Les films à l'affiche
Dernière remise à jour, le 12 mai 2008


Pour personnaliser nos choix,
nous avons opté pour un système
de cotation par le biais suivant :
Sans commentaire
A vous de voir
Conseillé par la rédaction


 


Tu peux garder un secret ?
(Sortie le 14 mai 2008)

D'Alexandre Arcady avec Pierre Arditi, Christine Anglio et Juliette Arnaud.
Mais que s'est-il passé dans la tête de Delphine pour qu'un soir elle ose affirmer devant ses collègues qu'elle a une liaison avec son patron. En vingt-quatre heures, la rumeur fait le tour de la boîte. Pour l'aider à se sortir de ce mauvais pas, Delphine fait appel à ses meilleures amies, Cathy et Manon, qui vont mettre au point avec elle des stratagèmes plus fantaisistes et extravagants les uns que les autres.
Quiproquos, malentendus et méprises se succèdent pour voir peu à peu Delphine se métamorphoser, perdre son incorrigible maladresse et contre toute attente trouver enfin l'âme soeur...
"Tu peux garder un secret" est l'adaptation du roman homonyme d'Isabelle Alexis. Avec comme prétexte une blague qui tourne mal, le film use des quiproquos et malentendus pour nous faire rire. Malheureusement, la sauce ne prend pas et pour cause le manque de rythme, des dialogues et personnages parfois trop caricaturaux. Et si les acteurs font de leur mieux en apportant par leur jeu quelques notes d'humour, ils n'arrivent néanmoins pas à sauver ce petit vaudeville, Pierre Arditi en tête.
Site Web


Jackpot

De Tom Vaughan avec Cameron Diaz, Ashton Kutcher et Rob Corddry.
Alors qu'ils se sont rencontré la veille à Las Vegas, Joy et jack se réveillent dans le même lit, et découvrent que pendant cette nuit bien arrosée, ils se sont mariés et ont gagné trois millions de dollars à la machine à sous d'un casino. Vite convaincu que tout les sépare, le couple décide de divorcer, mais ne parvient pas à s'entendre sur le partage de l'argent.
Agacé par leurs chamailleries, le juge des divorces les condamne à six mois de mariage forcé et bloque leur fortune. Désormais, Joy et Jack n'ont qu'un seul but : pousser l'autre à la faute pour essayer de récupérer l'argent...
Rassemblez une bombe hollywoodienne, le beau gosse du moment, une ville de débauche, de l'argent et de l'alcool et vous obtiendrez un condensé de romantisme, de dynamisme et de rigolade à gogo. Même si le concept n'est pas très original et peut sentir le réchauffé, "Jackpot" sera sûrement la comédie drôle de l'année 2008. L'alchimie entre les personnages et les dialogues piquants rendent ce film intéressant, touchant et bourré de gags en tous genres.
Après "Super Grass" en 1994 et "Starter for 10" en 2007, Tom Vaughan reste dans la comédie romantique pour les 20-25 ans. Et ça marche, puisque Jackpot est recommandé pour de bons moments de rigolades.
(Aurélie Lysten)
Site Web


L'amour de l'or

D'Andy Tennant avec Matthew McConaughey, Kate Hudson et Donald Sutherland.
Un paysage à couper le souffle, des personnages aussi beaux les uns que les autres, des dialogues piquants et de l'action à gogo, cette chasse au trésor a tout d'une course contre la montre qui en vaut la peine !
Tandis que Tess (Kate Hudson) entame une nouvelle vie comme serveuse à bord du somptueux yacht du milliardaire Nigel Honeycutt (Donald Sutherland), Finn (Matthew McConaughey) découvre un indice capital sur la position du trésor qu'il convoite depuis des années. Persuadé qu'il tient enfin la chance de sa vie, il s'introduit sur le yacht et persuade Honeycutt et sa fille Gemma de participer à ses recherches. Mais un rival se présente bientôt, en la personne de Moe Fitch, l'ancien mentor de Finn, devenu son ennemi juré. Financé par Bigg Bunny, Fitch ne reculera devant aucune violence pour s'approprier le magot. La chasse est ouverte, que le meilleur gagne...
Après avoir enchaîné les succès dans le domaine de la comédie romantique comme "Hitch", "Fashion Victime", Andy Tennant s'essaie à la romance en haute mer avec un tandem de choc, McConaughey et Hudson qui nous emmènent d'actions en actions, aussi dramatiques que très drôles. Cette chasse au trésor nous divertit de la première à la dernière minute dans un environnement paradisiaque qui nous laisse sans voix.
Bref, un bon condensé d'action à l'américaine qui nous fait passer un bon moment.
(Aurélie Lysten)
Site Web


