Les films à l'affiche
Dernière remise à jour, 8 février 2010


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The lovely bones
(Sortie le 10 février)

De Peter Jackson avec Saoirse Ronan, Mark Wahlberg et Rachel Weisz.
Susie Salmon a tout d'une jeune fille comme les autres. Jusqu'au jour où elle rencontre un étrange voisin, Mr. Harvey, un tueur en série qui lui ôte la vie. Errant désormais entre deux mondes, elle assiste à la terrible souffrance de sa famille tout en surveillant les faits et gestes de son bourreau. Mais, pour Susie qui se sent réellement impuissante, l'entre deux monde représente aussi une porte de sortie sur un futur que l'on espère plus serein...
Pas de doute, il fallait un réalisateur tel que Peter Jackson pour pouvoir mettre en images le best-seller "The lovely bones" d'Alice Sebold. Tout débute par un drame insoutenable pour ensuite prendre la route d'une oeuvre étrange qui s'amuse à jouer sur nos attentes. En effet, on espère tous que l'héroïne puisse aider ses parents ou la police mais là d'où elle est, rien n'est vraiment possible. Avec elle, on assiste à la souffrance de ses parents face à la perte de leur fille et surtout face à ce criminel qui continue sa carrière en toute impunité. Grâce à la voix off de la fillette, Peter Jackson acerbe nos émotions jusqu'à cette fin que l'on aimera détester. Comme à son habitude, le cinéaste a soigné son casting avec le premier rôle qui revient à Saoirse Ronan parfaite en jeune fille comme les autres face à un Stanley Tucci méconnaissable dans le personnage terrifiant du tueur en série. Premier véritable film américain pour Peter Jackson, "The lovely bones" est certainement à classer à part dans sa filmographie. Quelque part entre chef d'oeuvre et film inclassable. Une véritable aventure cinématographique qui nous confirme qu'aujourd'hui avec un peu de talent au cinéma tout est possible...
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L'Imaginarium du docteur Parnassus
(Sortie le 10 février)

De Terry Gilliam avec Heath Ledger, Christopher Plummer, Tom Waits et Johnny Depp.
De ville en ville, le Docteur Parnassus et sa troupe voyagent dans leur roulotte d'un autre temps. Cet homme sans âge possède le pouvoir de projeter les gens dans leur propre imaginaire, mais ce fascinant voyage se conclut toujours par un choix, qui peut mener au meilleur comme au pire... Suite à un pari gagné contre le diable, Parnassus devint éternel, mais par amour pour une femme, il demanda la jeunesse en échange de son immortalité. Le diable accepta, à condition que le jour de ses seize ans, le premier des enfants de Parnassus à naître lui appartienne... La jeune Valentina atteindra l'âge fatidique dans quelques jours et le diable rôde. Dans une tentative désespérée pour sauver son unique enfant, Parnassus va à nouveau jouer avec le feu: le premier de lui ou du diable qui séduira cinq âmes aura gagné...
Le dernier film de Terry Gilliam a bien failli ne jamais voir le jour avec le décès de son acteur principal, Heath Ledger, remplacé pour les scènes manquantes par un trio d'acteurs: Johnny Depp, Colin Farrell et Jude Law. Ce qui pourrait être étrange s'ils n'apparaissaient pas dans des scènes féeriques et si le film ne véhiculait pas déjà une imagerie fantastique. Avec un scénario original, Terry Gilliam nous propose comme à son habitude un univers visuel unique basé sur la féerie du théâtre de rue comme il l'avait déjà fait auparavant avec comme exemple "Fisher King".
Sans limite grâce aux avancées techniques, l'imaginaire devient palpable, plus réel que jamais, véhiculant l'idée que les conteurs sont un rempart contre le mal. Des personnages bien amenés et envoûtants qu'ils représentent le mal (Tom Waits) ou le bien (Christopher Plummer). L'univers de Terry Gilliam est riche, imposant, troublant et à travers son art, il impose même un paradoxe entre réalité et cinéma à travers le personnage de Heath Ledger et l'acteur lui-même.
Une expérience graphique à laquelle il manque juste un soupçon d'émotion.
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Planet 51
(Sortie le 10 février)

