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Le plus
gros problème dans PPZ30, c'est de savoir
à qui passer le pétard
;o)
Rencontre avec
le groupe belge de Funky Core qui
présente son quatrième album pour
lequel la production fut le point
essentiel.
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- On voulait un disque plus construit,
plus riche que les précédents. On voulait
avoir quelqu'un de professionnel qui porte un regard
extérieur et qui nous donne une certaine
cohérence, chose qu'on a du mal à cerner
tellement on est impliqué dans notre musique. On a
donc demandé à André Gielen qui a
travaillé avec tout ce qui se fait de mieux en
Belgique (Starflam, Channel Zero, ...). On a mis plus de
temps en studio que pour les autres albums. On voulait
vraiment que les chansons soient abouties. Tu sais, on ne
voulait pas avoir ce sentiment qui te prend parfois,
celui de te dire: merde, là, on aurait dû
faire ça ou ajouter un break ou un solo. On a
vraiment travaillé les morceaux pour ne pas avoir
ce genre de regrets.
Combien de temps vous a-t-il fallu pour le mettre en
boîte?
- On y travaille depuis janvier '99 mais il y a des
chansons qu'on jouait déjà avant de les
enregistrer. Il y en a même qui proviennent de
jams.
On est resté environ 6 semaines en studio, ce qui
représente plus ou moins le double du temps
d'enregistrement des autres CD's. On a eu fini le studio
en juin-juillet. Et le master était prêt fin
août. Puis, il a fallu préparer la promo
avec la maison de disques, ce qui fait que le CD est
sorti en 2000.
Depuis combien de temps PPZ30 sévit-il? Et
quelle est votre motivation pour continuer à faire
de la musique vu votre grand âge?
- On a fait notre premier concert en 1990.
C'était pour les fêtes de la musique,
à Nivelles, je pense. Mais on prend PPZ comme un
amusement, Daniel et Phil travaillent, Bruce a des
pièces ou des pubs de temps en temps. Eric tient
le Magasin 4 et puis Gal, ...euh... On a donc autre chose
dans notre vie, on a tous plus ou moins une famille qui
se construit. On est des mecs équilibrés et
normaux, tu sais.
Sérieusement, on a toujours les mêmes envies
par rapport au groupe alors on continue. Tant qu'on
continue à se marrer, on n'est pas prêt de
s'arrêter.
En Belgique, on peut dire que votre succès est
là depuis "Jumpin' Jeosophat" et que vous restez
plus ou moins au même niveau mais comment ça
se passe à l'étranger?
- C'est assez étrange, les pays du sud comme
l'Italie, l'Espagne sont très réceptifs
à notre esprit de fête et nos structures
bizarres. Par contre, ils ne comprennent rien aux paroles
(tout comme les belges d'ailleurs). C'est un peu dans
l'esprit latin de ne pas s'attacher aux mots. C'est la
raison pour laquelle on met toujours les lyrics dans le
livret du CD. Ca permet aux gens de se rendre compte
à quel point Bruce est pervers ;o).
Par contre, en Hollande et en Flandre, ils font plus
attention aux paroles. Ce qui n'est pas plus mal car nos
morceaux font un tout: musique et paroles. C'est un
mélange explosif!
On aimerait bien aller jouer en Allemagne mais ils
préfèrent des trucs plus carrés par
là. Ou alors en Angleterre. Ce serait chouette de
jouer devant un public totalement anglophone. De savoir
qu'ils comprennent toutes les conneries que Bruce
raconte. Essayer de les avoir dans le même
délire que nous.
Sinon, on a aussi joué en France; en Suisse aussi,
on a fait quelques dates.
Samedi 26 février 2000, vous participiez
à l'ouverture de Bruxelles 2000. C'était
une volonté de votre part ou bien c'est une date
qui vous allait vu la sortie de votre nouvel album?
- En fait le projet "Brussels' Burning" aux Halles de
Schaerbeek, c'est une idée de Philippe Kauffman
(le programmateur des Halles) en réaction aux
activités de Bruxelles 2000 qui, bien qu'elles
soient intéressantes au niveau artistique, ne
relèvent pas des musiques les plus populaires
comme le rock. Il voulait donc créer un
événement rock. Eric avait assisté
aux premières réunions pour le Magasin 4
mais les discussions portaient plus sur la promo et les
aspects politiques alors il a laissé tomber. Il
préfère garder son budget pour toute une
année au lieu d'en dépenser la
moitié pour un événement comme
Bruxelles 2000.
Ce concert vient donc un peu pour les 2 raisons.
Mis à part le fait qu'on doit adapter notre set
à une performance de 40 minutes. Mais, tu sais,
nous, du moment qu'on joue, ...
Entretient: Fabian Tilmant
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