DVD
& Vidéo: À la vente
(À
la
location)
Dernière
remise à jour, le 5 mai
2008
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- "L'âge des
ténèbres "
de Denis Arcand avec Diane Kruger, Marc
Labrèche et Emma de Caunes.
Blasé par sa vie sans éclats,
Jean-Marc rêve en grand secret d'aventures
incroyables où il est à la fois
séducteur, célèbre et
entouré des plus belles femmes du monde.
Mais sa réalité est beaucoup plus
sobre avec son "job" de fonctionnaire
impuissant, sa femme ambitieuse et ses deux
filles qui ne lui portent plus aucun
intérêt. Pas facile d'être un
homme moderne en 2007...
Réalisateur d'oeuvres critiques et
mordantes telles que "Le déclin de
l'empire américain" et "Les
Invasions barbares", le nouveau long
métrage de Denis Arcand change un peu
d'approche après les films
précités. En effet, le
cinéaste arrête sa caméra
sur un seul personnage que l'on pourra suivre
dans deux visions diamétralement
opposées. Celle du héros et celle
de monsieur tout le monde. Le tout nous embarque
dans un récit critique sur l'air du temps
où solitude est finalement le
maître mot. Car Jean-Marc est bien seul
dans cet univers où tout est
faussé par l'argent et le paraître.
Entre ses rêves et la vie réelle,
Denis Arcand en profite comme à son
habitude pour faire un état des lieux
d'un monde finalement bercé d'illusions.
Attention, le propos pourra déranger
certains optimistes même si le
réalisateur réussit à ne
pas trop noircir le portrait. On retiendra donc
que "L'âge des
ténèbres", c'est
déjà aujourd'hui. Attendez-vous
dès lors à un choc qui vous fera
beaucoup de bien...
86 mn., Videodis
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- "The Great
Raid "
de John Dahl avec Benjamin Bratt, Joseph Fiennes
et James Franco.
Tiré d'une histoire vraie, "The Great
Raid" en surprendra plus d'un. Avec ses actions
efficaces et son rythme soutenu, il n'est pas
possible que même le plus blasé des
spectateurs s'ennuye ou soit insensible aux
étapes que les soldats ont
vécus.
C'est l'histoire d'un bataillon de
l'armée américaine aux Philippines
en 1945. Sous la direction du Lieutenant Colonel
Henry Mucci, les soldats ont la
périlleuse mission de libérer 500
prisonniers de guerre américains de
Cabanatuan, un camp japonais redouté. Ils
vont tenter de rallier le camp de prisonniers de
Cabanatuan situé à 30 miles
derrière les lignes ennemies...
Maître du thriller, John Dahl s'essaye au
film d'action avec ce long métrage plein
de guerres, d'armes, de tristesse et d'espoir.
Sans en faire trop mais assez pour savoir que la
guerre, ce n'est pas beau à voir, ce film
nous embarque dans une histoire qui
mérite d'être connue vu la
véracité des faits.
Pour conclure, ce DVD est à louer pour
les mordus de films de guerre et pour les accros
de récit fort en émotions et en
actions courageuses et porteuses d'espoir.
(Aurélie Lysten)
132 mn., Videodis
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- "Le vilain petit canard et
moi "
film d'animation de Michael Hegner et Karsten
Kiilerich.
Ratso est un rat des villes qui rêve de
prendre un peu d'air à la campagne. Pour
se faire adopter par sa nouvelle famille, celle
de la basse-cour, il doit prendre soin d'un
vilain petit poussin qui porte le prénom
révélateur de Mosh. Un drôle
de petit bonhomme ailé qui mettra une
bonne dose de surprises dans la vie du rat des
villes qui finalement deviendra peut-être
aussi un rat des champs...
Loin des studios Hollywoodiens, l'Europe
s'aventure aussi dans le monde de l'animation
3D. Le nouveau venu est danois et directement
inspiré d'une histoire originale de Hans
Christian Andersen. On y aborde le thème
de la différence avec beaucoup de
fraîcheur ainsi qu'une image
soignée et faite de personnages plus
qu'attachants. Ce seront d'abord les enfants qui
se laisseront séduire par cette aventure
qui leur sert une morale à toute
épreuve. Loin de tomber dans le discours
pesant et professoral, "Le vilain petit
canard et moi" ajoute à son
thème phare une bonne dose d'humour et de
trouvailles qui en font finalement une
réussite. Notons avant de finir que les
voix françaises sont attribuées
à Bruno Solo et aux artistes venus du
monde de la musique M. Pokora et la jeune
Leslie.
Tout publics, 100 mn., Studio
Canal
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- "Omar & Fred: SAV des
émissions  "
saison 2.
Le public de Canal+ connaît bien le duo
formé par Omar Sy et Fred Testot, plus
connus sous leurs (pré)noms de
scène, Omar & Fred. Ensemble, ils
animent le "Service Après Vente des
Émissions", un programme où
chacun est libre d'appeler une centrale pour
donner son avis sur la vie des médias et
plus si affinités. Soit une galerie de
personnages improbables tels que Tata Suzanne,
Doudou le roi de la reprise musicale et bien
d'autres encore. Bref, les curieux pourront se
mettre à jour du lundi au vendredi
à partir de 19h10 dans "Le grand journal"
de Michel Denisot.
