années '90 à la suite du
décès de Kurt Cobain qui signait la fin de
Nirvana où il officiait au poste de guitariste et
voix, Foo Fighters enregistra six albums entre 1995 et
2007. Le but de l'exercice étant de ne choisir que
14 extraits représentatifs ainsi que deux
inédits avec "Wheels" également
premier simple extrait du projet et "Word
Forward". À ce propos, ces deux pièces
sont certainement ajoutées à l'entreprise,
histoire de ne pas trop léser les fans qui on s'en
doute détiennent tous leurs albums. Pour les
autres, ce "Greatest Hits" servira d'excellent
marchepied pour découvrir ce groupe qui ne laisse
pas indifférent. Pas de doute, l'esprit rebelle
est de la partie avec cet album que finalement tout le
monde devrait avoir dans sa collection. Enfin, je dis
ça pour les vrais passionnés de musique et
non les boulimiques qui l'ingurgitent comme un produit
dit de masse. Bref, modérez votre faim et savourez
ce "Greatest Hits" qui mérite bien son nom.
Bon appétit!
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"Afro-punk vol 2 - Fuck rock
stars" (Afro-punk)
Si le punk est avant tout une question d'attitude,
aujourd'hui, elle n'est certainement pas une question de
couleurs. La confirmation est faite avec ce second opus
de la collection "Afro-punk" qui rassemble en 16
titres les artistes à connaître dans la
discipline. On débute donc avec la présence
du slammer Saul Williams sur la pièce "Convict
colony" ainsi que l'hommage à Prince par
TCHaKA DiALLO et CX KiD TRONiK avec "Let's go
crazy" version vraiment crazy, sans oublier,
"Rudeboys revenge" de The Cool and Deadly, "The
end of Jason Todd" de The Smyrk, "Weakness"
des McRad et "Immediate hesitation" de Peekaboo
Theory. Soit 16 morceaux qui jouent sur le genre avec
beaucoup de rage, d'originalité et de rigueur.
Plus fédérateur que jamais,
"Afro-punk" réussit à extraire le
punk de son milieu underground qui lui permet finalement
de ne pas succomber aux chants des sirènes de
l'univers commercial. Une découverte qu'il est
urgent de partager. Qu'on se le dise. Notons que les plus
curieux pourront découvrir gratuitement l'album
dans son entièreté et en suivant le
lien.
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Michael Jackson "This is it"
(Sony Music Entertainment)
Dans l'affaire Michael Jackson, la légende
continue tout comme l'art de faire du fric. En deux CD,
cette sortie accompagne la mise en route sur grands
écrans du film "This is it" que l'on ne
présente plus. La première plaque de ce
projet anecdotique aligne 16 morceaux sous la forme d'un
"best of" comprenant entre autres "Thriller", "Billie
Jean" et "Beat it". C'est tout dire. Bien que
présentées en version
"remasterisée", ces chansons n'apportent rien de
bien neuf au phénomène et ce n'est pas la
pièce "This is it" et sa version
orchestrale qui y changeront quoi que ce soit. Le petit
plus étant certainement les quatre plages qui
composent le deuxième volet de l'aventure. En
effet, on trouve ici des versions démo de
"She's out of my life", "Wanna be startin'
somethin'" et une interprétation de "Beat
it" presque risible, sans oublier un poème
intitulé "Planet earth". Voilà,
c'est tout!!!
