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Dernière remise à jour, le 5 mai 2008




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- "L'âge des ténèbres" de Denis Arcand avec Diane Kruger, Marc Labrèche et Emma de Caunes.
Blasé par sa vie sans éclats, Jean-Marc rêve en grand secret d'aventures incroyables où il est à la fois séducteur, célèbre et entouré des plus belles femmes du monde. Mais sa réalité est beaucoup plus sobre avec son "job" de fonctionnaire impuissant, sa femme ambitieuse et ses deux filles qui ne lui portent plus aucun intérêt. Pas facile d'être un homme moderne en 2007...
Réalisateur d'oeuvres critiques et mordantes telles que "Le déclin de l'empire américain" et "Les Invasions barbares", le nouveau long métrage de Denis Arcand change un peu d'approche après les films précités. En effet, le cinéaste arrête sa caméra sur un seul personnage que l'on pourra suivre dans deux visions diamétralement opposées. Celle du héros et celle de monsieur tout le monde. Le tout nous embarque dans un récit critique sur l'air du temps où solitude est finalement le maître mot. Car Jean-Marc est bien seul dans cet univers où tout est faussé par l'argent et le paraître. Entre ses rêves et la vie réelle, Denis Arcand en profite comme à son habitude pour faire un état des lieux d'un monde finalement bercé d'illusions. Attention, le propos pourra déranger certains optimistes même si le réalisateur réussit à ne pas trop noircir le portrait. On retiendra donc que "L'âge des ténèbres", c'est déjà aujourd'hui. Attendez-vous dès lors à un choc qui vous fera beaucoup de bien...
86 mn., Videodis

- "The Great Raid" de John Dahl avec Benjamin Bratt, Joseph Fiennes et James Franco.
Tiré d'une histoire vraie, "The Great Raid" en surprendra plus d'un. Avec ses actions efficaces et son rythme soutenu, il n'est pas possible que même le plus blasé des spectateurs s'ennuye ou soit insensible aux étapes que les soldats ont vécus.
C'est l'histoire d'un bataillon de l'armée américaine aux Philippines en 1945. Sous la direction du Lieutenant Colonel Henry Mucci, les soldats ont la périlleuse mission de libérer 500 prisonniers de guerre américains de Cabanatuan, un camp japonais redouté. Ils vont tenter de rallier le camp de prisonniers de Cabanatuan situé à 30 miles derrière les lignes ennemies...
Maître du thriller, John Dahl s'essaye au film d'action avec ce long métrage plein de guerres, d'armes, de tristesse et d'espoir. Sans en faire trop mais assez pour savoir que la guerre, ce n'est pas beau à voir, ce film nous embarque dans une histoire qui mérite d'être connue vu la véracité des faits.
Pour conclure, ce DVD est à louer pour les mordus de films de guerre et pour les accros de récit fort en émotions et en actions courageuses et porteuses d'espoir.
(Aurélie Lysten)
132 mn., Videodis

- "Le vilain petit canard et moi" film d'animation de Michael Hegner et Karsten Kiilerich.
Ratso est un rat des villes qui rêve de prendre un peu d'air à la campagne. Pour se faire adopter par sa nouvelle famille, celle de la basse-cour, il doit prendre soin d'un vilain petit poussin qui porte le prénom révélateur de Mosh. Un drôle de petit bonhomme ailé qui mettra une bonne dose de surprises dans la vie du rat des villes qui finalement deviendra peut-être aussi un rat des champs...
Loin des studios Hollywoodiens, l'Europe s'aventure aussi dans le monde de l'animation 3D. Le nouveau venu est danois et directement inspiré d'une histoire originale de Hans Christian Andersen. On y aborde le thème de la différence avec beaucoup de fraîcheur ainsi qu'une image soignée et faite de personnages plus qu'attachants. Ce seront d'abord les enfants qui se laisseront séduire par cette aventure qui leur sert une morale à toute épreuve. Loin de tomber dans le discours pesant et professoral, "Le vilain petit canard et moi" ajoute à son thème phare une bonne dose d'humour et de trouvailles qui en font finalement une réussite. Notons avant de finir que les voix françaises sont attribuées à Bruno Solo et aux artistes venus du monde de la musique M. Pokora et la jeune Leslie.
Tout publics, 100 mn., Studio Canal