Après un premier DVD de leurs meilleures
émissions, voici venu le temps du
deuxième volet qui comprend pas moins de
2h20 de gags en tout genre ainsi que des bonus
dignes de ce nom avec "Le SAV des
Césars", deux clips inédits,
le Karaoké de Doudou et dans le registre
de l'impolitiquement correct: "Le SAV du
carrément un peu limite" qui ne
trahit pas son titre. Bref, de très bons
souvenirs pour les plus accrocs et une occasion
unique de découvrir leur humour original
pour les autres. Cela fera beaucoup de bien
à vos zygomatiques, on vous l'assure.
Tous publics, 140 mn., Studio
Canal
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- "En cloque, mode
d'emploi "
de Judd Apatow avec Seth Rogen, Katherine Heigl
et Paul Rudd.
Ben Stone et ses inséparables copains
sont des glandeurs professionnels. Ils passent
leur temps à boire et à faire la
fête au bord de la piscine, sans oublier
les inévitables blagues salaces.
Ensemble, ils espèrent lancer un site
payant "starsapoil.com" qui, comme son nom
l'indique, offrira aux Internautes des
scènes de nu de leurs actrices
favorites.
Assistante de production d'une chaîne
télé, la belle Alison Scott
réside dans un quartier
résidentiel avec sa soeur
aînée et son beau-frère
Pete. Quand elle apprend qu'elle a une
promotion, elle décide de fêter
l'événement mais après une
soirée trop arrosée, ramène
Ben chez elle. Ce qui aurait pu être une
simple nuit à oublier, va transformer
l'avenir de la jeune femme. Huit semaines plus
tard, des nausées suspectes lui
révèlent son état.
Paniquée, Alison appelle aussitôt
Ben pour lui annoncer qu'il sera bientôt
papa...
Tout comme pour "40 ans, toujours
puceau", Judd Apatow reste dans un
thème qu'il connaît, celui de ces
nouveaux "adulescents" qu'il confronte au monde
des adultes. Le ton est donné: à
travers des situations improbables, il distille
son humour potache et décomplexé,
agrémenté de dialogues
croustillants. C'est parfois graveleux comme Ben
et ses copains ou plein de bonnes idées
quand il développe les rapports de force
entre sexes.
Un long métrage plaisant qui ne se prend
pas la tête, avec de jeunes acteurs qui
montent au générique comme
Katherine Heigl ("Mortelle St-Valentin", "The
Ringer", "Roswell" et "Grey's Anatomy"
pour les séries) et Seth Rogen
("SuperGrave", "Toi et moi... et
Duprée"," 40 ans, toujours
puceau").
Universal
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- "J'aurais voulu être un
danseur  "
de Alain Berliner avec Vincent Elbaz,
Cécile de France et Jean-Pierre
Cassel.
La vie est toute tracée pour
François Maréchal jeune
gérant dans un vidéoclub, futur
papa et mari aimant. Une routine qui va
être mise à mal lorsque celui-ci
découvre pour la première fois
"Singin' in the rain" où Gene Kelly
exécute sa célèbre
chorégraphie sous la pluie. Pour
François, les choses sont claires, il
veut devenir danseur de comédie musicale.
Un choix qui bouleversera à jamais son
existence...
L'univers du réalisateur belge Alain
Berliner est truffé de petites perles
avec "Ma vie en rose", "Le mur" et une
première réalisation à
Hollywood, "Passion of mind". Avec
"J'aurais voulu être un danseur",
le cinéaste dirige sa comédie
musicale en rendant ouvertement hommage à
"Singin' in the rain" grâce
à un danseur lié à ses
aïeules par une étrange
malédiction. On suit plusieurs
générations d'hommes unis par
cette même passion de la danse qui
découle sur une vie décousue. Une
fatalité que Vincent Elbaz essayera de
déjouer avec talent et sensibilité
dans une oeuvre étonnamment fraîche
et emplie de légèreté. Pour
l'accompagner dans sa mission, Cécile de
France et Jean-Pierre Cassel qui joue ici l'un
de ses derniers rôles avec beaucoup de
tendresse. Une surprise qui trouvera facilement
son public même si on est allergique aux
comédies musicales.
Tous publics, 105 mn., TF1
Vidéo
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-
"Héros  "
de Bruno Merle avec Michaël Youn, Elodie
Bouchez et Patrick Chesnais.
Pierre Foret (Michaël Youn) est chauffeur
de salles. Son job est de faire rire les gens.
Mais Pierre ne veut plus faire rire, il veut
être crédible et qu'on
l'écoute quand il parle. Pour qu'on lui
rende sa crédibilité, il va
kidnapper son idole, le chanteur Clovis Costa
(Patrick Chesnais) et le séquestrer dans
la maison de son père...
