Les albums des semaines précédentes


The Chemical Brothers "Further" (EMI)
Tom Rowlands et Ed Simons alias The Chemical Brothers sont de retour avec un septième opus sous les bras, "Further". En huit pièces, le duo électronique anglais nous concocte ce qu'ils savent faire de mieux: un son d'enfer calibré pour une nuit de folie sur le dance-floor. Loin d'évoluer dans une ambiance digeste et grand public façon Guetta et consort, les "frères chimiques" préfèrent quant à eux explorer une zone d'expériences sonores faites de nombreuses références et d'évolutions techniques aussi. Souvent envoûtante et fédératrice, leur musique vous transporte littéralement dans un voyage mouvementé fait de nombreuses secousses et de quelques moments de plénitude aussi. Difficile ici d'épingler un titre ou l'autre tant l'expérience mérite d'être tentée dans son intégralité. Certes dans la continuité de leurs meilleurs albums comme "Surrender", "Further" mérite tout de même l'intérêt des amateurs du genre qui y trouveront certainement leur bonheur. Pour les autres, difficile à dire si ce n'est qu'avec les Chemical Brothers on approche généralement ce qui se fait de mieux en matière de musique électronique aujourd'hui.
À découvrir sans plus attendre...
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Ozzy Osbourne "Scream" (Epic Records)
Le dixième album studio d'Ozzy Osbourne ressemble plutôt à l'image de cet homme à la main levée que l'on voit sur la pochette du CD. En effet, "Scream" porte bien son nom vu que l'artiste y hurle ses peines et ses joies sur un rythme ressemblant au heavy metal des années '80 et '90. La période où l'artiste est sorti de l'ombre grâce à ses performances au sein de Black Sabbath. Aujourd'hui, le Prince des Ténèbres comme il aime s'entendre appeler est plutôt connu du jeune public pour ses frasques sur l'émission de télé-réalité de MTV: "The Osbournes". Mais voici maintenant l'occasion pour eux de se rattraper avec la sortie de cet album qui ressemble à un condensé de sa carrière. Certes plus mature et assagi, le chanteur ose entreprendre une ballade dans un chemin où les guitares hurlent sur un rythme soutenu par un jeu de batterie puissant. En pleine forme physique, Ozzy Osbourne démontre que ses quelques cheveux blancs n'ont aucune incidence sur son rock qui se veut musclé et racé à la fois. Les amateurs du passé et les jeunes fans du jeu "Rock Band" et de la série de MTV seront certainement séduits par ces onze titres dont on retiendra "Diary of a Madman", "Diggin'me down" et "Let it die". Les autres, passez votre chemin, vous n'êtes pas encore prêt pour voyager en compagnie de celui que l'on a l'habitude d'appeler le "Prince des Ténèbres"...
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Wu-Tang Clan "Pollen - The Swarm Part Three" (Wu Music Group)
En 20 ans de carrière, les membres du Wu-Tang Clan sont devenu une véritable référence en matière d'hip hop et ce depuis les années '90 où ils ont vu le jour dans un quartier de Brooklyn. Aujourd'hui, après la disparition de Ol' Dirty Bastard, le groupe revient à ses premiers amours, le rap old-school version collectif. À ce propos, le titre "Dirts the Boogie" rend hommage à Ol' Dirty Bastard alors que la présence de RZA, Ghostface Killa et Method Man est également confirmée. La liste des invités n'est pas mal non plus avec Johnny Blaze, Solomon Childs, King Just, Yellow Jackets ou encore Bobby Digital. Rien que du beau monde pour enregistrer ces quinze titres qui rappellent qu'à l'origine le mouvement était considéré comme de l'art des rues et pas des palais dorés des stars blasées d'aujourd'hui. Sans trop se la jouer Radio Nostalgie, les Wu-Tang Clan nous livrent ici un album plus qu'honnête pour ces papy du rap qui cumulent ensemble plus de cent ans de carrière. Un petit plus qui confirme que l'on n'a pas affaire à des amateurs. Grand bien nous fasse.
