
"Alien" par Ridley
Scott
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L'histoire
du fantastique et de l'épouvante au
cinéma
5. Les
années 70: Musique, effets
spéciaux et
diversité
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En 1968,
"Rosemary Baby" de Roman Polanski était
l'un des premiers films à aborder le satanisme.
Celui-ci connut un succès colossal. Un
thème qui va être exploité par
d'autres réalisateurs comme William Friedkin avec
l'inoubliable "Exorciste" (73) mettant en
scène une petite fille possédée par
le démon et deux religieux venus pour l'exorciser.
Ce film produit par la Warner remportera même un
Oscar. Dans un même genre, la Fox lancera en 78, le
premier épisode d'une saga, "La
Malédiction", mettant en scène un petit
garçon du nom de Damien, incarnation de
l'Antéchrist. Si l' "Exorciste" avait
connu deux suites plutôt ratées, "La
malédiction" connaîtra deux autres
épisodes qui eux ne s'essouffleront que peu
à peu. "La malédiction finale",
mettant en scène un Damien devenu adulte sera
tournée en 81. Un autre film connaîtra aussi
des suites trop nombreuses, "Amityville, la maison du
diable", réalisé en 79 par Stuart
Rosenberg met en scène les déboires d'une
famille installée dans une maison
hantée.
En 1976, le réalisateur Brian De Palma adapte un
roman de Stephen King de façon spectaculaire avec
"Carrie" qui met en scène une adolescente
mal intégrée dans son collège, une
situation banale si celle-ci ne possédait pas des
dons de télékinésie. On y retrouvait
dans le rôle principal Sissy Spacek ainsi que
Nicolas Cage pour des débuts encore assez
anonymes.
Pendant ces années-là, les monstres que
l'on connaissait se sont faits rares laissant leur place
à des animaux qui grâce à un certain
Steven Spielberg feront naître l'angoisse dans le
coeur de milliers de cinéphiles. Ainsi avec
"Jaws" ("Les dents de la mer", 75), les
requins deviendront le prédateur absolu. Spielberg
avait déjà un thriller à
succès à son palmarès , "Duel"
(71).
Côté monstre
sanguinaire, "La nuit des morts vivants" (68) de
Romero inspirera de nombreux films avec entre autres,
"Le mort vivant" (72) de Bob Clark, "Zombie"
(78) de Romero ou "L'enfer des Zombies"
(79), un festival gore de l'italien Lucio Fulci.
La science-fiction se démarque avec le premier
"Alien" (79) de Ridley Scott. David Carpenter
devient un incontournable de l'horreur avec
"Chromosome 3" (79), "Halloween, la nuit des
Masques " (78). Dario Argento filme les
méfaits d'un serial-killer dans "Les frissons
de l'Angoisse" (75). Tode Hooper crée lui
aussi un serial-killer qui a pour habitude d'être
muni de sa tronçonneuse ("Massacre à la
tronçonneuse",74). Dans un contexte totalement
différent, il faut aussi citer "Eraserhead"
(78) de David Lynch.
Mais
heureusement, même si les années 70
ont été une période
marquante pour le film d'épouvante, elles
signent aussi le retour des spectateurs vers les
salles obscures et cela que ce soit pour
l'horreur, le fantastique ou la
science-fiction.
Du côté de cette dernière,
en plus d'"Alien" réalisé
par Ridley Scott, de nombreux films resteront
des oeuvres marquantes pour nos contemporains
avec "Rencontre du
3ème
type" (77) de Steven Spielberg, "La
guerre des étoiles" (77) de George
Lucas ou "Soleil Vert" (73) de Richard
Fleischer qui est aussi un film d'anticipation.
Dans celui-ci, Charlton Heston se rend compte,
dans un New York surpeuplé, qu'une
compagnie nourrit les bouches affamées
avec de la chair humaine.
C'est l'époque aussi des
"space-opéra" avec "Le Rocky Horror
Picture Show" (Scharman, 75). Sans oublier
"Orange Mécanique" (71) de Stanley
Kubrick qui continuera à montrer qu'il
connaît les ficelles du cinéma avec
"Shining" (79)
Parmi
ces films, nombreux sont ceux qui utilisent la
musique. On se souvient de l'utilisation
inhabituelle de celle-ci dans "Orange
Mécanique", de la mélodie de
"Rencontre du troisième Type" ou
de "La nuit des Masques". Carpenter
deviendra d'ailleurs avec le temps le
compositeur de la musique de ses propres films
("Christine", "New York 1997",...)
Et voilà,
les années 70 sont déjà
loin, un certain Jason, sorti tout droit d'un
film gore va déferler sur les
années 80 accompagné d'un
concurrent, Freddy. Et pour ceux à qui
cela risque de faire peur, il leur suffira de se
rabattre sur l'extra-terrestre le plus gentil du
monde, E.T.
(A suivre)
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"Rencontre du
3ème
type" de Steven Spielberg
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