- "Omar & Fred: SAV des émissions" saison 2.
Le public de Canal+ connaît bien le duo formé par Omar Sy et Fred Testot, plus connus sous leurs (pré)noms de scène, Omar & Fred. Ensemble, ils animent le "Service Après Vente des Émissions", un programme où chacun est libre d'appeler une centrale pour donner son avis sur la vie des médias et plus si affinités. Soit une galerie de personnages improbables tels que Tata Suzanne, Doudou le roi de la reprise musicale et bien d'autres encore. Bref, les curieux pourront se mettre à jour du lundi au vendredi à partir de 19h10 dans "Le grand journal" de Michel Denisot.
Après un premier DVD de leurs meilleures émissions, voici venu le temps du deuxième volet qui comprend pas moins de 2h20 de gags en tout genre ainsi que des bonus dignes de ce nom avec "Le SAV des Césars", deux clips inédits, le Karaoké de Doudou et dans le registre de l'impolitiquement correct: "Le SAV du carrément un peu limite" qui ne trahit pas son titre. Bref, de très bons souvenirs pour les plus accrocs et une occasion unique de découvrir leur humour original pour les autres. Cela fera beaucoup de bien à vos zygomatiques, on vous l'assure.
Tous publics, 140 mn., Studio Canal

- "En cloque, mode d'emploi" de Judd Apatow avec Seth Rogen, Katherine Heigl et Paul Rudd.
Ben Stone et ses inséparables copains sont des glandeurs professionnels. Ils passent leur temps à boire et à faire la fête au bord de la piscine, sans oublier les inévitables blagues salaces. Ensemble, ils espèrent lancer un site payant "starsapoil.com" qui, comme son nom l'indique, offrira aux Internautes des scènes de nu de leurs actrices favorites.
Assistante de production d'une chaîne télé, la belle Alison Scott réside dans un quartier résidentiel avec sa soeur aînée et son beau-frère Pete. Quand elle apprend qu'elle a une promotion, elle décide de fêter l'événement mais après une soirée trop arrosée, ramène Ben chez elle. Ce qui aurait pu être une simple nuit à oublier, va transformer l'avenir de la jeune femme. Huit semaines plus tard, des nausées suspectes lui révèlent son état. Paniquée, Alison appelle aussitôt Ben pour lui annoncer qu'il sera bientôt papa...
Tout comme pour "40 ans, toujours puceau", Judd Apatow reste dans un thème qu'il connaît, celui de ces nouveaux "adulescents" qu'il confronte au monde des adultes. Le ton est donné: à travers des situations improbables, il distille son humour potache et décomplexé, agrémenté de dialogues croustillants. C'est parfois graveleux comme Ben et ses copains ou plein de bonnes idées quand il développe les rapports de force entre sexes.
Un long métrage plaisant qui ne se prend pas la tête, avec de jeunes acteurs qui montent au générique comme Katherine Heigl ("Mortelle St-Valentin", "The Ringer", "Roswell" et "Grey's Anatomy" pour les séries) et Seth Rogen ("SuperGrave", "Toi et moi... et Duprée"," 40 ans, toujours puceau").
Universal

- "J'aurais voulu être un danseur" de Alain Berliner avec Vincent Elbaz, Cécile de France et Jean-Pierre Cassel.
La vie est toute tracée pour François Maréchal jeune gérant dans un vidéoclub, futur papa et mari aimant. Une routine qui va être mise à mal lorsque celui-ci découvre pour la première fois "Singin' in the rain" où Gene Kelly exécute sa célèbre chorégraphie sous la pluie. Pour François, les choses sont claires, il veut devenir danseur de comédie musicale. Un choix qui bouleversera à jamais son existence...
L'univers du réalisateur belge Alain Berliner est truffé de petites perles avec "Ma vie en rose", "Le mur" et une première réalisation à Hollywood, "Passion of mind". Avec "J'aurais voulu être un danseur", le cinéaste dirige sa comédie musicale en rendant ouvertement hommage à "Singin' in the rain" grâce à un danseur lié à ses aïeules par une étrange malédiction. On suit plusieurs générations d'hommes unis par cette même passion de la danse qui découle sur une vie décousue. Une fatalité que Vincent Elbaz essayera de déjouer avec talent et sensibilité dans une oeuvre étonnamment fraîche et emplie de légèreté. Pour l'accompagner dans sa mission, Cécile de France et Jean-Pierre Cassel qui joue ici l'un de ses derniers rôles avec beaucoup de tendresse. Une surprise qui trouvera facilement son public même si on est allergique aux comédies musicales.
Tous publics, 105 mn., TF1 Vidéo

