Les
films à
l'affiche
Dernière
remise à jour, le
12 mai
2008
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Tu peux garder un
secret ? 
(Sortie le 14 mai 2008)
D'Alexandre
Arcady avec Pierre Arditi,
Christine Anglio et Juliette
Arnaud.
Mais que s'est-il passé dans la
tête de Delphine pour qu'un soir elle ose
affirmer devant ses collègues qu'elle a
une liaison avec son patron. En vingt-quatre
heures, la rumeur fait le tour de la
boîte. Pour l'aider à se sortir de
ce mauvais pas, Delphine fait appel à ses
meilleures amies, Cathy et Manon, qui vont
mettre au point avec elle des stratagèmes
plus fantaisistes et extravagants les uns que
les autres.
Quiproquos, malentendus et méprises se
succèdent pour voir peu à peu
Delphine se métamorphoser, perdre son
incorrigible maladresse et contre toute attente
trouver enfin l'âme soeur...
"Tu peux garder un secret" est
l'adaptation du roman homonyme d'Isabelle
Alexis. Avec comme prétexte une blague
qui tourne mal, le film use des quiproquos et
malentendus pour nous faire rire.
Malheureusement, la sauce ne prend pas et pour
cause le manque de rythme, des dialogues et
personnages parfois trop caricaturaux. Et si les
acteurs font de leur mieux en apportant par leur
jeu quelques notes d'humour, ils n'arrivent
néanmoins pas à sauver ce petit
vaudeville, Pierre Arditi en tête.
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Jackpot
De Tom
Vaughan avec Cameron Diaz, Ashton
Kutcher et Rob Corddry.
Alors qu'ils se sont rencontré la veille
à Las Vegas, Joy et jack se
réveillent dans le même lit, et
découvrent que pendant cette nuit bien
arrosée, ils se sont mariés et ont
gagné trois millions de dollars à
la machine à sous d'un casino. Vite
convaincu que tout les sépare, le couple
décide de divorcer, mais ne parvient pas
à s'entendre sur le partage de
l'argent.
Agacé par leurs chamailleries, le juge
des divorces les condamne à six mois de
mariage forcé et bloque leur fortune.
Désormais, Joy et Jack n'ont qu'un seul
but : pousser l'autre à la faute pour
essayer de récupérer
l'argent...
Rassemblez une bombe hollywoodienne, le beau
gosse du moment, une ville de débauche,
de l'argent et de l'alcool et vous obtiendrez un
condensé de romantisme, de dynamisme et
de rigolade à gogo. Même si le
concept n'est pas très original et peut
sentir le réchauffé,
"Jackpot" sera sûrement la
comédie drôle de l'année
2008. L'alchimie entre les personnages et les
dialogues piquants rendent ce film
intéressant, touchant et bourré de
gags en tous genres.
Après "Super Grass" en 1994 et
"Starter for 10" en 2007, Tom Vaughan
reste dans la comédie romantique pour les
20-25 ans. Et ça marche, puisque Jackpot
est recommandé pour de bons moments de
rigolades.
(Aurélie Lysten)
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L'amour de
l'or
D'Andy
Tennant avec Matthew McConaughey,
Kate Hudson et Donald
Sutherland.
Un paysage à couper le souffle, des
personnages aussi beaux les uns que les autres,
des dialogues piquants et de l'action à
gogo, cette chasse au trésor a tout d'une
course contre la montre qui en vaut la peine
!
Tandis que Tess (Kate Hudson) entame une
nouvelle vie comme serveuse à bord du
somptueux yacht du milliardaire Nigel Honeycutt
(Donald Sutherland), Finn (Matthew McConaughey)
découvre un indice capital sur la
position du trésor qu'il convoite depuis
des années. Persuadé qu'il tient
enfin la chance de sa vie, il s'introduit sur le
yacht et persuade Honeycutt et sa fille Gemma de
participer à ses recherches. Mais un
rival se présente bientôt, en la
personne de Moe Fitch, l'ancien mentor de Finn,
devenu son ennemi juré. Financé
par Bigg Bunny, Fitch ne reculera devant aucune
violence pour s'approprier le magot. La chasse
est ouverte, que le meilleur gagne...
