
Casterman/Collection
"Sakka"
336 pages en noir et blanc
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Le
sauveur de Jirô
Taniguchi
L'auteur
japonais préféré des
puristes de la BD revient vers ses premiers
amours, les liens familiaux et les devoirs d'un
"père"
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Pendant longtemps
l'auteur japonais préféré des
puristes de la BD, Jirô Taniguchi a vu son travail
publié outre-Atlantique et cela depuis une dizaine
d'année. On l'a découvert avec "L'homme
qui marche", "Le journal de mon père" et
"Quartier lointain", tous trois publiés aux
Éditions Casterman. Loin des
stéréotypes de la manga, l'auteur a
dévoilé un univers fait de contemplation,
de subtilité et aussi de découverte comme
pour ce "Gourmet solitaire" qui parcourait la
diversité de la cuisine japonaise. Avec "Le
Sommet des dieux", il dévoilait en plusieurs
tomes sa passion de la montagne et de ses
conquérants, les alpinistes. Aujourd'hui, tout en
gardant comme personnage principal un montagnard, il
revient vers ses premiers amours, les liens familiaux et
les devoirs d'un "père" de famille. Un univers
contemporain où se côtoient modernité
et traditions avec pour décor Tokyo et, en
particulier, Shiguya connu des aficionados comme un
quartier chaud fréquenté par de nombreux
jeunes.
Shiga, personnage central
du récit est le héros type, un fonceur qui
agit sans palabre, attaché aux valeurs
traditionnelles. Un personnage qui renforce
l'intérêt de ce récit par cette
confrontation de génération.
Derrière "Le sauveur" se cache aussi un
thriller tracé avec réalisme. Une histoire
que l'on lira en une traite malgré ses 334 pages.
Reste plus qu'à appuyer le graphisme tout en
détails que ce soit pour dessiner le sommet des
montagnes ou l'immensité des buildings
nippons.
Un auteur à découvrir si ce n'est
déjà fait destiné à un public
adulte et curieux.
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