- "Héros" de Bruno Merle avec Michaël Youn, Elodie Bouchez et Patrick Chesnais.
Pierre Foret (Michaël Youn) est chauffeur de salles. Son job est de faire rire les gens. Mais Pierre ne veut plus faire rire, il veut être crédible et qu'on l'écoute quand il parle. Pour qu'on lui rende sa crédibilité, il va kidnapper son idole, le chanteur Clovis Costa (Patrick Chesnais) et le séquestrer dans la maison de son père...
Huis clos exceptionnel entre un Michaël Youn ("Les 11 commandements", "la Beuze") incroyablement juste, attachant, tout en gardant le brin de folie qu'on lui connaît et Patrick Chesnais terrorisé mais émouvant. Sans oublier Elodie Bouchez qui apporte sa touche de réalisme et de tristesse. Intrigant du début à la fin, le film laisse planer de grandes incompréhensions à travers la personnalité complexe du personnage principal. Des flash d'images parfois violentes, parfois tendres qui se succèdent au milieu d'une mise en scène parfaite. Bruno Merle signe ici un thriller des plus intéressants, tant dans sa façon de filmer que dans l'ambiguïté qu'il met entre la fiction et la réalité.
"Héros" est le film à n'a pas rater cette année, il vous fera passer par l'étonnement, le rire, le suspens et ne vous ennuiera pas une seule seconde!
(Aurélie Lysten)
114 mn., Vidéodis

- "La faille" de Grégory Hoblit avec Anthony Hopkins et Ryan Gosling.
Ayant découvert l'adultère de sa femme, Ted Crawford (Anthony Hopkins) décide de la tuer. Après avoir été mis en garde à vue, on s'aperçoit rapidement que, même si le crime a été avoué, les preuves ne sont pas valables. L'arme du crime ne l'est pas, la victime n'est pas morte... et donc l'affaire s'avère plus difficile que prévu. Et c'est ce que Willy Beachum (Ryan Gosling), jeune procureur arrogant, va vite apercevoir. Il va tenter malgré tout, de faire condamner Crawford, quitte à mettre en jeu son avenir professionnel qui s'annonce prometteur...
Un pur thriller comme il y en a de moins en moins. Le casting est parfait tout comme son scénario. Le suspense est haletant, le climat et l'ambiance sont rapidement mis en place. On rentre immédiatement dans le vif du sujet et dans l'action. "Comment prouver ce crime?" est la question qui ne cesse de revenir et qui ne nous quitte pas avant la fin. Pour conclure, "La faille" est un modèle du genre qui semble indispensable pour les amateurs de bon suspens.
(Aurélie Lysten)
108 mn., Vidéodis

- "Nos amis les Terriens" de Bernard Werber avec Pierre Arditi, Audrey Dana et Boris Ventura Diaz.
Bernard Werber, romancier de talent, propose avec ce long métrage un récit inattendu basé sur ce que penseraient des extra-terrestres sur l'observation de nos cités et de nos comportements. À travers un documentaire commenté par l'un de ceux-ci, deux couples "tests" sont étudiés: Ursuline et Donatien, un couple de terriens qui vont se rencontrer et s'aimer dans leur milieu "normal" et Agathe et Bertrand, enlevés et étudiés en cage.
Si Bernard Weber est un romancier qu'on suivrait quasi les yeux fermés, ses premiers pas cinématographiques sont loin de convaincre.
Après avoir publié "Nos amis les Terriens" qu'il décline en roman, court métrage et pièce de théâtre, il offre un scénario original à la version grand écran, s'inspirant de la Nouvelle Vague pour le traitement. Donc, ne vous attendez pas à voir un film avec extra-terrestres et effets spéciaux, il n'y en a pas ici. Saupoudré de la voix de Pierre Arditi, censée mettre un peu d'humour là où il n'y en a pas quand elle ne propose pas des réflexions psycho-socio-scientifiques, le long métrage méritait un traitement plus peaufiné et des situations moins banales.
Le spectateur devra donc faire l'effort de suivre ce récit à cause d'un traitement empreint de maladresses et en particulier au niveau de la mise en scène.
Tout public, 85 mn., Belga Home Vidéo

- "Rush Hour 3" de Brett Ratner avec Jackie Chan, Chris Tucker et Max von Sydow.
Revoilà nos deux compères Carter et Lee dans une nouvelle aventure qui les mènera après l'Amérique et Hongkong à Paris en très mauvaise compagnie. En effet, Lee devra utiliser tous ses talents de détective pour retrouver les hommes payés pour assassiner son patron. Mais pourra-t-il compter sur l'aide peu précieuse de son pote Carter qui n'en est plus à un délire près...
On prend les mêmes, on secoue un peu et voilà le cocktail que l'on nous propose pour un troisième opus qui sent un peu la réédite. En effet, "Rush Hour 3" n'aura pas le mérite de nous surprendre comme en 1999 l'année où le réalisateur Brett Ratner proposait à Jackie Chan et Chris Tucker d'être les héros de cette série policière qui illustre à merveille le genre du "buddy movie" américain. Dans ce troisième numéro, le duo de flics improbables est envoyé en France pour y mener une enquête aux seins des triades chinoises. L'environnement change au profit d'une oeuvre sans véritables surprises et surtout avare en gags. Les fans de la première heure verront leur joie tomber dans cet épisode sans véritable saveur si ce n'est les retrouvailles en elles-mêmes entre un Jackie Chan et un Chris Tucker honteusement sous-exploités. Bref, du déjà vu qui ne rendra pas honneur au cinéma d'action et encore moins au phénomène des suites made in Hollywood. Malheureusement, on ne saluera pas l'entreprise...
Tout public, 88 mn., Vidéodis

