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Rosemary's Baby" de Roman Polanski
L'histoire du fantastique et de l'épouvante au cinéma



4. Les années 60: espace, sang, vampires et serial-killer



 
Même si les américains ne sont pas vraiment en forme pendant ces années, il ne faut pas pour autant oublier quelques films marquants. Hitchcock angoisse avec ses "Oiseaux" (63) et ne parlons pas de "Psycho" (61) qui met en scène l'un des plus grands serial-killer du cinéma, Norman Bates. Dans un tout autre registre, "Le voyage fantastique" de Fleischer (65) nous transporte dans le corps humain en compagnie d'une équipe de médecins qui devront soigner le corps de l'intérieur. Mais ce ne sera pas une affaire de tout repos. "La planète des singes" (68) de Schaffner propulsera Charlton Heston dans un avenir où les hommes sont devenus des bêtes et où les singes sont les têtes pensantes et parlantes de la planète. Polanski quant à lui reprendra le mythe du vampire qu'il traitera de façon plus comique avec "Le bal des Vampires" (67). Un an après, il mettra en scène "Rosemary's Baby" (68) qui décrit de façon angoissante les affres d'une jeune femme (Mia Farrow), devenue la proie d'une secte satanique.

Mais les années 60 représentent aussi la naissance du cinéma gore (en anglais, sang versé). Rappelez-vous jusque là, il existait bien des scènes considérées comme gore, mais aucun film ne pouvait porter cette étiquette. Le cinéma gore naît avec un réalisateur de série Z, Herschell Gordon Lewis et son "Blood Feast" (63) où cervelles et autres parties du corps des victimes sont arrachées puis cuites au four.Lewis continue dans sa démarche avec "2000 Maniacs" (65) où les habitants d'un village détruit lors de la guerre de Sécession décident de se venger sur des touristes de façon plutôt expéditive. Sur sa lancée, Lewis concocte "Blood Red" (65), "A taste of blood " (67), "The Gruesome Twosome" (67) et "She-Devils on Wheels" (68).

En Angleterre, la Hammer reste encore pour quelques années un incontournable. Terence Fisher revient sur le mythe de Frankenstein avec "Frankenstein créa la femme" (66), un épisode qui remporta un joli succès; sur les vampires avec "Dracula prince des ténèbres" (65) interprété par Chistopher Lee qui avait refusé "Les Maîtresses de Dracula", cinq ans plus tôt et ainsi de suite. La Hammer fit aussi appel à Freddie Francis pour "Dracula et les femmes" qui n'hésita pas à faire pleurer des larmes de sang à son vampire quand son regard croisait une croix. Si la Hammer s'est attaquée à presque tous les mythes du fantastique, un seul ne l'a pas vraiment inspiré, le mort-vivant. Ainsi seul "L'Invasion des Morts Vivants" de Gilling (66) mettait en scène ces créatures sortant lentement de leurs tombes.
En Italie, Mario Bava réalise le "Masque du démon" (60), oeuvre baroque en noir et blanc mettant en scène l'actrice Barbara Steele, une vedette de l'horreur.

Et, pour terminer en grande pompe ces années '60, le réalisateur Stanley Kubrick réalise une oeuvre d'anticipation avec "2001, l'odyssée de l'espace" (68) qui ouvre une voie royale à la science-fiction. Un film en avance sur son temps qui nous parlait de bogue informatique 30 avant qu'il n'ait pas eu lieu. Hal 9000, un ordinateur de bord devient fou et tue ses passagers pour se protéger. La porte est ouverte...
(A suivre)


 


L'histoire du fantastique et de l'épouvante au cinéma


1. Les origines ou le cinéma muet (1895-1929)
2. Les années 30-40: Dracula, Frankenstein, Dr. Jekyll et les autres...
3. Les années 50: Naissance de deux incontournables...
5. Les années 70: Musique, effets spéciaux et diversité
6.Les années 80: Du fantastique, de l'horreur et du gore à profusion, traités de toutes les façons ...
7. Les années 80 (2ème partie)
8.Les années 90: Pendant que certains nous en mettent plein la vue...

Bibliographie




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