DVD: À la location
(À la vente)
Dernière remise à jour, le 15 mars 2010





Pour personnaliser nos choix,
nous avons opté pour un système
de cotation par le biais suivant :
Sans commentaire
A vous de voir
Conseillé par la rédaction


 
Le film de la semaine:


- "Le hérisson" de Mona Achache avec Josiane Balasko, Garance Le Guillermic et Togo Igawa.
Paloma Josse a onze ans et projette fermement de se suicider. Armée de sa caméra, elle filme de près tous les habitants de son hôtel particulier bourgeois parisien. Il y a la concierge, Renée Michel, le nouveau locataire, le séduisant monsieur Kakuro Ozu et les autres voisins obsédés par rien et jaloux de tout. Un drôle d'univers où Paloma se sent chez elle. Jusqu'au jour où...
Premier long-métrage de la réalisatrice Mona Achache, "Le hérisson" est l'adaptation d'un best-seller de Muriel Barbery, "L'élégance du hérisson". Autant dire que les ambitions de la réalisatrice étaient placées hautes. Pour mener à bien son entreprise, elle est restée fidèle à l'ambiance générale du roman qu'elle étoffe par un casting haut de gamme avec Josiane Balasko dans un rôle où elle se sent plutôt à l'aise. En effet, on reconnaît dans ses traits la Renée Michel du roman qu'elle interprète avec beaucoup de retenue et de respect. Face à elle, "la petite folle" de service, c'est Garance Le Guillermic, parfaite en petite fille curieuse de tout. Pas de doute, "Le hérisson" ne trahit pas l'oeuvre dont il est issu même si l'innocence cinématographique peut parfois plomber certaines scènes. Reste une oeuvre humaine et pleine de bons sentiments pour tous ceux qui veulent encore un peu de fraîcheur dans une histoire aux accents dramatiques.
Pathé Distribution


À la location:


- "L'abominable vérité" de Robert Luketic avec Katherine Heigl, Gerard Butler et Bree Turner.
Véritable star du petit écran, Abby Richter se voit dans l'obligation d'engager Mike Chadway, un animateur abjecte que rien n'arrête quand il s'agit de taux d'audience. Entre les deux professionnels de la télé, le choc est au sommet alors que Abby tombe sous le charme de son nouveau voisin. Pour Mike, voici enfin l'occasion de se faire briller...
Derrière des comédies comme "Sa mère ou moi" et "La revanche d'une blonde" se cache le nom de Robert Luketic, un homme qui connaît bien les rouages du genre. Avec sa dernière réalisation, il met en scène les difficiles relations entre un homme et une femme tout deux au caractère bien trempé. Un prétexte à faire des étincelles de tout bois. Ici, il porte son dévolu sur Katherine Heigl ("En cloque, mode d'emploi") et Gerard Butler, le Roi Leonidas de "300", un duo choc placé au menu d'un scénario plutôt trop chic pour vraiment nous séduire. Parfois, tout cela ressemble à du réchauffé. Même si, au final, tout ceci a été regardé sans trop d'ennui. C'est déjà pas mal!
Sony Pictures