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Oasis "Time Flies... 1994-2009" (Big Brother)
Groupe phare des années '90, Oasis est né le 18 mai 1991 sur les cendres de The Rain le jour où Liam Gallagher remplace le chanteur Chris Hutton. Un moment crucial dans la carrière de la formation qui trônera dès lors dans les charts de la planète musique avec des pièces comme "Wonderwall", "Supersonic", "Dont look back in anger", "All around the world", "Some might say", "The importance of being idle" ou encore "Cigarettes & Alcohol". Entre gloire et coups de colère à répétition, le groupe s'est encore séparé en août 2009 avant d'entrer sur la scène du festival Rock en Seine. Depuis, les frères Gallagher ne se parlent plus. Mais pas folle la guêpe vu que leur label réédite aujourd'hui un double CD qui compile les 26 simples sortis en Angleterre entre 1994 et 2009. Et ça en fait des tubes. Les amateurs apprécieront également l'enregistrement live du concert du Roundhouse de Londres qui accompagne la version "Deluxe" de cette sortie à but uniquement commercial qui démontre une fois de plus que la britpop n'était pas qu'un effet de mode. Pour le reste, on attend une nouvelle fois la re-formation de cette bande qui n'a finalement pas encore terminé de faire parler d'elle.
Qu'on se le dise...
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Ratatat "LP4" (XL Recordings)
C'est en 2001 que le producteur Evan Mast et le guitariste Mike Stroud ont donné naissance à ce groupe new-yorkais à part qu'est Ratatat. Ensemble, ils ont réussi à donner un style à une musique électronique qui a certainement pris du galon en leur compagnie. Et ce n'est pas le quatrième opus "LP4" qui dérogera à la règle. En douze pièces, le duo explore divers thèmes allant de l'ambiant à des mélodies plus typées comme "Neckbrace", "Bob Gandhi", "Sunblocks", "Mandy" et ses accents old-school ou encore la ballade au piano de "We can't be stopped". Loin d'évoluer au coeur du dancefloor, la musique des Ratatat est à écouter chez soi en compagnie d'amis que l'on aime. Le genre de musique fédératrice qui mettra tout le monde dans un état de sagesse et qui sait de bonheur aussi. C'est tout le bien que l'on vous souhaite en écoutant cet album qui mérite au moins une écoute curieuse. Heureusement, celle-ci peut se faire en ligne grâce au site Npr.org. Bonne écoute à tous.
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Toots and the Maytals "Flip and twist" (D&F Music)
En écoutant ce "Flip and twist" on aura quelques difficultés à croire que l'homme est un des derniers dinosaures du reggae jamaïcain. En quinze titres, l'artiste de 64 ans démontre qu'il sait toujours y faire en matière de rythmes que ce soit avec la pièce sur-vitaminée "Jungle", ou encore dans une ambiance plus country avec "Bye bye", sans oublier le morceau le plus sexy de l'album, "There si a reason" et ses airs à la Tom Jones des années '90. Pas de doute, l'évolution vers une production classique est palpable pour ce Toots qui n'en fini pas de mûrir et de s'affirmer comme l'une des voix avec laquelle on peut compter. Pour les amateurs de reggae, ils repasseront, car pour l'instant, l'artiste n'a pas l'air de vouloir leur faire plaisir. Dommage pour eux et tant mieux pour les autres...