27 robes

D'Anne Fletcher avec Katherine Heigl, Edward Burns et James Marsden.
Amie au grand coeur, Jane est toujours prête quand il s'agit d'aider ses proches à organiser leur mariage et se retrouve donc très souvent demoiselle d'honneur. Quand sa petite soeur vient lui rendre visite et charme le patron de Jane, celle-ci garde le sourire, cachant les sentiments qu'elle ressent pour lui. Mais cette fois, les choses se compliquent: on lui demande naturellement d'organiser le mariage pendant qu'un jeune journaliste la poursuit, espérant ainsi réaliser un reportage sur cette accroc aux mariages...
Comédie romantique de 80 minutes, "27 Dresses" prend pour décor le mariage et son industrie qui valorisent l'idée de la cérémonie parfaite avec gâteau à étage, belle robe blanche et soirée inoubliable. Et, si les personnages n'ont pas la même opinion sur cette célébration, la réalisatrice n'entre pas vraiment dans le débat préférant un traitement calibré et des situations convenues autour de ses personnages principaux. Seule originalité, son duo composé par Katherine Heigl plus connue comme la star de la série "Grey's anatomy" et James Marsden, le Cyclope de la trilogie "X-Men". Le couple apporte une certaine fraîcheur et quelques bons moments pendant que les seconds rôles sont plus transparents, Edward Burns en tête.
On en attendait un peu plus de la scénariste Aline Brosh McKenna à qui l'on doit l'adaptation de "The Devil Wears Prada" et qui n'arrive pas à surprendre le cinéphile avec un scénario original. Elle n'arrive pas à sortir son épingle du jeu restant sur des sentiers battus et rebattus pour jeunes amatrices d'histoire de coeur et de duo gentillet.
Site Web

Les Ruines

De Carter Smith avec Jonathan Tucker, Laura Ramsey et Jena Malone.
En vacances au Mexique, quatre jeunes américains décident pour changer des longues journées autour de la piscine, d'accompagner un Allemand rencontré sur place à la découverte de ruines Mayas. Une expédition laborieuse qui les conduit au fin fond de la jungle quand, enfin arrivés devant les ruines, ils sont menacés par des autochtones et obligés de se réfugier sur celle-ci. Mais, l'ennemi n'est pas là où ils croient...
Adapté du roman de Scott B. Smith publié aux États-Unis en 2006, "Les Ruines" n'est pas la première incursion du romancier au cinéma, il s'était déjà chargé du scénario d'un autre de ses livres ("Un plan simple" de Sam Raimi).
Pour le reste, on se retrouve dans une trame assez classique, sans surenchère d'effets spéciaux puisque le réalisateur dont c'est le premier film se concentre plus sur ses personnages. À première vue, de jeunes adultes quelconques qui prendront en substance au fur et à mesure des événements et des gouttes de sang. Pour mettre en avant ses personnages, Carter Smith a choisi Jena Malone ("Into the wild", "Orgueil et préjugés", "Retour à Cold Mountain"), Jonathan Tucker ("Dans la vallée d'Elah", "Pulse", "Massacre à la tronçonneuse"), Laura Ramsey ("The Covenant") et Shawn Ashmore ("X-Men"), des acteurs qui s'en sortent plutôt bien quand on sait qu'ils ne vont pas se retrouver face à des monstres sanguinaires mais à des plantes plus diaboliques qu'il n'y parait.
Sans être un grand film, "Les Ruines" devrait ravir les jeunes amateurs de thriller horrifique grâce à un scénario qui prend petit à petit en intensité sans pour autant sortir des carcans du genre.
Site Web