Film d'animation de Jorge Blanco avec les voix de Jessica Biel, Gary Oldman et John Cleese.
Les habitants de la Planète 51 vivent dans la peur d'une invasion extra-terrestre. Lorsqu'un astronaute débarque sur leur terre, la panique s'installe et les habitants tentent de le capturer, mais le visiteur veut seulement rentrer chez lui, c'est un jeune garçon qui va l'y aider...
Avec "Planet 51", l'Europe nous prouve qu'elle est capable de rivaliser avec les grands studios de l'animation en proposant une oeuvre tout public drôle et mature. En transposant la peur de l'extraterrestre sur une autre planète et faisant de celui-ci un humain, Joe Stillman, le scénariste de "Shrek" instaure un univers qui rend hommage aux grands films de la S.F., de "2001 l'Odyssée de l'espace" à "L'Invasion des profanateurs de sépultures", en passant par "Alien", "Mars Attacks", "E.T." ou "Wall E." Ce qui fait de "Panet 51" un film bourré de références qui pourrait ne pas accrocher les plus jeunes. Parce que les personnages sont verts, et par son humour référentiel, on pense vite à une filiation avec "Shrek" même si le film ne tombe jamais dans la vulgarité.
Sans baisse de rythme et grâce à des dialogues bien fichus, le film diffuse une bonne humeur générale et nous évite les séquences musicales tout en s'inspirant des années 50 pour ses décors et pour sa musique d'ambiance ("Lollipop" et "Be bop a lula"). On épingle néanmoins le manque d'émotion quand au destin des personnages tant "Planet 51" est riche en détails. Ce qui n'empêchera pas les fous de S.F. de passer un bon moment.
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The Book of Eli

D'Albert Hughes avec Mila Kunis, Denzel Washington et Gary Oldman.
L'Amérique n'est plus qu'une terre désolée, les villes sont en ruines et les routes, des pièges infestés de bandes criminelles. Depuis des années, Eli voyage seul, se protégeant des attaques et se battant pour trouver de quoi survivre. Lorsqu'il arrive dans ce qui fut autrefois la Californie, sa personnalité attire l'intérêt de Carnegie, un homme à la tête d'une petite communauté de criminels qui espère bien l'intégrer dans ses rangs. Mais, Eli a une autre idée en tête, continuer sa route vers l'ouest...
Après "From Hell", les frères Hugues abordent un thème très actuel, la fin du monde. Assez proche de "The Road", "The Book of Eli" s'en éloigne très vite par sa mise en scène plus rapide et son approche plus directe de la violence. On pense un peu à "Mad Max" même si on trouve des références aux westerns de Sergio Leone. Grâce à une photographie très soignée et des effets numériques discrets, on s'accroche aux pas d'Eli, un personnage héroïque, attaché à ce passé perdu et sachant éviter les pièges d'un présent plus morne. Un premier rôle qui habille bien l'acteur Denzel Washington, dernier humain au pays des barbares. Alors que Gary Oldman préfère la face sombre, opposant son désir d'ordre et de pouvoir aux rêves de liberté du personnage central. Parmi les acteurs secondaires, on retrouve aussi, Jennifer Beals en aveugle, Malcolm McDowell et la jolie Mila Kunis.
Si "Le livre d'Eli" se veut spirituel et porté par des messages religieux, les frères Hughes évitent néanmoins une morale trop poussive tout en agrémentant leur dernier long métrage de quelques effets hollywoodiens.
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Océans

De Jacques Perrin.
Au-delà des frontières océanes, s'ouvre un univers méconnu et indompté où évoluent d'étranges créatures qui se côtoient, s'affrontent, se chassent, s'apprivoisent en une symphonie sauvage. Récit d'un fascinant voyage au coeur des océans, du tumulte des tempêtes, du vaste territoire des créatures marines. Histoire de vie et de mort entre l'homme et les animaux marins. L'homme et son arsenal d'armes de pêche, de déchets, de poisons... Début de cauchemar, mais surtout rêve d'un univers marin respecté et foisonnant de vie, de diversité, de sanctuaires protégés élargis aux dimensions de l'océan. Une réconciliation avec les êtres de la mer les plus redoutés, les plus menacés, les plus familiers.
Le discours écologique très présent dans les documentaires ces derniers temps vous a peut-être déjà lassé mais vous auriez tort de passer à côté de la dernière production de Jacques Perrin après "Himalaya" et "Le Peuple migrateur" ou l'inoubliable "Microcosmos".
Avec son acolyte Jacques Cluzaud, il transcende l'océan et ses habitants pour leur rendre toute leur beauté. Un spectacle visuel réalisé avec des moyens de tournages pointus et parfois agrémentés d'effets numériques discrets grâce à un budget conséquent. Un voyage qui ira des banquises aux tropiques à la découverte de créatures marines connues ou méconnues transcendées à l'image, du banc de thons à l'araignée de mer, sans oublier les dauphins, requins ou méduses.
Ainsi Jacques Perrin illustre toute la beauté mais aussi la place fondamentale de l'océan et de ses habitants dans notre écosystème, il y appose un discours écologique sur l'empreinte de l'homme, piégé par les impératifs du capitalisme.
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La Route