Huis clos exceptionnel entre un Michaël
Youn ("Les 11 commandements", "la Beuze")
incroyablement juste, attachant, tout en gardant
le brin de folie qu'on lui connaît et
Patrick Chesnais terrorisé mais
émouvant. Sans oublier Elodie Bouchez qui
apporte sa touche de réalisme et de
tristesse. Intrigant du début à la
fin, le film laisse planer de grandes
incompréhensions à travers la
personnalité complexe du personnage
principal. Des flash d'images parfois violentes,
parfois tendres qui se succèdent au
milieu d'une mise en scène parfaite.
Bruno Merle signe ici un thriller des plus
intéressants, tant dans sa façon
de filmer que dans l'ambiguïté qu'il
met entre la fiction et la
réalité.
"Héros" est le film à n'a
pas rater cette année, il vous fera
passer par l'étonnement, le rire, le
suspens et ne vous ennuiera pas une seule
seconde!
(Aurélie Lysten)
114 mn., Vidéodis
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- "La
faille "
de Grégory Hoblit avec Anthony Hopkins et
Ryan Gosling.
Ayant découvert l'adultère de sa
femme, Ted Crawford (Anthony Hopkins)
décide de la tuer. Après avoir
été mis en garde à vue, on
s'aperçoit rapidement que, même si
le crime a été avoué, les
preuves ne sont pas valables. L'arme du crime ne
l'est pas, la victime n'est pas morte... et donc
l'affaire s'avère plus difficile que
prévu. Et c'est ce que Willy Beachum
(Ryan Gosling), jeune procureur arrogant, va
vite apercevoir. Il va tenter malgré
tout, de faire condamner Crawford, quitte
à mettre en jeu son avenir professionnel
qui s'annonce prometteur...
Un pur thriller comme il y en a de moins en
moins. Le casting est parfait tout comme son
scénario. Le suspense est haletant, le
climat et l'ambiance sont rapidement mis en
place. On rentre immédiatement dans le
vif du sujet et dans l'action. "Comment prouver
ce crime?" est la question qui ne cesse de
revenir et qui ne nous quitte pas avant la fin.
Pour conclure, "La faille" est un
modèle du genre qui semble indispensable
pour les amateurs de bon suspens.
(Aurélie Lysten)
108 mn., Vidéodis
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- "Nos amis les
Terriens "
de Bernard Werber avec Pierre Arditi, Audrey Dana et
Boris Ventura Diaz.
Bernard Werber, romancier de talent, propose avec ce long
métrage un récit inattendu basé sur
ce que penseraient des extra-terrestres sur l'observation
de nos cités et de nos comportements. À
travers un documentaire commenté par l'un de
ceux-ci, deux couples "tests" sont étudiés:
Ursuline et Donatien, un couple de terriens qui vont se
rencontrer et s'aimer dans leur milieu "normal" et Agathe
et Bertrand, enlevés et étudiés en
cage.
Si Bernard Weber est un romancier qu'on suivrait quasi
les yeux fermés, ses premiers pas
cinématographiques sont loin de convaincre.
Après avoir publié "Nos amis les
Terriens" qu'il décline en roman, court
métrage et pièce de théâtre,
il offre un scénario original à la version
grand écran, s'inspirant de la Nouvelle Vague pour
le traitement. Donc, ne vous attendez pas à voir
un film avec extra-terrestres et effets spéciaux,
il n'y en a pas ici. Saupoudré de la voix de
Pierre Arditi, censée mettre un peu d'humour
là où il n'y en a pas quand elle ne propose
pas des réflexions psycho-socio-scientifiques, le
long métrage méritait un traitement plus
peaufiné et des situations moins banales.
Le spectateur devra donc faire l'effort de suivre ce
récit à cause d'un traitement empreint de
maladresses et en particulier au niveau de la mise en
scène.
Tout public, 85 mn., Belga Home
Vidéo
- "Rush Hour 3 "
de Brett Ratner avec Jackie Chan, Chris Tucker et Max von
Sydow.
Revoilà nos deux compères Carter et Lee
dans une nouvelle aventure qui les mènera
après l'Amérique et Hongkong à Paris
en très mauvaise compagnie. En effet, Lee devra
utiliser tous ses talents de détective pour
retrouver les hommes payés pour assassiner son
patron. Mais pourra-t-il compter sur l'aide peu
précieuse de son pote Carter qui n'en est plus
à un délire près...
On prend les mêmes, on secoue un peu et
voilà le cocktail que l'on nous propose pour un
troisième opus qui sent un peu la
réédite. En effet, "Rush Hour 3"
n'aura pas le mérite de nous surprendre comme en
1999 l'année où le réalisateur Brett
Ratner proposait à Jackie Chan et Chris Tucker
d'être les héros de cette série
policière qui illustre à merveille le genre
du "buddy movie" américain. Dans ce
troisième numéro, le duo de flics
improbables est envoyé en France pour y mener une
enquête aux seins des triades chinoises.