Après avoir enchaîné les
succès dans le domaine de la
comédie romantique comme "Hitch",
"Fashion Victime", Andy Tennant s'essaie
à la romance en haute mer avec un tandem
de choc, McConaughey et Hudson qui nous
emmènent d'actions en actions, aussi
dramatiques que très drôles. Cette
chasse au trésor nous divertit de la
première à la dernière
minute dans un environnement paradisiaque qui
nous laisse sans voix.
Bref, un bon condensé d'action à
l'américaine qui nous fait passer un bon
moment.
(Aurélie Lysten)
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27
robes
D'Anne Fletcher
avec Katherine Heigl, Edward Burns et
James Marsden.
Amie au grand coeur, Jane est toujours prête quand
il s'agit d'aider ses proches à organiser leur
mariage et se retrouve donc très souvent
demoiselle d'honneur. Quand sa petite soeur vient lui
rendre visite et charme le patron de Jane, celle-ci garde
le sourire, cachant les sentiments qu'elle ressent pour
lui. Mais cette fois, les choses se compliquent: on lui
demande naturellement d'organiser le mariage pendant
qu'un jeune journaliste la poursuit, espérant
ainsi réaliser un reportage sur cette accroc aux
mariages...
Comédie romantique de 80 minutes, "27 Dresses"
prend pour décor le mariage et son industrie
qui valorisent l'idée de la
cérémonie parfaite avec gâteau
à étage, belle robe blanche et
soirée inoubliable. Et, si les personnages n'ont
pas la même opinion sur cette
célébration, la réalisatrice n'entre
pas vraiment dans le débat préférant
un traitement calibré et des situations convenues
autour de ses personnages principaux. Seule
originalité, son duo composé par Katherine
Heigl plus connue comme la star de la série
"Grey's anatomy" et James Marsden, le Cyclope de
la trilogie "X-Men". Le couple apporte une
certaine fraîcheur et quelques bons moments pendant
que les seconds rôles sont plus transparents,
Edward Burns en tête.
On en attendait un peu plus de la scénariste Aline
Brosh McKenna à qui l'on doit l'adaptation de
"The Devil Wears Prada" et qui n'arrive pas à
surprendre le cinéphile avec un scénario
original. Elle n'arrive pas à sortir son
épingle du jeu restant sur des sentiers battus et
rebattus pour jeunes amatrices d'histoire de coeur et de
duo gentillet.
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Les
Ruines
De Carter
Smith avec Jonathan Tucker, Laura
Ramsey et Jena Malone.
En vacances au Mexique, quatre jeunes
américains décident pour changer
des longues journées autour de la
piscine, d'accompagner un Allemand
rencontré sur place à la
découverte de ruines Mayas. Une
expédition laborieuse qui les conduit au
fin fond de la jungle quand, enfin
arrivés devant les ruines, ils sont
menacés par des autochtones et
obligés de se réfugier sur
celle-ci. Mais, l'ennemi n'est pas là
où ils croient...
Adapté du roman de Scott B. Smith
publié aux États-Unis en 2006,
"Les Ruines" n'est pas la première
incursion du romancier au cinéma, il
s'était déjà chargé
du scénario d'un autre de ses livres
("Un plan simple" de Sam Raimi).
Pour le reste, on se retrouve dans une trame
assez classique, sans surenchère d'effets
spéciaux puisque le réalisateur
dont c'est le premier film se concentre plus sur
ses personnages. À première vue,
de jeunes adultes quelconques qui prendront en
substance au fur et à mesure des
événements et des gouttes de sang.
Pour mettre en avant ses personnages, Carter
Smith a choisi Jena Malone ("Into the wild",
"Orgueil et préjugés", "Retour
à Cold Mountain"), Jonathan Tucker
("Dans la vallée d'Elah", "Pulse",
"Massacre à la tronçonneuse"),
Laura Ramsey ("The Covenant") et Shawn
Ashmore ("X-Men"), des acteurs qui s'en
sortent plutôt bien quand on sait qu'ils
ne vont pas se retrouver face à des
monstres sanguinaires mais à des plantes
plus diaboliques qu'il n'y parait.