De John Hillcoat avec Viggo Mortensen, Guy Pearce, Charlize Theron et Robert Duvall.
L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. On ne sait rien des causes de ce cataclysme. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, le froid et ce qui reste d'une humanité retournée à la barbarie...
Auteur établi, l'américain Cormac McCarthy a inspiré les meilleurs, de "All the Pretty Horses" pour Billy Bob Thornton à "No Country for Old Men" des frères Coen. Aujourd'hui, c'est le réalisateur John Hillcoat ("The Proposition") qui adapte "The Road" récompensé par un Pullitzer en 2007. Un indice qui donnera raison aux férus de l'auteur quant au respect de l'oeuvre originale et en particulier de l'esprit dur et sans pitié qu'elle véhiculait. Au grand damne de ceux-ci, John Hillcoat y appose quelques règles hollywoodiennes qui les pousseront à fuir le film. Les non-initiés, vierges face au style bouleversant de l'oeuvre originale, découvriront un monde gris et froid quasi dépourvu de la moindre couleur. Un climat hostile pour cet homme et son fils qui tentent de survivre tout en gardant une part d'humanité. Loin du film d'action ou catastrophe, le réalisateur se colle à son duo d'acteurs, de simples humains chérissant leurs valeurs morales alors qu'autour d'eux la mort rode. Un monde sans vie végétale ou animale où les rares survivants s'évitent quand ils ne constituent pas le repas de leurs congénères.
Il ne leurs reste alors que la nostalgie de ce et ceux qu'ils ont perdus et se battent pour garder espoir.
Dans le rôle du père, on retrouve Viggo Mortensen, amaigri sur qui repose en partie le film grâce à une prestation empreinte d'intensité et d'humilité. Charlize Theron est plus proche de "Monster" que d'une prestation plus légère sans oublier les brèves apparitions de Guy Pearce et Robert Duvall.
Le sujet n'en reste pas moins intéressant à travers son message sur la nature humaine à la fois destructrice et pourvue d'humanité dans les moments les plus sombres. Proche de "Je suis une légende" ou "28 jours plus tard", l'héroïsme des personnages en moins.
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Les Chats persans

De Bahman Ghobadi avec Hamed Behdad.
À leur sortie de prison, Negar et Ashkan, deux jeunes musiciens iraniens, décident de monter un groupe underground. Lassés de ne pas pouvoir s'exprimer librement dans leur pays, ils tentent par ailleurs de se procurer clandestinement des papiers pour rejoindre l'Europe. Ils font la rencontre de Hamed, qui les accompagne dans leurs démarches, et parcourent avec lui Téhéran à la rencontre d'autres musiciens, essayant de les convaincre de quitter le pays avec eux et de monter un grand concert clandestin pour financer leur fuite...
Présenté à Cannes dans la section "Un Certain Regard", le cinquième long-métrage du cinéaste iranien à qui l'on devait déjà "Un temps pour l'ivresse des chevaux" a ravi les critiques. Illustrant la soif d'expression qui vit en nous, Bahman Ghobadi s'est battu pour donner vie à son projet, tourné en 17 jours et sans autorisation dans les rues de Téhéran. Autant dire qu'il est bien placé pour parler de liberté d'expression, ce qu'il fait avec énergie et fougue à travers la musique de Negar et Ashkan et de ceux qu'ils croiseront, confrontés à la violence pour avoir péché. À l'image, on ressent la peur des représailles et la volonté de filmer sans concession tout en découvrant de façon parfois trop clippé les genres musicaux qui habitent Téhéran.
Emprunt d'une volonté humanitaire et d'un regard pertinent, Bahman Ghobadi chante les louanges de l'art à travers un hymne contre l'oppression.
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In the Air

