Une hirondelle a fait le
printemps
Un premier film
simple et touchant comme la caresse d'un soleil
d'été
Informaticienne
à Paris, Sandrine décide dès
l'âge de trente ans de tout quitter en vue de
devenir une véritable agricultrice. Pour mener
à bien son entreprise, elle laisse derrière
elle la capitale et se rend dans une ferme isolée
installée sur un plateau du Vercors. Cette ferme
lui a été vendue par le vieux Adrien, un
fermier bourru qui compte bien laisser la jeune femme se
débrouiller toute seule. Mais face à la
détermination de cette dernière qui
remodèle la ferme plus vite qu'on le pense, Adrien
va devoir revoir ses positions...
Fils de paysan et aussi
ingénieur au ministère de l'agriculture,
Christian Carion réalise avec "Une hirondelle a
fait le printemps" une première oeuvre fort
flatteuse et fidèle à un univers campagnard
d'aujourd'hui. Attentif à un certain esprit de
lutte, il met en scène une chronique rurale
où les rats des villes et ceux des champs
apprennent enfin à se connaître et surtout
à s'apprécier. Deux "rats"
interprétés avec naturel par Mathilde
Seigner et Michel Serrault.
Avec ce sujet
maîtrisé avec rigueur et un sens certain de
l'observation, Christian Carion a même osé
interrompre le tournage de son film pendant cinq mois,
histoire d'attendre l'arrivée de l'hiver. Une
méthode de travail qui offre un essai de 1 h43
min., que Michel Serrault résume très
justement par: "cette histoire, c'est une sorte de
"Sauve qui peut" à deux !".
Une rencontre d'acteurs,
des images soignées et un travail d'équipe
feront de "Une hirondelle a fait le printemps", une
comédie fraiche malgré quelques
longueurs.
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