- "L'invité" de Laurent Bouhnik avec Daniel Auteuil, Valérie Lemercier et Thierry Lhermitte.
Gérard (Daniel Auteuil), dépressif de cinquante ans, travaille dans une entreprise d'emballage alimentaire et vit avec sa femme Colette (Valérie Lemercier) dans un trois pièces. Un jour, un poste inespéré en Indonésie s'offre à lui. Il ne manque plus que de dîner avec son employeur qu'il a invité chez lui. Ce qui va créer un vent de panique surtout lorsque Alexandre (Thierry Lhermitte), son voisin d'immeuble et consultant en entreprise vient s'emmêler...
Laurent Bouhnik signe ici une comédie sympathique et qui file à toute vitesse à travers les rebondissements. Un film qui rappelle un certain "Dîner de cons" notamment dans le personnage que joue Thierry Lhermitte. Malgré des fautes de jeu trop stéréotypé de Valérie Lemercier, ce long métrage se laisse regarder facilement. "L'invité" est un film à louer pour passer un bon moment divertissant, tout en légèreté et quiproquo. (Aurélie Lysten)
Tout public, 81 mn., Belga Home Vidéo

- Saison 1 "Nick Cutter: les portes du temps" de Tim Haines avec Douglas Henshall, James Murray et Lucy.
Le docteur Cutter et son équipe découvrent l'existence de passages dimensionnels vers la préhistoire. Si ceux-ci leur offrent la possibilité de découvrir un monde extraordinaire, ils sont aussi une porte pour des monstres de la préhistoire avec les dangers que cela implique...
Série britannique comprenant pour l'instant 6 épisodes, "Primeval" pour son titre original a bénéficié d'un budget coquet de 9 millions d'euros pour faire vivre devant nous des créatures disparues. Avec les effets spéciaux FX de "Sur la terre des dinosaures", la série transpose des créatures et pas les plus vues en plein Royaume Unis: gorgonopsien, masausaurus, coelurosaurus, dodo et mille-pattes géants sont un exemple de ce qui nous attend. Les connaisseurs y trouveront sûrement quelques incohérences mais il faut l'avouer l'effet est plutôt réussi et de qualité pour une mini-série. En attendant les prochaines saisons, les amateurs de science-fiction et de "méchantes bestioles" passeront un bon moment devant cette aventure construite avec soin. Le scénario est bien conçu et les acteurs s'en sortent bien, certains personnages apportant une note d'humour bien venue. Une série qui n'a pas à rougir devant ses cousins outre-Atlantique.
Vous n'êtes pas convaincu découvrez le site officiel en anglais: Itv.com.

- "Un dimanche à Kigali" de Robert Favreau avec Luc Picard et Fatou N'Diaye.
1994, les tensions sont palpables à Kigali, la capitale du Rwanda. Bernard Valcourt, journaliste québécois y tourne un documentaire sur le SIDA alors qu'autour de lui, se distinguent les premiers signes d'un drame imminent. Confiné à l'Hôtel des Milles Collines en compagnie d'autres ressortissants, Bernard tombe sous le charme d'une employée du lieu appelée Gentille. Entre elle et lui débute une romance innocente dans un pays alors au bord d'un chaos qui finira tragiquement par un génocide...
Pour que l'histoire ne tombe jamais dans l'oubli, le cinéma contemporain s'attarde sur les pages les plus sombres de notre humanité avec des oeuvres à la fois touchantes et lucides dans leur approche. Après un déjà fort déroutant "Hôtel Rwanda", c'est au tour du Montréalais, Robert Favreau de placer sa pierre à l'édifice de la mémoire. Dans une mise en scène tournant autour d'une rencontre amoureuse, il saupoudre son oeuvre d'instants de vérité sur les bases et les actes de cette guerre civile qui fera beaucoup de morts. Certaines scènes sont insoutenables alors que la romance tente à chaque instant d'adoucir une réalité sans nom. On en reste secoué même après que le générique de fin se soit éloigné. Sans prendre la voie du film sermon ou moralisateur, Robert Favreau réussi à nous raconter ses deux histoires avec générosité et beaucoup de finesse et de retenue. Un point de vue risqué pour une oeuvre que beaucoup devraient regarder pour surtout ne pas oublier.
Tous publics, 120 mn., Vidéodis

