Les films à l'affiche
Dernière remise à jour, le 1er juillet 2009


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Conseillé par la rédaction


 


Passengers
(Sortie le 29 juillet)

De Rodrigo Garcia avec Anne Hathaway, Patrick Wilson et David Morse.
Suite à un effroyable accident d'avion, la psychiatre Claire Summers se voit confier les dix survivants. Décidée à les aider à surmonter la catastrophe, elle devient inquiète quand ceux-ci disparaissent l'un après l'autre...
Il suffit d'un peu de bon sens pour connaître le dénouement de ce film alors que les personnages ne sont pas encore présentés. La faute en revient à une histoire trop bancale pour nous appâter, jouant entre thriller fantastique et drame romantique. Et si le thriller joue sur des ambiances épurées et silencieuses, amenant peu à peu les indices qui nous feront voir le dénouement final, la romance tient mieux la route grâce au duo Anne Hathaway ("Le Diable s'habille en Prada") - Patrick Wilson ("Watchmen"). Les seconds rôles sont plus légers et les acteurs trop sous-exploités (David Morse ou Dianne Wiest) pour vraiment nous convaincre.
"Passengers" nous laisse une impression de déjà-vu à se demander si le réalisateur n'a pas manqué d'un brin d'inspiration tout comme son scénario qui joue sur une astuce aussi irritante que sur-exploitée.
En jouant sur les genres, le film ne parvient à rien, laissant peut-être un brin de romance et deux acteurs qui auraient pu former un très beau couple à l'écran.
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La journée de la jupe
(Sortie le 15 juillet)

De Jean-Paul Lilienfeld avec Isabelle Adjani, Denis Podalydès et Yann Collette.
Sonia Bergerac est prête de l'implosion. Son mari vient de la quitter et dans sa classe les élèves manquent de plus en plus de respect à son égard. Tout bascule lorsqu'elle découvre lors d'une interaction avec l'un de ses étudiants une arme à feu. Le coup part et tout dérape dans une prise d'otage qui la dépasse. Pour Sonia, la porte de sortie est résolument close...
C'est avec un rôle choc que l'on retrouve Isabelle Adjani sur les grands écrans. Un projet qui aura beaucoup de difficultés à voir le jour et qui sera enfin diffusé pour la première fois sur Arte. Aujourd'hui, c'est au tour du cinéma d'accueillir cette oeuvre qui dérange par son propos et son image. Dans le style film télé épuré, le réalisateur s'attaque de front à l'univers scolaire par le biais d'une institutrice au bord de la crise de nerf. Une sorte de huis clos où s'installe une certaine violence verbale et parfois aussi physique. La différence entre geôlier et prof se confonde pour offrir un rôle à fleur de peau à l'actrice plus humaine que jamais. Loin de l'image de star qui lui colle à la peau, Isabelle Adjani se laisse dévorer par cette femme en crise qui tente comme elle le peut de garder la tête hors de l'eau. La critique du système est sec et sans effets de style. Un parti pris que le réalisateur appuie avec un usage immodéré de la caméra à l'épaule et un montage plus que nerveux. On se demande presque pourquoi ce film a eu tant de mal à sortir en salles. Mais, qu'à cela ne tienne, revoici "La journée de la jupe" dans un format qui lui va à ravir. Bref, une véritable claque dans la figure...
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Brick Lane
(Sortie le 8 juillet)

