Bruxelles, le 12 février 2001

Coup de blues

À la sortie du "Pacte des loups" chez nous, la Norvège s'offre, elle aussi, une histoire de loup beaucoup "plus triste"

Que dire quand les leaders politiques européens continuent à fermer les yeux sur le combat crucial de ce siècle, l'écologie. Encore une fois, un pays fait passer le profil devant une lutte plus logique. Pour le citer, la Norvège vient de décider d'abattre quelques loups qui s'attaquaient trop souvent au bétail. Une petite histoire qui n'a l'air de rien, mais à y regarder de plus prêt, on peut affirmer qu'elle offre un mauvais exemple pour l'Europe. Cette race protégée jusqu'alors est au centre de nombreux débats tel en France où elle a repris son droit sans qu'on le lui demande.
Et puis, comme à chaque fois, cet exemple est une petite goutte d'eau en plus dans le non-respect de ce que l'on est en train de perdre, un écosystème équilibré et bien entendu, naturel.
Déjà, tous les naturalistes regardent du côté des Galapagos, maudissant ces maîtres du pétrole qui ne peuvent pas garder leur saleté dans leur soute. On sait depuis quelques années déjà qu'il y a des solutions, mais les seules que l'on adopte sont celles qui feront le plus de profil. Haroun Tazieff disait dans les années septante que si les humains ne changeaient pas leurs habitudes dans les dix ans à venir, on serait incapable de faire marche arrière. Ces années se sont écoulées, de nombreuses autres aussi, à croire qu'il est déjà trop tard, et les "rois du monde" refusent de diminuer leur pollution, tout simplement parce que, s'ils arrêtaient de détruire, il serait incapable de rester les maîtres de la planète.
Quand jugerons-nous ces hommes pour crime contre l'humanité?
Ce jour-là, peut-être, ils changeront leurs mauvaises habitudes. Autre solution, le boycott. C'est peut-être à travers la population de la terre que la vengeance viendra. D'accord, au jour d'aujourd'hui, il est presque impossible de boycotter l'or noir. Par contre, on peut réduire notre consommation comme par exemple, reprendre un vélo et se servir de ses jambes pour les petits trajets.

Le pouvoir actuellement, on le sait que trop bien, est dans l'argent. Alors, arrêtez de le donner à n'importe qui ou à n'importe quoi!
Si après tout cela, vous n'êtes toujours pas un ami du loup et ne voyez pas l'intérêt de s'arrêter sur cette histoire, allez faire un petit tour sur le dossier de ce magazine qui explique bien que cet animal n'est pas notre ennemi et que, vu le cheptel, il faut le protéger à tout prix.




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