Sans être un grand film, "Les
Ruines" devrait ravir les jeunes amateurs de
thriller horrifique grâce à un
scénario qui prend petit à petit
en intensité sans pour autant sortir des
carcans du genre.
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Le
cahier 
D'Hana
Makhmalbaf avec Nikbakht Noruz,
Abdolali Hoseinali et Abbas
Alijome.
Sous les anciennes statues géantes de
Bouddha détruites par les Talibans, des
familles se sont réfugiées dans
les grottes. Parmi eux, Baktay, une petite fille
de 6 ans qui après avoir entendu son
petit voisin réciter l'alphabet, se met
en tête d'apprendre à lire. Une
tâche peu aisée qui commence avec
l'acquisition d'un cahier pour aller à
l'école. Mais, pour cela, il lui faut de
l'argent. Un premier obstacle qui en annonce
bien d'autres...
Grand prix du Festival de San Sebastian,
"Buddha collapsed out of shame" est le
premier film de la plus jeune des filles du
réalisateur iranien Mohsen Makhmalbaf. Un
long métrage qui pose des questions sur
l'avenir des enfants grandissant dans un pays en
guerre. À travers une trame narrative
tout en simplicité, la
réalisatrice filme à regard
d'enfant le désir d'apprentissage d'une
petite fille. Un univers où les adultes
n'ont que peu de place pendant que les enfants
jouent à lapider les filles et à
se battre contre les Américains. Avec de
jeunes interprètes et leur jeu plein de
réalisme, ainsi qu' une caméra
esthétisante, Hana Makhmalbaf propose un
regard aussi original qu'agréable sur ces
enfants censés faire le devenir de l'Iran
en abordant des thèmes comme la
liberté, la soif de savoir et les
leçons que nous apportent la vie.
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Maxi
Papa
D'Andy
Fickman avec Dwayne "The Rock"
Johnson, Roselyn Sanchez et Kyra
Sedgwick.
La vie semble sourire à pleines dents
à Joe Kingman, véritable star de
l'équipe de foot US de Boston.
Fêtard aimant le rire, Elvis, son chien et
surtout lui-même, il fait la rencontre
avec Peggy qui se présente comme
étant sa fille. Imaginez le coup de masse
pour cet homme auto-satisfait. Mais une lettre
de la maman vient confirmer ses dires. Pour Joe,
aussi surnommé The King, la
présence d'une petite princesse dans son
équipe n'est pas forcément
souhaitée...
En général, un film
estampillé Disney s'adresse avant tout
à un très large public.
Après Vin Diesel qui fut garde-enfants
dans "Baby-sittor" c'est au tour d'un
autre gros bras de jouer au papa de service,
Dwayne Johnson aussi connu sous le nom de The
Rock. Pour l'occasion, l'ancien catcheur incarne
une vedette à qui tout réussit
jusqu'au jour où il devient le
père d'une fille de 8 ans. On s'en doute,
son univers s'écroule comme un
château de cartes face à cette
jeune tornade bien décidée
à lui mener la vie dure. Heureusement,
l'acteur n'est jamais avare en sourires, ce qui
le rend plus crédible dans son rôle
de père sur le tard. Les gags sont de la
partie avec jeux de mots, bêtises
nombreuses et l'omniprésence de l'esprit
d'Elvis jusque dans la sonnerie de
téléphone, le carillon de la porte
ou encore le Klaxon de la voiture. Seul petit
point faible, 1 heure 50 minutes c'est parfois
trop long pour nous raconter une histoire qui ne
révolutionne pas le genre. Dommage car le
film en aurait gagné en finesse et
surtout légèreté.
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I know who killed
me
De Chris
Sivertson avec Lindsay Lohan,
Michael Adler et Brian
Geraghty.
