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Terminator
Salvation
Renaissance d'un mythe en
demi-teinte
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2018, après
le jour du jugement. La résistance dont John
Connor fait partie essaye tant bien que mal de lutter
contre Skynet qui traque les humains pour s'en servir
comme cobayes. Non loin de là, Marcus Wright qui
se souvient seulement de s'être trouvé dans
le quartier des condamnés à mort,
découvre un monde apocalyptique et se rapproche de
Kyle Reese, le père de John Connor, et cible
privilégiée des robots...
Il y avait du mouron
à se faire avec McG , le réalisateur de
deux "Charlie's Angels" au commande du dernier
"Terminator". Un réalisateur jusqu'ici peu
convainquant se retrouve à la tête d'une
licence plus qu'attendue qui de plus s'éloigne des
précédents épisodes. Le
réalisateur soigne en particulier les
scènes d'action avec des fusillades, cascades et
explosions de tous genres ainsi que son décor, un
univers apocalyptique et de nouveaux ennemis menés
par Skynet tels ces robots géants, vaisseaux et
autres machines futuristes. Côté
scénario, l'accroche est moins évidente et
pour cause, le film est plus une introduction à la
nouvelle saga et s'éloigne du modèle
narratif des films de James Cameron. Tout en restant dans
un univers connu, "Terminator Salvation"
("Renaissance" pour la vf) apporte de nouveaux
détails à la monumentale guerre à
venir entre hommes et machines. Les Terminator tels qu'on
les connaît n'ont plus un rôle central et se
retrouvent même dans leurs plus simples
appareils.
Dans une toute nouvelle
ligne de conduite mettant en avant l'action, le film
à de quoi dérouter les fans qui ne
retrouveront ni John Connor, ni T-600 (Schwarzenegger)
comme personnages centraux. De plus, le film se ressent
plus comme une introduction que comme une oeuvre à
part entière. Mais, là la
responsabilité en revient plus aux commerciaux du
projet qui n'ont pas hésité à faire
de longues coupes (une demi-heure) pour éviter le
format moins rentable de deux heures et plus.
Des personnages comme John Connor et sa femme en font les
frais, ils n'arrivent pas vraiment à s'imposer
malgré un casting prometteur composé de
Christian Bale, Bryce Dalla Howard, Anton Yelchin et
Helena Bonham Carter. Seul Marcus (Sam Worthington)
arrive à sortir son épingle du jeu et
à prendre le statut de héros du film.
Faisant fi du
passé, "Revelation" a de quoi
désarçonner mais prendra sûrement
tout son intérêt avec les épisodes
à venir si ce n'est avec sa sortie en DVD
où l'on espère retrouver les scènes
coupées. Malgré quelques défauts, il
annonce un avenir prometteur à une saga qui rentre
ainsi dans une nouvelle ère du cinéma.
Site
Web
2009
(Intermedia Films)
Réalisation : McG
Scénario : John D. Brancato et Michael Ferris
Photo : Shane Hurlbut
Musique : Danny Elfman
avec
John Connor..........Christian Bale
Marcus Wright..........Sam Worthington
Blair Williams..........Moon Bloodgood
Dr. Serena Kogan..........Helena Bonham Carter
Kyle Reese..........Anton Yelchin
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