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Riechelmann
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La
Guerre de l'Anneau ou le parallélisme
tactique
Par Francesco Nepitello, Marco Maggi
et Roberto Di Meglio
Chez Tilsit
à partir de 12 ans, pour joueurs
passionnés
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La Guerre de l'Anneau est
un jeu de plateau (genre "Risk", "Monopoly", "Puerto
Rico", "Axis and Allies"...) de stratégie pour
2 à 4 joueurs basé sur l'oeuvre de J.R.R.
Tolkien "Le Seigneur des Anneaux". Il met en place
un concept central, le parallélisme tactique. Deux
joueurs participent à la même aventure
ludique, mais se concentrent sur des objectifs
différents. Chaque joueur doit d'une certaine
façon faire le deuil de contrôler tous les
mécanismes du jeu. Il doit choisir un cap, une
orientation stratégique.
L'éditeur (Tilsit)
précise d'emblée d'ailleurs que, "dans
La Guerre de l'Anneau, deux niveaux de jeu cohabitent. Le
premier est celui de l'affrontement entre les
armées des Peuples Libres et celles de l'ombre
pour la domination des Terres du Milieu. L'issue de ce
niveau de jeu est la victoire militaire que chaque camp
peut remporter en conquérant les forteresses et
les cités adverses (Minas Tirith, la Lorien,
Rivendell, Dol Guldur, etc.). Le deuxième niveau
de jeu est celui de la Compagnie et de sa quête. La
destruction de l'Anneau par la Compagnie ou sa capture
par Sauron détermine là aussi une victoire
possible. Évidemment, les chances de l'emporter
sont plus grandes pour les Peuples Libres en cherchant
à détruire l'Unique, tandis que la victoire
militaire est plus facile à atteindre pour
l'Ombre."
Choisir est essentiel, mais
la richesse du jeu permet de ne pas tomber dans la
platitude de choix fixés d'avance. Il y a la voie
"royale" pour chaque camp, mais les peuples libres
peuvent décider de gagner sur le plan militaire et
Sauron peut décider de se concentrer sur la
capture de l'anneau et ainsi atténuer sa
domination militaire.
Le jeu comporte un
matériel riche et assez esthétique. Les
figurines très nombreuses et très diverses
sont aujourd'hui en plastique, mais une version
ultérieure présentera peut-être un
matériel plus luxueux. La carte (plateau du jeu)
est tout simplement extraordinaire. Il permet vraiment de
mieux saisir la quête de l'anneau. Pleine de
détails, on se prend rapidement à errer
dans l'oeuvre de J.R.R. Tolkien. On imagine très
bien les Nazgûls, on aimerait se retrouver à
Rivendell, on frissonne en lisant le mot de la Moria sur
la carte...
Les mécanismes
secondaires du jeu se basent sur l'utilisation flexible
de dés d'actions pour la traque de l'Anneau, pour
la gestion politique des adversaires, pour l'utilisation
de cartes "événement"... ou plus
directement pour l'attaque militaire de l'adversaire. La
guerre de l'anneau se décline en plusieurs niveaux
de jeux, les uns visibles, d'autres secrets. La
synthèse reste néanmoins très
fluide. Une réussite pour ce type de jeu qui
demande entre 3 et 6 heures de jeu en moyenne (une fois
les règles du jeu acquises). Cela induit qu'il est
plus facile d'entamer des parties à deux joueurs
qu'à quatre.
(Thierry Riechelmann)
Pour lespapas.com
et 6bears.com
Pour un approfondissement du concept de
parallélisme tactique
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