Le cahier

D'Hana Makhmalbaf avec Nikbakht Noruz, Abdolali Hoseinali et Abbas Alijome.
Sous les anciennes statues géantes de Bouddha détruites par les Talibans, des familles se sont réfugiées dans les grottes. Parmi eux, Baktay, une petite fille de 6 ans qui après avoir entendu son petit voisin réciter l'alphabet, se met en tête d'apprendre à lire. Une tâche peu aisée qui commence avec l'acquisition d'un cahier pour aller à l'école. Mais, pour cela, il lui faut de l'argent. Un premier obstacle qui en annonce bien d'autres...
Grand prix du Festival de San Sebastian, "Buddha collapsed out of shame" est le premier film de la plus jeune des filles du réalisateur iranien Mohsen Makhmalbaf. Un long métrage qui pose des questions sur l'avenir des enfants grandissant dans un pays en guerre. À travers une trame narrative tout en simplicité, la réalisatrice filme à regard d'enfant le désir d'apprentissage d'une petite fille. Un univers où les adultes n'ont que peu de place pendant que les enfants jouent à lapider les filles et à se battre contre les Américains. Avec de jeunes interprètes et leur jeu plein de réalisme, ainsi qu' une caméra esthétisante, Hana Makhmalbaf propose un regard aussi original qu'agréable sur ces enfants censés faire le devenir de l'Iran en abordant des thèmes comme la liberté, la soif de savoir et les leçons que nous apportent la vie.
Site Web


Maxi Papa

D'Andy Fickman avec Dwayne "The Rock" Johnson, Roselyn Sanchez et Kyra Sedgwick.
La vie semble sourire à pleines dents à Joe Kingman, véritable star de l'équipe de foot US de Boston. Fêtard aimant le rire, Elvis, son chien et surtout lui-même, il fait la rencontre avec Peggy qui se présente comme étant sa fille. Imaginez le coup de masse pour cet homme auto-satisfait. Mais une lettre de la maman vient confirmer ses dires. Pour Joe, aussi surnommé The King, la présence d'une petite princesse dans son équipe n'est pas forcément souhaitée...
En général, un film estampillé Disney s'adresse avant tout à un très large public. Après Vin Diesel qui fut garde-enfants dans "Baby-sittor" c'est au tour d'un autre gros bras de jouer au papa de service, Dwayne Johnson aussi connu sous le nom de The Rock. Pour l'occasion, l'ancien catcheur incarne une vedette à qui tout réussit jusqu'au jour où il devient le père d'une fille de 8 ans. On s'en doute, son univers s'écroule comme un château de cartes face à cette jeune tornade bien décidée à lui mener la vie dure. Heureusement, l'acteur n'est jamais avare en sourires, ce qui le rend plus crédible dans son rôle de père sur le tard. Les gags sont de la partie avec jeux de mots, bêtises nombreuses et l'omniprésence de l'esprit d'Elvis jusque dans la sonnerie de téléphone, le carillon de la porte ou encore le Klaxon de la voiture. Seul petit point faible, 1 heure 50 minutes c'est parfois trop long pour nous raconter une histoire qui ne révolutionne pas le genre. Dommage car le film en aurait gagné en finesse et surtout légèreté.
Site Web


