Le scorpion


Longtemps après "Les trois Mousquetaires" de Dumas, Desberg et Marini renouvellent le récit de cap et d'épée avec un héros tout en dynamisme
 
La dernière série du dessinateur Enrico Marini, qui remporte déjà un franc succès avec "Les Rapaces" sur un scénario de Dufaux, s'étoffe et nous emporte dans une trépidante aventure. Dans un univers proche des Mousquetaires de Dumas, les nobles et l'Eglise complotent à qui mieux mieux. Loin de ces tribulations, le Scorpion, un homme aussi dangereux que charismatique, vit de la vente de vieilles reliques qu'il va rechercher aux fins fonds des catacombes. Maudit par un tatouage qu'il porte à l'épaule, notre héros devient la cible du cardinal Trebaldi qui espère en le tuant effacer le seul témoignage d'un passé peu reluisant. La lutte commence entre David et Goliath, entre un cardinal très dangereux et un nomade en quête de son passé...

Véritable bande dessinée de cape et d'épée, "Le Scorpion" est la deuxième collaboration entre Desberg ("La Vache", "Jimmy Tousseul"...) et Marini ("Gipsy", "Olivier Varèse"...) après "L'étoile du désert". Mêlant luttes de pouvoir, origine d'une religion et trahison, ce quatrième tome se dévore comme les précédents en une seule bouchée. Le héros en digne aventurier permet au dessinateur d'exprimer tout son talent. Doué pour donner à ses personnages toute la prestance nécessaire, Marini crée un nouveau mythe, aidé par un scénariste qui l'emmène de décors d'églises en tavernes pourvues de jolies filles, sans parler des clairières désertées et d'un voyage en mer. Quant au talent de Desberg, il est acquis depuis bien longtemps. Il captive son lecteur pendant que Marini lui donne des sensations de grand film.


Le Scorpion T.1 à 4
Marini & Desberg
48 pages en couleur
Dargaud

Marini est vraiment un dessinateur à découvrir si ce n'est déjà fait. Il est celui qui ouvre la voie de la bande dessinée de demain. Une bande dessinée "tout public" qui a la magie de la dimension et du mouvement. Quand, derrière lui, le scénariste a lui aussi une grande expérience, il faudrait être fou pour passer à côté d'un événement pareil.



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