Studieuse, jolie et aimant la vie, Aubrey
Fleming voit son destin basculer quand un
dangereux tueur en série décide de
s'occuper d'elle. Torturée,
mutilée et laissée pour morte, la
jeune fille se réveille à
l'hôpital dans un bien mauvais
état. Les docteurs s'occupent d'elle
alors que la police compte sur son aide pour
retrouver ce dangereux psychopathe qui court
toujours. Malheureusement, Aubrey Fleming ne lui
rappelle rien vu qu'en réalité,
elle s'appelle Dakota. Dans ce cas où est
Aubrey???
Pour tous les addict à la presse
"people", le nom de Lindsay Lohan peut à
lui seul attirer du monde en salles surtout que
le tournage a du être interrompu afin que
la belle puisse effectuer une petite cure de
désintoxication. On notera aussi qu'avant
même la sortie du film en salles aux
États-Unis, la petite Lindsay a
ouvertement critiqué les strip-teaseuses
avant d'être obligée de faire ses
excuses en direct à la
télé. Ceci est pour le
côté poids des mots. Pour le choc
des photos, "I know who killed me" surfe
sur la trame du cinéma d'horreur pour
teenagers avec quelques scènes bien gores
mises au profit d'une histoire de
schizophrénie certes tirées par
les oreilles. Les tout est tenu sans grands
efforts par une Lindsay Lohan plutôt sobre
et couverte de bleus et de prothèses tout
au long du film. On s'en doute, le
réalisateur Chris Sivertson a joué
avec le feu pour mettre en scène son film
qui repose entièrement sur les
épaules de sa jeune et capricieuse
actrice. Pas de doute, les quelques
scènes de strip-tease de miss Lohan
suffiront à elles seules pour attirer les
curieux en salles. Pour les autres à
savoir s'ils veulent encore voir un
énième film de psychopathe sur
grand écran. La mention âme
sensible s'abstenir s'impose dans tous les
cas!
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Spartatouille
De Jason
Friedberg et Aaron Seltzer avec
Sean Maguire et Carmen
Electra.
Roi de Sparte, Léonidas est
entouré de ses treize meilleurs soldats
pour affronter Xerxès qui veut envahir la
région avec des milliers d'hommes.
L'affrontement semble inévitable mais, de
là à dire que l'on baignera dans
un océan de sang, il y a un pas que
l'humour ne pourra pas franchir...
Mis en scène par le duo Jason Friedberg
et Aaron Seltzer, "Meet the Spartans"
pour son titre original, renoue avec le
cinéma pastiche comme ce fut le cas avec
leur précédent long-métrage
à succès "Big Movie".
Après s'être attaqué au
mythe du "Pirates des Caraïbes",
voilà qu'ils malmènent l'oeuvre de
Zack Snyder, "300". Et cela commence fort
avec l'apparition de sosies d'Angelina Jolie et
de Brad Pitt prêts à adopter le
fils de Léonidas. Le reste est de la
même trempe avec des dialogues
écrits sous gaz hilarant, des
scènes d'action surréalistes
(combat au catch père-fils, tir au
paint-ball,...) ou encore l'apparition de filles
sexy comme Carmen Electra dans le rôle de
la femme de Léonidas. Ce dernier est
interprété par Sean Maguire (vu
dans les séries "Eve" et "Sexe
et dépendances") qui se
débrouille comme il peut avec ce
scénario écrit avec les pieds.
Un pied de nez au genre du Péplum qui ne
fera certainement pas plaisir aux connaisseurs
tandis que les amateurs d'humour "gras" en
profiteront pour une séance de rigolade
certes facile dans son approche. On n'en
redemande pas forcément!!!
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Horton
De Jimmy Hayward
et Steve Martino avec les voix de Jim
Carrey et Steve Carell.
Extravagant et légèrement simplet,
l'éléphant Norton vit dans la jungle.