I know who killed me

De Chris Sivertson avec Lindsay Lohan, Michael Adler et Brian Geraghty.
Studieuse, jolie et aimant la vie, Aubrey Fleming voit son destin basculer quand un dangereux tueur en série décide de s'occuper d'elle. Torturée, mutilée et laissée pour morte, la jeune fille se réveille à l'hôpital dans un bien mauvais état. Les docteurs s'occupent d'elle alors que la police compte sur son aide pour retrouver ce dangereux psychopathe qui court toujours. Malheureusement, Aubrey Fleming ne lui rappelle rien vu qu'en réalité, elle s'appelle Dakota. Dans ce cas où est Aubrey???
Pour tous les addict à la presse "people", le nom de Lindsay Lohan peut à lui seul attirer du monde en salles surtout que le tournage a du être interrompu afin que la belle puisse effectuer une petite cure de désintoxication. On notera aussi qu'avant même la sortie du film en salles aux États-Unis, la petite Lindsay a ouvertement critiqué les strip-teaseuses avant d'être obligée de faire ses excuses en direct à la télé. Ceci est pour le côté poids des mots. Pour le choc des photos, "I know who killed me" surfe sur la trame du cinéma d'horreur pour teenagers avec quelques scènes bien gores mises au profit d'une histoire de schizophrénie certes tirées par les oreilles. Les tout est tenu sans grands efforts par une Lindsay Lohan plutôt sobre et couverte de bleus et de prothèses tout au long du film. On s'en doute, le réalisateur Chris Sivertson a joué avec le feu pour mettre en scène son film qui repose entièrement sur les épaules de sa jeune et capricieuse actrice. Pas de doute, les quelques scènes de strip-tease de miss Lohan suffiront à elles seules pour attirer les curieux en salles. Pour les autres à savoir s'ils veulent encore voir un énième film de psychopathe sur grand écran. La mention âme sensible s'abstenir s'impose dans tous les cas!
Site Web


Spartatouille

De Jason Friedberg et Aaron Seltzer avec Sean Maguire et Carmen Electra.
Roi de Sparte, Léonidas est entouré de ses treize meilleurs soldats pour affronter Xerxès qui veut envahir la région avec des milliers d'hommes. L'affrontement semble inévitable mais, de là à dire que l'on baignera dans un océan de sang, il y a un pas que l'humour ne pourra pas franchir...
Mis en scène par le duo Jason Friedberg et Aaron Seltzer, "Meet the Spartans" pour son titre original, renoue avec le cinéma pastiche comme ce fut le cas avec leur précédent long-métrage à succès "Big Movie". Après s'être attaqué au mythe du "Pirates des Caraïbes", voilà qu'ils malmènent l'oeuvre de Zack Snyder, "300". Et cela commence fort avec l'apparition de sosies d'Angelina Jolie et de Brad Pitt prêts à adopter le fils de Léonidas. Le reste est de la même trempe avec des dialogues écrits sous gaz hilarant, des scènes d'action surréalistes (combat au catch père-fils, tir au paint-ball,...) ou encore l'apparition de filles sexy comme Carmen Electra dans le rôle de la femme de Léonidas. Ce dernier est interprété par Sean Maguire (vu dans les séries "Eve" et "Sexe et dépendances") qui se débrouille comme il peut avec ce scénario écrit avec les pieds.
Un pied de nez au genre du Péplum qui ne fera certainement pas plaisir aux connaisseurs tandis que les amateurs d'humour "gras" en profiteront pour une séance de rigolade certes facile dans son approche. On n'en redemande pas forcément!!!
Site Web


Horton

De Jimmy Hayward et Steve Martino avec les voix de Jim Carrey et Steve Carell.
Extravagant et légèrement simplet, l'éléphant Norton vit dans la jungle.
Un jour, il entend un appel au secours venant d'un grain de poussière flottant dans les airs. Il comprend vite que, même s'il ne peut la voir, il y a la vie sur le grain de poussière et décide de lui venir en aide. En réalité, il y a même une ville, Zouville et ses microscopiques habitants, les Zous. Mais, quand Norton décide d'avertir les autres habitants de la jungle, personne ne le prend au sérieux et il doit trouver seul une solution pour sauver ses nouveaux amis...
Si cette histoire vous rappelle quelque chose, c'est tout à fait normal puisqu'elle est l'adaptation d'un livre du Dr. Seuss à qui l'on doit déjà "Le Grinch". Une célébrité outre-Atlantique à qui l'on doit de nombreuses histoires pour enfants. Un univers déjà déjanté à la base mis en images par l'équipe de "L'Âge de glace", les studios BlueSky.
Avec un héros haut en couleurs et un graphisme des plus réussis, qui n'a pas à pâlir devant Pixar, ils entraînent petits et grands dans un vrai régal familial. Une aventure cartoonesque, des décors colorés et les voix anglaises de Jim Carrey pour le héros du film et Steve Carell pour le Maire de Zouville sont les atouts de ce divertissement qui allie aussi de nombreux délires et quelques références, sans pour autant en faire de trop.
En un mot, un bon dosage entre divertissement et humour pour le plaisir du plus grand nombre.
Site Web