De Sarah Gavron avec Tannishtha Chatterjee, Satish Kaushik et Lalita Ahmed.
Après avoir connu une enfance heureuse au Bangladesh, à la mort de sa mère, Nazneen est envoyée à Londres pour s'y marier de force avec un homme qu'elle n'a encore jamais vu. Nazneen laisse derrière elle son innocence et surtout une jeune soeur qu'elle aime par-dessus tout. Aujourd'hui, loin des siens, Nazneen vit à Brick Lane, une rue comme tant d'autres qui traverse le ghetto des immigrés issus du même pays qu'elle. Bref, comme le dit si bien l'une de ses deux filles, Nazneen est une femme qui n'a encore jamais donné son avis. Jusqu'au jour où...
Adaptation d'une nouvelle à succès de Monica Ali, "Rendez-vous à Brick Lane" nous conte le quotidien des Bangladeshi londoniens à travers les yeux d'une jeune mère de famille plutôt malheureuse et soumise. L'histoire se passe aux alentours du 11 septembre 2001 comme pour mieux ancrer le récit dans une réalité palpable. C'est ce côté réaliste qui donne à "Brick Lane" un statut de film social pour ne pas dire critique. Voguant entre le cinéma de Ken Loach, l'univers de Boolywood la musique en moins et parfois proche d'une oeuvre à la Dickens, "Brick Lane" est une première véritable réalisation de Sarah Gavron qui démontre avec un certain talent son don pour nous raconter de belle histoire en images chargée de poésie et de liberté. On est loin du film pesant sur la condition de la femme musulmane dans le monde moderne. Entre fable et portrait brut, Sarah Gavron saupoudre son texte avec une petite dose d'humour, d'érotisme et de rébellion qui feront beaucoup de bien aux amateurs de voyage au pays du cinéma qui dérange. Attendez-vous à être secoué par le jeu des acteurs, la justesse du scénario et une mise en scène qui a du caractère.
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Flawless
(Sortie le 8 juillet)

De Michael Radford avec Lambert Wilson, Michael Caine et Demi Moore.
Londres dans les années '60. Grâce à sa ténacité, Laura Quinn est la seule femme à avoir un poste de cadre dans la très respectable London Diamond Corporation. Un monde d'hommes qui malgré ses compétences, n'hésite pas à la dénigrer et coup dur, à projeter son renvoi pour conclure un nouveau contrat. Un événement qui la rapproche du concierge des lieux qui espère bien partir à la retraite avec assez de diamants pour couler des jours heureux. Mais, ce qui parait simple de premier abord, ne l'est pas forcément...
Le réalisateur de "Dancing at the Blue Iguana" revient avec un thriller noir ayant pour fond un cambriolage osé. Mais, contrairement aux derniers remakes à succès ("Ocean's Eleven"), Michael Radford choisit un traitement très classique et sans fioritures comme un hommage aux films du passé. Sans humour et sans grands effets, il utilise les vieilles techniques et une esthétique léchée. Si on aurait aimé un traitement moins poussiéreux, le film fonctionne plutôt bien grâce à son scénario et son casting. Demi Moore, Michael Caine et Lambert Wilson arrivent avec subtilité à donner du corps au récit et à nous intéresser aux motifs et à la finalité du cambriolage. Un brin d'audace aurait néanmoins pas été de trop !
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Hyper tension 2
(Sortie le 1er juillet)

De Mark Neveldine et Brian Taylor avec Jason Statham et Amy Smart.
Après la drogue chinoise injectée dans le sang afin de le tuer, Chev Chelio se réveille cette fois avec un gros problème au coeur: il en a tout simplement plus... Normal vu que, dans le numéro précédent, il est mort à la fin. Voilà donc un sursis que notre héros mettra à profit pour retrouver son coeur et surtout, son honneur. Pas de doute, cette journée ne sera pas comme les autres...
L'année dernière sortait "Hyper tension", un film survolté mettant en scène Jason Statham dans le rôle d'un homme qui doit stimuler son coeur pour éviter de mourir. Premier long métrage mis en scène par Mark Neveldine et Brian Taylor, le film remporta un tel succès en salles que sa suite devenait inévitable. C'est le 28 avril 2008 qu'a donc débuté le tournage du second opus de la série titré: "Crank 2: High Voltage". Entre kitsch et surenchère, ce numéro 2 emboîte immédiatement le pas à l'opus précédent en donnant un coup d'accélérateur grâce à un montage boosté à l'adrénaline pure. Les clins d'oeil fait au numéro 1 seront nombreux et rappelleront aux fans que Jason Statham a de l'énergie à revendre. La preuve en est faite sur le champ de course où l'acteur rend ses hommages en public à sa partenaire Amy Smart. Attendez-vous à de l'humour premier degré, une mise en scène version clip-vidéo et quelques scènes sexy pour cette suite encore plus décalée que le premier opus. Bref, on n'est jamais très loin de l'univers de Tex Avery ici.
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Hanté par ses ex
(Sortie le 1er juillet)