Un jour, il entend un appel au secours venant d'un grain
de poussière flottant dans les airs. Il comprend
vite que, même s'il ne peut la voir, il y a la vie
sur le grain de poussière et décide de lui
venir en aide. En réalité, il y a
même une ville, Zouville et ses microscopiques
habitants, les Zous. Mais, quand Norton décide
d'avertir les autres habitants de la jungle, personne ne
le prend au sérieux et il doit trouver seul une
solution pour sauver ses nouveaux amis...
Si cette histoire vous rappelle quelque chose, c'est tout
à fait normal puisqu'elle est l'adaptation d'un
livre du Dr. Seuss à qui l'on doit
déjà "Le Grinch". Une
célébrité outre-Atlantique à
qui l'on doit de nombreuses histoires pour enfants. Un
univers déjà déjanté à
la base mis en images par l'équipe de
"L'Âge de glace", les studios BlueSky.
Avec un héros haut en couleurs et un graphisme des
plus réussis, qui n'a pas à pâlir
devant Pixar, ils entraînent petits et grands dans
un vrai régal familial. Une aventure cartoonesque,
des décors colorés et les voix anglaises de
Jim Carrey pour le héros du film et Steve Carell
pour le Maire de Zouville sont les atouts de ce
divertissement qui allie aussi de nombreux délires
et quelques références, sans pour autant en
faire de trop.
En un mot, un bon dosage entre divertissement et humour
pour le plaisir du plus grand nombre.
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Margot at the
weeding  
De Noah Baumbach
avec Nicole Kidman, Jennifer Jason Leigh et
Jack Black.
De l'eau a coulé sous les ponts et Margot
décide après une fort longue dispute de
revoir sa soeur Pauline qui va bientôt se marier.
Accompagnée de son fils, elle découvre avec
stupeur que le futur mari est un artiste raté
rêvant encore à un hypothétique
succès. Les jours passent et la tension familiale
s'intensifie à l'approche fatidique de ce
mariage...
À la fois scénariste et réalisateur,
Noah Baumbach ("The Squid and the Whale") met en
scène avec "Margot at the weeding" une
oeuvre qui analyse en profondeur ces personnages à
la déroute. Un regard porté par une
caméra à l'épaule proche de ses
acteurs chargés de faiblesses et de doutes. Le
film prend son temps à s'installer et abonde de
dialogues finement ficelés. Proche d'une oeuvre
psychanalytique sérieuse, "Margot at the
weeding" réussit tout de même à
nous séduire par son ambiance aérée
et un jeu d'acteurs précis grâce à un
casting de choix avec entre autres Nicole Kidman en
grande soeur à qui tout réussit, Jennifer
Jason Leigh en future mariée
névrosée et Jack Black toujours investi
dans une carrière musicale inexistante. Sans
véritablement critiquer ses héros, Noah
Baumbach réussit à tracer le portrait d'une
Amérique qui se cherche et surtout s'analyse sans
jamais changer les choses. Quant au mariage proprement
dit, pas de robe blanche, ni de lancé de riz, ici.
On est bien loin de la comédie romantique pour
coeur d'artichaut. Une bonne nouvelle pour tous ceux qui
recherchent autre chose qu'une morale de conte de
fée...
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Skinwalkers 
De James Isaac
avec Elias Koteas, Jason Behr et Rhona
Mitra.
À l'aube de ses treize ans, Timothy apprend
brutalement qu'il est un loup-garou lié à
une prophétie qui changera à tout jamais
leur destinée. Protégé par sa
mère et des loups-garous ayant abandonné
les mets faits de chair humaine, le jeune garçon
sera rapidement recherché par tous ceux qui
désirent ne jamais changer de coutumes. Parmi eux,
Varek est certainement la menace la plus
sérieuse...
Série B produite par l'équipe de
"Résident Evil" et mise en scène par
le réalisateur de "Jason X", "Skinwalkers"
de James Isaac surfe avant tout sur la vague des
loups-garous sans pour autant apporter quelque chose de
neuf au genre. Plus film d'action que d'horreur,
l'entreprise souffre d'un manque flagrant
d'originalité et d'argent même si trois
scénaristes se sont associés pour
écrire la chose. Ce qui nous permet d'assister
à un flot de clichés et peu d'effets
spéciaux dignes de ce nom. Reste une lutte sans
merci pour sauver cette race en quatre jours soutenue par
des acteurs qui font de leur mieux pour tenir la
tête hors de l'eau. On évitera donc de se
déplacer au cinéma sans pour autant bouder
la sortie en DVD. Patience, donc.
