
"Evil Dead" de Samuel Raimi
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L'histoire
du fantastique et de l'épouvante au
cinéma
6.Les
années 80
Du fantastique, de l'horreur et du gore à
profusion, traités de toutes les
façons
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Si les
années 80 semblent encore très proches pour
certains, ce n'est pas le cas pour tout le monde. Et
pourtant, nombreux sont ceux qui ont été
bercés par la comptine d'un certain Freddy
("Nightmare to Elm Street" de Wes Craven, 85) ou
encore par Jason, le tueur du Vendredi 13 ("Friday the
13" de Cunningham, 80). Au début, Jason n'est
qu'une légende. Un petit garçon qui se
serait noyé dans le lac de Crystal Lake. De
nombreuses années plus tard, il revient se venger
sur les adolescents d'un camp de vacances. Jason n'en
finira pas de ressusciter. Freddy, lui, viendra et
reviendra hanter les rêves des adolescents d'une
petite ville américaine. Les tueurs fous seront
légion, s'attaquant en général
à des adolescents sans cervelle. Sans oublier
"Shining" (80) de Kubrick où le personnage
interprété par Jack Nicholson va perdre peu
à peu la boule jusqu'à s'attaquer à
sa petite famille.
Le gore est à l'apogée, il va dans tous les
sens jusqu'à s'étouffer. Mutilation, chairs
sanguinolentes, décapitations sont au menu. Citons
"Reanimator" (85) de Stuart Gordon, "Retour
des morts vivants" (84) de O'Bannon, "Street
Trash" (87) de Frank Henenlotter et Jim Muro, et
"Bad Taste" (88) de Peter Jackson.
En 82, Samuel Raimi réalise avec des moyens
ridicules un film devenu culte aujourd'hui, "Evil
Dead".
Les thèmes comme le
vampirisme, les revenants et la lycanthropie sont
traités de toutes les façons avec des
nouveaux regards ou tout simplement avec humour. Comme
exemple, "Poltergeist" (82) de Tobe Hooper, qui
fut soit dit en passant considéré comme un
tournage atteint par une malédiction. Sur trois
épisodes tournés, quatre acteurs sont morts
dont la petite fille du film qui est
décédée à l'âge de 7
ans après "Poltergeist 3". Ce film contait
les mésaventures d'une petite famille dont la
maison avait été construite sur un ancien
cimetière. Sur un ton plus loufoque, citons
"SOS Fantômes".
Côté loup-garou, là aussi, la
production a été bonne avec "Wolfen"
(80) de Wadleigh qui réactualise le mythe,
Dante le traite de façon plus classique avec
"Hurlement" (80), John Landis propose une
séquence de transformation anthologique avec
"Le loup-garou de Londres" (81), "Teen Wolf"
se la joue loufoque et burlesque, sans oublier
"La compagnie des loups" (84) de Neil Jordan. Et
enfin les Vampires se la jouent comique avec "Vampire,
vous avez dit vampire?" (85) de Tom Holland, ou en
film d'ambiance avec une vision plus personnelle pour
"Les Prédateurs" (83) de Tony Scott.
Quittons
lentement le monde maléfique et
horrifiant vers celui du fantastique et la
science-fiction.
Carpenter
n'arrêtera pas de titiller les genres que
ce soit avec "Christine" (83) la voiture
de l'enfer ou avec "Invasion L.A." (88)
qui comme son nom l'indique met un citoyen
classique devant le fait que L.A. est envahie
par des extra-terrestres à l'insu de ses
habitants. Sans oublier, "The Thing"
(83) ou la chose qui dans un coin froid et
inhabité prend lentement possession de
tous les membres d'une expédition
scientifique. Une autre créature de
l'espace continue ses frasques: "Alien 2"
(86) de James Cameron qui remet en
scène Sigourney Weaver face à des
créatures presque immortelles.
David Cronenberg, à qui l'on devait
déjà "Vidéodrome"
(82), réalise "La Mouche" (86) ou
les mésaventures d'un scientifique qui
passe peu à peu de l'état d'homme
à celui d'une mouche géante et
hideuse.
(A suivre)
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"Shining" de Stanley Kubrick
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