De Mark Waters avec Matthew McConaughey, Jennifer Garner et Michael Douglas.
Photographe à la réputation sulfureuse, Connor Mead est toujours entouré de jolies filles. Sa devise est de ne jamais se réveiller dans le lit de la femme avec qui il a passé la nuit. Il faut dire que son oncle, un véritable modèle pour lui, est connu de tous pour ses penchants quasi maladifs pour la gent féminine. C'est dans cet état d'esprit que Connor se rend au mariage de son frère où l'attend le fantôme de l'oncle en question. Pour Connor, les certitudes vont rapidement se transformer en doutes...
Comédie romantique originale, "Hanté par ses ex" se démarque par son approche faite de romance, de comédie et aussi de fantastique. En effet, pour remettre en cause son célibat endurci, le héros rencontre trois fantômes qui lui rappelleront son passé, son présent et surtout son avenir en matière de femmes et d'amour. Le "beau gosse" de service, c'est Matthew McConaughey que l'on sent très amusé par son rôle face à Jennifer Garner qui le fera craquer pour toujours. Dans le rôle de l'oncle fantôme, la surprise est de mise vu que ce dernier n'est autre que Michael Douglas.
Sans nous casser la tête, "Hanté par ses ex" se décrit comme une comédie tout public sur le thème de l'amour libre et du machisme affirmé. Les convictions en prendront pour leur grade alors que la morale restera sauve. Une recette connue à Hollywood.
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Transformers 2: La revanche

De Michael Bay avec Shia LaBeouf, Rainn Wilson et Megan Fox.
Après deux années de calme, Sam Witwicky se retrouve de nouveau au centre d'une bataille entre Autobots et Decepticons. Tout a commencé avec la découverte d'un morceau du cube...
Toujours aux commandes de la franchise "Transformers", le réalisateur Michael Bay a décidé de placer la barre très haut du moins en ce qui concerne le visuel et les différentes scènes d'action. Les 14 robots sont aujourd'hui 46, de quoi nous emporter dans des combats et poursuites impressionnantes. Il évite aussi malgré l'annonce d'un troisième épisode (2011) de décevoir le spectateur avec une histoire ouverte, ce qui est plutôt agaçant: "J'ai demandé aux scénaristes d'écrire ce deuxième épisode en se disant qu'il n'y aurait pas de troisième..."
Cette revanche veut impressionner, devenant par la même le blockbuster de l'été mais a aussi les défauts récurrents du genre comme des dialogues futiles, une construction inégale et des personnages inexistants. Shia LaBeouf réussit néanmoins à rester crédible et sympathique malgré les nombreuses épreuves de son personnage au contraire de son acolyte féminine.
"Transformers 2" nous emporte dans une avalanche d'effets visuels, mettant en avant des combats gigantissimes entre robots magnifiés par la caméra de Michael Bay. Mais, ça s'arrête là !
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Les beaux gosses

De Riad Sattouf avec Vincent Lacoste, Anthony Sonigo, Alice Tremolières et Noémie Lvovsky.
Hervé, 14 ans, est un ado débordé par ses pulsions, ingrat physiquement et moyennement malin, qui vit seul avec sa mère. Au collège, il s'en sort à peu près, entouré par ses bons copains. Sortir avec une fille, voilà qui mobilise toute sa pensée. Hélas, dans ce domaine, il accumule râteau sur râteau, sans toutefois se démonter. Un jour, sans très bien comprendre comment, il se retrouve dans la situation de plaire à Aurore, l'une des plus jolies filles de sa classe...
Se reposant sur le genre qu'il a traité en BD ("La vie secrète des jeunes", "Retour au collège"), Riad Sattouf réalise un premier film assez réussi en nous immergeant dans l'univers de collégiens mals dans leurs peaux. Avec un regard plein d'ironie et de second degré, il se concentre grâce à ses expériences passées sur l'âge ingrat et ce qui en découle: boutons, mue, hormones... Un univers où tout un chacun se reconnaîtra grâce à beaucoup d'humour (souvent visuels) et certains accessoires comme les appareils dentaires, les branlettes et bizutages ou le dépucelage.
Aidé par de jeunes acteurs qui n'ont pas eu froid aux yeux, il propose un regard juste et agréablement caricaturé sans pour autant oublier les petits détails comme des dialogues bien sentis.
Une jolie découverte.
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Super Vigile

