Kaamelott - L'armée du Nécromant


Un très beau travail d'adaptation

 
Mini-série télévisée, "Kaamelott" s'attarde sur le quotidien étonnement banal du Roi Arthur et de ses Chevaliers. Entre intrigues et lassitude professionnelle, le roi nous immerge dans une ambiance généralement ennuyeuse en compagnie d'une cour de véritables bras cassés. Une constante dans la série télé qui se transforme pour l'occasion de son adaptation en BD en véritable classe verte pour tout le royaume. Tout débute dans la forêt avoisinant le château de Kaamelott. Un drôle de bonhomme désarticulé s'approche de l'entrée principale quand celui-ci se fait littéralement décapiter par l'impressionnant Grüdü. La région est ensuite envahie par une armée de mort-vivants qui ne comptent laisser aucune chance aux gens de la région. Mais les funestes dessins de l'armée du Nécromant n'affectent aucunement le courage du roi qui accompagné de ses plus valeureux soldats compte bien mettre à mal cette armée du mal...

À la fois auteur, scénariste, acteur et réalisateur de "Kaamelott", Alexandre Astier a personnellement supervisé cette adaptation au format BD plutôt fidèle dans son approche. En 48 pages, il offre une nouvelle aventure à ses héros qui ressemblent traits pour traits à ceux de la télé. Les fans apprécieront quant à eux le côté "extérieur" de l'histoire qui jongle avec le thème des morts vivants grâce à un dessin pointilleux de Steven Dupré au mieux de sa forme. La collaboration fructueuse découle sur un récit accrocheur qui se clôture dans ce premier tome fort prometteur. On est donc loin ici du coup commercial qui prend généralement les lecteurs pour des imbéciles prêts à tout avaler. En bref, un parfait exemple d'une transposition réussie et pas uniquement pour le plus grand plaisir des fans. À suivre...

Premier tome intelligemment inspiré de la célèbre série de M6, "Kaamelott" version BD nous offre une lecture nouvelle et complémentaire de cette série plus que singulière à la télé française. Une réussite qui, on l'espère, sera tenir sur la longueur. Encore merci Messieurs...
Casterman



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