Les
films à
l'affiche
Dernière remise
à jour, 8 février
2010
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The lovely
bones  
(Sortie le 10
février)
De Peter
Jackson avec Saoirse Ronan, Mark
Wahlberg et Rachel Weisz.
Susie Salmon a tout d'une jeune fille comme les
autres. Jusqu'au jour où elle rencontre
un étrange voisin, Mr. Harvey, un tueur
en série qui lui ôte la vie. Errant
désormais entre deux mondes, elle assiste
à la terrible souffrance de sa famille
tout en surveillant les faits et gestes de son
bourreau. Mais, pour Susie qui se sent
réellement impuissante, l'entre deux
monde représente aussi une porte de
sortie sur un futur que l'on espère plus
serein...
Pas de doute, il fallait un réalisateur
tel que Peter Jackson pour pouvoir mettre en
images le best-seller "The lovely bones"
d'Alice Sebold. Tout débute par un
drame insoutenable pour ensuite prendre la route
d'une oeuvre étrange qui s'amuse à
jouer sur nos attentes. En effet, on
espère tous que l'héroïne
puisse aider ses parents ou la police mais
là d'où elle est, rien n'est
vraiment possible. Avec elle, on assiste
à la souffrance de ses parents face
à la perte de leur fille et surtout face
à ce criminel qui continue sa
carrière en toute impunité.
Grâce à la voix off de la fillette,
Peter Jackson acerbe nos émotions
jusqu'à cette fin que l'on aimera
détester. Comme à son habitude, le
cinéaste a soigné son casting avec
le premier rôle qui revient à
Saoirse Ronan parfaite en jeune fille comme les
autres face à un Stanley Tucci
méconnaissable dans le personnage
terrifiant du tueur en série. Premier
véritable film américain pour
Peter Jackson, "The lovely bones" est
certainement à classer à part dans
sa filmographie. Quelque part entre chef
d'oeuvre et film inclassable. Une
véritable aventure
cinématographique qui nous confirme
qu'aujourd'hui avec un peu de talent au
cinéma tout est possible...
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L'Imaginarium du
docteur
Parnassus  
(Sortie le 10
février)
De Terry
Gilliam avec Heath Ledger,
Christopher Plummer, Tom Waits et
Johnny Depp.
De ville en ville, le Docteur Parnassus et sa
troupe voyagent dans leur roulotte d'un autre
temps. Cet homme sans âge possède
le pouvoir de projeter les gens dans leur propre
imaginaire, mais ce fascinant voyage se conclut
toujours par un choix, qui peut mener au
meilleur comme au pire... Suite à un pari
gagné contre le diable, Parnassus devint
éternel, mais par amour pour une femme,
il demanda la jeunesse en échange de son
immortalité. Le diable accepta, à
condition que le jour de ses seize ans, le
premier des enfants de Parnassus à
naître lui appartienne... La jeune
Valentina atteindra l'âge fatidique dans
quelques jours et le diable rôde. Dans une
tentative désespérée pour
sauver son unique enfant, Parnassus va à
nouveau jouer avec le feu: le premier de lui ou
du diable qui séduira cinq âmes
aura gagné...
Le dernier film de Terry Gilliam a bien failli
ne jamais voir le jour avec le
décès de son acteur principal,
Heath Ledger, remplacé pour les
scènes manquantes par un trio d'acteurs:
Johnny Depp, Colin Farrell et Jude Law. Ce qui
pourrait être étrange s'ils
n'apparaissaient pas dans des scènes
féeriques et si le film ne
véhiculait pas déjà une
imagerie fantastique. Avec un scénario
original, Terry Gilliam nous propose comme
à son habitude un univers visuel unique
basé sur la féerie du
théâtre de rue comme il l'avait
déjà fait auparavant avec comme
exemple "Fisher King".
Sans limite grâce aux avancées
techniques, l'imaginaire devient palpable, plus
réel que jamais, véhiculant
l'idée que les conteurs sont un rempart
contre le mal. Des personnages bien
amenés et envoûtants qu'ils
représentent le mal (Tom Waits) ou le
bien (Christopher Plummer). L'univers de Terry
Gilliam est riche, imposant, troublant et
à travers son art, il impose même
un paradoxe entre réalité et
cinéma à travers le personnage de
Heath Ledger et l'acteur lui-même.
Une expérience graphique à
laquelle il manque juste un soupçon
d'émotion.
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Planet
51 
(Sortie le 10
février)
Film
d'animation de Jorge Blanco avec les voix
de Jessica Biel, Gary Oldman et
John Cleese.
Les habitants de la Planète 51 vivent
dans la peur d'une invasion extra-terrestre.
Lorsqu'un astronaute débarque sur leur
terre, la panique s'installe et les habitants
tentent de le capturer, mais le visiteur veut
seulement rentrer chez lui, c'est un jeune
garçon qui va l'y aider...
