District 9

Une oeuvre d'anticipation qui est loin de laisser indifférent

 
Il y a trente ans, des extraterrestres entrèrent en contact avec la Terre... Les humains avaient tout imaginé, sauf ce qui se produisit. Les extraterrestres n'étaient venus ni nous attaquer, ni nous offrir un savoir supérieur. Ces visiteurs furent temporairement installés dans le District 9, en Afrique du Sud, pendant que les nations du monde se querellaient pour savoir quoi en faire. Depuis, la gestion de la situation a été transférée à la MNU (Multi-National United), une société privée qui n'a pas grand-chose à faire du sort de ces créatures, mais qui fera d'énormes bénéfices si elle arrive à faire fonctionner leur extraordinaire armement. Jusqu'à présent, toutes les tentatives ont échoué: pour que les armes marchent, il faut de l'ADN extraterrestre. La tension entre extraterrestres et humains atteint son maximum lorsqu'un agent de terrain du MNU, Wikus van der Merwe, contracte un mystérieux virus qui se met à modifier son ADN...

Petit protégé de Peter Jackson, Neill Blomkamp devait adapter le jeu vidéo "Halo", un projet qui tomba à l'eau suite à un différent avec Universal et la Fox. Ce qui n'empêcha pas Peter Jackson de garder celui-ci sous le bras en lui proposant de développer son court-métrage "Alive in Joburg" pour donner vie à un film racontant le périple d'un humain infecté par un produit alien et obligé de fuir les siens pour ne pas terminer en rat de laboratoire. Un récit d'anticipation parsemé de clins d'oeil que ce soit simplement à "Halo" ou au "district 6" tristement connu dans les années 1970 pour son rôle pendant l'apartheid en Afrique du sud.

Dans un premier temps, on reste un peu perplexe devant ce qui ressemble à un reportage TV introduisant le décor du film. Un choix esthétique qui est très vite expliqué par un ton qui navigue entre science-fiction et pamphlet sociopolitique. Sans pour autant appuyer ce choix, le jeune réalisateur Neil Blomkamp réussit avec ce premier long métrage à nous divertir en s'éloignant des carcans souvent trop formatés proposés par les studios hollywoodiens. Du moins, quand on n'est pas allergique à un cadrage et une caméra plus proche de "Rec" que de blockbuster comme "Transformers".
Son héros lui aussi n'a rien d'extraordinaire, simple humain emporté dans une tourmente qui l'effraie.

Un univers qui nous fera même sourire par ses ressemblances avec notre réalité. En quelque mot, un divertissement qui sort des sentiers battus, assez malin pour qui veut y voir plus...
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2008

Réalisation : Neill Blomkamp
Scénario : Neill Blomkamp et Terri Tatchell
Musique : Clinton Shorter
Photo : Trent Opaloch
Production : Peter Jackson

avec

Wikus Van der Merwe...........Sharlto Copley
Ross Pienaar...........Robert Hobbs
Christopher...........Jason Cope
Dirk Michaels...........William Allen Young
Thomas...........Kenneth Nkosi
Koobus...........David James



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