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Stone Temple Pilots "Stone Temple Pilots" (Atlantic Records)
Après un split dont quasi personne ne se souvient, revoici les rockeurs de Stone Temple Pilots avec un nouvel album studio sous les bras. Un septième opus qui emboîte le pas à "Thank You", leur dernier essai publié en novembre 2003. C'est avec douze chansons calibrées rock et parfois aussi pop que l'on retrouve la bande à Scott Weiland. Légèrement inspiré par l'esprit du plus célèbre groupe grunge de Seatlle, Nirvana, l'album éponyme des Stone Temple Pilots brille comme il peut avec des pièces comme "Between the lines", "Hickory dichotomy", "Maver" et "Hazy daze". De bonnes chansons pour accompagner agréablement l'été même si elles seront vite oubliées quand l'automne sera venu. Digeste et dans la continuité, le retour des Stone Temple Pilots n'intéressera finalement que les fans de longue date. Pour les autres, il leur reste toujours la possibilité de parfaire leur culture en découvrant leurs autres albums.
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LCD Soundsystem "This is happening" (DFA (Death from Above))
Officiant sur la scène electro new-yorkaise, les LCD Soundsystem publient enfin, leur troisième opus, le bien nommé "This is happening". Et, oui, "c'est arrivé", le groupe de James Murphy signe enfin son album de la maturité qui surfe agréablement entre une disco revisitée et une pop des plus dansantes. Loin d'avoir digéré toutes leurs sources, les LCD Soundsystem ont réussi ici la synthèse de leurs références musicales en la fusionnant avec une musique qui est finalement devenue la leur. N'évitant pas d'être parfois nostalgique, "This is happening" réussit à nous séduire par un son épuré qui évite tous les effets comme pour nous démontrer que la bande n'a pas pris le melon avec les années. Une bonne chose que l'on apprécie avec beaucoup de plaisir sur des pièces telles que "One touch", "All I want", le plus typé "I can change" et non pas sur "Drunk girls" qui ne rend certainement pas honneur à son titre de premier simple extrait de ce projet qui vaut heureusement bien plus.
À vous de le vérifier par vous même.
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Shubni "The craft of love and other tales from the border" (Autoproduit)
Pour son premier véritable album studio en solo et sous le nom de Shubni, Erwan Delaune nous livre un travail épuré construit sur une base guitare et voix. Parfois folk, pop, mélancolique ou plus exotique, "The craft of love and other tales from the border" propose pas moins de 50 minutes proches d'une soirée passée à côté du feu le soir en bord de mer. L'ambiance est agréable et comme une légère brise rafraîchissante, la voix du chanteur nous entraîne dans un voyage fait de rêves et d'expériences. Pas de doute, la carrière de Shubni n'a pas commencé avec cet album. En effet, l'artiste a travaillé avec diverses formations telles que Naïma, Cotton Clouds ou encore 10'Kei. Et, cela s'entend sur cet album où l'on perçoit l'assurance d'un chanteur qui s'aventure dans la langue anglaise avec beaucoup d'aisance même s'il se défend pas mal aussi sur le seul titre en français du projet, "Le train". Bref, un voyage agréable qui débute par un titre au piano "Departure" pour finir quatorze pièces plus tard avec "Arrival" un fort court morceau uniquement interprété à la guitare. P.S.: Il existe un titre caché qu'il serait bon d'entendre au moins une fois pour se faire une idée sur ce projet plus que prometteur de Shubni.
N'oubliez pas de prendre vos valises...
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Darwin Deez "Darwin Deez" (Roughtrade)
Loin de passer inaperçu que ce soit dans la presse spécialisée outre-Atlantique ou au travers de son look d'hippie d'aujourd'hui, Darwin Deez est avant tout un nom à retenir pour son travail musical impressionnant quand on sait que c'est à un premier album que l'on a affaire ici. En effet, en dix morceaux, ce new-yorkais surdoué surfe sur le vague indie-pop avec une aisance que l'on écoute avec beaucoup de plaisir. Sans user d'une sur-production tapageuse, Darwin -un prénom prédestiné- est avant tout un artiste minimaliste qui pose son talent sur une approche mélodique précise et qui a une fâcheuse tendance à rendre l'ambiance positive. Vous l'aurez compris, l'artiste a réussi à fusionner ses influences dans un album qui s'appréciera pour sa simplicité et son efficacité. Les amateurs du genre ne prendront aucun risque à écouter ce premier album qui sort rapidement du lot. Pour notre part, on épinglera pour vous la pièce "Bad day" qui vaut à elle seule le déplacement. Pour le reste, avis aux curieux, vous ne serez certainement pas déçu!