- "Tel père telle fille" de Olivier Deplas avec Vincent Elbaz, Daisy Broom et Elodie Bouchez.
Rocker vieillissant vivant aux crochets des autres, Bruno se retrouve dans le rôle de papa à l'âge de 30 ans. Sa fille Nancy à maintenant 13 ans et décide de passer un peu de temps avec ce père qu'elle ne connaît pas. Entre crise d'adolescente débutant pour l'une et n'ayant pas encore fini pour l'autre, chacun trouvera dans cette rencontre les ingrédients pour grandir...
Derrière cette comédie familiale sans grandes prétentions, se cache un film agréable emmené par un scénario original inspiré par le livre "Teen Spirit" de Virginie Despentes. Jouant à grand effet de clichés heureusement peu pesants, l'oeuvre nous raconte grâce à un duo père/fille réussi le passage de l'âge infantile vers l'âge adulte. Le tout est emmené par un Vincent Elbaz crédible dans son rôle de père en devenir. Ce dernier est entouré d'un groupe de filles intéressant avec Daisy Broom en descendante turbulente face à un duo de femmes fortes interprétées par Elodie Bouchez et Léa Drucker. Frais et agréable, "Tel père telle fille" d'Olivier Deplas est un premier film réussi et maîtrisé. De quoi séduire plusieurs générations de spectateurs comme tout bon film familial digne de ce nom. Une excellente surprise...
Interdit aux moins de 8 ans, 82 mn., MeliMedias

- "Hairspray" de Adam Shankman avec John Travolta, Michelle Pfeiffer et Christopher Walken.
À Baltimore, tous les jeunes sont fans du célèbre show télévisé de Corny Collins. Parmi eux, Tracy rêve en grand secret d'entrer dans la troupe au poste de danseuse. Un projet ambitieux pour cette jeune fille plutôt ronde et engagée. Par chance et par talent aussi, après avoir passé un casting, Tracy intègre le Corny Collins Show où elle devient même une vedette. Un parcours qui ne plaît pas du tout à Amber sa principale rivale...
Comédie musicale chantée et dansée, "Hairspray" d'Adam Shankman s'inspire directement d'un film underground de John Waters qui défraya la chronique lors de sa sortie en 1988. Une oeuvre atypique relevée par une forte dose de délire et de subversion avec un message antiraciste de base. Tout y passe que ce soit le statut social, la couleur de la peau ou le poids des gens. Pour son adaptation, le réalisateur donne un petit coup de neuf à un concept qui a certes pris de l'âge depuis. Le look est résolument tourné vers les années '50 alors que le scénario est entraîné par une bande son digne de l'époque. Le casting est également bien fourni avec John Travolta dans un rôle hors-norme de mère de famille ronde et fragile à la fois. Le reste de la bande est constitué de Michelle Pfeiffer, Christopher Walken, Queen Latifah et Amanda Bynes. Sans égaler le côté novateur de son oeuvre de référence, "Hairspray" d'Adam Shankman réussit à nous séduire à force de gentillesse et d'un moral gagnant. Ce sont les amateurs de films à l'ancienne qui seront aux anges.
Tous publics, 113 mn., Vidéodis

- "Caramel" de et avec Nadine Labaki, Yasmine Al Masri, et Gisele Aouad .
À Beyrouth, cinq femmes se croisent régulièrement dans un institut de beauté, microcosme coloré où plusieurs générations se rencontrent, se parlent et se confient.
Maîtresse d'un homme marié, Layale espère qu'il va quitter sa femme.
Musulmane, Nisrine va bientôt se marier mais n'est plus vierge. Jamale est obsédée par son âge et son physique...
Présenté à la Quinzaine des réalisateurs, ce "Venus Beauté" libanais se concentre sur le destin d'un petit groupe de femmes et sur leurs préoccupations. Un sujet traité avec légèreté et une pointe de sensualité. Nadine Labaki (qui interprète Layale) a tourné Caramel avant la guerre du Liban, dépeignant une société entre convention et modernité en particulier à travers les femmes et le regard des autres sur elles.
Un bonbon sucré qui fond dans la bouche tout en nous laissant le goût d'une rencontre. La version réservée à la vente est agrémentée d'une interview de 20 minutes de la réalisatrice.
Tout public, 96 mn., Twin Pics