Margot at the weeding

De Noah Baumbach avec Nicole Kidman, Jennifer Jason Leigh et Jack Black.
De l'eau a coulé sous les ponts et Margot décide après une fort longue dispute de revoir sa soeur Pauline qui va bientôt se marier. Accompagnée de son fils, elle découvre avec stupeur que le futur mari est un artiste raté rêvant encore à un hypothétique succès. Les jours passent et la tension familiale s'intensifie à l'approche fatidique de ce mariage...
À la fois scénariste et réalisateur, Noah Baumbach ("The Squid and the Whale") met en scène avec "Margot at the weeding" une oeuvre qui analyse en profondeur ces personnages à la déroute. Un regard porté par une caméra à l'épaule proche de ses acteurs chargés de faiblesses et de doutes. Le film prend son temps à s'installer et abonde de dialogues finement ficelés. Proche d'une oeuvre psychanalytique sérieuse, "Margot at the weeding" réussit tout de même à nous séduire par son ambiance aérée et un jeu d'acteurs précis grâce à un casting de choix avec entre autres Nicole Kidman en grande soeur à qui tout réussit, Jennifer Jason Leigh en future mariée névrosée et Jack Black toujours investi dans une carrière musicale inexistante. Sans véritablement critiquer ses héros, Noah Baumbach réussit à tracer le portrait d'une Amérique qui se cherche et surtout s'analyse sans jamais changer les choses. Quant au mariage proprement dit, pas de robe blanche, ni de lancé de riz, ici. On est bien loin de la comédie romantique pour coeur d'artichaut. Une bonne nouvelle pour tous ceux qui recherchent autre chose qu'une morale de conte de fée...
Site Web

Skinwalkers

De James Isaac avec Elias Koteas, Jason Behr et Rhona Mitra.
À l'aube de ses treize ans, Timothy apprend brutalement qu'il est un loup-garou lié à une prophétie qui changera à tout jamais leur destinée. Protégé par sa mère et des loups-garous ayant abandonné les mets faits de chair humaine, le jeune garçon sera rapidement recherché par tous ceux qui désirent ne jamais changer de coutumes. Parmi eux, Varek est certainement la menace la plus sérieuse...
Série B produite par l'équipe de "Résident Evil" et mise en scène par le réalisateur de "Jason X", "Skinwalkers" de James Isaac surfe avant tout sur la vague des loups-garous sans pour autant apporter quelque chose de neuf au genre. Plus film d'action que d'horreur, l'entreprise souffre d'un manque flagrant d'originalité et d'argent même si trois scénaristes se sont associés pour écrire la chose. Ce qui nous permet d'assister à un flot de clichés et peu d'effets spéciaux dignes de ce nom. Reste une lutte sans merci pour sauver cette race en quatre jours soutenue par des acteurs qui font de leur mieux pour tenir la tête hors de l'eau. On évitera donc de se déplacer au cinéma sans pour autant bouder la sortie en DVD. Patience, donc.
Site Web

