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City of
Ember
(Déjà
en salles)
Après des débuts
prometteurs en cinéma d'animation, le
tout jeune réalisateur Gil Kenan fait
aujourd'hui ses armes dans le monde du
cinéma "live action" Des débuts
tonitruants pour un homme à peine sorti
de l'université
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Il y a de cela 250
ans, afin de sauver l'humanité de la destruction,
un consortium de savants a construit la ville souterraine
d'Ember. Afin que la surface ne manque pas aux habitants,
les bâtisseurs décident de leur en cacher
l'existence sur le principe que ce qu'on ne connaît
pas ne peut pas nous manquer. Toutefois, ils confient au
maire une capsule temporelle contenant des instructions
précises pour la reconquête de la surface.
Les maires ont pour tâche de se transmettre cette
capsule jusqu'à ce quelle s'ouvre après
deux siècles. Malheureusement, le 7e maire meurt
avant d'avoir pu transmettre la capsule et le secret se
perd. Le temps passe, la capsule s'ouvre à l'insu
de tous, la ville dépasse largement sa date de
fonctionnement prévue et commence tout doucement
à tomber en ruine alors que les vivres viennent
à manquer. Deux adolescents, ne pouvant se
résoudre à voir leur peuple mourir vont
tenter l'impossible pour sortir d'Ember, et affronter
l'inconnu...
Des gens enfermés
dans une ville souterraine après une apocalypse
quelconque, un projet utopique qui dérive en
dictature grand-guignolesque, autant dire que le sujet du
film n'est guère très original. On ne peut
s'empêcher de penser à un "THX 1138"
mais dont l'esthétique froide et clinique aurait
été remplacée par celle glauque et
un tantinet malsaine d'un carnaval
déglingué et crasseux. On serait presque
tenté d'y voir une touche de Tim Burton... Et ce
n'est pas une chose étonnante puisque la
scénariste est une habituée des productions
Burtonniennes à qui l'on doit entre autres,
"Edouard au mains d'argent" ou "Corpse
Bride".
Certains pourraient
s'étonner de retrouver à la tête de
ce projet le très jeune Gil Kenan avec qui l'on
avait fait connaissance grâce à son
"Monster House", réalisé alors qu'il
sortait à peine de l'école d'animation de
UCLA, mais ceux qui ont eu la chance de voir le court
métrage qui l'a révélé, son
film de fin d'étude: "The Lark", savent que
Kenan est ici parfaitement à sa place. Dans
"The Lark", Kenan se montrait maître dans
l'art de développer des ambiances claustrophobes,
mystérieuses et glauques. Bref le profil
idéal pour ce film qui conte les aventures
souterraines de deux adolescents enfermés dans une
cité en plein déclin.
A cela il faut ajouter un
excellent casting dans lequel on retrouve un Bill Murray
éprouvant manifestement un certain plaisir
à caricaturer le genre de rôle de gros loser
manipulateur qu'on lui a souvent confié, ainsi
qu'un Tim Robbins et un Martin Landau peut-être un
peu sous employés mais dont les rôles
s'avéreront plus cruciaux qu'il n'y parait.
Au final, si l'histoire
n'est pas très originale et si l'on ne peut
s'empêcher de trouver que l'action met un peu de
temps à se développer, il n'en reste pas
moins que le produit fini est assez bien conçu.
Kenan construit un vrai univers, original et
déglingué, une vraie atmosphère et,
malgré les petites faiblesses
scénaristiques, on ne passe pas un mauvais
moment.
(Boul.)
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2008
Réalisation : Gil Kenan
Scénario : Caroline Thompson
D'après l'oeuvre de Jeanne Duprau
avec
David Ryall..........Chief Builder
Ian McElhinney..........Builder
Harry Treadaway..........Doon Harrow
Tim Robbins..........Loris Harrow
Bill Murray..........Mayor Cole
B.J. Hogg..........Mayor's Guard
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