Avec "Planet 51", l'Europe nous prouve
qu'elle est capable de rivaliser avec les grands
studios de l'animation en proposant une oeuvre
tout public drôle et mature. En
transposant la peur de l'extraterrestre sur une
autre planète et faisant de celui-ci un
humain, Joe Stillman, le scénariste de
"Shrek" instaure un univers qui rend
hommage aux grands films de la S.F., de "2001
l'Odyssée de l'espace" à
"L'Invasion des profanateurs de
sépultures", en passant par
"Alien", "Mars Attacks", "E.T." ou
"Wall E." Ce qui fait de "Panet 51"
un film bourré de
références qui pourrait ne pas
accrocher les plus jeunes. Parce que les
personnages sont verts, et par son humour
référentiel, on pense vite
à une filiation avec "Shrek" même
si le film ne tombe jamais dans la
vulgarité.
Sans baisse de rythme et grâce à
des dialogues bien fichus, le film diffuse une
bonne humeur générale et nous
évite les séquences musicales tout
en s'inspirant des années 50 pour ses
décors et pour sa musique d'ambiance
("Lollipop" et "Be bop a lula").
On épingle néanmoins le manque
d'émotion quand au destin des personnages
tant "Planet 51" est riche en
détails. Ce qui n'empêchera pas les
fous de S.F. de passer un bon moment.
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The Book of
Eli 
D'Albert
Hughes avec Mila Kunis, Denzel
Washington et Gary Oldman.
L'Amérique n'est plus qu'une terre
désolée, les villes sont en ruines
et les routes, des pièges infestés
de bandes criminelles. Depuis des années,
Eli voyage seul, se protégeant des
attaques et se battant pour trouver de quoi
survivre. Lorsqu'il arrive dans ce qui fut
autrefois la Californie, sa personnalité
attire l'intérêt de Carnegie, un
homme à la tête d'une petite
communauté de criminels qui espère
bien l'intégrer dans ses rangs. Mais, Eli
a une autre idée en tête, continuer
sa route vers l'ouest...
Après "From Hell", les
frères Hugues abordent un thème
très actuel, la fin du monde. Assez
proche de "The Road", "The Book of Eli"
s'en éloigne très vite par sa mise
en scène plus rapide et son approche plus
directe de la violence. On pense un peu à
"Mad Max" même si on trouve des
références aux westerns de Sergio
Leone. Grâce à une photographie
très soignée et des effets
numériques discrets, on s'accroche aux
pas d'Eli, un personnage héroïque,
attaché à ce passé perdu et
sachant éviter les pièges d'un
présent plus morne. Un premier rôle
qui habille bien l'acteur Denzel Washington,
dernier humain au pays des barbares. Alors que
Gary Oldman préfère la face
sombre, opposant son désir d'ordre et de
pouvoir aux rêves de liberté du
personnage central. Parmi les acteurs
secondaires, on retrouve aussi, Jennifer Beals
en aveugle, Malcolm McDowell et la jolie Mila
Kunis.
Si "Le livre d'Eli" se veut spirituel et
porté par des messages religieux, les
frères Hughes évitent
néanmoins une morale trop poussive tout
en agrémentant leur dernier long
métrage de quelques effets
hollywoodiens.
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Océans 
De Jacques
Perrin.
Au-delà des frontières
océanes, s'ouvre un univers
méconnu et indompté où
évoluent d'étranges
créatures qui se côtoient,
s'affrontent, se chassent, s'apprivoisent en une
symphonie sauvage. Récit d'un fascinant
voyage au coeur des océans, du tumulte
des tempêtes, du vaste territoire des
créatures marines. Histoire de vie et de
mort entre l'homme et les animaux marins.
L'homme et son arsenal d'armes de pêche,
de déchets, de poisons... Début de
cauchemar, mais surtout rêve d'un univers
marin respecté et foisonnant de vie, de
diversité, de sanctuaires
protégés élargis aux
dimensions de l'océan. Une
réconciliation avec les êtres de la
mer les plus redoutés, les plus
menacés, les plus familiers.
Le discours écologique très
présent dans les documentaires ces
derniers temps vous a peut-être
déjà lassé mais vous auriez
tort de passer à côté de la
dernière production de Jacques Perrin
après "Himalaya" et "Le Peuple
migrateur" ou l'inoubliable
"Microcosmos".
Avec son acolyte Jacques Cluzaud, il transcende
l'océan et ses habitants pour leur rendre
toute leur beauté. Un spectacle visuel
réalisé avec des moyens de
tournages pointus et parfois
agrémentés d'effets
numériques discrets grâce à
un budget conséquent. Un voyage qui ira
des banquises aux tropiques à la
découverte de créatures marines
connues ou méconnues transcendées
à l'image, du banc de thons à
l'araignée de mer, sans oublier les
dauphins, requins ou méduses.
Ainsi Jacques Perrin illustre toute la
beauté mais aussi la place fondamentale
de l'océan et de ses habitants dans notre
écosystème, il y appose un
discours écologique sur l'empreinte de
l'homme, piégé par les
impératifs du capitalisme.
