Tagged in
Motion
Quand le graffiti surfe
sur les nouvelles
technologies
Depuis que
l'Internet est accessible à tout un chacun, le
graffiti a toujours été
représenté sur le média via des
sites spécialisés ou plus récemment
avec des coups improbables comme l'attaque par un artiste
de la bombe à peinture du célèbre
Air Force One, l'avion personnel du président des
États-Unis. Dans le domaine du toujours plus fort,
le graffeur DAIM passe un cap en réalisant les
premières oeuvres virtuelles en 3D.
Fini les murs, rames de
métro ou autre camion de transport
"vandalisé" pour certain et décoré
pour d'autres, voici venu le temps du graff
technologique. Pour ce faire, DAIM, artiste plus que
réputé dans le milieu, utilise trois
caméras équipées du "Motion
Capturing" et d'un parc d'ordinateurs qui traduit en
images l'emprunte de ses mouvements. Avec l'aide d'un
système "Bluetooth", il commande directement le
choix des couleurs, des textures et des formes. Le tout
est contrôlé grâce à une paire
de lunettes spéciales qui lui permettent d'avoir
un oeil sur son travail qui finalement est bien virtuel
en soi. Le résultat est intéressant plus
qu'innovateur avec des oeuvres qui flottent dans les airs
comme autant de mouvements impalpables et surtout du plus
bel effet. On se demande à quoi ressemble une
exposition de cet artiste pas comme les autres vu qu'il a
débuté sa carrière en 1989 et qu'il
détient le record dans le Guinness Book du plus
grand graffiti au monde. De quoi booster une
carrière, n'est-il pas ;-)
Pour suivre le
déroulement d'un "Tagged in Motion", visitez sans
plus attendre le
site de l'artiste tandis que pour découvrir la
réalisation d'une oeuvre on vous conseille
plutôt cette direction: Nextwall.net.
À vous maintenant de choisir si tout ceci est bien
de l'art ou une nouvelle façon de graffer sans
chopper une amende...