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Lake
Tahoe
(Sortie le 5
novembre)
Après un premier film ("Temporada
e patos") assez remarqué, le jeune
réalisateur mexicain Ferdinand Eimbke
nous revient sur les écrans avec un road
movie... un road movie sans
voiture
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Juan, jeune
garçon d'à peu près 16 ans vient de
planter la voiture familiale dans un
réverbère. Rien de bien grave mais le
moteur ne démarre plus. Juan se rend en ville et
tente de trouver un garage ouvert. Il finit par
rencontrer Don Heber, vieux réparateur de voiture
à bout de souffle, puis Lucia, vendeuse de
pièces détachées fan de punk rock et
David, mécano obsédé par le kung fu
de shaolin. Juan voudrait pouvoir fuir tout ça,
fuir chez lui surtout, son foyer sur lequel une chape de
douleur s'est abattue...
Eimbke nous livre un vrai
film d'auteur comme les critiques ciné et les
festivals les aiment. L'histoire se développe en
subtilité, les symboles sont présents, mais
discrets, la réalisation aussi. En fait Eimbke
s'inscrit plutôt dans une démarche de non
réalisation. Il pose sa caméra, immobile et
laisse l'image imprégner la pellicule. Juan,
Lucia, David passent au loin, sortent du champ jusqu'au
prochain plan. Film largement autobiographique Eimbke
traite d'un sujet difficile, le deuil et la
reconstruction nécessaire qui doit suivre mais le
fait sans mélodrame, sans fard et paradoxalement
on pourrait peut-être lui reprocher un peu cette
démarche un tantinet trop puriste. Les intentions
sont louables, le film sensible et intelligent, mais un
peu sec. A force de ne pas vouloir guider le spectateur,
celui-ci reste coincé dans sa condition de voyeur.
Malgré la sincérité, les quelques
belles trouvailles de réalisation et certains
moments d'humour et d'ironie subtile, nous sommes
restés un peu froid. La distance de la
caméra par rapport à son sujet nous
empêche de rentrer dans l'histoire qui
s'apprécie plus sur le plan intellectuel que le
plan émotif. Ferdinand Eimbke est
incontestablement un futur grand cinéaste. Il lui
reste peut-être à apprendre quand être
moins puriste parce que l'émotion ne se trouve
jamais dans la perfection.
(Boul.)
Site
Web
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2008
(Cine Pantera)
Réalisation : Fernando Eimbcke
Scénario : Fernando Eimbcke et Paula
Markovitch
Photo : Alexis Zabe
avec
Juan...........Diego Cataño
Don Heber...........Hector Herrera
Lucia...........Daniela Valentine
David...........Juan Carlos Lara
Joaquin...........Yemil Sefani
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