De Jason Reitman avec George Clooney, Anna Kendrick, Vera Farmiga et Jason Bateman.
Ryan Bingham est un spécialiste du licenciement à qui les entreprises font appel pour ne pas avoir à se salir les mains. Sans vie privée, Ryan Bingham est un collectionneur compulsif de miles aériens cumulés lors de ses incessants voyages d'affaire. Misanthrope, il adore cette vie faite d'aéroports, de chambres d'hôtel et de voitures de location. Lui dont les besoins tiennent à l'intérieur d'une seule valise est même à deux doigts d'atteindre un des objectifs de sa vie: les 10 millions de miles. Alors qu'il tombe amoureux d'une femme rencontrée lors d'un de ses nombreux voyages, il apprend par la voix de son patron que ses méthodes de travail vont devoir évoluer. Inspiré par une jeune collaboratrice très ambitieuse, celui-ci décide que les licenciements vont pouvoir se faire de manière encore plus rentable, via... vidéo conférence...
Jason Reitman, le réalisateur de "Juno" et "Thank you for smoking" s'inspire d'un best-seller pour donner vie à une comédie entre les genres. Avec comme thème nos sociétés modernes, leurs employés et la crise financière, il nous explique dans un premier temps le travail de son personnage principal, un professionnel du licenciement et les valeurs qu'il met en avant comme le cynisme, la manipulation et la prospérité de sa société. Une vie faite d'images fugitives, d'aéroports, de bureaux standardisés, entre documentaire et satire. Un présent bientôt anéanti par deux femmes, l'une lui inspirant l'amour, l'autre transformant son quotidien. L'oeuvre vogue alors entre romance et mise en question de soi. Avec certaines longueurs, Jason Reitman reste pourtant entre deux eaux, à la fois critique, sans pour autant l'assumer, consensuel par moment, il vogue entre documentaire, satire légère et comédie pour nous croquer un présent bien réel aidé par la prestation remarquable de George Clooney.
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A Serious Man

De Joel et Ethan Coen avec Adam Arkin, Richard Kind et Katherine Borowitz.
En 1967, Larry Gopnik, un professeur du Middle West, voit sa vie se dégrader après que sa femme ait décidé de le quitter et que son frère, socialement inadapté, refuse de quitter la maison...
Avec "Serious Man", les frères Coen s'éloignent des oeuvres grand public avec comme preuve un casting dépourvu de star. Sans en oublier pour autant l'humour, ils proposent une farce burlesque reposant sur ses personnages et en particulier sur Larry Gopnik, un prof que sa femme chasse du domicile familial pour y amener son amant. Elle demande aussi un get, un divorce accepté par les autorités religieuses permettant de se remarier. Un événement qui va mettre la foi de Larry à rude épreuve d'où sa volonté de trouver du réconfort auprès de rabbins qui, restent indifférents à sa peine. Un exercice acrobatique sur la foi où chaque personnage, en majorité des loosers, vit des expériences métaphysiques. Un univers emprunt de désespoir illustré par une photographie de toute beauté et une qualité d'écriture qui est propre aux frères Coen.
Parfois absurde, emprunt de nostalgie, "A Serious Man" n'a rien de spectaculaire mais reste typique du cinéma des frères Coen.
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Tempête de boulettes Géantes

De Chris Miller et Phil Lord avec les voix de Bill Hader, Anna Faris, James Caan, Bruce Campbell, Benjamin Bratt et Mr. T.
Depuis l'enfance, Flint Lockwood passe son temps à créer des inventions qui ont la fâcheuse habitude de tourner court. Malgré l'avis de son père, il n'arrive pourtant pas à penser à autre chose. C'est ainsi qu'il a l'idée de lutter contre la faim dans le monde en imaginant une machine qui transformerait la pluie en nourritures. Après un mauvais départ, les concitoyens de la petite ville de Chewandswallow aperçoivent une pluie de hamburgers, bientôt suivie par d'autres miracles alimentaires...
Adapté d'un vieux livre pour enfants, "Il pleut des hamburgers" de Judi Barrett (1978), ce long métrage des studios Sony Pictures Animation ("Les rebelles de la forêt", "Les rois de la glisse") a dans un premier temps de quoi faire rêver les plus jeunes avec ses pluies de hamburgers, de glace, de hot-dogs ou de spaghetti-boulettes bientôt accompagnées d'une morale sur les effets sur le corps et l'environnement.
Une lecture rythmée qui est agrémentée grâce au duo Phil Lord/Christopher Miller de seconds rôles savoureux, d'astucieux détails graphiques ou de gags de second plan venus égayer la 3D d'effets réussis. Le film regorge d'astuces comiques et d'effets graphiques qui rehaussent l'intrigue de base plus conventionnelle.
À la fois drôle et acide, ce raz-de-marée alimentaire ne vous laissera pas sur votre faim.
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The men who stare at goats