Step up 2 The streets

De Jon Chu avec Robert Hoffman, Briana Evigan et Will Kemp.
La vie n'est pas toujours rose pour Andie, jeune étudiante sans parents. Dans la rue, elle se fait des nouveaux amis et surtout découvre une discipline rigoureuse et conviviale à la fois, le break dance. Rapidement, elle devient une adepte du mouvement jusqu'au jour où son avenir scolaire est en péril. Il est grand temps pour elle maintenant de faire ses preuves sur la piste de danse et surtout dans sa vie...
Jon Chu met tout en oeuvre dans ce teenager-movie afin de tenir son public en haleine. Premièrement, les charmes de Briana Evigan ne sont pas à discuter. Ensuite le scénario surfe à coups d'images "clipées" dans l'univers de la danse urbaine issue de la culture hip-hop. Des pas à la mode sur MTV que le réalisateur utilise dans des chorégraphies hautement visuelles que ce soit dans une rame de métro ou sur les marches d'un escalier de la ville pour finir avec un affrontement sur une piste de danse qui vous en mettra plein la vue, sans oublier la morale à toute épreuve: la rue est faite par ce que vous y amené! Bref de quoi séduire d'emblée les amateurs de cette mode qui ne vieillit pas depuis sa naissance dans les rues de New York autour des années '80. Comme quoi en l'an 2000, les jeunes savent toujours s'amuser et s'aimer. Ceci étant bien entendu pour souligner la petite touche romantique du film. À voir sans risque si les comédies musicales, adolescentes et dansantes c'est votre truc.

Evening

De Lajos Koltai avec Claire Danes, Patrick Wilson et Vanessa Redgrave.
Gravement malade du cancer, Ann Grant annonce sans réserve à ses deux filles qu'elle a tué quelqu'un par amour dans le passé. Les deux filles pensent d'abord que leur mère délire sous la souffrance alors que les souvenirs se font plus persistants dans la tête de cette mère qui s'accroche à la vie. La confession commence alors que la jeune fille rend visite à une de ses amies qui va se marier...
Après s'être fait remarquer avec le très sérieux "Être sans destin", le réalisateur hongrois Lajos Koltai adapte le roman de Susan Minot dans ce qui sera sa première réalisation américaine. Sous la forme d'un drame, il compte la chronique d'une mort annoncée avec une photo impressionnante de Gyula Pados également présent sur son premier long-métrage. L'autre force de ce film nous vient de son casting qui jongle avec de jeunes stars montantes comme Claire Danes, Hugh Dancy, Toni Collette et Mamie Gummer face à des artistes plus confirmés comme Vanessa Redgrave, Meryl Streep et Glenn Close. Sous la forme d'un aller-retour entre présent et passé, Lajos Koltai met en scène une très belle histoire où l'amour est certainement plus fort que tout. Du grand cinéma qui nous prédit que le nom de Lajos Koltai ne sera pas anecdotique à Hollywood et ailleurs aussi.
Site Web

Fados

De Carlos Saura avec Chico Buarque de Hollanda, Camané et Cesária Évora.
Après "Flamenco" et "Tango", Carlos Saura, le cinéaste espagnol de 75 ans, se concentre sur le Fados. Après deux ans de recherche, il propose un documentaire musical très personnel à travers l'évolution de cette musique emblématique, de ses origines africaines et brésiliennes jusqu'à la nouvelle génération d'artistes. Il ose même bousculer les conventions en introduisant une chorégraphie à ce qui est souvent considéré comme un chant traditionnel portugais à écouter dans le recueillement. Il dira "La règle qui consiste à dire que le fado n'est pas fait pour danser est une invention purement portugaise". Un voyage qui emprunte aux rythmes africains et brésiliens, au hip-hop, à la musique classique, à la bossa-nova, au passé et à l'avenir que l'on découvre avec des artistes comme Caetano Veloso, Chico Buarque, Mariza, Lila Downs, Carlos do Carmo, Camané, Lura et Miguel Poveda.
Une musique issue des faubourgs qui ne pouvait pas être décrite sans la ville de Lisbonne avec qui elle est liée, sans oublier les décors colorés et une caméra dynamique qui emportent le spectateur dans une ode musicale dédiée aux fados dans tous ses états.