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La
Route
De John
Hillcoat avec Viggo Mortensen, Guy
Pearce, Charlize Theron et Robert
Duvall.
L'apocalypse a eu lieu. Le monde est
dévasté, couvert de cendres. On ne
sait rien des causes de ce cataclysme. Un
père et son fils errent sur une route,
poussant un caddie rempli d'objets
hétéroclites et de vieilles
couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le
danger peut surgir à tout moment. Ils
affrontent la pluie, le froid et ce qui reste
d'une humanité retournée à
la barbarie...
Auteur établi, l'américain Cormac
McCarthy a inspiré les meilleurs, de
"All the Pretty Horses" pour Billy Bob
Thornton à "No Country for Old
Men" des frères Coen. Aujourd'hui,
c'est le réalisateur John Hillcoat
("The Proposition") qui adapte "The
Road" récompensé par un
Pullitzer en 2007. Un indice qui donnera raison
aux férus de l'auteur quant au respect de
l'oeuvre originale et en particulier de l'esprit
dur et sans pitié qu'elle
véhiculait. Au grand damne de ceux-ci,
John Hillcoat y appose quelques règles
hollywoodiennes qui les pousseront à fuir
le film. Les non-initiés, vierges face au
style bouleversant de l'oeuvre originale,
découvriront un monde gris et froid quasi
dépourvu de la moindre couleur. Un climat
hostile pour cet homme et son fils qui tentent
de survivre tout en gardant une part
d'humanité. Loin du film d'action ou
catastrophe, le réalisateur se colle
à son duo d'acteurs, de simples humains
chérissant leurs valeurs morales alors
qu'autour d'eux la mort rode. Un monde sans vie
végétale ou animale où les
rares survivants s'évitent quand ils ne
constituent pas le repas de leurs
congénères.
Il ne leurs reste alors que la nostalgie de ce
et ceux qu'ils ont perdus et se battent pour
garder espoir.
Dans le rôle du père, on retrouve
Viggo Mortensen, amaigri sur qui repose en
partie le film grâce à une
prestation empreinte d'intensité et
d'humilité. Charlize Theron est plus
proche de "Monster" que d'une prestation
plus légère sans oublier les
brèves apparitions de Guy Pearce et
Robert Duvall.
Le sujet n'en reste pas moins intéressant
à travers son message sur la nature
humaine à la fois destructrice et pourvue
d'humanité dans les moments les plus
sombres. Proche de "Je suis une
légende" ou "28 jours plus
tard", l'héroïsme des
personnages en moins.
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Les Chats
persans
De Bahman
Ghobadi avec Hamed Behdad.
À leur sortie de prison, Negar et Ashkan,
deux jeunes musiciens iraniens, décident
de monter un groupe underground. Lassés
de ne pas pouvoir s'exprimer librement dans leur
pays, ils tentent par ailleurs de se procurer
clandestinement des papiers pour rejoindre
l'Europe. Ils font la rencontre de Hamed, qui
les accompagne dans leurs démarches, et
parcourent avec lui Téhéran
à la rencontre d'autres musiciens,
essayant de les convaincre de quitter le pays
avec eux et de monter un grand concert
clandestin pour financer leur fuite...
Présenté à Cannes dans la
section "Un Certain Regard", le cinquième
long-métrage du cinéaste iranien
à qui l'on devait déjà
"Un temps pour l'ivresse des chevaux" a
ravi les critiques. Illustrant la soif
d'expression qui vit en nous, Bahman Ghobadi
s'est battu pour donner vie à son projet,
tourné en 17 jours et sans autorisation
dans les rues de Téhéran. Autant
dire qu'il est bien placé pour parler de
liberté d'expression, ce qu'il fait avec
énergie et fougue à travers la
musique de Negar et Ashkan et de ceux qu'ils
croiseront, confrontés à la
violence pour avoir péché.
À l'image, on ressent la peur des
représailles et la volonté de
filmer sans concession tout en découvrant
de façon parfois trop clippé les
genres musicaux qui habitent
Téhéran.
Emprunt d'une volonté humanitaire et d'un
regard pertinent, Bahman Ghobadi chante les
louanges de l'art à travers un hymne
contre l'oppression.
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In the
Air
De Jason
Reitman avec George Clooney, Anna
Kendrick, Vera Farmiga et Jason
Bateman.
Ryan Bingham est un spécialiste du
licenciement à qui les entreprises font
appel pour ne pas avoir à se salir les
mains. Sans vie privée, Ryan Bingham est
un collectionneur compulsif de miles
aériens cumulés lors de ses
incessants voyages d'affaire. Misanthrope, il
adore cette vie faite d'aéroports, de
chambres d'hôtel et de voitures de
location. Lui dont les besoins tiennent à
l'intérieur d'une seule valise est
même à deux doigts d'atteindre un
des objectifs de sa vie: les 10 millions de
miles. Alors qu'il tombe amoureux d'une femme
rencontrée lors d'un de ses nombreux
voyages, il apprend par la voix de son patron
que ses méthodes de travail vont devoir
évoluer. Inspiré par une jeune
collaboratrice très ambitieuse, celui-ci
décide que les licenciements vont pouvoir
se faire de manière encore plus rentable,
via... vidéo conférence...