De Steve Carr avec Kevin James, Jayma Mays et Keir O'Donnell.
Paul Blart prend très au sérieux son travail de vigile dans un supermarché situé dans le New Jersey. Père d'une petite fille, l'homme vit une existence simple dans l'espoir de trouver le grand amour. Et enfin, les choses se concrétisent lorsqu'il rencontre la ravissante Amy qui tient une boutique dans ce même centre commercial. Bientôt, Paul pourra montrer à la belle sa vraie nature. Comme quoi, l'amour donne des ailes...
Issu de l'école du vidéoclip, le réalisateur Steve Carr s'est spécialisé dans la comédie tout public avec des longs métrages tels que "Next friday", "Dr. Dolittle 2", "Ecole paternelle" et "On arrête quand?". Avec sa dernière oeuvre, il s'amuse avec les clichés grâce à l'acteur Kevin James qui y mettra les formes. Pour preuve, ses rondeurs sont ici mises à rude épreuve que ce soit dans des scènes d'actions nombreuses et des gags en pagaille. Même si cela ne vole pas toujours très haut, "Super vigile" est à apprécier comme une comédie bonne enfant où les neurones ne seront pas mises à contribution. Rien de bien méchant donc pour tous les parents qui voudraient passer un petit moment en salles avec leur progéniture en toute confiance. Finalement, cette année à Pâques, il n'y aura pas que du dessin animé pour divertir toute la famille. Pour notre part, on attendra tout de même la sortie de ce film en DVD pour en profiter entre copains.
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Very Bad Trip

De Todd Phillips avec Bradley Cooper, Ed Helms, Heather Graham et Justin Bartha.
Quelques jours avant son mariage, Doug accepte de suivre ses trois amis à Las Vegas pour enterrer sa vie de garçon. Le lendemain d'une soirée bien arrosée, les trois amis se réveillent sans aucun souvenir. Alors qu'ils trouvent un tigre dans la salle de bain de leur hôtel et un bébé dans un placard, ils sont sans nouvelles de Doug et le mariage se rapproche à vive allure. Il ne reste plus qu'à rassembler les quelques souvenirs qu'il leur reste...
Débutant sur un air de déjà vu, la virée d'une bande de copains à Las Vegas, "The Hangover" pour son titre original, a la bonne idée de ne pas s'appesantir sur les excès de nos fêtards en débutant son récit le lendemain. Le film se transforme très vite en un jeu de pistes sur les traces du futur marié, amenant toutes sortes de rebondissements improbables comme le vol d'une voiture de police ou la rencontre avec Mike Tyson. Une aventure assez barrée en compagnie de Bradley Cooper ("Serial Noceurs"), Ed Helms ("Semi-Pro") et Zach Galifianakis ("Jackpot", "Into The Wild") dans des rôles très typés alors que les personnages secondaires servent d'excuse à amener de nouvelles catastrophes.
Grâce à sa construction, "The Hangover" est plutôt une bonne surprise tout en restant une comédie tout public. Ne ratez pas le générique de fin, vous y trouverez le dénouement à de nombreuses questions laissées sans réponse.
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Igor

Film d'animation d'Anthony Leondis.
Depuis l'apparition d'énormes nuages et la disparition du soleil, le monde de Malaria n'est plus le même. Pour sauver l'économie du pays, le roi Malbert a tout misé sur les savants fous et leurs inventions diaboliques. Grâce à cela, il extorque de l'argent aux autres pays pour ne pas utiliser celles-ci. Pour leur venir en aide, chaque savant a à son service un Igor, condamné à une vie de servitude. Mais Igor, notre héros n'est pas satisfait de sa condition et, en cachette, prépare lui aussi une invention terrifiante...
Après "La Véritable histoire du Petit Chaperon rouge", la Weinstein Company revient avec un film d'animation qui joue sur une ambiance sombre pour séduire petits et grands. Avec des références au cinéma d'horreur (Le Monstre de Frankenstein,...) et un personnage central qui rappelle le Bossu de notre Dame, "Igor" nous emporte dans un monde où le mal est porté aux nues. Le héros tout comme ses amis "freaks" ont des valeurs assez surprenantes. Imaginez un lapin immortel essayant désespérément de se suicider et un cerveau dans un bocal qui n'a pas une once de malice. Derrière leur allure de méchants, se cache néanmoins un coeur qu'ils dévoileront petit à petit. Une approche graphique et des idées des plus appréciables qui reposent malheureusement sur un scénario beaucoup plus conventionnel. Ce qui n'empêchera pas les plus jeunes de suivre le parcours des trois compères et de leur inventon, le sourire au lèvre.
Un cadre plaisant et non dénué d'humour qui s'enfonce malheureusement dans un traitement trop conventionnel.
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Coraline