- "WhiteOut" de Dominic Sena avec Kate Beckinsale, Alex O'Loughlin et Gabriel Macht.
Après avoir vécu un terrible drame professionnel à Miami, Carrie décide de s'exiler en Antarctique afin d'y mener paisiblement sa carrière d'U.S. Marshall. Mais, à quelques jours de la quille, on découvre un cadavre dans la neige. Officiellement, c'est le premier meurtre qui a lieu dans ce désert blanc et froid. Un peu contre son goût, Carrie est amenée à enquêter sur cette découverte qui finalement met à mal tous ses plans de tranquillité...
Réalisateur de quelques blockbusters marquant comme "60 secondes chrono", "Opération espadon" et "Kalifornia", Dominic Sena s'offre avec "WhiteOut" son premier thriller peint tout en blanc. Malheureusement, à part pour le décor, on ressent fortement que le cinéaste ne s'est pas beaucoup amusé pendant le tournage. La mise en scène est sans saveurs, le scénario n'apporte rien de neuf et le jeu des acteurs manque résolument de peps. Voilà les principaux défauts de ce film qui se regarde comme une banale expérience culinaire dans un fast-food. "WhiteOut" ne coupe pas la faim et c'est plutôt dommage quand on connaît la carrière du réalisateur. Reste une oeuvre digeste où l'on découvre une Kate Beckinsale sous toutes ses coutures. Il faut bien en rajouter pour les fans. Pour les autres, "WhiteOut" s'appréciera donc comme un thriller de divertissement que l'on oubliera trop vite. Sauf peut-être pour le décor et l'ambiance qui rappellent le premier opus d' "Alien". C'est déjà pas mal.
Studio Canal

- "Love Happens" de Brandon Camp avec Jennifer Aniston, Aaron Eckhart et Martin Sheen.
Après le décès de son épouse, Burke décide d'écrire un livre sur le travail de deuil. Ce livre devient un véritable best-seller et Burke parcourt le pays pour en assurer la promotion. Pendant un de ses séminaires, il fait la connaissance d'Eloise. Après un premier rendez-vous difficile, Eloise imagine une suite originale. Burke réalise alors qu'il n'a pas complètement surmonté la perte de sa femme...
Malgré une affiche assez prometteuse, "Love Happens" vogue entre drame et romance dans un format trop formaté pour nous faire oublier un sujet souvent traité par le passé: l'histoire d'un veuf qui a du mal à refaire sa vie alors qu'il vient de rencontrer une charmante fleuriste. Jouant particulièrement sur la tragédie et les émotions, Brandon Camp passe à côté de sa direction d'acteur, profitant à peine de son duo, Jennifer Aniston est reléguée au second plan alors qu'Aaron Eckhart nous propose le minimum syndical. Un comble dans un genre où tout repose sur le couple.
A-Film

- "Julie et Julia" de Nora Ephron avec Meryl Streep, Amy Adams et Stanley Tucci.
Julia Child est la femme qui a changé pour toujours la façon de cuisiner de l'Amérique. Mais en 1948, elle n'est encore qu'une Américaine anonyme vivant en France. Le travail de son mari les a amenés à s'installer à Paris, et Julia cherche activement une occupation. C'est alors qu'elle se prend de passion pour la cuisine française...
Cinquante ans plus tard, Julie Powell a l'impression d'être dans une impasse. Elle va avoir 30 ans, et pendant que ses amies connaissent bonheur et succès, elle végète dans son travail. Julie se lance alors un défi complètement fou: elle se donne exactement un an, 365 jours pour cuisiner les 524 recettes du livre de Julia Child et elle crée un blog pour relater son expérience...
Nora Ephron s'était fait remarquer il y a un bon moment avec le scénario de "Quand Harry rencontre Sally". Depuis, elle est passée derrière la caméra avec des comédies romantiques comme "Vous avez un mess@ge" et "Ma sorcière bien-aimée". Aujourd'hui, elle est de retour pour une comédie légère suivant parallèlement la vie de deux femmes passionnées par la cuisine. Un choix qui fonctionne plutôt bien et qui met en avant ses différents protagonistes. On notera en particulier la prestation bon enfant, très chic et drôle de Meryl Streep dans la peau de Julia Child, visage emblématique aux États-Unis et auteur d'un best-seller. C'est d'ailleurs deux best-sellers qui ont inspiré la réalisatrice, deux histoires vraies, deux histoires de femme. Un récit concentré sur ses héroïnes qui aurait gagné à épaissir son scénario et à s'éloigner d'une trame trop classique.
En gros, Nora Ephron fait ce qu'elle réussit le mieux, une comédie légère et joyeuse.
Sony Pictures Home Entertainment