Jason Reitman, le réalisateur de
"Juno" et "Thank you for smoking"
s'inspire d'un best-seller pour donner vie
à une comédie entre les genres.
Avec comme thème nos
sociétés modernes, leurs
employés et la crise financière,
il nous explique dans un premier temps le
travail de son personnage principal, un
professionnel du licenciement et les valeurs
qu'il met en avant comme le cynisme, la
manipulation et la prospérité de
sa société. Une vie faite d'images
fugitives, d'aéroports, de bureaux
standardisés, entre documentaire et
satire. Un présent bientôt
anéanti par deux femmes, l'une lui
inspirant l'amour, l'autre transformant son
quotidien. L'oeuvre vogue alors entre romance et
mise en question de soi. Avec certaines
longueurs, Jason Reitman reste pourtant entre
deux eaux, à la fois critique, sans pour
autant l'assumer, consensuel par moment, il
vogue entre documentaire, satire
légère et comédie pour nous
croquer un présent bien réel
aidé par la prestation remarquable de
George Clooney.
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A Serious
Man
De Joel et Ethan
Coen avec Adam Arkin, Richard Kind et
Katherine Borowitz.
En 1967, Larry Gopnik, un professeur du Middle West, voit
sa vie se dégrader après que sa femme ait
décidé de le quitter et que son
frère, socialement inadapté, refuse de
quitter la maison...
Avec "Serious Man", les frères Coen
s'éloignent des oeuvres grand public avec comme
preuve un casting dépourvu de star. Sans en
oublier pour autant l'humour, ils proposent une farce
burlesque reposant sur ses personnages et en particulier
sur Larry Gopnik, un prof que sa femme chasse du domicile
familial pour y amener son amant. Elle demande aussi un
get, un divorce accepté par les autorités
religieuses permettant de se remarier. Un
événement qui va mettre la foi de Larry
à rude épreuve d'où sa
volonté de trouver du réconfort
auprès de rabbins qui, restent indifférents
à sa peine. Un exercice acrobatique sur la foi
où chaque personnage, en majorité des
loosers, vit des expériences métaphysiques.
Un univers emprunt de désespoir illustré
par une photographie de toute beauté et une
qualité d'écriture qui est propre aux
frères Coen.
Parfois absurde, emprunt de nostalgie, "A Serious
Man" n'a rien de spectaculaire mais reste typique du
cinéma des frères Coen.
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Tempête de boulettes
Géantes 
De Chris Miller
et Phil Lord avec les voix de Bill Hader,
Anna Faris, James Caan, Bruce
Campbell, Benjamin Bratt et Mr. T.
Depuis l'enfance, Flint Lockwood passe son temps à
créer des inventions qui ont la fâcheuse
habitude de tourner court. Malgré l'avis de son
père, il n'arrive pourtant pas à penser
à autre chose. C'est ainsi qu'il a l'idée
de lutter contre la faim dans le monde en imaginant une
machine qui transformerait la pluie en nourritures.
Après un mauvais départ, les concitoyens de
la petite ville de Chewandswallow aperçoivent une
pluie de hamburgers, bientôt suivie par d'autres
miracles alimentaires...
Adapté d'un vieux livre pour enfants, "Il pleut
des hamburgers" de Judi Barrett (1978), ce long
métrage des studios Sony Pictures Animation
("Les rebelles de la forêt", "Les rois de
la glisse") a dans un premier temps de quoi faire
rêver les plus jeunes avec ses pluies de
hamburgers, de glace, de hot-dogs ou de
spaghetti-boulettes bientôt accompagnées
d'une morale sur les effets sur le corps et
l'environnement.
Une lecture rythmée qui est
agrémentée grâce au duo Phil
Lord/Christopher Miller de seconds rôles savoureux,
d'astucieux détails graphiques ou de gags de
second plan venus égayer la 3D d'effets
réussis. Le film regorge d'astuces comiques et
d'effets graphiques qui rehaussent l'intrigue de base
plus conventionnelle.
À la fois drôle et acide, ce
raz-de-marée alimentaire ne vous laissera pas sur
votre faim.
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The men who stare at
goats 
De Grant Heslov
avec Ewan McGregor, George Clooney et
Jeff Bridges.
Quand le jeune journaliste Bob Wilton rencontre
l'étrange Lyn Cassady, il est persuadé de
tenir le bon filon pour obtenir un article de premier
choix. Et c'est peu dire. En effet, Lyn dit être un
membre d'une brigade spéciale de l'armée
américaine formée aux techniques
paranormales. Des pouvoirs qui leur seront
peut-être utiles dans cette enquête qui les
mène en Irak pendant la guerre...