De Grant Heslov avec Ewan McGregor, George Clooney et Jeff Bridges.
Quand le jeune journaliste Bob Wilton rencontre l'étrange Lyn Cassady, il est persuadé de tenir le bon filon pour obtenir un article de premier choix. Et c'est peu dire. En effet, Lyn dit être un membre d'une brigade spéciale de l'armée américaine formée aux techniques paranormales. Des pouvoirs qui leur seront peut-être utiles dans cette enquête qui les mène en Irak pendant la guerre...
Réalisateur peu connu du grand public, Grant Heslov réalise avec "The men who stare at goats" une oeuvre étrange tournant autour de la guerre. Mais pas d'histoires de gros bras ici. Grant Heslov met en images l'aventure d'une équipe d'hurluberlus capables de tuer une chèvre rien que par la pensée. Une unité que les autorités militaires utilisent lors de missions secrètes. Le point de départ est donné ici à une série de gags et de bonne humeur générale dans cette guerre ultra-médiatisée. George Clooney est parfait dans son rôle de soldat aux super pouvoirs face à Ewan McGregor qui perd peu à peu de sa crédulité. Mais on remarquera également la présence de Jeff Bridges et Kevin Spacey tous deux ajoutant un certain piquant à l'intrigue. Vous l'aurez compris, ce long-métrage n'est pas un film de guerre comme les autres. On sourit, on rigole et parfois aussi on se met à penser que la guerre peut être à l'origine de situation plutôt incongrue. Une belle leçon de cinéma qui démontre qu'à Hollywood aussi on peut rire avec autre chose que des comédies pour adolescents.
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Kérity, la maison des contes

Film d'animation de Dominique Monfery.
Natanaël a bientôt 7 ans, mais il ne sait toujours pas lire... Lorsque sa tante Eléonore lui lègue sa bibliothèque contenant des centaines de livres, Natanaël est très déçu! Pourtant, chacun de ces contes va livrer un merveilleux secret: à la nuit tombée les petits héros, la délicieuse Alice, la méchante fée Carabosse, le terrible capitaine Crochet, sortent des livres... Ils doivent prévenir Natanaël qu'ils courent un grand danger et risquent de disparaître à jamais. Pour sauver ses minuscules amis et leurs histoires, Natanaël, rétréci par la Fée Carabosse, se lance dans l'aventure! Il affrontera vaillamment le très fourbe Ramastou, les crabes géants, l'Ogre affamé... Arrivera-t-il à temps à lire la formule magique qui les sauvera tous? Ce n'est pas parce que c'est inventé que ça n'existe pas!
Avec ce joli conte pour enfants, Dominique Monféry, rodé aux films d'animation pour avoir mis en scène pour les studios Disney "Hercule" ou "Kuzco l'empereur mégalo", s'associe à une illustratrice de livres pour enfants pour un voyage initiatique plein de poésie. Avec l'imaginaire comme fil conducteur, le jeune héros devra affronter ses peurs et surmonter sa difficulté à lire. Un thème traité avec originalité grâce au graphisme naïf et aux teintes chaleureuses réalisés à la gouache qui feront rêver les plus petits. Avec Natanaël, ils partiront à la découverte d'un monde étrange et trop grand pour eux, tomberont sur la fée Carabosse ou suivront Alice et le Lapin Blanc évadés du pays des merveilles.
Loin des dernières avancées technologiques, "Kérity, la maison des contes" s'adresse avant tout aux plus jeunes et rend hommage au monde des livres et des contes. Les décors et le graphisme font oublier un léger manque de fluidité en particulier dans l'expression des personnages.
Sans oublier les voix de Denis Podalydès, Pierre Richard ou Jeanne Moreau.
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The Stepfather

De Nelson McCormick avec Penn Badgley, Dylan Walsh, Sela Ward et Amber Heard.
Michael Harding revient de l'école militaire et retrouve sa mère complètement amoureuse et vivant avec son nouveau copain, David. Au fur et à mesure que les deux hommes commencent à se connaître, Michael se méfie de plus en plus de cet homme qui est toujours disponible pour donner un coup de main. Est-ce que David est vraiment pour sa mère l'homme de ses rêves, ou cacherait-il plutôt un côté obscur...
Le réalisateur de "Prom Night, le bal de l'horreur" reste dans l'adaptation en s'inspirant d'une série B des années '80 pour son nouveau projet qui met à mal les valeurs familiales. S'adressant particulièrement aux jeunes ados, il évite les scènes trop violentes, saupoudre son film de musique rock et fait appel à des acteurs du petit écran comme Dylan Walsh de la série "Nip / Tuck", Penn Badgley de "Gossip Girl" sans oublier Sela Ward ("Le jour d'après", "Dr. house") et Amber Heard ("Californication", "Délire Express", "Zombieland"). S'éloignant de la version originale en s'attachant particulièrement au couple très glamour formé par Penn Badgley et Amber Heard, il met en scène un thriller très lisse, avançant par petites touches jusqu'au dénouement final. Si certaines scènes sont efficaces, le long métrage est trop anecdotique pour les férus du genre. Trop calibré, trop classique pour le genre.
Une introduction dédiée exclusivement à donner des frissons aux 13-16 ans.
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R.T.T.

