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Les
Lascars
La version
cinéma, c'est trop de la
balle
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Condé-sur-Ginette,
en périphérie d'une grande ville, à
mille lieux du sable chaud, des cocotiers et du bleu
océan des Caraïbes. C'est
l'été. Le soleil brûle le chrome des
mobylettes, réchauffe le bitume des tours,
asphyxie les halls d'immeubles et crame les esprits. Ici,
tout le monde rêve des plages de Santo Rico.
Certains plus que d'autres. Pour Tony Merguez et
José Frelate, les deux MC's du quartier, le
départ est imminent. Mais l'agence de voyage
responsable de leur billet a zappé le nom de la
destination. Tony se mue en Montana façon
"Scarface" et tente de refourguer un peu d'herbe
fraîche. José de son côté joue
les Don Juan dans une grosse villa, occupée par
Momo l'incruste et la belle... Clémence. Tout
aurait pu rouler, si une maîtresse en furie, des
réalisateurs plutôt amateurs, un sauna
norvégien, des policiers énervés ou
encore un juge coriace, n'en avaient décidé
autrement...
Grâce à un
graphisme à part et un univers qui n'a rien de
morose, la mini-série, composée d'une
trentaine d'épisodes d'une minute, a très
vite rencontré le succès avec une multitude
de déclinaisons et son exportation aux
États-Unis.
Aujourd'hui, les jeunes banlieusards au langage
acéré reviennent sur un format d'une 1h30
et pour l'occasion, les créateurs se sont
plutôt bien entouré comme pour les voix avec
Gilles Lellouche, Frédérique Bel, Diam's,
Diane Kruger, Omar et Fred et l'inoubliable Vincent
Cassel.
Se reposant sur ses personnages et leur prose,
l'équipe les emporte dans une multitude
d'intrigues secondaires en jouant sur les
stéréotypes pour mieux les confondre. Le
tout à travers un graphisme entre 2D et 3D, assez
réussi.
Sortant des sentiers battus, "Les Lascars" nous
emporte dans un univers attachant reposant sur des
personnages colorés et proches du quotidien. Comme
nous, ils ne pensent qu'à trouver l'amour et
à changer de décor quand ils ne se la
pètent pas. Un changement de format réussi
qui ne renie pas ses origines.
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