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Shaft,
The
story
Profitons de la
sortie en DVD de deux anciens épisodes de
la série cinématographique pour
nous souvenir
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Mythe
relancé par un remake qui n'était pas
passé inaperçu lors de sa sortie,
"Shaft"
version 2000, réalisé par John Singleton
nous promenait dans un New York d'aujourd'hui, en
compagnie de Samuel L. Jackson, le neveu d'un
célèbre détective privé de
Harlem, John Shaft. Un personnage de flic courageux
incarné jadis à l'écran par l'acteur
Richard Roundtree. C'est en 1971 sous la direction du
metteur en scène Gordon Parks que ce héros
fier, indépendant et costaud voyait pour la
première fois le jour.
En effet,
après le succès impressionnant et inattendu
de "Sweet Sweetback's Baadasssss Song", un film
indépendant de Melvin Van Peebles sorti en '71,
les grands studios hollywoodiens se sont rapidement
rendus compte qu'il existait un public de couleur capable
de leur rapporter beaucoup d'argent. Du même coup,
ce long métrage innovateur sera à l'origine
d'une nouvelle mode cinématographique, la
"Blaxploitation". Pour la petite histoire, "Sweet
Sweetback's Baadasssss Song" est encore actuellement
considéré comme une oeuvre culte par des
réalisateurs de renom tels que Spike Lee et
Quentin Tarantino.
Mais revenons à
Hollywood. Conscient du filon, c'est la
Metro-Goldwyn-Mayer (MGM) qui produira le tout premier
gros budget de la Blaxploitation, "Shaft", dans
l'espoir de revoir ses revenus à la hausse. Bien
leur en a pris, vu que le film fut un véritable
succès commercial acclamé par la presse qui
y voyait une réflexion profonde sur la vie de la
rue. Dès lors, quelques nouveaux épisodes
furent mis en chantier. En 1972, "Shaft's Big Score"
toujours de Gordon Parks, avec Richard Roundtree, et
à la MGM. Et en 1973, "Shaft in Africa"
avec un nouveau réalisateur aux commandes, John
Guillermin. Le succès ne sera malheureusement plus
au rendez-vous. Un scénario beaucoup trop banal,
des images peu soignées et des acteurs fort peu
présents en sont certainement les raisons
principales. Tout ceci, sans oublier, que sous le couvert
de la "Blaxploitation" de luxe, se cachaient
généralement des petits thrillers sans
envergure qui avaient pour seule originalité
à l'époque de mettre en avant des acteurs
principalement de couleurs. Reste tout de même un
cinéma qui ouvrait les yeux à de nombreux
Américains qui découvraient grâce
à ces productions que les gens de couleurs
n'étaient pas seulement destinés à
devenir des femmes de ménages ou des cireurs de
chaussures.
Une révolution qui
se décline en quelques centaines d'oeuvres (pas
tous policières) et deux vagues, dont celle de
1970 et celle de 1990 que Spike Lee inaugure avec le
désormais classique "Do the right thing"
(1989). Suivront ensuite "Boyz in the hood"
(1991), "New Jack City" (1991), "Menace II
Society" (1993), "Pulp Fiction" (1994) et
"Jackie Brown" (1998).
Une belle page
de l'histoire du cinéma américain qui nous
offrit quelques classiques à voir et à
revoir comme "Sweet Sweetback's Baadasssss Song", "Do
the right thing" et "Jackie Brown". Quant aux
amateurs de cinéma, ils profiteront certainement
de la réédition des "Nouveaux exploits
de Saft" ("Shaft's Big Score") et de
"Shaft-Les trafiquants d'hommes" ("Shaft in
Africa"), ainsi que de la version 2000 de John
Singleton, largement supérieure aux deux
précédents.
Avis aux amateurs.
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