De Frédéric Berthe avec Kad Merad, Mélanie Doutey et Manu Payet.
Arthur vit des jours tranquilles entre Florence, sa compagne depuis cinq ans, et son magasin de sport spécialisé. Tout va parfaitement bien jusqu'au jour où Florence lui annonce sans préavis qu'elle le quitte pour un autre homme, qu'elle va même se marier, qu'elle part vivre désormais à l'étranger. Sous le choc, Arthur est pourtant convaincu que Florence ne sait plus trop ce qu'elle fait. Lorsqu'il apprend que le mariage a lieu dans quelques jours à Miami, Arthur n'est certes pas invité, mais il ira à ce mariage. Au même moment, Émilie Vergano réalise d'une main de maître un vol de tableau dans un célèbre musée parisien pour le compte d'un commanditaire vivant lui aussi à Miami. Arthur et Émilie vont alors se croiser à l'aéroport de Paris et ne vont plus vraiment se quitter: recherchée par la police, Émilie a placé la toile volée dans le sac d'Arthur. Ce dernier va alors être embarqué dans une aventure qu'il n'avait pas, mais pas du tout, prévu...
Grâce à un budget conséquent, Frédéric Berthe ("Alive", "Nos 18 ans") s'embarque pour une aventure policière emprunte d'exotisme. Il choisit un duo de premier abord improbable avec Kad Mérad en beauf gentillet et Mélanie Doutey (Clara Sheller) qui se voit offrir un vrai premier rôle tout public. Pour l'occasion, elle apporte glamour et fraîcheur alors que Kad reste dans un registre plus connu. Enfin, Manu Payet les suit à la trace pour les besoins de son enquête, un rôle qu'il tient plutôt bien.
Un peu trop court pour nous éblouir, "R.T.T." s'agrémente de quelques cascades et de courses poursuites, de gags à la Kad Merad et d'un soupçon de romance amenée avec maladresse. Si le genre "comédie exotique" n'est pas la force du cinéma français, Frédéric Berthe relève le niveau mais n'a malheureusement qu'1h28 mn. pour convaincre. Tout juste de quoi amener son intrigue.
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Bright Star

De Jane Campion avec Ben Whishaw, Abbie Cornish, Paul Schneider et Kerry Fox.
Londres, 1818. Un jeune poète anglais de 23 ans, John Keats, tombe amoureux de sa voisine, Fanny Brawne. Pourtant très différents l'un de l'autre, ils se rapprocheront peu à peu. Leur histoire d'amour sera alors semée d'embûches mais ils ne cesseront pas de partager cette passion beaucoup trop vite écourtée. C'est le personnage de Fanny et son amour pour elle qui inspira à Keats ses plus beaux poèmes...
Avec "Bright Star", la réalisatrice de "La leçon de Piano" propose un drame romantique s'inspirant de la vie du poète John Keats (1795-1821), figure de l'école romantique anglaise et de son histoire d'amour avec Fanny Brawne. Pour l'occasion, elle investit la campagne anglaise au côté de Ben Whishaw ("Le Parfum") et Abbie Cornish, des personnages à qui elle donne toute l'attention nécessaire pour révéler leurs sensibilités, faiblesses et joies de vivre. Dans un univers en costumes, Jane Campion propose une mise en scène très soignée tout comme sa photographie tout en jouant sur une certaine retenue due à l'époque. Un manque de folie qui ne l'empêche pas de nous toucher avec une histoire d'amour trahie par le temps et les convenances de l'époque tout en mettant en avant la poésie de John Keats, mort en 1821, à l'âge de 26 ans de la tuberculose.
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Sorority row

De Stewart Hendler avec Briana Evigan, Leah Pipes, Rumer Willis et Jamie Chung.
Jessica, Cassidy, Ellie, Claire, Chugs et Megan sont soeurs d'une même phratrie étudiante. Quand Megan découvre que son petit-ami l'a trompée, elle décide se faire aider par ses soeurs pour se venger.
Mais, la mauvaise blague tourne mal et Megan y perd la vie. Effrayées, les filles font disparaître le corps espérant ainsi effacer leur mésaventure. Mais, c'est peine perdue, quelques mois plus tard, leurs portables leur rappellent la nuit tragique par le biais d'une vidéo. Elles ne se doutent pas encore que l'expéditeur est déjà sur leur trace avec la ferme intention de faire couler le sang...
Remake de "The House on Sorority Row", un slasher de 1983 qui ne marqua pas grand monde, cette nouvelle monture n'aura pas vraiment réussi à faire mieux si ce n'est auprès d'un nouveau public encore peu aguerri aux ficelles du genre. Avec son casting de jeunes et jolies filles, le réalisateur s'attire les faveurs d'un public masculin avec des tenues légères pour ces dames, on aura même droit à une scène ou deux en topless. Les meurtres se suivent, à l'arme blanche, le sang coule mais, pour nous surprendre le réalisateur utilise des trucs qui ont déjà fait leur preuve ailleurs.
Un manque d'originalité qui ne devrait pas trop peser en période d'Halloween.
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Thérapie de couples