- "Jennifer's body" de Karyn Kusama avec Megan Fox, Amanda Seyfried et Adam Brody.
Jennifer et Needy sont amies depuis leur plus tendre enfance. Aujourd'hui, Jennifer est de loin la plus belle fille du lycée alors que Needy est restée plus simple. Un jour, Jennifer change de comportement et devient une drôle de créature assoiffée de sang. Entre les deux amies, les liens semblent se défaire. Pas de doute, Jennifer est habitée par le Diable...
À l'approche des fêtes d'Halloween, rares sont ceux qui ne seront pas tentés de s'offrir un petit film d'horreur sur grands écrans. Qu'ils soient bénits, "Jennifer's body" est calibré pour eux. Sur un scénario sans grands rebondissements, la réalisatrice nous entraîne dans un horror-movie pour teenager plutôt banal dans son approche et rappellant dans les grandes lignes comme dans les thèmes abordés "Ginger Snaps". Bien que la réalisation soit maîtrisée et que le jeu d'acteur n'est pas trop appuyé, le film manque résolument d'originalité pour vraiment nous surprendre. Reste une oeuvre tout juste honnête pour séduire une bande de copains pas trop regardant sur le suspense. C'est bien peu pour un film d'horreur. Dommage...
20th Century Fox

- "Vacances à la grecque" de Donald Petrie avec Nia Vardalos, Richard Dreyfuss et Alexis Georgoulis.
Georgia est guide touristique, grâce à un voyage à travers la Grèce, elle va se découvrir un côté romantique qu'elle ne soupçonnait même pas...
Malgré une petite note sur l'affiche, ce "My life in ruins" n'a rien à voir avec le succès "My Big Fat Greek Wedding" si ce n'est son actrice principale, la souriante Nia Vardalos et son décor, élément central du film. Pour le reste, c'est une toute autre équipe qui est à la base du film à commencer par Donald Petrie, réalisateur de succès gentillets et tout public comme "Miss Détective", "Comment se faire larguer en 10 leçons" et "Just My Luck". Un esprit que l'on retrouve dans cette comédie romantique voguant sur un scénario déjà vu: une guide touristique qui a perdu la flamme réapprend à aimer dans tous les sens du terme grâce à une bande de touristes qu'elle apprendra à connaître à travers les nombreuses embûches sur leur route. Le décor aurait pu faire rêver mais Donald Petrie se concentre sur des images de cartes postales sans magie. Mais restons dans la légèreté, on est dans une comédie américaine pleine de clichés rehaussée par le sourire de Nia Vardalos et le personnage peaufiné d'un veuf interprété par Richard Dreyfuss. L'humour enfin est très présent souvent gentil, quand il n'est pas coquin.
Pour nous dépayser, il aurait fallu pourtant prêtér plus d'attention au décor comme le Panthéon réduit à de simples ruines.
Paramount Pictures

- "This is it" de Kenny Ortega avec Michael Jackson.
Voici en exclusivité un résumé qui exploite plus de 100 heures d'images issues des répétitions d'une série de concerts que Michael Jackson devait jouer à Londres l'été dernier. Un document posthume inédit qui permet aux fans du chanteur de le découvrir dans son intimité quelques jours avant son décès au mois de juin. Loin de l'enquête, ces images sont avant tout un documentaire mis en images sous la forme d'un making-of d'un concert qui n'aura jamais lieu. Souvenir d'une légende qui semble au mieux de sa forme. C'est là tout le drame de ce documentaire qui dérange et séduit à la fois...
La sortie ultra-médiatisée de "This is it" aura fait couler beaucoup d'encre et de rancoeur. Il y a ceux qui aiment le film, les autres pensent que les héritiers du "Roi de la Pop" en profitent pour se remplir les poches ou tout simplement quelques uns qui s'étonnent de la santé de l'artiste qui allait décéder quelques semaines plus tard. Mais loin de la polémique, "This is it" est avant tout un document unique où l'on côtoie la star dans une entreprise qui semblait extraordinaire que ce soit dans la mise en scène ou le spectacle proprement dit. Michael, sourit, danse, chante, le tout dans un professionnalisme et une humanité qui pourra en étonner beaucoup. L'autre question qui nous vient à l'esprit c'est que Michael a tout d'un homme en bonne santé et que finalement sa mort semble bien dramatique. Sans être un documentaire culte, "This is it" apporte à la légende une image plus humaine qui fera beaucoup de bien aux fans même si deux heures de projection peuvent parfois sembler fort long. Bref, des retrouvailles agréables qui malheureusement signent aussi la fin d'une époque. Et pas de doute, elle sera souvent mise au goût du jour dans les prochaines années et qui sait ce que la légende nous réserve.
Sony