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Kaskade "Dynasty" (Ultra Records)
Malheureusement trop peu connue du grand public, la musique du DJ Kaskade mérite depuis longtemps de sortir de l'ombre et on espère que c'est "Dynasty" qui le portera vers la lumière. En douze morceaux, le prolifique DJ et producteur de Chicago vous plonge dans une ambiance qui ne vous lâchera pas de si tôt. Le rythme est soutenu et dansant à souhait alors que la liste des guets a été sélectionnée sur le fil. Parmi les invités de Kaskade, on ne vous présente plus le DJ Tiesto et Haley sur l'excellent "Only you", Mindy Gledhill sur "Call out" ou encore Dragonette et l'additif "Fire in your new shoes" qui mettra certainement le feu aux dance-floor cet été. Certes plus digeste et grand public que ses opus précédents, "Dynasty" signe un retour en grande forme pour ce DJ à connaître si vous avez envie de faire danser la galerie. À bonne entendeur...
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Judas Priest "British Steel - 30th Anniversary Edition" (Epic Records)
Sixième album studio des Judas Priest, "British Steel" fête cette année son 30ème anniversaire en grande pompe. Une occasion pour la maison de disque du groupe de sortir des placards, un album publié en avril 1980 et d'y rajouter quelques bonus comme la pièce "Red white & blue" ainsi qu'une prestation live de "Grinder". Bref, un coup commercial plus qu'un ultime album de collection qui manquerait encore aux fans de l'époque. Car on ne manquera pas de le souligner, pour la nouvelle génération, Judas Priest: "connais pas" et pas de doute, ce n'est pas si gràve, jeunes gens! En neuf pièces, "British Steel" représentait alors une première véritable approche heavy pour le groupe de Rob Halford qui allait par la suite tenir le haut du pavé dans un genre qui fera fureur auprès des jeunes et comme d'habitude beaucoup moins auprès des parents. Aujourd'hui, de l'eau à couler sous les ponts, et la musique des Judas Priest sent un peu les cheveux gris. Comme quoi, l'âge ne réussit pas forcément à tout le monde. Dommage, les gars!!!
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Balkan Beat Box "Blue Eyed Black Boy" (Crammed Discs)
Le plus métissé des groupes new-yorkais revient sur le devant de la scène avec un nouvel opus qui est en fait un véritable appel à danser. Et quel bordel musical. En 13 morceaux, le groupe nous fait voyager sur divers continents musicaux allant des Balkans, aux Caraïbes en passant par l'Orient ou encore la planète reggae et hip-hop. Sur un rythme balançant à souhait, les Balkan Beat Box nous donnent ce qu'il y a de mieux à entendre en matière de world-music actuellement. Les influences sont nombreuses et magnifiquement agencées au fur et à mesure de l'écoute. Sans aucun doute dansant et lumineux, "Blue Eyed Black Boy" est à classer parmi les plus grandes surprises de ce printemps 2010. Un troisième album pour parer cette saison de couleurs festives. Que le plus grand bien vous fasse en ces temps de crise sociale et économique...
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Hole "Nobody's daughter" (Mercury/Universal)
Cette semaine, Hole met un terme à douze années de silence en publiant toute seule son quatrième opus studio, "Nobody's daughter". Lancé par l'énervé "Skinny little bitch", l'album a en partie été écrit lorsque la chanteuse était en cure de désintoxication d'où cette approche plus calme qu'à son habitude. Mais ce n'est pas parce qu'elle a 45 ans que la veuve de Kurt Cobain a décidé de se calmer. En effet, sans perdre de sa rage, Courtney Love assure de la voix sur les mordants "Skinny little bitch" ou encore "Samantha". Pour le reste, malheureusement, l'album n'apporte pas grand-chose de neuf au genre. Les fans apprécieront quant à eux la présence d'une ambiance radicalement grunge typée année '90 ainsi que la participation de Billy Corgan et Linda Perry. Finalement bien peu de choses pour faire de ce "Nobody's daughter" un album incontournable. C'est bien dommage...