- Coffret "Naruto" vol. 14.
Vous vous passionnez pour les aventures et mésaventures du jeune ninja, ce quatorzième volume vous réserve quelques surprises comme la rencontre entre Naruto et un sale gamin qui jette de l'argent pour se sortir des mauvais pas ou l'affrontement avec le kaïma, une créature rencontrée au pays de l'eau. Proposés sur 3 DVD, les épisodes 170 à 182 sont en version originale et en français, agrémentés de crayonnés pour les bonus et d'un sticker de Naruto en cadeau. Soit 4h55 minutes à passer avec le plus surprenant de tous les ninjas et ses amis Hinata, Kiba et Akamaru.
Retrouvez plein d'infos sur l'univers "Naruto" sur Phenomene-naruto.com.
Tout public, 295 mn., Kana Home Video

- "Quand Chuck rencontre Larry" de Dennis Dugan avec Adam Sandler, Kevin James et Jessica Biel.
Chuck et Larry sont deux sapeurs-pompiers et deux amis de longue date. Mais, un jour, pour des raisons de droits de succession, Larry est amené après avoir sauvé la vie de Chuck à lui demander de l'épouser. Une demande en mariage étonnante pour ces deux hétérosexuelles qui s'amuseront d'abord à faire semblant d'être un vrai couple. Jusqu'au jour, où un agent de l'état y voit une fraude potentielle. Pour Chuck et Larry, le plus important est de faire croire à tout le monde qu'ils sont aussi amants...
On peut rire de tout même avec l'amitié et pourquoi pas dire l'amour qui lie deux hommes. Bien entendu, "Quand Chuck rencontre Larry" ne ressemble aucunement à "Brockeback Mountain" et à voir le casting, ce serait même une chose impossible. En effet, quand Adam Sandler rencontre Kevin James, le couple est avant tout formé pour célébrer la maxime, ils se marièrent pour le meilleur et pour le rire. Un rire potache et jamais sérieux sur un sujet qui est finalement que très peu abordé par le biais de la comédie au cinéma, l'homosexualité et le droit d'être différent. Les deux acteurs se démènent dans une avalanche de clichés plus gentils que méchants juste dans l'espoir de nous tirer quelques sourires. Le pari est réussi même si le film s'oubliera très vite après la vision. Comme quoi, un mariage n'est pas un autre.
Interdit aux moins de 12 ans, 110 mn., Universal

- "Fido" de Andrew Currie avec Carrie-Anne Moss, Billy Connolly et Dylan Baker.
Depuis que ZomCon a réussi à mettre un terme à la menace des zombies sur la planète terre, les hommes et les amateurs de chairs fraîches semblent pouvoir vivre en bonne compagnie. Seule dans le quartier, la famille Robinson n'a pas encore son employé maison sous la forme d'un mort-vivant domestiqué par un collier spécialement conçu par la filiale ZomCon. Mais madame Robinson compte bien réparer ce manque en s'offrant les services de Fido. Une adoption qui va changer à jamais la petite famille...
Ses dix dernières années, le mythe du zombie a été revisité par de nombreux réalisateurs qui lui ont apporté une bonne dose d'originalité. La nouvelle pierre à l'édifice est placée par le cinéaste Andrew Currie qui opte pour la critique sociale, l'humour et une approche rendant ouvertement hommage au cinéma des années '50. Son principe à lui est simple, après une invasion de morts-vivants, une société réussit à les rééduquer afin d'en faire de parfaits domestiques. C'est simple et efficace dans un rendu à l'image intelligent et humoristique à la fois. Pas de doute, Andrew Currie connaît son sujet qu'il traduit par un film qui sera récompensé entre autres au Festival du Film Fantastique de Gérardmer et au Vancouver Film Critics Circle. Des références pour les amateurs qui ne bouderont pas leur plaisir.
Interdit aux moins de 12 ans, 96 mn., FEV

- "Les oubliées de Juarez" de Gregory Nava avec Jennifer Lopez et Antonio Banderas.
Pour son journal, Lauren Fredericks est envoyée près de la frontière entre les États-Unis et le Mexique à la ville de Juarez où de nombreuses ouvrières ont été retrouvées violées et assassinées. En effet, la ville engage une main d'oeuvre à bon marché pour monter des objets destinés à la consommation de masse. Un lieu où les lois ne sont pas prises au sérieux tout comme c'est le cas aussi pour ces petites mains qui tombent entre les griffes des truands et psychopathes de la région. Pour la jeune journaliste, le choc sera à la base d'une enquête dangereuse...
Basé sur une histoire vraie qui a mis du temps avant d'intéresser les médias officiels, "Les oubliées de Juarez" de Gregory Nava est un film critique sur les dérives du libéralisme. Profitant de la misère des lieux et de ses habitants, des assassins violent et tuent sans jamais être inquiétés par les pouvoirs publics. Seuls quelques journalistes risquent au péril de leur vie de mettre la lumière sur ces disparitions qui n'inquiètent que les proches des victimes. Jennifer Lopez et Antonio Banderas font partie de cette presse courageuse qui s'intéresse plus aux oubliés de la planète qu'aux lobbyistes qui la dirigent. Une belle leçon de courage pour une oeuvre qui nous empêchera d'oublier...
113 mn., Belga Films