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Step up 2 The
streets 
De Jon Chu avec
Robert Hoffman, Briana Evigan et Will
Kemp.
La vie n'est pas toujours rose pour Andie, jeune
étudiante sans parents. Dans la rue, elle se fait
des nouveaux amis et surtout découvre une
discipline rigoureuse et conviviale à la fois, le
break dance. Rapidement, elle devient une adepte du
mouvement jusqu'au jour où son avenir scolaire est
en péril. Il est grand temps pour elle maintenant
de faire ses preuves sur la piste de danse et surtout
dans sa vie...
Jon Chu met tout en oeuvre dans ce teenager-movie afin de
tenir son public en haleine. Premièrement, les
charmes de Briana Evigan ne sont pas à discuter.
Ensuite le scénario surfe à coups d'images
"clipées" dans l'univers de la danse urbaine issue
de la culture hip-hop. Des pas à la mode sur MTV
que le réalisateur utilise dans des
chorégraphies hautement visuelles que ce soit dans
une rame de métro ou sur les marches d'un escalier
de la ville pour finir avec un affrontement sur une piste
de danse qui vous en mettra plein la vue, sans oublier la
morale à toute épreuve: la rue est faite
par ce que vous y amené! Bref de quoi
séduire d'emblée les amateurs de cette mode
qui ne vieillit pas depuis sa naissance dans les rues de
New York autour des années '80. Comme quoi en l'an
2000, les jeunes savent toujours s'amuser et s'aimer.
Ceci étant bien entendu pour souligner la petite
touche romantique du film. À voir sans risque si
les comédies musicales, adolescentes et dansantes
c'est votre truc.
Evening 
De Lajos Koltai
avec Claire Danes, Patrick Wilson et
Vanessa Redgrave.
Gravement malade du cancer, Ann Grant annonce sans
réserve à ses deux filles qu'elle a
tué quelqu'un par amour dans le passé. Les
deux filles pensent d'abord que leur mère
délire sous la souffrance alors que les souvenirs
se font plus persistants dans la tête de cette
mère qui s'accroche à la vie. La confession
commence alors que la jeune fille rend visite à
une de ses amies qui va se marier...
Après s'être fait remarquer avec le
très sérieux "Être sans
destin", le réalisateur hongrois Lajos Koltai
adapte le roman de Susan Minot dans ce qui sera sa
première réalisation américaine.
Sous la forme d'un drame, il compte la chronique d'une
mort annoncée avec une photo impressionnante de
Gyula Pados également présent sur son
premier long-métrage. L'autre force de ce film
nous vient de son casting qui jongle avec de jeunes stars
montantes comme Claire Danes, Hugh Dancy, Toni Collette
et Mamie Gummer face à des artistes plus
confirmés comme Vanessa Redgrave, Meryl Streep et
Glenn Close. Sous la forme d'un aller-retour entre
présent et passé, Lajos Koltai met en
scène une très belle histoire où
l'amour est certainement plus fort que tout. Du grand
cinéma qui nous prédit que le nom de Lajos
Koltai ne sera pas anecdotique à Hollywood et
ailleurs aussi.
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Fados 
De Carlos Saura
avec Chico Buarque de Hollanda,
Camané et Cesária
Évora.
Après "Flamenco" et "Tango", Carlos
Saura, le cinéaste espagnol de 75 ans, se
concentre sur le Fados. Après deux ans de
recherche, il propose un documentaire musical très
personnel à travers l'évolution de cette
musique emblématique, de ses origines africaines
et brésiliennes jusqu'à la nouvelle
génération d'artistes. Il ose même
bousculer les conventions en introduisant une
chorégraphie à ce qui est souvent
considéré comme un chant traditionnel
portugais à écouter dans le recueillement.
