
"Un chien Andalou"
(1928) de Louis Buñuel
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L'histoire
du fantastique et de l'épouvante au
cinéma
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1. Les origines ou le
cinéma muet (1895-1929)
Si les débuts du
cinéma datent de 1895, le premier film dit
fantastique ne fut réalisé qu'en 1902.
C'est le réalisateur George Méliès
qui aborda le premier le thème de l'imaginaire
avec "Le voyage dans la Lune".
De 1914 à 1918, on pourrait aussi citer Louis
Feuillade qui réalisa deux séries, "Les
Vampires" (10 épisodes) qui mettait en
scène l'actrice Musidora dans un maillot de corps
noir et cachée par une cagoule et "Judex"
(12 épisodes), un redresseur de tord drapé
dans une cape romantique interprété par
René Cresté.
Par contre, sûrement
à cause de la censure, les premiers films
d'épouvantes ont beaucoup de difficultés
à trouver leur public et c'est seulement
après la première guerre mondiale que
viendra de l'Allemagne, la première vague
horrifique avec comme exemple le "Nosferatu"
(1922) de Murnau, largement inspiré du roman de
Bram Stoker mettant en scène un certain Dracula.
Dans la même vague, on peut citer "Le cabinet du
Docteur Caligari" (1919) de Robert Wiene, et "Le
Golem" (1920) de Paul Weneger. Mais revenons à
"Nosferatu", qui en plus d'être le film de
l'apogée de l'expressionnisme germanique, ouvrit
la porte du terrifique, tout en contribuant au mythe des
vampires. Encore aujourd'hui, il reste une
référence pour le cinéma et
l'épouvante. Tout y est subjectif, l'ambiance est
malsaine et certaines scènes servent encore de
référence au cinéma
d'aujourd'hui.
L'expressionnisme allemand donna aussi naissance à
plusieurs films dits fantastiques comme "Faust"
(1926) de Murnau ou "Metropolis" (1927) de Frist
Lang.
L'épouvante apparut
plus souvent dans un premier temps par des petites
scènes ici et là dans des films ou des
documentaires avec comme meilleur exemple la
séquence d'"Un chien Andalou" (1928) de
Louis Buñuel qu'on pourrait aussi appeler la
première scène gore du cinéma. On y
voyait une lame de rasoirs scinder un oeil en deux (un
oeil de boeuf). A part cette scène, le film est
plus une référence du cinéma
surréaliste. Comme le surréalisme est
largement influencé par l'inconscient, nombreuses
réalisations comme "La coquille et le
clergyman" (1927) de Germaine Dulac, "La chute de
la maison Usher" (1928) de Jean Epstien ou "Un
chien andalou" (1929) et "L'âge d'or"
(1930) de Buñuel pourraient simplement faire
figure de porte d'entrée dans un royaume
imaginaire...
(A suivre)
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