Daniel Ceppi
présente CH
Confidentiel
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Auteur suisse à qui
l'on doit "Stéphane Clément,
chroniques d'un voyageur" et d'autres albums en
un ou deux tomes ("CD, corps diplomatique",
"L'Ombre des Jaïpur"), Daniel Ceppi propose
une nouvelle série publiée dans la
collection "Troisième Vague". Toujours
sans concession, son récit est touffu et
son graphisme des plus classiques, il met en
scène une brigade suisse des
enquêtes réservées dans une
intrigue politico-terroristo-judico-policier. La
B.E.R., il l'a inventée de toutes
pièces pour emporter le lecteur dans des
enquêtes inspirées de dossiers
jamais aboutis sur un tas de micro-sujets
comprenant le terrorisme, le marché de la
drogue et le crime en col blanc. Avec "Nom de
code: Pandore", on se retrouve à quelques
heures d'un sommet de l'Organisation Mondiale du
Commerce. Les membres de la B.E.R
contactés par Interpol repèrent un
container non réclamé et
appartenant à une société
écran dont la principale activité
est d'importer des produits toxiques.
Entretien avec un homme qui tout au long de 30
ans de carrière a mis en scène les
rouages de notre monde.
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- 6Bears: Le thème de votre nouvelle
série est très dans l'air du temps? Comme
le terrorisme par exemple?
D.C.: Pour un premier tome, dans le cadre d'une
série, je voulais un thème un peu porteur,
dans l'actualité bien sûr, et qui permette
de bien sentir les personnages, de voir les enjeux que
cela peut représenter par rapport à
l'international ou la Suisse en général qui
semble si calme.
Pourquoi avoir choisi la Suisse comme
décor?
- Parce que je suis suisse et qu'il vaut mieux
balayer devant sa porte.
Le fait qu'elle ne soit pas grand public ne vous fait
pas peur?
- Aucun de mes bouquins ne s'adresse à un
public large. C'est ma manière de raconter, de
mettre de la complexité dans le récit.
Dans le dossier de presse, la phrase "Je ne veux pas
d'une lecture passive" est mise en avant, vous pouvez
développer?
- J'ai envie que le lecteur fasse un effort. Des BD,
il en sort des milliers par année et dans tout ce
que j'ai pu faire en 30 ans, j'ai envie que le lecteur
définisse le pourquoi, appréhende ou
apprenne quelque chose et pas simplement qu'il ait lu un
bouquin de plus. C'est un peu prétentieux de
réfléchir comme ça, j'en suis
conscient
Vous aimez vous inspirer d'histoires vraies mais vous
voulez garder un côté romancé.
- Pour le tome 1, je ne l'ai pas fait exprès,
j'ai découpé un article de presse dans le
journal, dimanche dernier où la police
helvétique venait de déjouer un attentat
terroriste qui devait se passer avec des lance-roquettes
contre un avion de la compagnie israélienne El Al.
Donc, l'actualité est très proche de ce
premier tome.
Je lis énormément de journaux et j'ai envie
d'être en phase avec le monde où on vit, je
n'ai pas envie de parler de petits hommes verts et de
chose comme cela.
Pour "Nom de code: Pandore", vous vous inspirez
d'affaires non résolues et de témoignages,
utilisez-vous aussi Internet?
- Oui, d'un policier, d'un ami qui travaille pour la
police de Genève, c'est lui qui m'a donné
les éléments d'enquêtes non
résolues. J'ai travaillé la fiction par
rapport à cela. Je n'ai pas lu les vrais dossiers,
il y a un devoir de réserve comme dans tous les
pays du monde mais il m'a plus que détaillé
les dossiers non résolus.
Internet par contre, c'est assez rare. Je
préfère le terrain, j'irai plutôt
directement me renseigner à la source plutôt
que d'éléments dont je ne suis pas sû
de la véracité.
Pouvez-vous nous en dire plus sur Gilmaure?
- C'est le pseudonyme de mon informateur
policier.
Mais, vous utilisez Internet?
- Oui, pour chercher des plans de villes,
des choses comme ça. Au niveau du boulot,
c'est assez facile de passer des documents avec
l'éditeur par exemple.
Que pensez-vous du résultat?
- Le premier tome, il faut mettre en place
les personnages, la série, cela demande
des pages pour rien, si l'on peut dire. Il est
prévu d'en faire un minimum de 6.
L'univers, les personnages seront plus
développés. On pourra partir dans
d'autres directions plus facilement.
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Pourquoi avoir choisi Le Lombard ?
- Je connais Yves Sente depuis plusieurs
années. c'est une personne que j'apprécie
beaucoup, et je pense que c'est réciproque. Il me
demandait depuis longtemps si je n'avais pas un projet
pour eux. L'occasion était là.
La collection vous attirait aussi?
- Non pas spécialement. Je travaille mes planches
et Le Lombard décide de ce genre de chose.
Je suis obligé de vous avouer que je ne lis jamais
de bande dessinée, j'adore en faire. Je ne suis
pas au courant des collections ou de ce que font mes
collègues.
Je lis énormément de journaux, de bouquins
littéraires mais jamais de BD.
Le prochain tome?
J'ai déjà une vingtaine de pages, il
s'agira de trafic d'arme.
Juin 2006
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