The Flock

D'Andrew Lau avec Richard Gere, Claire Danes et Kadee Stricklan.
Cela fait des années que l'Agent Erroll Babbage surveille des délinquants sexuels. Étant en fin de carrière, on lui assigne une jeune femme pour le remplacer, ses supérieurs n'approuvant plus son caractère acharné et sa hantise des victimes qu'il n'a pas pu sauver. C'est alors qu'une adolescente disparaît. Convaincu que l'affaire est liée à l'un des délinquants dont il s'occupe, Erroll Babbage enquête à l'aide de moyens peu conventionnels sous l'oeil réprobateur de son supérieur...
Internationalisé grâce à sa trilogie "Infernal affairs" et au remake qui l'a suivi de prêt réalisé par Martin Scorsese ("Les Infiltrés"), Andrew Lau s'est vu ouvrir les portes hollywoodiennes avec une première expérience qui fait la part belle à son acteur principal Richard Gere à qui il donne un personnage assez sombre, sans oublier Claire Danes en second plan et Avril Lavigne pour une apparition anecdotique. Et, s'il faut retenir une patte Andrew Lau, c'est dans sa façon de coller au personnage principal (qui n'est pas tout bon tout beau) et de s'attacher à certains décors. Pour le reste, "The Flock" est un pur produit hollywoodien, introduit par une accroche peu subtile pour obliger le spectateur à se sentir concerné par les crimes sexuels, un thriller policier plus bavard qu'animé, rehaussé par un soin du décor qui évite l'esbroufe. Il est même légèrement cru quand les personnages s'enfoncent dans les tréfonds d'un vieux bâtiment où se réunissent quelques pervers sexuels.
Andrew Lau donne une patte réaliste à cette histoire et à Richard Gere un rôle bien loin du quinquagénaire séducteur mais n'arrive néanmoins pas à nous faire oublier une ligne scénariste trop classique et légèrement racoleuse.

Peur(s) du noir

De Blutch, Charles Burns, Marie Caillou, Lorenzo Mattotti, Pierre Di Sciullo et Richard McGuire.
La peur habite en chacun de nous: garçon, fille, costaud ou peureux, chacun réagit comme il peut face à ces attaques de la vie qui prennent l'apparence d'une araignée, d'une pièce sombre et silencieuse, d'une nuit sans étoiles ou encore d'un animal qui vous regarde droit dans les yeux toutes dents dehors...
Voilà un long-métrage animé et en noir et blanc qui évolue autour de la peur vue à travers les yeux de professionnels de la bande dessinée. Soit six auteurs et surtout illustrateurs réputés dans l'univers des bulles tels que Blutch, le papa de "Waldo's Bar", "Mademoiselle Sunnymoon", "La Lettre américaine" et "Mitchum" ainsi que Charles Burns ("Black Hole"), Lorenzo Mattotti ("Angkor"), Marie Caillou, Pierre Di Sciullo et Richard McGuire. Ensemble, ils abordent d'une façon radicale et souvent originale le thème de la peur en général et celle du noir en particulier. On est bien loin de l'univers Disney et heureusement vu le talent de ces illustrateurs qui mettent en scène leurs mondes respectifs, le tout s'imbriquant les uns dans les autres pour donner une vision artistique et parfois même poétique d'un sujet qui généralement ne nous fait pas tous rêver. Autant dire un coup de frais dans une époque où le dessin animé est généralement calibré pour faire frémir les plus petits.
Bref, enfin de quoi satisfaire uniquement les parents: les choses changent...
Site Web