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The Apples In Stereo "Travellers in space and time" (Yep Roc/Simian/Elephant 6)
En sept albums studios, les membres de The Apples In Stereo confirment une fois de plus que l'indie rock est loin d'être un genre bancal. La preuve en est faite avec leur dernier projet où ils mélangent leur style de prédilection avec une approche plutôt funky. Y a du rythme dans l'air. Foncièrement tourné vers les années '70, "Travellers in space and time" propose 16 nouveaux titres dont le premier extrait "Dance floor" donne le ton avec son accent pop qui nous rappelle les années chemises à fleurs. Le reste est dans la même veine et c'est tant mieux vu que l'on ressent que la bande à Robert Schneider s'est amusée à enregistrer ces pièces en compagnie de leur nouveau batteur John Dufilho, ex-chanteur du groupe The Deathray Davies, c'est peu dire. Loin de s'enliser dans la réédite de titres, The Apples In Stereo présente avec "Travellers in space and time" qu'ils peuvent marier à leur guise l'indie rock. Une belle leçon pour les amateurs du groupe et tous les autres qui auront envie de danser sur un bon son seventies cet été. Cela sent le soleil tout ça!
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Gotan Project "Tango 3.0" (Universal)
Si vous pensiez que le Tango n'est qu'une musique destinée à un public de mélomanes avertis, détrompez-vous, car le trio helvetico-franco-argentin Gotan Project lui donne un sacré coup de jeune en l'associant avec une bonne dose d'électro, de dub et d'ambiant pur jus. Autant dire une recette qui réussit à sortir cette musique de son univers plutôt classique. Toujours aussi envoûtant et sexy, le genre est ici livré dans une sorte d'exercice de style qui démontre avec brio que Gotan Project n'est pas qu'une formation de recyclage sans talent. Pas de doute, Philippe Cohen Solal, Christop H. Müller et Eduardo Makaroff ne se sont pas reposé sur leurs lauriers pour mettre en boîte ce troisième opus qui séduira autant les fans du groupe que les puristes en matière de tango. On retiendra pour vous les pièces "La Gloria", "Mil Milones", "Tu misterio" et "Panamericana" qui valent à elles seules le déplacement. Bref, on tient bien fort sa partenaire dans ses bras afin de la faire voyager en Argentine sur une musique de rêve. Attendez-vous à une découverte agréable...
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Hermanos Inglesos "The Wander of you" (PIAS)
S'il y a bien un genre musical où la Belgique a été prolixe, c'est la musique dite électronique, une fois. Bon, trêve de plaisanterie, avec leur premier véritable album studio, les frères Engels, Didier et Cédric nous font découvrir leur savoir-faire. Une patte bâtie sur une longue carrière de DJ et de remixer entre autres du groupe dEUS. En douze morceaux généralement electro/house, ils emplissent l'atmosphère de bonnes vibrations. Une recette idéale pour chauffer l'ambiance grâce à une musique généralement entraînante. Même si leur son ne révolutionne pas grand-chose, leur travail reste intéressant et accessible pour un grand nombre d'amateurs du genre qui n'en finit pas d'inonder nos tympans. C'est donc avec un plaisir non camouflé que l'on salue cette sortie qui ne passera pas inaperçue. Notons la présence d'une pièce cachée pour rester dans l'esprit dancefloor qui sied si bien à l'album des Hermanos Inglesos. Soyez curieux!