L'environnement change au profit d'une oeuvre sans
véritables surprises et surtout avare en gags. Les
fans de la première heure verront leur joie tomber
dans cet épisode sans véritable saveur si
ce n'est les retrouvailles en elles-mêmes entre un
Jackie Chan et un Chris Tucker honteusement
sous-exploités. Bref, du déjà vu qui
ne rendra pas honneur au cinéma d'action et encore
moins au phénomène des suites made in
Hollywood. Malheureusement, on ne saluera pas
l'entreprise...
Tout public, 88 mn.,
Vidéodis
-
"L'invité "
de Laurent Bouhnik avec Daniel Auteuil, Valérie
Lemercier et Thierry Lhermitte.
Gérard (Daniel Auteuil), dépressif de
cinquante ans, travaille dans une entreprise d'emballage
alimentaire et vit avec sa femme Colette (Valérie
Lemercier) dans un trois pièces. Un jour, un poste
inespéré en Indonésie s'offre
à lui. Il ne manque plus que de dîner avec
son employeur qu'il a invité chez lui. Ce qui va
créer un vent de panique surtout lorsque Alexandre
(Thierry Lhermitte), son voisin d'immeuble et consultant
en entreprise vient s'emmêler...
Laurent Bouhnik signe ici une comédie sympathique
et qui file à toute vitesse à travers les
rebondissements. Un film qui rappelle un certain
"Dîner de cons" notamment dans le personnage
que joue Thierry Lhermitte. Malgré des fautes de
jeu trop stéréotypé de
Valérie Lemercier, ce long métrage se
laisse regarder facilement. "L'invité"
est un film à louer pour passer un bon moment
divertissant, tout en légèreté et
quiproquo. (Aurélie Lysten)
Tout public, 81 mn., Belga Home
Vidéo
- Saison 1 "Nick Cutter: les portes du
temps "
de Tim Haines avec Douglas Henshall, James Murray et
Lucy.
Le docteur Cutter et son équipe découvrent
l'existence de passages dimensionnels vers la
préhistoire. Si ceux-ci leur offrent la
possibilité de découvrir un monde
extraordinaire, ils sont aussi une porte pour des
monstres de la préhistoire avec les dangers que
cela implique...
Série britannique comprenant pour l'instant 6
épisodes, "Primeval" pour son titre
original a bénéficié d'un budget
coquet de 9 millions d'euros pour faire vivre devant nous
des créatures disparues. Avec les effets
spéciaux FX de "Sur la terre des
dinosaures", la série transpose des
créatures et pas les plus vues en plein Royaume
Unis: gorgonopsien, masausaurus, coelurosaurus, dodo et
mille-pattes géants sont un exemple de ce qui nous
attend. Les connaisseurs y trouveront sûrement
quelques incohérences mais il faut l'avouer
l'effet est plutôt réussi et de
qualité pour une mini-série. En attendant
les prochaines saisons, les amateurs de science-fiction
et de "méchantes bestioles" passeront un bon
moment devant cette aventure construite avec soin. Le
scénario est bien conçu et les acteurs s'en
sortent bien, certains personnages apportant une note
d'humour bien venue. Une série qui n'a pas
à rougir devant ses cousins outre-Atlantique.
Vous n'êtes pas convaincu découvrez le site
officiel en anglais: Itv.com.
- "Un dimanche à
Kigali  "
de Robert Favreau avec Luc Picard et Fatou N'Diaye.
1994, les tensions sont palpables à Kigali, la
capitale du Rwanda. Bernard Valcourt, journaliste
québécois y tourne un documentaire sur le
SIDA alors qu'autour de lui, se distinguent les premiers
signes d'un drame imminent. Confiné à
l'Hôtel des Milles Collines en compagnie d'autres
ressortissants, Bernard tombe sous le charme d'une
employée du lieu appelée Gentille. Entre
elle et lui débute une romance innocente dans un
pays alors au bord d'un chaos qui finira tragiquement par
un génocide...
Pour que l'histoire ne tombe jamais dans l'oubli, le
cinéma contemporain s'attarde sur les pages les
plus sombres de notre humanité avec des oeuvres
à la fois touchantes et lucides dans leur
approche. Après un déjà fort
déroutant "Hôtel Rwanda", c'est au
tour du Montréalais, Robert Favreau de placer sa
pierre à l'édifice de la mémoire.
Dans une mise en scène tournant autour d'une
rencontre amoureuse, il saupoudre son oeuvre d'instants
de vérité sur les bases et les actes de
cette guerre civile qui fera beaucoup de morts. Certaines
scènes sont insoutenables alors que la romance
tente à chaque instant d'adoucir une
réalité sans nom. On en reste secoué
même après que le générique de
fin se soit éloigné. Sans prendre la voie
du film sermon ou moralisateur, Robert Favreau
réussi à nous raconter ses deux histoires
avec générosité et beaucoup de
finesse et de retenue. Un point de vue risqué pour
une oeuvre que beaucoup devraient regarder pour surtout
ne pas oublier.