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Phoenix "Wolfgang Amadeus (Remix
Collection)" (Glassnote)
Le succès des rockeurs français de
Phoenix est désormais international comme nous le
démontre cette collection de quinze titres
extraits de leur dernier opus en date "Wolfgang
Amadeus". Revus et corrigés par de nombreux
invités, les titres qui sortent de l'ordinaire
sont entre autres les deux remix de "Lisztomania",
les trois versions de "Fences", sans oublier
"1901" ou encore "Girlfriend" et "Love
like a sunset". Pour le reste, l'aventure n'apporte
finalement rien de plus que les pièces originales
dont elles sont extraites. Plutôt destiné
aux fans de la première heure ou aux curieux de
tous bords, ce "Wolfgang Amadeus (Remix
Collection)" prouve à merveille que les
admirateurs du groupe sont désormais nombreux
à commencer par Devendra Banhart, Animal
Collective, The Soft Pack, 2 Door Cinema Club et Friendly
Fires tous présents en temps que remixeurs ici. Du
beau monde pour un projet qui servira d'intermède
en attendant la sortie de leur prochain album studio.
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Electric Six "Kill"
(Metropolis Records)
Et de six pour Electric Six. Ce dernier opus
baptisé "Kill" nous arrose de quinze
pièces forgées dans le rock, le
métal, l'électro, la pop et même un
soupçon de disco. Différents styles que le
groupe de Détroit aborde avec plus ou moins de
bonheur. Le top étant certainement les titres
"Egyptian Cowboy", "I belong in a factory", "Simulated
love", "White eyes" et le plus atypique "The
Newark Airport Boogie". Autant dire un album correct
et divers sans pour autant être à la hauteur
de "Fire" que la bande à Dick Valentine a
publié en 2003. Loin de jouer la performance,
Electric Six poursuit sa carrière avec un
sixième album studio qui plaira certainement aux
fans sans pour autant attirer les autres. Reste pour le
groupe à mettre en route quelques simples
efficaces pour voir si la demande suit.
À juger sur la longueur, donc.
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"New Moon The Soundtrack"
(Atlantis Records)
Le buzz musical de la semaine est sans aucune
hésitation la sortie officielle de la B.O. du
second opus de la saga "Twilight".
Déjà, on se doute que bon nombre d'artistes
ont dû jouer des coudes pour faire partie des
quinze heureux élus. Présenté par le
titre "Meet me on the equinox" des Death Cab For Cutie,
l'album regorge de petites perles telles que "Hearing
damage" de Thom Yorke, oui, celui des Radiohead,
"A white demon love song" des Killers,
"Monsters" des Hurricane Bells, "Shooting the
moon" de Ok Go, "Rosyln" de Bon Iver & St.
Vincent, "Satellite heart" d'Anya Marina, sans
oublier la plage classique d'Alexandre Desplat ("New
Moon (The meadow)") pour finir avec Muse qui
était également sur l'opus
précédent et que l'on retrouve ici avec
l'excellent remix de "I belong to you". Rien que
du beau monde pour un album à la hauteur de
l'événement. Reste plus qu'à
signaler la sortie du film prévue pour le 20
novembre prochain. Mais ça, vous le saviez
déjà!
D'ici là, on se rince les oreilles...
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Temper Trap "Conditions"
(Infectious Records)
Comme beaucoup d'autres formations avant eux, les
Temper Trap se sont fait connaître sur la Toile
avant de voir publier leur première plaque studio.
Avec "Conditions", le groupe australien (ils sont
originaires de Melbourne) confirme que les attentes
étaient justifiées. En dix titres, ils
démontrent une certaine
homogénéité sur ce projet qui jongle
agréablement entre compositions pop et rock. Ce
que l'on remarque en premier, c'est la voix typique de
Dougy Mandagi qui voyage de grave à aigu avec une
certaine fluidité. Il donne ainsi beaucoup de
charme à la musique de ce quatuor qui sait marier
avec un certain succès, les lignes de guitares et
un son de synthé à l'ancienne. Bref,
beaucoup de qualités pour un premier album. La
preuve en est faite avec l'écoute de "Love
lost", "Rest", "Science of fear", "Drum Song" et
"Soldier On" qui rappelle par ses accents la folk
de Devendra Banhart. Sans être à fond dans
les années '80, les influences de ce
"Conditions" sont reconnaissables assez
aisément. Un petit plus pour les nostalgiques et
qui sait pour les plus jeunes aussi.
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