De Henry Selick avec les voix de Dakota Fanning, Teri Hatcher et Keith David.
À 11 ans, Coraline est une jeune fille très curieuse et insatisfaite de ses parents concentrés sur le boulot. Après avoir emménagé dans une nouvelle maison, elle découvre une porte secrète, y pénètre et se retrouve dans un monde alternatif où tout ce qui n'allait pas a été corrigé. Les doubles de ses parents sont plus attentifs et prennent le temps de s'occuper d'elle. Malgré leurs yeux qui n'ont rien d'humains, Coraline est sous le charme mais pour combien de temps...
Après "James et la Pêche géante" ou "Monkeybone", le réalisateur scénariste Henry Selick revient à ses premiers amours avec "Coraline" dans la veine de son "L'étrange Noël de Monsieur Jack" (sur un scénario de Tim Burton). Inspiré du roman fantastique de Neil Gaiman, le conte allie stop-motion traditionnelle et techniques 3-D pour un résultat graphique réussi mais à ne pas mettre devant tous les yeux. Déconseillé aux enfants de moins de 10 ans ou trop sensibles aux univers gothiques, "Coraline" évoque "Alice aux pays des merveilles" et les adultes y trouveront d'ailleurs plusieurs références à des classiques de la littérature et du cinéma.
Film horrifique quasi "tout public", "Coraline" allie surréalisme et féerie, jouant sur les ambiances sombres et lugubres tout en préservant une morale assez simple. Le film arrive grâce à un univers graphique peaufiné à emporter son public tout en y apportant les basics du genre comme quelques chansonnettes.
Depuis "L'étrange Noël de Monsieur Jack", Selick n'avait pas réussi un film si abouti qu'il conseille d'ailleurs de voir en 3D.
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The Uninvited

Des frères Guard avec Elizabeth Banks, Arielle Kebbel et David Strathairn.
Après une longue période de soin, Anna voit enfin s'ouvrir les portes de l'hôpital psychiatrique où elle était soignée. Son père vient la chercher pour la ramener à la maison où l'attendent sa soeur Alex et sa belle-mère Rachel. Pour Anna, ce retour ressemble à un choc et ce surtout quand elle soupçonne Rachel d'avoir tué sa mère malade. Le passé est loin d'être digéré...
Voguant sur la vague du surnaturel et du suspense, "The uninvited" est avant tout calibré pour les amateurs de fin inattendue. Car, pour le reste, on repassera. Les scènes dites d'horreur sont plutôt rares, le scénario souffre de quelques longueurs et l'interprétation ne vole pas toujours très haut si ce n'est pour l'actrice Elizabeth Banks en belle-mère fourbe et Emily Browning qui se bat contre ses démons. Loin d'innover dans le genre, le premier film des frères Guard est finalement qu'un faible remake de "A tale of two sisters" de Kim Jee-Woon sorti il y a 6 ans déjà. Bref, rien de bien neuf à Hollywood où l'on manque radicalement sa cible. Dommage pour les vrais fans du cinéma d'horreur. Pour les frayeurs, ils repasseront.
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Home

Un film de Yann Arthus-Bertrand.
Le 5 juin prochain sortira le film événement de Yann Arthus-Bertrand, "Home". Une sortie exceptionnelle vu qu'elle aura simultanément lieu au cinéma, sur Internet via le site "Youtube" et à la télévision sur "France 2" à partir de 20h40. Autant dire que si ce jour-là vous n'avez pas vu le film, on pourra confirmer que vous faites preuve de mauvaise foi face aux dangers qui menacent la planète. Une planète qui, s'il faut encore le rappeler, est également notre maison. Sous la forme d'un documentaire d'une heure trente pour la version gratuite et de deux heures pour le cinéma, Yann Arthus-Bertrand, papa de "La Terre vue du ciel" met en scène une oeuvre exceptionnelle pour impliquer tout un chacun au sauvetage de notre planète à travers un voyage qui passe par les côtes du Gabon, le fleuve Saint-Laurent, Las Vegas, l'Inde et bien d'autres régions encore. La sortie du film coïncide avec la Journée mondiale de l'environnement comme pour souligner que notre futur est en danger et que la preuve en est ce long-métrage diffusé de manière accessible et surtout internationale.
On ne rate en aucun cas le rendez-vous qui est aussi intructif qu'agréable. Sachez enfin que certaines salles diffuseront le film gratuitement !
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Eden à l'ouest