De Peter Billingsley avec Kristen Bell, Malin Akerman et Vince Vaughn.
Quatre couples d'amis du Midwest embarquent pour un séjour très spécial sur une île paradisiaque du Pacifique Sud. Le couple à l'origine du voyage a décidé de se rendre à l'Éden, une station balnéaire de luxe, comme dernier recours pour sauver leur mariage. Les trois autres s'apprêtent à profiter des multiples trésors qu'offre ce petit coin de paradis: mer turquoise, plages de sable blanc, jet-ski, spa... Mais ils vont vite se rendre compte que leur participation au programme très original de thérapie de couples que propose l'Éden n'a rien d'optionnel. Soudain, leurs vacances au tarif de groupe ne semblent plus être une si bonne affaire...
À l'image de nombreuses comédies avec Vince Vaughn, "Thérapie de couples" mêle amour et humour avec légèreté. Un univers trop calibré pour nous étonner qui repose sur son casting et quelques scènes comiques. On y retrouve Vince Vaughn en père de famille, Kristen Bell, l'héroïne de "Veronica Mars" et voix de la célèbre blogueuse dans "Gossip Girl", en pleine crise de couple ou encore Jean Reno en gourou allumé de la thérapie de couple. Sans oublier Jon Favreau qui tout comme Vince Vaughn a participé au scénario de cette comédie hollywoodienne. Avec eux, on est convaincu que cette thérapie de couples qui, dans un premier temps met plutôt de l'huile sur le feu, unira ces amoureux plus que jamais.
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The limits of control

De Jim Jarmusch avec Isaach De Bankolé, John Hurt et Gael Garcia Bernal.
Un homme solitaire doit accomplir une mission criminelle en Espagne. Sur sa route, divers anonymes l'amènent sur une piste grâce à un rendez-vous étrange fait de deux expressos, d'une boîte d'allumettes, de quelques banalités et d'un morceau de papier à avaler. Mais, jusqu'où tout cela va nous mener...
Véritable artisan du cinéma dit d'auteurs, Jim Jarmusch réalise avec "The limits of control" une oeuvre à classer à part dans sa filmographie. Pour l'occasion, il suit de près un homme étrange investi par une mission qui le mène en Espagne. Sur place, il va de rencontres en rencontres afin d'avancer dans son périple criminel. Plus on avance, plus l'énigme amplifie. Seul tout au long de la route, Isaach De Bankolé suit ce jeu de pistes dans une posture plutôt rigide. Pas de doute, on ne s'attache pas vraiment aux personnages qui passent comme dans un rêve. C'est plutôt étrange quand on sait que parmi eux se trouvent John Hurt, Gael Garcia Bernal, Tilda Swinton, Bill Murray et la ravissante Paz De La Huerta. Malheureusement, le génie de Jim Jarmusch souffre ici de trop de minimalisme et de manières. On assiste donc plus à un rêve qu'à un film. Génial pour les uns, soporifique pour les autres. À vous de choisir...
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Paranormal Activity

D'Oren Peli avec Katie Featherstone, Micah Sloat et Mark Fredrichs.
Un jeune couple soupçonne leur maison d'être hantée par un esprit démoniaque. Ils mettent en place une surveillance vidéo afin de traquer cette "présence" surtout la nuit, quand les esprits sont les plus forts...
Phénomène sur Internet grâce à qui il sort en salles, "Paranormal activity" bat tous les records aux USA malgré un budget qui ferait rire tout spécialiste du cinéma. Surfant sur la vague "Blair Witch", sa mise en scène, elle aussi, pourrait faire rire pour sa simplicité et son côté "on suit la vie banale d'un couple très ordinaire". Petit à petit, des bruits se font entendre, des lumières s'allument, ce qui n'effraie pas vraiment sauf si, vous aussi, à la maison, vous angoissez au moindre fait inattendu. Toute la magie du film se trouve dans la description très réaliste de ces petites peurs inconscientes et quasi invisibles.
À travers la caméra du couple, on est témoin de phénomènes d'abord anodins comme une porte qui bouge de quelques centimètres et qui par leur réalisme deviennent assez inquiétants. Alors que, pendant le jour, le couple tergiverse sur les événements, la nuit la caméra filme en infrarouge et abandonne le spectateur dans l'attente. Une attente qui sera petit à petit récompensée avant de vous laisser la peur au ventre dans un final grandiloquent.
Sans effets spéciaux, sans structure cinématographique classique, le film d'Oren Peli fonctionne par son réalisme.
Un réal docu, tourné à la caméra digitale qui nourrira les phobies des uns et qui en ne montrant jamais grand-chose en lassera d'autres. Son côté réaliste étant soit sa force soit son point faible...
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Le drôle de Noël de Scrooge

