Maceo Parker "funkoverloads"
(VIA Records Belgium)
 
Maceo Parker est né en 1943 à Kinston, en Caroline du Nord. Comme son père et sa mère possédaient la verve musicale, Maceo et ses deux frères ont très vite appris à jouer d'un instrument. Maceo a choisi le saxophone. Quelques années plus tard, grâce à leur oncle, les trois frères Parker jouaient dans les night-clubs. Suite à quelques opportunités et à un style enflammé par les rythmes du Gospel, du Funk et du Blues, Maceo rejoint James Brown en 1964. Pendant 20 ans, il jouera du saxophone aux cotés de James Brown, tout en continuant une expérience personnelle. En 1977, il rejoint aussi George Clinton et Bootsy Collins, les stars du P-Funk. En 1990, son album, "Roots revisited", à sonorités très jazzy fait un tabac.
C'est dans les salons feutrés du bar Pullman de l'hôtel Astoria à Bruxelles que nous avons eu l'honneur d'échanger quelques mots avec la légende vivante du funk, Maceo Parker. Son fils Corey était également présent lors de notre rencontre, ce qui nous a permis de nous entretenir avec lui sur sa participation au nouvel album "funkoverloads" de Maceo.


Nous avons eu le privilège, à plusieurs reprises, de vous voir sur scène ici en Belgique. Quelles sont vos impressions sur le public belge ?
Maceo Parker: -
Effectivement, je suis venu en 94 et en 97 au festival "Couleur Café". J'aime beaucoup la mentalité belge par rapport à la différence. Les gens de différentes cultures, de différentes nationalités, de différentes races habitent ensemble et cela c'est bien.

Sur votre nouvel album, vous rendez hommage à vos jeunes fans au travers du titre "Youth of the world". Pourquoi cette attention particulière pour les jeunes gens qui vous écoutent ?
Maceo Parker: -
On s'est rendu compte que de plus en plus de jeunes fans viennent à nos concerts. C'est une manière pour nous dire qu'ils apprécient ce que nous faisons. "Youth of the world" est une chanson qui a pour objet de dire que nous aimons notre jeune public et d'une manière plus générale les jeunes du monde.

Vous nous dites que votre public tend à se rajeunir. Vos anciens fans viennent-ils toujours vous voir lors de vos prestations scéniques ?
Macéo Parker: -
Oui, bien sûr. Il y a des gens qui me suivent depuis de nombreuses années. C'est agréable de voir que ces différentes générations peuvent passer un bon moment en écoutant notre musique.

Comment s'est passée votre collaboration avec votre fils pour ce nouvel album ?
Maceo Parker: -
C'était très excitant. Je ne savais pas qu'il était capable d'écrire des chansons. C'était très agréable de travailler avec lui.

Comment la décision de travailler ensemble a été prise?
Corey Parker: -
J'étais aux études. Je suivais mon père en tournée durant mes vacances. Cette ambiance me plaisait énormément; et c'est à ce moment-là que je me suis rendu compte que c'était ça que je voulais faire dorénavant. Faire de la musique est la chose que j'apprécie le plus.

Est-ce que c'est difficile de travailler avec son père ?
Corey Parker: -
Non pas du tout. Nous avons déjà eu l'occasion de jouer ensemble sur une scène. Je vais vous avouer une chose, pour moi, le plus difficile, c'est de pouvoir dormir. Je m'explique, j'adore traîner dans mon lit, tandis que mon père aime qu'on se lève tôt pour travailler. Donc le matin, c'est lui qui vient me réveiller. Sinon, c'est très agréable de travailler avec mon père.

Lorsque vous travaillez ensemble, comment considérez-vous Corey, comme votre fils ou comme un musicien ?
Maceo Parker: -
Vous savez, pour moi, c'est un artiste avec lequel je travaille. Je ne fais pas spécialement de différences entre lui et les autres artistes avec lesquels je travaille. Il m'est déjà arrivé sur scène, lors des présentations des différents musiciens qui m'accompagnent, d'être agréablement surpris en réalisant qu'un de ceux-là est mon fils. Pas du fait, qu'il soit là mais plutôt que ce bon musicien qui m'accompagne est également mon fils.

Dans les années 60 vous avez travaillé avec James Brown. Étiez-vous conscient de faire partie d'un groupe qui a révolutionné la musique ?
Maceo Parker: -
À l'époque, ce qui était important pour nous, c'était de travailler, de pouvoir jouer, de faire partager notre musique avec d'autres personnes. Bien sûr, je suis très fier d'avoir travaillé avec lui. Nous savions que notre musique était appréciée, mais pour le reste, les choses se déroulaient tout simplement.

Aujourd'hui la technologie a fait son entrée dans le monde musicale. Qu'en pensez-vous?
Maceo Parker: -
J'aime le son naturel. J'aime une bonne batterie et non pas ces sons électroniques qui sont censés les remplacer.

Quel genre de musique écoutez-vous ?
Maceo Parker: -
Tout dépend d'où je suis et de ce que je dois faire. Lorsque je dois travailler, j'écoute du Jazz, car pour moi, c'est une source d'inspiration. Lorsque je suis chez moi à la maison, j'écoute ce que mes enfants font tourner dans le lecteur de compact. C'est très varié.

Dans votre travail, y a-t-il une partie que vous n'appréciez pas ?
Maceo Parker: -Non, le travail, c'est le travail. J'aime écrire, les enregistrements en studio, les concerts et ce qu'on pourrait appeler le service après-vente, les interviews. Cela forme un tout. On doit passer par ces différentes étapes pour faire connaître notre musique parmi les gens. Donc, il n'y a pas vraiment une partie du boulot que je n'aime pas. C'est mon métier.


Questionnaire de Proust : Macéo Parker et son fils Correy


Entretient: J. Benmoulahoume
Photos: C.H.




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