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Slash "Slash" (Roadrunner Records)
Doit-on encore présenter l'un des meilleurs guitaristes de sa génération, Slash qui officiait avec les Guns N' Roses lors de leur époque de gloire entre 1985 et 1995. Aujourd'hui, Saul Hudson de son vrai nom a su s'entourer des meilleurs pour l'enregistrement de son premier véritable album solo tout simplement baptisé "Slash". On commence par la production qui a été placée entre les mains d'Eric Valentine plus connu pour sa collaboration avec les Queens of the Stone Age. Pas de doute, la renommée de Slash aura suffi pour attirer autour de lui des invités de marque tels que Fergie des Black Eyed Peas sur "Beautiful Dangerous", Ozzy Osbourne et Taylor Hawkins sur "Crucify the dead", Andrew Stockdale, la voix heavy des Wolfmother sur "By the sword" et même l'iguane du rock Iggy Pop sur la pièce "We're all gonna die". Sans oublier le morceau épique uniquement instrumental, "Watch this" enregistré en compagnie de Dave Grohl (Nirvana) et Duff McKagan (Guns N' Roses), une pièce qui à elle seule vaut le déplacement. Pour le reste, l'ensemble respire à pleins poumons le rock des années '90 avec ce jeu de guitare qui reste unique en son genre. Pas de doute, les nostalgiques et les puristes apprécieront cet album qui se veut aussi moderne et éclectique au possible. Les noms de Fergie et Iggy Pop suffiront pour le confirmer.
Finalement, chacun y trouvera ce qu'il est venu chercher, c'est déjà pas si mal.
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Mishka "Talk about" (j.k. livin Records)
Pour son quatrième album studio, Mishka signe sur le très jeune label de l'acteur Matthew McConaughey, j.k. livin Records. Soit treize pièces qui fleurent bon la noix de coco et la cool attitude affirmée. Surfant allègrement entre pop des Caraïbes, reggae pur souche et soul aguichante, le chanteur voyageur nous promène dans un monde idéal qui fleure bon les vacances et les coups de soleil. Album de l'été avant l'heure, "Talk about" sort du lot par son approche métissée de différents sons venus de régions que le soleil adore par-dessus tout. Entre message positif et reggae unitaire, Mishka rappelle que le genre est avant tout festif et revendicatif. On retiendra donc des morceaux comme "Fallen to rise", "Shadow in the shade", "Give them love", "Talk about" pour finir avec la ballade acoustique "Homegrown" enregistrée en compagnie de Willie Nelson, en personne. Que dire d'autre que les curieux seront récompensés par une douce impression de vacances. Quant aux autres, on leur dit tout simplement bon stress ;-)
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Pierpoljak "Légendaire sérénade" (Barclay)
Il y a comme un léger changement dans l'air avec des accents de crise de la quarantaine pour ce nouvel album studio du plus reggae des chanteurs français, Pierpoljak. Sorti de l'ombre dans les années '90 grâce au tube "Je sais pas jouer", l'artiste a multiplié les projets et est même devenu papa comme il le chante si bien sur le titre "Jahid". En douze chansons certes moins typées que d'habitude, Pierpoljak rend ouvertement hommage au poète Aimé Césaire qui nous a quittés en 2008. Toujours aussi habile pour décrire avec beaucoup d'humour les petits travers de nos sociétés dites modernes, monsieur PPJ, est loin d'être tombé dans la dépression même si le thème de la rupture est souvent approché avec "Petite dépression" et "Bébé Damia". Mais pas de doute, il redresse la tête avec des pièces comme "J'me comprends tout seul" où il propose quelques chansons à Johnny Hallyday sans oublier "Nick la menace" où l'artiste fait un pied de nez au président français. Certes moins roots que de coutume, "Légendaire sérénade" est un album de la maturité chargé également d'une certaine humilité. Bref, une agréable surprise qui fera certainement sourire les fans de la première heure. Et comme nous le démontre la pochette de l'album, Pierpoljak a l'air de se porter pas si mal.
Une bonne nouvelle que l'on écoute avec beaucoup de plaisirs.
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