De Robert Zemeckis avec les voix de Tom Hanks, Robin Wright Penn, Colin Firth et Jim Carrey.
Ebenezer Scrooge aborde cette période de Noël avec son dédain et son avarice habituels, maltraitant comme toujours son malheureux employé et son joyeux neveu. Lorsque les fantômes des Noëls passés, présent et à venir l'entraînent dans un voyage fantastique et révélateur, il est confronté aux vérités qu'il ne voulait surtout pas regarder en face... Le vieux Scrooge va devoir ouvrir son coeur pour essayer de racheter des années de méchanceté avant qu'il ne soit trop tard...
Non, vous ne vous trompez pas, Robert Zemeckis propose bien une énième adaptation du conte de Charles Dickens, "A Christmas Carol". Et s'il lui appose un côté plus sombre appuyant la destinée tragique de Scroode, sa mort imminente et la damnation de son âme, il n'arrive pas pour autant à nous faire oublier le classicisme de ce conte assaisonné par le passé à toutes les sauces.
Utilisant le même procédé que pour ses précédents "Le Pôle Express" et "La légende de Beowulf ", Zemeckis fait de la 3D le sujet principal de son film. Graphiquement envoûtant, agrémenté de quelques scènes horrifiques,"A Christmas Carol", pour son titre original, regorge d'idées et de plans ingénieux.
Du grand spectacle à ne pas proposer à de trop jeunes enfants et qui malgré tout cet effort visuel aurait mérité un fond plus soigné !
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The Cove

De Louie Psihoyos.
Après s'être fait connaître dans les années 60 par la série "Flipper", l'ex-dresseur de dauphins Ric O'Barry est aujourd'hui un défenseur acharné des cétacés. Avec l'équipe de l'Oceanic Preservation Society, O'Barry entreprend de révéler au monde entier la vérité sur ce qu'il se passe à Taiji, au Japon, une petite ville qui cache un bien grand secret. Malgré l'hostilité de la police locale et des pêcheurs, O'Barry et ses complices réunissent une équipe de choc: cadreurs et preneurs de sons sous-marins, océanographes et plongeurs en apnée se lancent dans une opération secrète, destinée à rapporter des images interdites de la petite baie isolée...
"The Cove" est un documentaire édifiant qui met en lumière un trafic sanglant sur l'une des créatures les plus appréciées du grand public, le dauphin, massacré dans le plus grand secret ou capturé pour être envoyé dans les delphinariums du monde entier. Pour attirer l'intérêt du public, une équipe commando se rend au Japon pour illustrer l'exploitation des dauphins à l'aide d'images chocs. Un travail militant qui prend à parti le spectateur, espérant ainsi discréditer leur captivité qui est encore loin de leur offrir une vie décente tout en soulignant une escroquerie. Au Japon, les consommateurs de viande de baleine mangent malgré eux du dauphin avec un risque sanitaire, ceux-ci contenant des doses alarmantes de mercure.
Un discours que Ric O'Barry tient depuis de nombreuses années dans des colloques et qui enfin se retrouve sur un support accessible et visible par tous. Malgré son côté militant, le film souligne comme bien d'autres le non-respect de la vie et l'état d'urgence qui règne actuellement sur la planète.
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Love Happens

De Brandon Camp avec Jennifer Aniston, Aaron Eckhart et Martin Sheen.
Après le décès de son épouse, Burke décide d'écrire un livre sur le travail de deuil. Ce livre devient un véritable best-seller et Burke parcourt le pays pour en assurer la promotion. Pendant un de ses séminaires, il fait la connaissance d'Eloise. Après un premier rendez-vous difficile, Eloise imagine une suite originale. Burke réalise alors qu'il n'a pas complètement surmonté la perte de sa femme...
Malgré une affiche assez prometteuse, "Love Happens" vogue entre drame et romance dans un format trop formaté pour nous faire oublier un sujet souvent traité par le passé: l'histoire d'un veuf qui a du mal à refaire sa vie alors qu'il vient de rencontrer une charmante fleuriste. Jouant particulièrement sur la tragédie et les émotions, Brandon Camp passe à côté de sa direction d'acteur, profitant à peine de son duo, Jennifer Aniston est reléguée au second plan alors qu'Aaron Eckhart nous propose le minimum syndical. Un comble dans un genre où tout repose sur le couple.
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