Le fils de la fiancée

Un très beau film plein de sensibilités venu en droite ligne de l'Argentine
 
À 42 ans, Rafael Belvedere est tellement occupé à diriger le restaurant familial que sa vie affective en pâtit largement. Sa femme lui reproche de ne pas consacrer assez de temps à sa fille et lui se rend bien compte qu'il fait de même avec la femme avec laquelle il vit, sans parler de sa mère malade qu'il devrait aller voir plus souvent.
Son père, quant à lui, fait tout le contraire. Comme sa femme est atteinte de la maladie d'Alzheimer, il aimerait lui offrir ce dont elle avait toujours rêvé: un vrai mariage à l'église.
Après une crise cardiaque, Rafael va revoir ses impératifs...

Plutôt rares, les films argentins ne sont pas nombreux à sortir dans nos salles, mais valent souvent le détour. Et, "El hijo de la novia", pour son titre original, ne fait pas exception à la règle. Mettant en scène les relations parents-enfants avec sensibilité et humour, le long métrage de Juan José Campanella tient aussi sur la prestation de Ricardo Darin, déjà remarqué dans "Nueve Reinas" et "La Fuga".
Apparu dans quelques festivals, "El hijo de la novia" met face à face un père totalement épris de sa femme, et cela malgré leurs années de vie commune et un fils incapable de se fixer dans ses relations sentimentales. Le restaurant familial sert de fil conducteur à cette belle histoire émouvante qui ne fond jamais dans le larmoyant. Parallèlement, à travers la profession du fils, le réalisateur aborde un thème plus terre-à-terre, celui de vivre dans un pays en pleine crise économico-financière.

Le long métrage de Juan José Campanella a reçu quelques prix (Prix du Meilleur Film latino-américain et le Grand Prix Spécial du Jury au Montréal World Film Festival. 2001, ...) ainsi qu'une nomination aux Oscars en 2002 pour le Meilleur Film Étranger.

Un très bon long métrage à qui l'on pourrait donner comme seul bémol, un sens artistique assez conventionnel.
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2002

Réalisateur : Juan José Campanella
Scénario : Fernando Castets et Juan José Campanella
Photographie : Daniel Shulman
Musique : Angel Illaramendi

avec

Ricardo Darin
Hector Alterio
Norma Aleandro
Eduardo Blanco



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