Réalisateur peu connu du grand public, Grant
Heslov réalise avec "The men who stare at
goats" une oeuvre étrange tournant autour de
la guerre. Mais pas d'histoires de gros bras ici. Grant
Heslov met en images l'aventure d'une équipe
d'hurluberlus capables de tuer une chèvre rien que
par la pensée. Une unité que les
autorités militaires utilisent lors de missions
secrètes. Le point de départ est
donné ici à une série de gags et de
bonne humeur générale dans cette guerre
ultra-médiatisée. George Clooney est
parfait dans son rôle de soldat aux super pouvoirs
face à Ewan McGregor qui perd peu à peu de
sa crédulité. Mais on remarquera
également la présence de Jeff Bridges et
Kevin Spacey tous deux ajoutant un certain piquant
à l'intrigue. Vous l'aurez compris, ce
long-métrage n'est pas un film de guerre comme les
autres. On sourit, on rigole et parfois aussi on se met
à penser que la guerre peut être à
l'origine de situation plutôt incongrue. Une belle
leçon de cinéma qui démontre
qu'à Hollywood aussi on peut rire avec autre chose
que des comédies pour adolescents.
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Kérity, la maison des
contes 
Film d'animation de
Dominique Monfery.
Natanaël a bientôt 7 ans, mais il ne sait
toujours pas lire... Lorsque sa tante Eléonore lui
lègue sa bibliothèque contenant des
centaines de livres, Natanaël est très
déçu! Pourtant, chacun de ces contes va
livrer un merveilleux secret: à la nuit
tombée les petits héros, la
délicieuse Alice, la méchante fée
Carabosse, le terrible capitaine Crochet, sortent des
livres... Ils doivent prévenir Natanaël
qu'ils courent un grand danger et risquent de
disparaître à jamais. Pour sauver ses
minuscules amis et leurs histoires, Natanaël,
rétréci par la Fée Carabosse, se
lance dans l'aventure! Il affrontera vaillamment le
très fourbe Ramastou, les crabes géants,
l'Ogre affamé... Arrivera-t-il à temps
à lire la formule magique qui les sauvera tous? Ce
n'est pas parce que c'est inventé que ça
n'existe pas!
Avec ce joli conte pour enfants, Dominique
Monféry, rodé aux films d'animation pour
avoir mis en scène pour les studios Disney
"Hercule" ou "Kuzco l'empereur
mégalo", s'associe à une illustratrice
de livres pour enfants pour un voyage initiatique plein
de poésie. Avec l'imaginaire comme fil conducteur,
le jeune héros devra affronter ses peurs et
surmonter sa difficulté à lire. Un
thème traité avec originalité
grâce au graphisme naïf et aux teintes
chaleureuses réalisés à la gouache
qui feront rêver les plus petits. Avec
Natanaël, ils partiront à la
découverte d'un monde étrange et trop grand
pour eux, tomberont sur la fée Carabosse ou
suivront Alice et le Lapin Blanc évadés du
pays des merveilles.
Loin des dernières avancées technologiques,
"Kérity, la maison des contes" s'adresse
avant tout aux plus jeunes et rend hommage au monde des
livres et des contes. Les décors et le graphisme
font oublier un léger manque de fluidité en
particulier dans l'expression des personnages.
Sans oublier les voix de Denis Podalydès, Pierre
Richard ou Jeanne Moreau.
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The
Stepfather
De Nelson
McCormick avec Penn Badgley, Dylan
Walsh, Sela Ward et Amber Heard.
Michael Harding revient de l'école militaire et
retrouve sa mère complètement amoureuse et
vivant avec son nouveau copain, David. Au fur et à
mesure que les deux hommes commencent à se
connaître, Michael se méfie de plus en plus
de cet homme qui est toujours disponible pour donner un
coup de main. Est-ce que David est vraiment pour sa
mère l'homme de ses rêves, ou cacherait-il
plutôt un côté obscur...
Le réalisateur de "Prom Night, le bal de
l'horreur" reste dans l'adaptation en s'inspirant
d'une série B des années '80 pour son
nouveau projet qui met à mal les valeurs
familiales. S'adressant particulièrement aux
jeunes ados, il évite les scènes trop
violentes, saupoudre son film de musique rock et fait
appel à des acteurs du petit écran comme
Dylan Walsh de la série "Nip / Tuck", Penn
Badgley de "Gossip Girl" sans oublier Sela Ward
("Le jour d'après", "Dr. house") et Amber
Heard ("Californication", "Délire Express",
"Zombieland"). S'éloignant de la version
originale en s'attachant particulièrement au
couple très glamour formé par Penn Badgley
et Amber Heard, il met en scène un thriller
très lisse, avançant par petites touches
jusqu'au dénouement final. Si certaines
scènes sont efficaces, le long métrage est
trop anecdotique pour les férus du genre. Trop
calibré, trop classique pour le genre.
Une introduction dédiée exclusivement
à donner des frissons aux 13-16 ans.
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R.T.T. 