De Costa-Gavras avec Riccardo Scamarcio, Odysseas Papaspiliopoulos, Léa Wiazemsky et Eric Caravaca.
Comme dans l'Odyssée, c'est en mer Égée que l'aventure d'Elias, commence. Sur la même mer, sous le même soleil et le même ciel qu'à l'aube de la civilisation. Après bien des péripéties, dont une escale au Paradis et un bref séjour en Enfer, son épopée finit magiquement à Paris. Paris, que chaque errant voit briller au plus profond de ses rêves dans son sommeil incertain...
Loin de la réputation qu'est la sienne, Costa-Gavras se lance dans l'odyssée d'un clandestin pour une oeuvre inclassable qui évolue entre réalisme et fable, le tout ponctué d'un humour très présent. Ce qui est inattendu pour une oeuvre de Costa-Gavras. Cinq ans après "Le Couperet", "Eden à l'Ouest" a tout d'un road movie, se focalisant sur son personnage central et son voyage naïf vers Paris, sa rencontre avec des touristes, routiers, ouvriers et ses nombreuses fuites. Un univers parfois simpliste où certains l'aideront et d'autres en abuseront.
La véritable surprise du film vient de ses interprètes, Ulrich Tukur dans la peau du magicien et Riccardo Scamarcio ("Mon frère est fils unique"), personnage principal quasi muet, dont la plastique est mise en avant. Pour empêcher toute identification, le réalisateur lui fait parler une langue inconnue.
"Eden à l'ouest" est une oeuvre assez inégale pourvue de certaines scènes brillantes et d'un humour burlesque. Par moment, trop clichée, elle n'en oublie pas de dénoncer les vices de l'Europe sur un ton inattendu et déroutant.
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Star Trek

De JJ Abrams avec Chris Pine, Zachary Quinto et Leonard Nimoy.
Jeune recrue plutôt turbulente, James T. Kirk monte illégalement à bord du célèbre U.S.S. Enterprise où officie au rôle de second un vulcain peu sympathique prénommé Spock. Entre les deux hommes, l'amitié n'est pas de mise et pourtant, ils devront unir leurs forces pour sauver la planète terre d'une terrible menace. L'aventure peut commencer...
Pour le onzième opus de la filiale "Star Trek", le réalisateur JJ Abrams opte pour un retour en arrière sur les prémices de cette aventure qui se décline désormais en six séries distinctes et dix longs-métrages au cinéma. Le metteur en scène de séries cultes comme "Alias", "Lost" et du troisième numéro de "Mission Impossible" opte pour le flash-back avec une mise en scène qui surprendra certainement les amateurs de première date. En effet, dans un style où l'action mène le jeu, les héros devront affronter un méchant digne de ce nom dans une histoire où passé se mélange adroitement avec présent. Les effets spéciaux sont également de la partie pour ce onzième volet qui séduira plus les férus de cinéma fantastique boosté sous adrénaline que les vieux de la vieille. Reste à signaler un casting dans l'air du temps avec entre autres Chris Pine ("Smokin' Aces") dans le rôle de James T. Kirk et Zachary Quinto (de la série "24 heures") en Spock. Les seconds rôles n'étant pas négligés vu que Leonard Nimoy, le Spock original est également de la partie.
Loin de surfer sur la vague de la continuité, le cinéaste JJ Abrams prend un risque en s'attaquant au début de l'aventure spatiale la plus populaire de ce siècle. Un véritable coup de jeune que l'on salue énergiquement.
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Good morning England