Tous publics, 120 mn.,
Vidéodis
- "Tel père telle
fille  "
de Olivier Deplas avec Vincent Elbaz, Daisy Broom et
Elodie Bouchez.
Rocker vieillissant vivant aux crochets des autres, Bruno
se retrouve dans le rôle de papa à
l'âge de 30 ans. Sa fille Nancy à maintenant
13 ans et décide de passer un peu de temps avec ce
père qu'elle ne connaît pas. Entre crise
d'adolescente débutant pour l'une et n'ayant pas
encore fini pour l'autre, chacun trouvera dans cette
rencontre les ingrédients pour grandir...
Derrière cette comédie familiale sans
grandes prétentions, se cache un film
agréable emmené par un scénario
original inspiré par le livre "Teen Spirit"
de Virginie Despentes. Jouant à grand effet de
clichés heureusement peu pesants, l'oeuvre nous
raconte grâce à un duo père/fille
réussi le passage de l'âge infantile vers
l'âge adulte. Le tout est emmené par un
Vincent Elbaz crédible dans son rôle de
père en devenir. Ce dernier est entouré
d'un groupe de filles intéressant avec Daisy Broom
en descendante turbulente face à un duo de femmes
fortes interprétées par Elodie Bouchez et
Léa Drucker. Frais et agréable, "Tel
père telle fille" d'Olivier Deplas est un
premier film réussi et maîtrisé. De
quoi séduire plusieurs générations
de spectateurs comme tout bon film familial digne de ce
nom. Une excellente surprise...
Interdit aux moins de 8 ans, 82 mn.,
MeliMedias
- "Hairspray "
de Adam Shankman avec John Travolta, Michelle Pfeiffer et
Christopher Walken.
À Baltimore, tous les jeunes sont fans du
célèbre show télévisé
de Corny Collins. Parmi eux, Tracy rêve en grand
secret d'entrer dans la troupe au poste de danseuse. Un
projet ambitieux pour cette jeune fille plutôt
ronde et engagée. Par chance et par talent aussi,
après avoir passé un casting, Tracy
intègre le Corny Collins Show où elle
devient même une vedette. Un parcours qui ne
plaît pas du tout à Amber sa principale
rivale...
Comédie musicale chantée et dansée,
"Hairspray" d'Adam Shankman s'inspire directement
d'un film underground de John Waters qui défraya
la chronique lors de sa sortie en 1988. Une oeuvre
atypique relevée par une forte dose de
délire et de subversion avec un message
antiraciste de base. Tout y passe que ce soit le statut
social, la couleur de la peau ou le poids des gens. Pour
son adaptation, le réalisateur donne un petit coup
de neuf à un concept qui a certes pris de
l'âge depuis. Le look est résolument
tourné vers les années '50 alors que le
scénario est entraîné par une bande
son digne de l'époque. Le casting est
également bien fourni avec John Travolta dans un
rôle hors-norme de mère de famille ronde et
fragile à la fois. Le reste de la bande est
constitué de Michelle Pfeiffer, Christopher
Walken, Queen Latifah et Amanda Bynes. Sans égaler
le côté novateur de son oeuvre de
référence, "Hairspray" d'Adam
Shankman réussit à nous séduire
à force de gentillesse et d'un moral gagnant. Ce
sont les amateurs de films à l'ancienne qui seront
aux anges.
Tous publics, 113 mn.,
Vidéodis
- "Caramel "
de et avec Nadine Labaki, Yasmine Al Masri, et Gisele
Aouad .
À Beyrouth, cinq femmes se croisent
régulièrement dans un institut de
beauté, microcosme coloré où
plusieurs générations se rencontrent, se
parlent et se confient.
Maîtresse d'un homme marié, Layale
espère qu'il va quitter sa femme.
Musulmane, Nisrine va bientôt se marier mais n'est
plus vierge. Jamale est obsédée par son
âge et son physique...
Présenté à la Quinzaine des
réalisateurs, ce "Venus Beauté" libanais se
concentre sur le destin d'un petit groupe de femmes et
sur leurs préoccupations. Un sujet traité
avec légèreté et une pointe de
sensualité. Nadine Labaki (qui interprète
Layale) a tourné Caramel avant la guerre du Liban,
dépeignant une société entre
convention et modernité en particulier à
travers les femmes et le regard des autres sur elles.
Un bonbon sucré qui fond dans la bouche tout en
nous laissant le goût d'une rencontre. La version
réservée à la vente est
agrémentée d'une interview de 20 minutes de
la réalisatrice.
Tout public, 96 mn., Twin Pics
- Coffret "Naruto "
vol. 14.