De
Frédéric Berthe avec Kad
Merad, Mélanie Doutey et Manu
Payet.
Arthur vit des jours tranquilles entre Florence, sa
compagne depuis cinq ans, et son magasin de sport
spécialisé. Tout va parfaitement bien
jusqu'au jour où Florence lui annonce sans
préavis qu'elle le quitte pour un autre homme,
qu'elle va même se marier, qu'elle part vivre
désormais à l'étranger. Sous le
choc, Arthur est pourtant convaincu que Florence ne sait
plus trop ce qu'elle fait. Lorsqu'il apprend que le
mariage a lieu dans quelques jours à Miami, Arthur
n'est certes pas invité, mais il ira à ce
mariage. Au même moment, Émilie Vergano
réalise d'une main de maître un vol de
tableau dans un célèbre musée
parisien pour le compte d'un commanditaire vivant lui
aussi à Miami. Arthur et Émilie vont alors
se croiser à l'aéroport de Paris et ne vont
plus vraiment se quitter: recherchée par la
police, Émilie a placé la toile
volée dans le sac d'Arthur. Ce dernier va alors
être embarqué dans une aventure qu'il
n'avait pas, mais pas du tout, prévu...
Grâce à un budget conséquent,
Frédéric Berthe ("Alive", "Nos 18
ans") s'embarque pour une aventure policière
emprunte d'exotisme. Il choisit un duo de premier abord
improbable avec Kad Mérad en beauf gentillet et
Mélanie Doutey (Clara Sheller) qui se voit offrir
un vrai premier rôle tout public. Pour l'occasion,
elle apporte glamour et fraîcheur alors que Kad
reste dans un registre plus connu. Enfin, Manu Payet les
suit à la trace pour les besoins de son
enquête, un rôle qu'il tient plutôt
bien.
Un peu trop court pour nous éblouir,
"R.T.T." s'agrémente de quelques cascades
et de courses poursuites, de gags à la Kad Merad
et d'un soupçon de romance amenée avec
maladresse. Si le genre "comédie exotique" n'est
pas la force du cinéma français,
Frédéric Berthe relève le niveau
mais n'a malheureusement qu'1h28 mn. pour convaincre.
Tout juste de quoi amener son intrigue.
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Bright
Star 
De Jane Campion
avec Ben Whishaw, Abbie Cornish, Paul
Schneider et Kerry Fox.
Londres, 1818. Un jeune poète anglais de 23 ans,
John Keats, tombe amoureux de sa voisine, Fanny Brawne.
Pourtant très différents l'un de l'autre,
ils se rapprocheront peu à peu. Leur histoire
d'amour sera alors semée d'embûches mais ils
ne cesseront pas de partager cette passion beaucoup trop
vite écourtée. C'est le personnage de Fanny
et son amour pour elle qui inspira à Keats ses
plus beaux poèmes...
Avec "Bright Star", la réalisatrice de
"La leçon de Piano" propose un drame
romantique s'inspirant de la vie du poète John
Keats (1795-1821), figure de l'école romantique
anglaise et de son histoire d'amour avec Fanny Brawne.
Pour l'occasion, elle investit la campagne anglaise au
côté de Ben Whishaw ("Le Parfum") et
Abbie Cornish, des personnages à qui elle donne
toute l'attention nécessaire pour
révéler leurs sensibilités,
faiblesses et joies de vivre. Dans un univers en
costumes, Jane Campion propose une mise en scène
très soignée tout comme sa photographie
tout en jouant sur une certaine retenue due à
l'époque. Un manque de folie qui ne
l'empêche pas de nous toucher avec une histoire
d'amour trahie par le temps et les convenances de
l'époque tout en mettant en avant la poésie
de John Keats, mort en 1821, à l'âge de 26
ans de la tuberculose.
Site
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Sorority
row 
De Stewart
Hendler avec Briana Evigan, Leah Pipes,
Rumer Willis et Jamie Chung.
Jessica, Cassidy, Ellie, Claire, Chugs et Megan sont
soeurs d'une même phratrie étudiante. Quand
Megan découvre que son petit-ami l'a
trompée, elle décide se faire aider par ses
soeurs pour se venger.
Mais, la mauvaise blague tourne mal et Megan y perd la
vie. Effrayées, les filles font disparaître
le corps espérant ainsi effacer leur
mésaventure. Mais, c'est peine perdue, quelques
mois plus tard, leurs portables leur rappellent la nuit
tragique par le biais d'une vidéo. Elles ne se
doutent pas encore que l'expéditeur est
déjà sur leur trace avec la ferme intention
de faire couler le sang...
Remake de "The House on Sorority Row", un slasher
de 1983 qui ne marqua pas grand monde, cette nouvelle
monture n'aura pas vraiment réussi à faire
mieux si ce n'est auprès d'un nouveau public
encore peu aguerri aux ficelles du genre. Avec son
casting de jeunes et jolies filles, le réalisateur
s'attire les faveurs d'un public masculin avec des tenues
légères pour ces dames, on aura même
droit à une scène ou deux en topless. Les
meurtres se suivent, à l'arme blanche, le sang
coule mais, pour nous surprendre le réalisateur
utilise des trucs qui ont déjà fait leur
preuve ailleurs.