De Richard Curtis avec Rhys Ifans, Nick Frost et Kenneth Branagh.
1966, en Grande-Bretagne. Alors que le rock est à peine toléré au pays de sa Majesté, sur un bateau voguant aux larges de l'île, une radio pirate émet en toute illégalité. "Radio rock" était alors écoutée par plus de 25 millions d'auditeurs, ce qui en faisait l'une des plus populaires du pays. C'est dans cet univers décalé que le jeune Carl fera ses premières armes et surtout dans celui de l'explosion musicale qui balayait alors le monde...
Scénariste de nombreux films et réalisateur de "Love actually", pour sa seconde réalisation, "Good morning England", Michael Curtis s'intéresse de fort près à une page méconnue de l'histoire du rock, celle des radios pirates de l'Angleterre des années '60 et '70. Il pose ainsi sa caméra sur la fine équipe du "Radio rock" dirigée avec poigne par un véritable rebelle des ondes, Quentin. Avec ses journalistes, Dj et chroniqueurs, l'homme régnait sur les ondes 24 heures sur 24 avec un succès qui gênait fortement le pouvoir. Dans une mise en scène à l'ancienne, le réalisateur nous offre un film à fort accent british et également ampli de nostalgie avec une bande son que les moins de 20 ans ne sont pas sensé connaître. Une oeuvre pas vraiment dans l'air du temps qui mettra du baume au coeur à tous ceux qui regrettent le rock des années '60 et l'esprit de liberté qui lui était lié. Une autre époque...
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Celle que j'aime

D'Elie Chouraqui avec Barbara Schulz, Marc Lavoine, Anton Balekdjian et Gérard Darmon.
À 10 ans, Achille habite seul avec sa mère pour qui il éprouve un amour possessif. Active et épanouie, celle-ci qui vit depuis onze mois une histoire d'amour caché avec Antoine, s'apprête à lui proposer de s'installer dans son appartement. Une nouvelle qui ne fait pas le bonheur d'Achille...
Réalisateur de drames tels que "Harrison's Flowers" et "O Jérusalem", Elie Chouraqui change de registre pour une comédie légère et empreinte d'humour. Reposant sur son quatuor, "Celle que j'aime" ne révolutionne en rien le genre. Mais, malgré un scénario léger, les quatre acteurs et leur interprétation nous font quasi oublier les petits détails moins plaisants comme une mise en scène trop appuyée. Plus étonnant, le jeune Anton Balekdjian ("Big City") arrive à s'imposer face à deux monstres du cinéma, l'innocent Marc Lavoine et l'ironique Gérard Darmon. Sans oublier la touche féminine avec Barbara Schulz mise en avant par sa plastique et sa force de caractère.
Une comédie sympathique qui aurait mérité une prise de risque
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Incognito

D'Eric Lavaine avec Bénabar, Jocelyn Quivrin, Franck Dubosc et Isabelle Nanty.
Lucas est devenu une superstar en s'appropriant les chansons d'un vieil ami qu'il croyait disparu. Mais, un jour, celui-ci réapparaît après un long séjour en Inde, sans savoir ce que son pote est devenu. Lucas, pour lui cacher son forfait, décide de faire appel à son "colocataire" Francis, un mime au chômage et de se faire passer pour une personne lambda. Une initiative peu aisée...
Après "Poltergay", Eric Lavaine reste dans le registre de la comédie en créant l'événement avec l'artiste Bénabar pour son premier rôle en tête d'affiche. De quoi plaire aux amateurs du chanteur qui s'en sort avec une prestation tout en fraîcheur et pousse la chansonnette avec de nouveaux titres conçus pour la bande originale du film. Sans oublier le trublion de l'histoire, Franck Dubosc en éternel ringard naïf qui fait mouche à chacune de ses apparitions, sans oublier de se mettre à nu. Ils sont entourés de Jocelyn Quivrin ("LOL, Laughing Out Loud"), d'Anne Marivin et d'Isabelle Nanty. Sans oublier quelques guests stars !
Malgré une entrée en matière un peu caricaturale, le film prend peu à peu ses aises pour nous offrir de nombreux gags et péripéties grâce à un script bien ficelé écrit par Eric Lavaine avec la complicité d' Hector Cabello Reyes et de Bénabar.
Dans l'air du temps, "Incognito" vous fera oublier les petits tracas grâce à une succession de gags hilarants et bien sentis. On en oublie presque les petits défauts comme une baisse de rythme dans la seconde partie et quelques comédiens qui en font un peu trop pour rester crédible.
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Fast and furious 4