Vous vous passionnez pour les aventures et
mésaventures du jeune ninja, ce quatorzième
volume vous réserve quelques surprises comme la
rencontre entre Naruto et un sale gamin qui jette de
l'argent pour se sortir des mauvais pas ou l'affrontement
avec le kaïma, une créature rencontrée
au pays de l'eau. Proposés sur 3 DVD, les
épisodes 170 à 182 sont en version
originale et en français, agrémentés
de crayonnés pour les bonus et d'un sticker de
Naruto en cadeau. Soit 4h55 minutes à passer avec
le plus surprenant de tous les ninjas et ses amis Hinata,
Kiba et Akamaru.
Retrouvez plein d'infos sur l'univers "Naruto" sur
Phenomene-naruto.com.
Tout public, 295 mn., Kana Home
Video
- "Quand Chuck rencontre
Larry "
de Dennis Dugan avec Adam Sandler, Kevin James et Jessica
Biel.
Chuck et Larry sont deux sapeurs-pompiers et deux amis de
longue date. Mais, un jour, pour des raisons de droits de
succession, Larry est amené après avoir
sauvé la vie de Chuck à lui demander de
l'épouser. Une demande en mariage étonnante
pour ces deux hétérosexuelles qui
s'amuseront d'abord à faire semblant d'être
un vrai couple. Jusqu'au jour, où un agent de
l'état y voit une fraude potentielle. Pour Chuck
et Larry, le plus important est de faire croire à
tout le monde qu'ils sont aussi amants...
On peut rire de tout même avec l'amitié et
pourquoi pas dire l'amour qui lie deux hommes. Bien
entendu, "Quand Chuck rencontre Larry" ne
ressemble aucunement à "Brockeback
Mountain" et à voir le casting, ce serait
même une chose impossible. En effet, quand Adam
Sandler rencontre Kevin James, le couple est avant tout
formé pour célébrer la maxime, ils
se marièrent pour le meilleur et pour le rire. Un
rire potache et jamais sérieux sur un sujet qui
est finalement que très peu abordé par le
biais de la comédie au cinéma,
l'homosexualité et le droit d'être
différent. Les deux acteurs se
démènent dans une avalanche de
clichés plus gentils que méchants juste
dans l'espoir de nous tirer quelques sourires. Le pari
est réussi même si le film s'oubliera
très vite après la vision. Comme quoi, un
mariage n'est pas un autre.
Interdit aux moins de 12 ans, 110 mn.,
Universal
- "Fido  "
de Andrew Currie avec Carrie-Anne Moss, Billy Connolly et
Dylan Baker.
Depuis que ZomCon a réussi à mettre un
terme à la menace des zombies sur la
planète terre, les hommes et les amateurs de
chairs fraîches semblent pouvoir vivre en bonne
compagnie. Seule dans le quartier, la famille Robinson
n'a pas encore son employé maison sous la forme
d'un mort-vivant domestiqué par un collier
spécialement conçu par la filiale ZomCon.
Mais madame Robinson compte bien réparer ce manque
en s'offrant les services de Fido. Une adoption qui va
changer à jamais la petite famille...
Ses dix dernières années, le mythe du
zombie a été revisité par de
nombreux réalisateurs qui lui ont apporté
une bonne dose d'originalité. La nouvelle pierre
à l'édifice est placée par le
cinéaste Andrew Currie qui opte pour la critique
sociale, l'humour et une approche rendant ouvertement
hommage au cinéma des années '50. Son
principe à lui est simple, après une
invasion de morts-vivants, une société
réussit à les rééduquer afin
d'en faire de parfaits domestiques. C'est simple et
efficace dans un rendu à l'image intelligent et
humoristique à la fois. Pas de doute, Andrew
Currie connaît son sujet qu'il traduit par un film
qui sera récompensé entre autres au
Festival du Film Fantastique de Gérardmer et au
Vancouver Film Critics Circle. Des
références pour les amateurs qui ne
bouderont pas leur plaisir.
Interdit aux moins de 12 ans, 96 mn.,
FEV
- "Les oubliées de
Juarez  "
de Gregory Nava avec Jennifer Lopez et Antonio
Banderas.
Pour son journal, Lauren Fredericks est envoyée
près de la frontière entre les
États-Unis et le Mexique à la ville de
Juarez où de nombreuses ouvrières ont
été retrouvées violées et
assassinées. En effet, la ville engage une main
d'oeuvre à bon marché pour monter des
objets destinés à la consommation de masse.
Un lieu où les lois ne sont pas prises au
sérieux tout comme c'est le cas aussi pour ces
petites mains qui tombent entre les griffes des truands
et psychopathes de la région. Pour la jeune
journaliste, le choc sera à la base d'une
enquête dangereuse...
Basé sur une histoire vraie qui a mis du temps
avant d'intéresser les médias officiels,
"Les oubliées de Juarez" de Gregory Nava
est un film critique sur les dérives du
libéralisme. Profitant de la misère des
lieux et de ses habitants, des assassins violent et tuent
sans jamais être inquiétés par les
pouvoirs publics. Seuls quelques journalistes risquent au
péril de leur vie de mettre la lumière sur
ces disparitions qui n'inquiètent que les proches
des victimes. Jennifer Lopez et Antonio Banderas font
partie de cette presse courageuse qui s'intéresse
plus aux oubliés de la planète qu'aux
lobbyistes qui la dirigent. Une belle leçon de
courage pour une oeuvre qui nous empêchera
d'oublier...