Un manque d'originalité qui ne devrait pas trop
peser en période d'Halloween.
Site
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Thérapie de
couples 
De Peter
Billingsley avec Kristen Bell, Malin
Akerman et Vince Vaughn.
Quatre couples d'amis du Midwest embarquent pour un
séjour très spécial sur une
île paradisiaque du Pacifique Sud. Le couple
à l'origine du voyage a décidé de se
rendre à l'Éden, une station
balnéaire de luxe, comme dernier recours pour
sauver leur mariage. Les trois autres s'apprêtent
à profiter des multiples trésors qu'offre
ce petit coin de paradis: mer turquoise, plages de sable
blanc, jet-ski, spa... Mais ils vont vite se rendre
compte que leur participation au programme très
original de thérapie de couples que propose
l'Éden n'a rien d'optionnel. Soudain, leurs
vacances au tarif de groupe ne semblent plus être
une si bonne affaire...
À l'image de nombreuses comédies avec Vince
Vaughn, "Thérapie de couples" mêle
amour et humour avec légèreté. Un
univers trop calibré pour nous étonner qui
repose sur son casting et quelques scènes
comiques. On y retrouve Vince Vaughn en père de
famille, Kristen Bell, l'héroïne de
"Veronica Mars" et voix de la
célèbre blogueuse dans "Gossip
Girl", en pleine crise de couple ou encore Jean Reno
en gourou allumé de la thérapie de couple.
Sans oublier Jon Favreau qui tout comme Vince Vaughn a
participé au scénario de cette
comédie hollywoodienne. Avec eux, on est convaincu
que cette thérapie de couples qui, dans un premier
temps met plutôt de l'huile sur le feu, unira ces
amoureux plus que jamais.
Site
Web
The limits of
control 
De Jim Jarmusch
avec Isaach De Bankolé, John Hurt et
Gael Garcia Bernal.
Un homme solitaire doit accomplir une mission criminelle
en Espagne. Sur sa route, divers anonymes
l'amènent sur une piste grâce à un
rendez-vous étrange fait de deux expressos, d'une
boîte d'allumettes, de quelques banalités et
d'un morceau de papier à avaler. Mais,
jusqu'où tout cela va nous mener...
Véritable artisan du cinéma dit d'auteurs,
Jim Jarmusch réalise avec "The limits of
control" une oeuvre à classer à part
dans sa filmographie. Pour l'occasion, il suit de
près un homme étrange investi par une
mission qui le mène en Espagne. Sur place, il va
de rencontres en rencontres afin d'avancer dans son
périple criminel. Plus on avance, plus
l'énigme amplifie. Seul tout au long de la route,
Isaach De Bankolé suit ce jeu de pistes dans une
posture plutôt rigide. Pas de doute, on ne
s'attache pas vraiment aux personnages qui passent comme
dans un rêve. C'est plutôt étrange
quand on sait que parmi eux se trouvent John Hurt, Gael
Garcia Bernal, Tilda Swinton, Bill Murray et la
ravissante Paz De La Huerta. Malheureusement, le
génie de Jim Jarmusch souffre ici de trop de
minimalisme et de manières. On assiste donc plus
à un rêve qu'à un film. Génial
pour les uns, soporifique pour les autres. À vous
de choisir...
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Web
Paranormal
Activity 
D'Oren Peli avec
Katie Featherstone, Micah Sloat et Mark
Fredrichs.
Un jeune couple soupçonne leur maison d'être
hantée par un esprit démoniaque. Ils
mettent en place une surveillance vidéo afin de
traquer cette "présence" surtout la nuit, quand
les esprits sont les plus forts...
Phénomène sur Internet grâce à
qui il sort en salles, "Paranormal activity" bat
tous les records aux USA malgré un budget qui
ferait rire tout spécialiste du cinéma.
Surfant sur la vague "Blair Witch", sa mise en
scène, elle aussi, pourrait faire rire pour sa
simplicité et son côté "on suit la
vie banale d'un couple très ordinaire". Petit
à petit, des bruits se font entendre, des
lumières s'allument, ce qui n'effraie pas vraiment
sauf si, vous aussi, à la maison, vous angoissez
au moindre fait inattendu. Toute la magie du film se
trouve dans la description très réaliste de
ces petites peurs inconscientes et quasi invisibles.
À travers la caméra du couple, on est
témoin de phénomènes d'abord anodins
comme une porte qui bouge de quelques centimètres
et qui par leur réalisme deviennent assez
inquiétants. Alors que, pendant le jour, le couple
tergiverse sur les événements, la nuit la
caméra filme en infrarouge et abandonne le
spectateur dans l'attente. Une attente qui sera petit
à petit récompensée avant de vous
laisser la peur au ventre dans un final
grandiloquent.