- "Le nettoyeur" de Les Mayfield avec Lucy Liu, Cedric The Entertainment et Nicolette Sheridan.
La journée débute sur les chapeaux de roues pour Jake qui se réveille tout groogy dans une chambre inconnue. À côté de lui, gît le cadavre d'un agent du F.B.I. et une mallette chargée de gros billets. Quelques minutes plus tard, une femme se présente à lui comme étant son épouse. Pour Jake, les choses se bousculent dans sa tête encore en désordre...
Malgré ses airs de série B, "Le nettoyeur" nous réserve tout de même une comédie bien sympathique avec un héros plutôt inattendu interprété par Cedric The Entertainment déjà vu dans "Big momma's house" et "The honeymooners". Un premier rôle pour cet acteur crédible dans ce personnage d'agent secret improbable. Pour l'occasion, il est accompagné d'un casting de femmes prêtes à tout pour ses beaux yeux avec Lucy Liu et Nicolette Sheridan. Le reste tourne autour de la recherche de l'identité de ce Jake qui se prend pour un agent secret hors pair. Mais, on vous laisse là pour ne pas dévoiler l'intrigue. Intéressez!!!
91 mn., Belga Films

- "Les 4 Fantastiques: Rise of the Silver Surfer" de Tim Story avec Ioan Gruffudd, Jessica Alba et Chris Evans.
Depuis qu'ils ont réussi à vaincre Dr Doom dans le premier film, les 4 fantastiques sont devenus de véritables stars et le futur mariage de Mr Fantastic et de Invisible Girl, alias Reed Richard et Sue Storm, fait la une des tabloïds. Malheureusement, une série d'événements atmosphériques étranges, probablement provoqués par l'arrivée d'un étrange surfer galactique recouvert d'argent, risque d'encore une fois postposer la cérémonie.
Honnêtement, de tous les films adaptés des héros les plus connus de Marvel, les 4 fantastiques sont probablement les moins enthousiasmants, ou presque. Il faut dire aussi qu'étant les premiers super-héros créés par Stan Lee dans les années '60 (relançant ainsi un genre qui avait failli disparaître dans les années '50) ils sont peut-être aussi moins aboutis. Comme dans le premier épisode, il n'y a pas vraiment d'histoire, pas vraiment de scénario. On se contente d'une espèce d'entrefilet permettant de mettre ensemble les confrontations avec le Silver Surfer, ou Dr Doom que le passage du Surfer a libéré de sa léthargie. C'est du pur Blockbuster d'action. À réserver aux amateurs de super-héros et aux gens ne cherchant pas grand-chose de plus qu'une succession de grosses scènes bourrées d'effets spéciaux.
(Boul.)
Belga Films


- "L'école paternelle 2" de Fred Savage avec Cuba Gooding Jr., Paul Rae, Lochlyn Munro et Josh McLerran.
Après le succès de sa garderie, Charlie Hinten est embarqué malgré lui dans une nouvelle aventure. Après avoir accepté d'apparaître comme associé d'un camp de vacance, il découvre que cette affaire qui ne devait lui donner aucun travail supplémentaire est sur le point d'être saisie. Avec ses meilleurs amis, il décide de mettre tout en oeuvre pour redresser celle-ci mais nos comparses sont très vite débordés par la trentaine d'enfants qu'ils ont accueillis. Il appelle son père à la rescousse, un colonel de l'armée bien décidé à remonter le moral de ses troupes en culottes courtes...
Jouant sur un thème populaire aux États-Unis, les camps de vacances et les défis entre camps, ce deuxième opus manque néanmoins de surprises. Les blagues sont souvent attendues et même si nos trois papas poules en prennent pour leurs grades pendant la première demi-heure, le récit est bien trop prévisible pour nous étonner. Reste une comédie hollywoodienne classique et plutôt sympa rappelant aussi par moment d'autres séries comme "Treize à la douzaine" avec Steve Martin. Fred Savage réalise son premier long métrage avec en figure de proue Cuba Gooding Jr, un acteur qu'on aimerait voir plus souvent dans des rôles plus recherchés. Mais, ici, pas de surprises, le voilà encore empourpré dans un rôle comico-sympa. Bref, une comédie familiale qui se laisse regarder !
Tout public, SPHE