113 mn., Belga Films
- "Le nettoyeur "
de Les Mayfield avec Lucy Liu, Cedric The Entertainment
et Nicolette Sheridan.
La journée débute sur les chapeaux de roues
pour Jake qui se réveille tout groogy dans une
chambre inconnue. À côté de lui,
gît le cadavre d'un agent du F.B.I. et une mallette
chargée de gros billets. Quelques minutes plus
tard, une femme se présente à lui comme
étant son épouse. Pour Jake, les choses se
bousculent dans sa tête encore en
désordre...
Malgré ses airs de série B, "Le
nettoyeur" nous réserve tout de même une
comédie bien sympathique avec un héros
plutôt inattendu interprété par
Cedric The Entertainment déjà vu dans
"Big momma's house" et "The honeymooners".
Un premier rôle pour cet acteur crédible
dans ce personnage d'agent secret improbable. Pour
l'occasion, il est accompagné d'un casting de
femmes prêtes à tout pour ses beaux yeux
avec Lucy Liu et Nicolette Sheridan. Le reste tourne
autour de la recherche de l'identité de ce Jake
qui se prend pour un agent secret hors pair. Mais, on
vous laisse là pour ne pas dévoiler
l'intrigue. Intéressez!!!
91 mn., Belga Films
- "Les 4 Fantastiques: Rise of the Silver
Surfer "
de Tim Story avec Ioan Gruffudd, Jessica Alba et Chris
Evans.
Depuis qu'ils ont réussi à vaincre Dr Doom
dans le premier film, les 4 fantastiques sont devenus de
véritables stars et le futur mariage de Mr
Fantastic et de Invisible Girl, alias Reed Richard et Sue
Storm, fait la une des tabloïds. Malheureusement,
une série d'événements
atmosphériques étranges, probablement
provoqués par l'arrivée d'un étrange
surfer galactique recouvert d'argent, risque d'encore une
fois postposer la cérémonie.
Honnêtement, de tous les films adaptés des
héros les plus connus de Marvel, les 4
fantastiques sont probablement les moins enthousiasmants,
ou presque. Il faut dire aussi qu'étant les
premiers super-héros créés par Stan
Lee dans les années '60 (relançant ainsi un
genre qui avait failli disparaître dans les
années '50) ils sont peut-être aussi moins
aboutis. Comme dans le premier épisode, il n'y a
pas vraiment d'histoire, pas vraiment de scénario.
On se contente d'une espèce d'entrefilet
permettant de mettre ensemble les confrontations avec le
Silver Surfer, ou Dr Doom que le passage du Surfer a
libéré de sa léthargie. C'est du pur
Blockbuster d'action. À réserver aux
amateurs de super-héros et aux gens ne cherchant
pas grand-chose de plus qu'une succession de grosses
scènes bourrées d'effets
spéciaux.
(Boul.)
Belga Films
- "L'école paternelle
2 "
de Fred Savage avec Cuba Gooding Jr., Paul Rae, Lochlyn
Munro et Josh McLerran.
Après le succès de sa garderie, Charlie
Hinten est embarqué malgré lui dans une
nouvelle aventure. Après avoir accepté
d'apparaître comme associé d'un camp de
vacance, il découvre que cette affaire qui ne
devait lui donner aucun travail supplémentaire est
sur le point d'être saisie. Avec ses meilleurs
amis, il décide de mettre tout en oeuvre pour
redresser celle-ci mais nos comparses sont très
vite débordés par la trentaine d'enfants
qu'ils ont accueillis. Il appelle son père
à la rescousse, un colonel de l'armée bien
décidé à remonter le moral de ses
troupes en culottes courtes...
Jouant sur un thème populaire aux
États-Unis, les camps de vacances et les
défis entre camps, ce deuxième opus manque
néanmoins de surprises. Les blagues sont souvent
attendues et même si nos trois papas poules en
prennent pour leurs grades pendant la première
demi-heure, le récit est bien trop
prévisible pour nous étonner. Reste une
comédie hollywoodienne classique et plutôt
sympa rappelant aussi par moment d'autres séries
comme "Treize à la douzaine" avec Steve
Martin. Fred Savage réalise son premier long
métrage avec en figure de proue Cuba Gooding Jr,
un acteur qu'on aimerait voir plus souvent dans des
rôles plus recherchés. Mais, ici, pas de
surprises, le voilà encore empourpré dans
un rôle comico-sympa. Bref, une comédie
familiale qui se laisse regarder !
Tout public, SPHE
- "Daratt - Saison
sèche "
de Mahamat-Saleh Haroun avec All Bacha Barkaï,
Youssouf Djaoro et Aziza Hisseine.
