Micmacs à tire-larigot
(Sortie le 28 octobre)

Les aventures d'une bande d'hurluberlus

 
Au coeur du désert marocain, à la fin des années 70, des démineurs français sont en plein travail. Soudain une explosion... Dans un pavillon de banlieue, le téléphone sonne. Bazil, neuf ans, voit sa mère sangloter, le combiné à la main... On retrouve Bazil adulte, dans un vidéoclub. Un échange de coups de feu dans la rue et Bazil reçoit une balle dans la tête... Il survit et devra vivre avec le projectile logé dans son crâne. Voilà notre héros un peu déformé par une intense imagination et un grand pouvoir de fantaisie... Ayant perdu son travail, il se retrouve à la rue. Il est recueilli par une bande de truculents chiffonniers: Remington, homme noir qui ne parle qu'avec des expressions désuètes du genre "dès potron minet" ou "au diable vauvert"; Calculette, qui a le "don" de tout compter en un clin d'oeil; Fracasse, qui veut absolument battre le record de l'homme canon; Placard, qui a survécu à la guillotine; la Môme caoutchouc, contorsionniste amoureuse de Bazil et Tambouille, qui les a tous adoptés, après avoir perdu ses jumelles dans le labyrinthe des glaces... Chiffonnant pour eux, Bazil tombe un jour, par hasard, devant le siège de deux compagnies: Il reconnaît le sigle des deux fabricants d'armes qui ont provoqué son malheur. Avec l'aide de la bande d'hurluberlus, Bazil va, grâce à son imagination de "Petit Poucet", monter les PDG des deux compagnies l'un contre l'autre, afin de mieux les anéantir...

Tout en gardant les ingrédients qui ont fait son succès et en particulier celui d' "Amélie Poulain", Jean-Pierre Jeunet revient aux origines avec un récit qui rappelle par moment "Delicatessen" et qui y fait d'ailleurs référence. "Micmacs à tire-larigot" ne s'éloigne pas pour autant de l'univers de Jeunet et de ce qui fait son succès. Une vision sociale mettant en avant le combat d'une bande de clodos contre des businessmen aux dents longues. Un univers composé de nombreux personnages attachants, d'un décor de carte postale, une photographie sépia et nostalgique, une mise en scène très visuelle et une oeuvre qui rend hommage au cinéma.
Le tout avec l'aide d'un casting d'humoristes, de Dany Boon à Julie Ferrier en passant par Yolande Moreau et Dominique Pinon.

Plus fou fou que ses précédents films, "Micmacs à tire-larigot" manque par moment de profondeur mais continue à nous faire rêver. C'est déjà pas si mal!
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2009

Réalisateur : Jean-Pierre Jeunet

avec

Dany Boon
André Dussollier
Nicolas Marié
Jean-Pierre Marielle
Julie Ferrier
Omar Sy
Dominique Pinon
Yolande Moreau



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