Deuxième
partie:
"Première
vague: 1945-1953"

"La Petite Aurore, l'enfant
martyr"
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La deuxième
partie du dossier sur le cinéma
québécois nous emmène
après le seconde Guerre mondiale. Le
cinéma québécois
éprouvera de nombreuses
difficultés à s'implanter sur un
marché dominé par les
américains. Cependant, il faut noter "La
Petite Aurore, l'enfant martyr"
réalisé en 1951 par Jean-Yves
Bigras. Un film dramatique inspiré d'un
fait réel: en 192O Aurore Gagnon,
âgée de 10 ans, est
retrouvée morte à la suite de
maltraitances infligées par la seconde
femme de son père. Les
Québécois sortiront
boulversés des salles. La
réalité d'une
société est mise à
jour.
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La fin de la guerre
confirme que le cinéma est le divertissement le
plus pratiqué au Québec. Ceci est
lié à l'urbanisation et à la hausse
du niveau de vie. Cependant, la plupart des films
projetés sont d'origine américaine. Entre
1945 et 1953, la production au Québec est en
hausse. De plus, le public accueille environ une
quinzaine de longs métrages, de manière
enthousiaste et chaleureuse. "C'est l'époque
également de la création de maisons de
production; Renaissance Films fondée par Alexandre
DeSève, et Québec Production Corporation
créée par Paul L'Anglais. Malgré une
relative réussite, les deux maisons de production
font faillite." * Les difficultés du
cinéma québécois pour s'implanter
sur le marché feront partie du paysage du
7e art durant de nombreuses
années. "La palme du meilleur succès
d'affaires de toute cette période revient à
L Alliance Cinématographique Canadienne,
DeSève ayant su profiter de l'immense
popularité de la pièce "La Petite Aurore,
l'enfant martyr" de Léon Petitjean et Henri Rollin
en la faisant porter à l'écran par
Jean-Yves Bigras en 1951." ** Le film
reflète bien l'état d'esprit de la
société québécoise de
l'époque. Les préoccupations sociales
seront le fer de lance des cinéastes
québécois, signe d'une
société en mal d'être et à la
recherche d'elle-même. Le problème des
enfants battus, des abus sexuels, une culture
marquée par la religion et le conservatisme, le
père passif et absent... voila tant de
thèmes qui hantent les cinéastes. Le
dernier point apparaît comme un point
récurrent dans le cinéma
québécois. Ce qui fera dire à Jean
Claude Jaubert: "L'absence du père, ou son
inaptitude à remplir son rôle, a toujours
été une constante dans le cinéma et
le théâtre québécois, et les
historiens sociologues ont lié ce thème
à l'histoire même du Québec,
abandonné par la France après la
défaite des troupes françaises aux mains
des Anglais, en 1759." ***
Bruno Brioni
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* JEAN (Marcel), Le
cinéma québécois,
Montréal, Collection Boréal Express,
1991, pp. 20-22
* * LEVER (Yves), Histoire
générale du cinéma au
Québec, Québec, Boréal, 1988,
pp. 99-100.
*** JAUBERT (Jean-Claude), Ecole
québécoise, in: VIRNAUX (Alain et
Odette), (Sous la dir. de), Dictionnaire du
cinéma mondial, Lonrai, France, Ed. du
Rocher, 1994, p. 674.
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UN PETIT PAS DANS LE
MONDE
DU CINEMA QUEBECOIS
Première
partie
Flash-back,
de la naissance du cinéma
québécois,
en 1896, aux premiers pas du cinéma de fiction en
1922.
Troisième
partie
L'ONF
(l'Office National du Film)
Quatrième
partie
Le
déclin du
cinéma: 1953 -
1960
Cinquième
partie
La
révolution tranquille et le cinéma
direct
Sixième
partie
"L'Etat
intervient"
Septième partie
:
Le
cinéma d'auteur
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