- "Daratt - Saison sèche" de Mahamat-Saleh Haroun avec All Bacha Barkaï, Youssouf Djaoro et Aziza Hisseine.
En 2006, le gouvernement tchadien a signé une amnistie qui permet aux criminels de guerre de ne plus payer pour leurs crimes. Une réalité qui ne rendra jamais justice aux victimes de cette guerre civile qui déchira le pays dès 1965. Dans un village de campagne, le jeune Atim reçoit un revolver des mains de son grand-père qui lui demande de venger la mort de son fils, c'est-à-dire le père d'Atim. Bien décidé, le garçon se rend à N'Djaména afin de remplir sa mission. Plus facile à dire qu'à faire...
Mahamat-Saleh Haroun met en scène avec "Daratt - Saison sèche" une oeuvre qui sonne juste grâce à une morale à toute épreuve et un traitement qui nous laisse le temps de réfléchir à la question de l'auto-justice. Pour ce faire, il filme son personnage principal dans une quête qui le conduira à passer un bout de chemin avec l'assassin de son père. Heureusement, nous sommes bien loin d'Hollywood, ici, ce qui offre au cinéaste tout le temps qui lui faut pour donner vie à cette fable à la fois intelligente et fort humaine dans son approche. Pas de doute, le "Prix spécial du jury" reçu au Festival de Venise en 2006 est bien mérité.
Pour les amateurs de cinéma sans effets numérique...
91 mn., Pyramide Vidéo

- "We feed the world" film documentaire d'Erwin Wagenhofer.
On dit généralement que le bonheur se trouve aussi au bout de sa fourchette. Une réalité pour certains, un véritable drame pour d'autres comme nous le démontre en 96 minutes Erwin Wagenhofer qui débute son film avec la phrase de Jean Ziegler, Rapporteur Spécial auprès de l'ONU pour le droit à l'Alimentation: "Sur une planète qui permet de nourrir 12 milliards d'humains, chaque enfant qui meurt de faim est en réalité assassiné". Ce qui donne à réfléchir quand on découvre ici les secrets de la mondialisation du commerce et de l'industrie alimentaire. Pour l'occasion, le cinéaste a placé sa caméra un peu partout sur la planète où il est parti à la rencontre de tous les acteurs de la filière en passant par les petits producteurs jusqu'aux spécialistes des semences transgéniques. À la fois critique et dénonciateur, "We feed the world" vous coupera certainement l'appétit au prix d'une réalité que l'on ne pourra désormais plus ignorer. Sachez tout de même que vos comportements alimentaires sont parfois aussi à la base de dérapages qui ont pour résultat la destruction des écosystèmes et des ressources naturelles partout sur la Terre. Là-dessus, bon appétit!
96 mn., Melimedias

- "Destricted" de Larry Clark, Matthew Barney, Gsapar Noé, ...
Bien que confiné aux salles de cinéma miteux, aux DVD cachés derrière un rideau dans les vidéoclubs ou à une profusion soutenue sur Internet, le cinéma porno a de nombreux adeptes de par le monde. La preuve en est faite avec ces sept courts métrages que l'on doit à sept réalisateurs qui ont pignon sur rue comme Larry Clark, Matthew Barney, Gaspar Noé, Richard Prince ou encore Xavier Brillat. Ensemble, ils approchent le sujet sans aucune surenchère avec des oeuvres étranges comme "We fuck alone" de Gaspar Noé, "SYNC" de Marco Brambilla et bien entendu "Impaled" de Larry Clark où un jeune homme est sélectionné pour tourner une scène "hard" avec une véritable star du X. Tout un programme.
Ne révolutionnant aucunement le genre, "Destricted" démontre malgré lui que le cinéma porno n'est pas destiné à se finaliser par des chefs-d'oeuvre sur grands écrans. Reste une approche du porno originale pour des cinéastes qui ont l'air de se sentir à l'aise dans l'exercice. Certaines approches étant plus réussies que d'autres.
Pour un public adulte et averti uniquement.
Interdit aux moins de 18 ans, 115 mn., Blaq Out



- "Paranoid Park" de Gus Van Sant avec Gabriel Nevins, Jake Miller et Daniel Liu

- "Les Rois de la glisse" film d'animation de Ash Brannon et Chris Buck

- "Bienvenue chez les Robinson", film d'animation de Stephen J. Anderson

- "The Bourne ultimatum" de Paul Greengrass avec Matt Damon, Julia Stiles et David Strathairn

- "Un Secret" de Claude Miller avec Cécile de France, Patrick Bruel et Ludivine Sagnier

- "Un jour sur Terre" documentaire d'Alastair Fothergill et Mark Linfield

- "Halloween" de Rob Zombie avec Scout Taylor-Compton, Malcolm McDowell et Brad Dourif

- "The last legion" de Doug Lefler avec Colin Firth, Ben Kingsley et Aishwarya Rai

- "Red Road" de Andrea Arnold avec Kate Dickie, Nathalie Press et Andrew Armour



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