Sans effets spéciaux, sans structure
cinématographique classique, le film d'Oren Peli
fonctionne par son réalisme.
Un réal docu, tourné à la
caméra digitale qui nourrira les phobies des uns
et qui en ne montrant jamais grand-chose en lassera
d'autres. Son côté réaliste
étant soit sa force soit son point faible...
Site
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Le drôle de Noël de
Scrooge 
De Robert
Zemeckis avec les voix de Tom Hanks, Robin
Wright Penn, Colin Firth et Jim
Carrey.
Ebenezer Scrooge aborde cette période de Noël
avec son dédain et son avarice habituels,
maltraitant comme toujours son malheureux employé
et son joyeux neveu. Lorsque les fantômes des
Noëls passés, présent et à
venir l'entraînent dans un voyage fantastique et
révélateur, il est confronté aux
vérités qu'il ne voulait surtout pas
regarder en face... Le vieux Scrooge va devoir ouvrir son
coeur pour essayer de racheter des années de
méchanceté avant qu'il ne soit trop
tard...
Non, vous ne vous trompez pas, Robert Zemeckis propose
bien une énième adaptation du conte de
Charles Dickens, "A Christmas Carol". Et s'il lui
appose un côté plus sombre appuyant la
destinée tragique de Scroode, sa mort imminente et
la damnation de son âme, il n'arrive pas pour
autant à nous faire oublier le classicisme de ce
conte assaisonné par le passé à
toutes les sauces.
Utilisant le même procédé que pour
ses précédents "Le Pôle
Express" et "La légende de Beowulf ",
Zemeckis fait de la 3D le sujet principal de son film.
Graphiquement envoûtant, agrémenté de
quelques scènes horrifiques,"A Christmas
Carol", pour son titre original, regorge
d'idées et de plans ingénieux.
Du grand spectacle à ne pas proposer à de
trop jeunes enfants et qui malgré tout cet effort
visuel aurait mérité un fond plus
soigné !
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The
Cove  
De Louie
Psihoyos.
Après s'être fait connaître dans les
années 60 par la série "Flipper",
l'ex-dresseur de dauphins Ric O'Barry est aujourd'hui un
défenseur acharné des
cétacés. Avec l'équipe de l'Oceanic
Preservation Society, O'Barry entreprend de
révéler au monde entier la
vérité sur ce qu'il se passe à
Taiji, au Japon, une petite ville qui cache un bien grand
secret. Malgré l'hostilité de la police
locale et des pêcheurs, O'Barry et ses complices
réunissent une équipe de choc: cadreurs et
preneurs de sons sous-marins, océanographes et
plongeurs en apnée se lancent dans une
opération secrète, destinée à
rapporter des images interdites de la petite baie
isolée...
"The Cove" est un documentaire édifiant qui
met en lumière un trafic sanglant sur l'une des
créatures les plus appréciées du
grand public, le dauphin, massacré dans le plus
grand secret ou capturé pour être
envoyé dans les delphinariums du monde entier.
Pour attirer l'intérêt du public, une
équipe commando se rend au Japon pour illustrer
l'exploitation des dauphins à l'aide d'images
chocs. Un travail militant qui prend à parti le
spectateur, espérant ainsi discréditer leur
captivité qui est encore loin de leur offrir une
vie décente tout en soulignant une escroquerie. Au
Japon, les consommateurs de viande de baleine mangent
malgré eux du dauphin avec un risque sanitaire,
ceux-ci contenant des doses alarmantes de mercure.
Un discours que Ric O'Barry tient depuis de nombreuses
années dans des colloques et qui enfin se retrouve
sur un support accessible et visible par tous.
Malgré son côté militant, le film
souligne comme bien d'autres le non-respect de la vie et
l'état d'urgence qui règne actuellement sur
la planète.
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Love
Happens 
De Brandon Camp
avec Jennifer Aniston, Aaron Eckhart et
Martin Sheen.
Après le décès de son épouse,
Burke décide d'écrire un livre sur le
travail de deuil. Ce livre devient un véritable
best-seller et Burke parcourt le pays pour en assurer la
promotion. Pendant un de ses séminaires, il fait
la connaissance d'Eloise. Après un premier
rendez-vous difficile, Eloise imagine une suite
originale. Burke réalise alors qu'il n'a pas
complètement surmonté la perte de sa
femme...
Malgré une affiche assez prometteuse, "Love
Happens" vogue entre drame et romance dans un format
trop formaté pour nous faire oublier un sujet
souvent traité par le passé: l'histoire
d'un veuf qui a du mal à refaire sa vie alors
qu'il vient de rencontrer une charmante fleuriste. Jouant
particulièrement sur la tragédie et les
émotions, Brandon Camp passe à
côté de sa direction d'acteur, profitant
à peine de son duo, Jennifer Aniston est
reléguée au second plan alors qu'Aaron
Eckhart nous propose le minimum syndical. Un comble dans
un genre où tout repose sur le couple.
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