Promets-moi

D'Émir Kusturica avec Marija Petronijevic, Uros Milovanovic et Ljiljana Blagojevic.
Tsane vit avec son grand-père inventeur de génie et la vache Cvetka au sommet d'une colline en compagnie de la voisine, l'ancienne institutrice du village. Ce sont les seuls habitants de ce lieu désormais abandonné de tous. À l'aube de sa mort, grand-père demande à son petit-fils de partir à la ville pour vendre la vache et surtout ramener une fiancée. Plus facile à dire qu'à faire...
Le plus "punk" de tous les réalisateurs reconnus d'aujourd'hui, Émir Kusturica revient avec un nouveau délire cinématographique qui ne faillit pas à sa réputation. En effet, avec "Zavet" pour son titre original, il s'amuse à tracer le portait d'une famille qui ne manque pas de ressources pour nous faire rire et croire que la vie n'est pas si terrible que ça. Un film hors paire qui joue avec l'absurde pour finalement le sublimer dans une fin qui nous laissera tous pantois. Bref, du Émir Kusturica pur jus, ce qui aura pour effet d'énerver les détracteurs sans pour autant en dégoûter tous les amateurs de ce cinéaste finalement pas comme les autres. Le choix du casting est excellent tout comme la musique et les images plus poétiques et colorées les unes que les autres. On retiendra donc de ce "Promets-moi" que Émir Kusturica connaît bien la chanson même si le refrain est finalement connu de tous. Sans être le clou de sa carrière, "Promets-moi" réussit à nous captiver par son côté décalé et délirant, ce qui est déjà en soi une excellente nouvelle. Pour ceux qui veulent voyager en images, pas de doute, ce film est de loin un excellent choix.

John Rambo

De et avec Sylvester Stallone, James Brolin et Kim Dickens.
La Birmanie connaît encore aujourd'hui une guerre civile considérée parmi les plus longues au monde. Pas si loin de toutes ces tortures, meurtres et autres atteintes aux droits de l'homme, John Rambo vit en reclus dans un petit village du nord de la Thaïlande. Chasseur et pêcheur, pour survivre, il vend des serpents venimeux. Sa rencontre inattendue avec un groupe humanitaire va mettre à mal cette quiétude méritée. Car un soldat reste un soldat...
Après avoir donné une fin honnête à la série des "Rocky", Sylvester Stallone s'attaque au quatrième épisode de "Rambo" alors qu'il a passé le cap des 60 ans. Il profite de cette nouvelle jeunesse pour mettre en scène une oeuvre musclée sur les rapports entre les hommes et la guerre. Usant d'images plus que violentes, il trace le portrait d'une guerre civile sanglante et inhumaine. Il en profite pour démontrer que c'est aussi la véritable place de ce John Rambo qui ne peut que s'épanouir en milieu hostile. Une morale cinglante qui clôture la série avec un épisode dans la trempe du premier numéro sorti en 1982. Les amateurs de l'acteur et de la série seront aux anges par le choix de l'acteur qui s'est senti investi par la cause Birmane. C'est peut-être là aussi que se cache le vrai message de ce film d'action pas tout à fait comme les autres. Du grand Stallone. À voir si on n'est pas allergique au côté taciturne de ce Rambo parfois vieillissant. Attention, pour la suite, l'acteur devra peut-être utiliser un déambulateur ;-)
Site Web


Toujours en salle:

Mongol, Rec, Les Toilettes du Pape, The mist, Sans plus attendre, Les chroniques de Spiderwick, Paris, Bienvenue chez les Ch'tis, Redacted, This is England, No Country for Old Men, Doomsday, L'amour aux temps du choléra, L'île de Nim, Les cerfs-volants de Kaboul, Cash, Ne jamais reculer, Taken, Las Vegas 21, Détention secrète, Les Randonneurs à Saint-Tropez, Deux soeurs pour un roi, Angles d'attaque, Disco, Juno, A bord du Darjeeling Limited, Black Sheep, 10.000 BC, Le merveilleux magasin de Mr. Magorium, L'orphelinat, Je suis une légende, Il était Une Fois..., There will be blood, Sweeney Todd: Le diabolique barbier de Fleet Street, Lust, Caution, Trade, Elizabeth, l'âge d'or, A la croisée des Mondes: La Boussole d'Or, In the valley of Elah, Astérix aux Jeux Olympiques, Lions et agneaux, Eastern promises, 1408, La guerre selon Charlie, American gangster, Norway of life, Saw 4, Tous à l'Ouest, The heartbreak kid, Les deux mondes, Le Royaume, The Invasion, Mr. Brooks, Cronica de una fuga, Resident Evil: Extinction, Les rois du patin, Cowboy et Because I said so




© 1996 - 2008 6bears Magazine