Il dira "La règle qui consiste à dire
que le fado n'est pas fait pour danser est une invention
purement portugaise". Un voyage qui emprunte aux
rythmes africains et brésiliens, au hip-hop,
à la musique classique, à la bossa-nova, au
passé et à l'avenir que l'on
découvre avec des artistes comme Caetano Veloso,
Chico Buarque, Mariza, Lila Downs, Carlos do Carmo,
Camané, Lura et Miguel Poveda.
Une musique issue des faubourgs qui ne pouvait pas
être décrite sans la ville de Lisbonne avec
qui elle est liée, sans oublier les décors
colorés et une caméra dynamique qui
emportent le spectateur dans une ode musicale
dédiée aux fados dans tous ses
états.
The
Flock 
D'Andrew Lau avec
Richard Gere, Claire Danes et Kadee
Stricklan.
Cela fait des années que l'Agent Erroll Babbage
surveille des délinquants sexuels. Étant en
fin de carrière, on lui assigne une jeune femme
pour le remplacer, ses supérieurs n'approuvant
plus son caractère acharné et sa hantise
des victimes qu'il n'a pas pu sauver. C'est alors qu'une
adolescente disparaît. Convaincu que l'affaire est
liée à l'un des délinquants dont il
s'occupe, Erroll Babbage enquête à l'aide de
moyens peu conventionnels sous l'oeil réprobateur
de son supérieur...
Internationalisé grâce à sa trilogie
"Infernal affairs" et au remake qui l'a suivi de
prêt réalisé par Martin Scorsese
("Les Infiltrés"), Andrew Lau s'est vu
ouvrir les portes hollywoodiennes avec une
première expérience qui fait la part belle
à son acteur principal Richard Gere à qui
il donne un personnage assez sombre, sans oublier Claire
Danes en second plan et Avril Lavigne pour une apparition
anecdotique. Et, s'il faut retenir une patte Andrew Lau,
c'est dans sa façon de coller au personnage
principal (qui n'est pas tout bon tout beau) et de
s'attacher à certains décors. Pour le
reste, "The Flock" est un pur produit
hollywoodien, introduit par une accroche peu subtile pour
obliger le spectateur à se sentir concerné
par les crimes sexuels, un thriller policier plus bavard
qu'animé, rehaussé par un soin du
décor qui évite l'esbroufe. Il est
même légèrement cru quand les
personnages s'enfoncent dans les tréfonds d'un
vieux bâtiment où se réunissent
quelques pervers sexuels.
Andrew Lau donne une patte réaliste à cette
histoire et à Richard Gere un rôle bien loin
du quinquagénaire séducteur mais n'arrive
néanmoins pas à nous faire oublier une
ligne scénariste trop classique et
légèrement racoleuse.
Peur(s) du
noir 
De Blutch,
Charles Burns, Marie Caillou, Lorenzo
Mattotti, Pierre Di Sciullo et Richard
McGuire.
La peur habite en chacun de nous: garçon, fille,
costaud ou peureux, chacun réagit comme il peut
face à ces attaques de la vie qui prennent
l'apparence d'une araignée, d'une pièce
sombre et silencieuse, d'une nuit sans étoiles ou
encore d'un animal qui vous regarde droit dans les yeux
toutes dents dehors...
Voilà un long-métrage animé et en
noir et blanc qui évolue autour de la peur vue
à travers les yeux de professionnels de la bande
dessinée. Soit six auteurs et surtout
illustrateurs réputés dans l'univers des
bulles tels que Blutch, le papa de "Waldo's Bar",
"Mademoiselle Sunnymoon", "La Lettre
américaine" et "Mitchum" ainsi que
Charles Burns ("Black Hole"), Lorenzo Mattotti
("Angkor"), Marie Caillou, Pierre Di Sciullo et
Richard McGuire. Ensemble, ils abordent d'une
façon radicale et souvent originale le
thème de la peur en général et celle
du noir en particulier. On est bien loin de l'univers
Disney et heureusement vu le talent de ces illustrateurs
qui mettent en scène leurs mondes respectifs, le
tout s'imbriquant les uns dans les autres pour donner une
vision artistique et parfois même poétique
d'un sujet qui généralement ne nous fait
pas tous rêver. Autant dire un coup de frais dans
une époque où le dessin animé est
généralement calibré pour faire
frémir les plus petits.