De Justin Lin avec Vin Diesel, Paul Walker et Michelle Rodriguez.
Dominic et Letty sont toujours les mêmes. Leurs loisirs se résument à jouer aux fous du volant à bord de bolides vrombissants. Malheureusement, la romance prend une autre tournure quand Dominic apprend que Letty s'est faite assassiner à Los Angeles. Dominic met fin à sa cavale et retrouve Brian O'Conner, le flic qui l'a laissé filer pour traquer ensemble un gang de dangereux trafiquants de drogues. En les connaissant, il restera de la gomme sur l'asphalte...
Et de quatre pour la filiale "Fast and Furious". Comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, cet épisode réunit le casting de l'épisode original qui avait vu le jour en 2001. Bref, huit ans plus tard, les choses n'ont pas beaucoup changé. Vin Diesel conduit toujours à tombeaux ouverts alors que Paul Walker reste l'éternel flic rebelle qu'il a toujours été. Et, pour rester dans les toujours, la recette ne change pas et le spectateur a droit à d'excellentes cascades, de jolies voitures, quelques filles sexy et de l'action, sans oublier tout même quelques longueurs entre celles-ci. Malheureusement, aucune surprise nous attend dans ce quatrième numéro à classer dans la catégorie "suite qui ne casse pas la baraque". Reste des retrouvailles en pleine forme pour une équipe qui s'est amusée devant la caméra alors que certains derrière la caméra s'endormiront dans leur fauteuil.
On aurait pu s'attendre à plus d'un numéro quatre.
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Surveillance

De Jennifer Chambers Lynch avec Bill Pullman, Julia Osmond et Pell James.
Une petite ville perdue du Sud des États-Unis est le lieu de jeu de dangereux tueurs en série. Afin de mettre un peu d'ordre dans l'enquête, deux agents du FBI sont envoyés sur place contre la volonté de la police locale. Un nouveau carnage est découvert et nos deux enquêteurs devront entendre le témoignage de trois survivants: une petite fille de 9 ans, un flic survolté et une femme en état de manque. Le problème, chacun à une version différente de ce qui est arrivé...
"Surveillance" vient 15 ans après "Boxing Helena", un film choc qui fera connaître Jennifer Lynch du grand public. Pour l'occasion, la fille du réalisateur David Lynch mettait en scène une histoire d'amour insupportable où une femme se voit ôter les membres par un amoureux qui ne la voulait que pour lui. Changement de registre pour son nouveau et second long-métrage. Sous la forme d'un thriller, la cinéaste nous compte une seule et même histoire vue au travers des yeux de trois personnages différents. Une méthode qui permet de brouiller les pistes dans cette enquête à multiples rebondissements. Certes moins sulfureux et dérangeant que son oeuvre précédente, "Surveillance" est à prendre comme un condensé de ce qui se fait de mieux dans le genre du thriller. C'est donc à une fin inattendue que nous invite la réalisatrice qui met en scène un véritable film d'homme. Et c'est bien cela la surprise de ce film qui sent le sang et la sueur. De quoi donner quelques frissons aux amateurs du genre qui apprécieront certainement l'hommage au cinéma qui fait peur. Bref, on est loin du cinéma de papa mais c'est tout de même pas mal...
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Toujours en salle:

Vengeance, The Chaser, The Spirit, X-Men Origins: Wolverine, The Wrestler, Bottle Shock, Coeur d'encre, Loin de la terre brûlée, The reader, Boy A, Millenium, La Nuit au musée 2, Battle of the Smithsonian, Anges et Démons, Observe and report, 17 ans encore, Ce que pensent les hommes, Volt: Star malgré lui, Dragon Ball Evolution, Prédictions, The Curious Case of Benjamin Button, Les trois royaumes, What just happened, Banlieue 13 ultimatum, Le chant des mariées, Les Insurgés, City of Ember, Zack and Miri make a porno, Factory Girl, The Black Balloon, Australia, Bedtime Stories (Histoires Enchantées), Wild Child Hunger, Burn After Reading, Lake Tahoe, Kung Fu Panda, Quarantine, Max Payne, Les chimpanzés de l'espace, Vous êtes de la police et Tonnerre sous les tropiques




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