En 2006, le gouvernement tchadien a signé une
amnistie qui permet aux criminels de guerre de ne plus
payer pour leurs crimes. Une réalité qui ne
rendra jamais justice aux victimes de cette guerre civile
qui déchira le pays dès 1965. Dans un
village de campagne, le jeune Atim reçoit un
revolver des mains de son grand-père qui lui
demande de venger la mort de son fils,
c'est-à-dire le père d'Atim. Bien
décidé, le garçon se rend à
N'Djaména afin de remplir sa mission. Plus facile
à dire qu'à faire...
Mahamat-Saleh Haroun met en scène avec "Daratt
- Saison sèche" une oeuvre qui sonne juste
grâce à une morale à toute
épreuve et un traitement qui nous laisse le temps
de réfléchir à la question de
l'auto-justice. Pour ce faire, il filme son personnage
principal dans une quête qui le conduira à
passer un bout de chemin avec l'assassin de son
père. Heureusement, nous sommes bien loin
d'Hollywood, ici, ce qui offre au cinéaste tout le
temps qui lui faut pour donner vie à cette fable
à la fois intelligente et fort humaine dans son
approche. Pas de doute, le "Prix spécial du jury"
reçu au Festival de Venise en 2006 est bien
mérité.
Pour les amateurs de cinéma sans effets
numérique...
91 mn., Pyramide Vidéo
- "We feed the
world  "
film documentaire d'Erwin Wagenhofer.
On dit généralement que le bonheur se
trouve aussi au bout de sa fourchette. Une
réalité pour certains, un véritable
drame pour d'autres comme nous le démontre en 96
minutes Erwin Wagenhofer qui débute son film avec
la phrase de Jean Ziegler, Rapporteur Spécial
auprès de l'ONU pour le droit à
l'Alimentation: "Sur une planète qui permet de
nourrir 12 milliards d'humains, chaque enfant qui meurt
de faim est en réalité
assassiné". Ce qui donne à
réfléchir quand on découvre ici les
secrets de la mondialisation du commerce et de
l'industrie alimentaire. Pour l'occasion, le
cinéaste a placé sa caméra un peu
partout sur la planète où il est parti
à la rencontre de tous les acteurs de la
filière en passant par les petits producteurs
jusqu'aux spécialistes des semences
transgéniques. À la fois critique et
dénonciateur, "We feed the world" vous
coupera certainement l'appétit au prix d'une
réalité que l'on ne pourra désormais
plus ignorer. Sachez tout de même que vos
comportements alimentaires sont parfois aussi à la
base de dérapages qui ont pour résultat la
destruction des écosystèmes et des
ressources naturelles partout sur la Terre.
Là-dessus, bon appétit!
96 mn., Melimedias
- "Destricted "
de Larry Clark, Matthew Barney, Gsapar Noé,
...
Bien que confiné aux salles de cinéma
miteux, aux DVD cachés derrière un rideau
dans les vidéoclubs ou à une profusion
soutenue sur Internet, le cinéma porno a de
nombreux adeptes de par le monde. La preuve en est faite
avec ces sept courts métrages que l'on doit
à sept réalisateurs qui ont pignon sur rue
comme Larry Clark, Matthew Barney, Gaspar Noé,
Richard Prince ou encore Xavier Brillat. Ensemble, ils
approchent le sujet sans aucune surenchère avec
des oeuvres étranges comme "We fuck alone"
de Gaspar Noé, "SYNC" de Marco Brambilla et
bien entendu "Impaled" de Larry Clark où un
jeune homme est sélectionné pour tourner
une scène "hard" avec une véritable star du
X. Tout un programme.
Ne révolutionnant aucunement le genre,
"Destricted" démontre malgré lui que le
cinéma porno n'est pas destiné à se
finaliser par des chefs-d'oeuvre sur grands
écrans. Reste une approche du porno originale pour
des cinéastes qui ont l'air de se sentir à
l'aise dans l'exercice. Certaines approches étant
plus réussies que d'autres.
Pour un public adulte et averti uniquement.
Interdit aux moins de 18 ans, 115 mn.,
Blaq Out
- "Paranoid
Park  "
de Gus Van Sant avec Gabriel Nevins, Jake Miller et
Daniel Liu
- "Les
Rois de la
glisse "
film d'animation de Ash Brannon et Chris
Buck
- "Bienvenue
chez les
Robinson ",
film d'animation de Stephen J.
Anderson
- "The
Bourne ultimatum "
de Paul Greengrass avec Matt Damon, Julia Stiles et David
Strathairn
- "Un
Secret "
de Claude Miller avec Cécile de France, Patrick
Bruel et Ludivine Sagnier
- "Un
jour sur Terre  "
documentaire d'Alastair Fothergill et Mark
Linfield
- "Halloween "
de Rob Zombie avec Scout Taylor-Compton, Malcolm McDowell
et Brad Dourif
- "The
last legion "
de Doug Lefler avec Colin Firth, Ben Kingsley et
Aishwarya Rai
- "Red
Road "
de Andrea Arnold avec Kate Dickie, Nathalie Press et
Andrew Armour
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