Bref, enfin de quoi satisfaire uniquement les parents:
les choses changent...
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Promets-moi 
D'Émir
Kusturica avec Marija Petronijevic, Uros
Milovanovic et Ljiljana Blagojevic.
Tsane vit avec son grand-père inventeur de
génie et la vache Cvetka au sommet d'une colline
en compagnie de la voisine, l'ancienne institutrice du
village. Ce sont les seuls habitants de ce lieu
désormais abandonné de tous. À
l'aube de sa mort, grand-père demande à son
petit-fils de partir à la ville pour vendre la
vache et surtout ramener une fiancée. Plus facile
à dire qu'à faire...
Le plus "punk" de tous les réalisateurs reconnus
d'aujourd'hui, Émir Kusturica revient avec un
nouveau délire cinématographique qui ne
faillit pas à sa réputation. En effet, avec
"Zavet" pour son titre original, il s'amuse
à tracer le portait d'une famille qui ne manque
pas de ressources pour nous faire rire et croire que la
vie n'est pas si terrible que ça. Un film hors
paire qui joue avec l'absurde pour finalement le sublimer
dans une fin qui nous laissera tous pantois. Bref, du
Émir Kusturica pur jus, ce qui aura pour effet
d'énerver les détracteurs sans pour autant
en dégoûter tous les amateurs de ce
cinéaste finalement pas comme les autres. Le choix
du casting est excellent tout comme la musique et les
images plus poétiques et colorées les unes
que les autres. On retiendra donc de ce
"Promets-moi" que Émir Kusturica
connaît bien la chanson même si le refrain
est finalement connu de tous. Sans être le clou de
sa carrière, "Promets-moi" réussit
à nous captiver par son côté
décalé et délirant, ce qui est
déjà en soi une excellente nouvelle. Pour
ceux qui veulent voyager en images, pas de doute, ce film
est de loin un excellent choix.
John
Rambo 
De et avec Sylvester
Stallone, James Brolin et Kim
Dickens.
La Birmanie connaît encore aujourd'hui une guerre
civile considérée parmi les plus longues au
monde. Pas si loin de toutes ces tortures, meurtres et
autres atteintes aux droits de l'homme, John Rambo vit en
reclus dans un petit village du nord de la
Thaïlande. Chasseur et pêcheur, pour survivre,
il vend des serpents venimeux. Sa rencontre inattendue
avec un groupe humanitaire va mettre à mal cette
quiétude méritée. Car un soldat
reste un soldat...
Après avoir donné une fin honnête
à la série des "Rocky", Sylvester
Stallone s'attaque au quatrième épisode de
"Rambo" alors qu'il a passé le cap des 60
ans. Il profite de cette nouvelle jeunesse pour mettre en
scène une oeuvre musclée sur les rapports
entre les hommes et la guerre. Usant d'images plus que
violentes, il trace le portrait d'une guerre civile
sanglante et inhumaine. Il en profite pour
démontrer que c'est aussi la véritable
place de ce John Rambo qui ne peut que s'épanouir
en milieu hostile. Une morale cinglante qui clôture
la série avec un épisode dans la trempe du
premier numéro sorti en 1982. Les amateurs de
l'acteur et de la série seront aux anges par le
choix de l'acteur qui s'est senti investi par la cause
Birmane. C'est peut-être là aussi que se
cache le vrai message de ce film d'action pas tout
à fait comme les autres. Du grand Stallone.
À voir si on n'est pas allergique au
côté taciturne de ce Rambo parfois
vieillissant. Attention, pour la suite, l'acteur devra
peut-être utiliser un déambulateur ;-)
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