- "Un prophète" de Jacques Audiard avec Tahar Rahim, Niels Arestrup et Adel Bencherif.
Condamné à une longue peine, Malik entre en prison à l'âge de 19 ans. Seul et un peu perdu, il est rapidement pris sous la coupe des prisonniers Corses qui règnent en maître sur l'endroit. Peu à peu, il gagne la confiance de ces véritables gangsters qui lui apprennent les ficelles du métier. Malik retient vite et profite de son savoir pour également se remplir les poches. Mais qu'il n'oublie surtout pas, un jour, il va devoir sortir...
Habitué à un cinéma de caractère avec des oeuvres comme "De battre, mon coeur s'est arrêté", "Sur mes lèvres" ou encore "Un héros très discret", Jacques Audiard s'intéresse à l'univers carcéral avec sa dernière réalisation coup-de-poing. Dans un univers plus que réaliste, il plonge son héros interprété par Tahar Rahim époustouflant dans son rôle de paumé apprenti racaille. On vit avec lui son ascension dans ce lieu souvent violent et propice à l'apprentissage du crime. En effet, pas de rédemption ni de porte de sortie pour ce jeune homme qui ne peut que compter sur lui pour s'en sortir. Jacques Audiard démontre avec talent que la prison est loin d'être la panacée. Une leçon filmée avec talent et beaucoup d'humanité aussi. À voir absolument.
Interdit au moins de 12 ans, 155 mn., Cinéart

- "Destination finale 4" de David R. Ellis avec Nick Zano, Bobby Campo et Shantel Vansanten.
Alors que Nick et ses amis pensaient passer du bon temps devant une course automobile, celui-ci a une prémonition: une voiture de course va avoir un terrible accident causant la mort de nombreuses personnes. Choqué, Nick arrive néanmoins à extirper ses amis des tribunes quelques secondes avant le drame...
Croyant dans un premier temps avoir reçu une seconde chance, le groupe va bientôt déchanter...
Après un second volet efficace, David R. Ellis revient vers la franchise des "Destination finale" pour un volet qui se veut avant tout destiné au procédé 3D. Utilisant le principe avant tout pour nous faire sursauter, il accentue la mort de chaque protagoniste avec la projection d'objet en tout genre, laissant de côté d'autre particularité de la 3D. Des sursauts macabres seront inévitables et viennent agrémenter un scénario dans la lignée de ses prédécesseurs. Si la mort est particulièrement sadique, l'histoire manque de nouveauté, nous laissant imaginer l'avenir réservé aux différents protagonistes.
"Destination finale 4" n'a pas grand-chose pour lui si ce n'est l'utilisation de la 3D, un choix qui pourrait amuser à condition de le voir dans une salle adaptée au procédé.
Warner

- "Tellement proches" d'Eric Toledano et Olivier Nakache avec Isabelle Carré, Vincent Elbaz et Omar Sy.
Le couple formé par Alain et Nathalie bat de l'aile. Lui ne supporte plus sa belle famille. Il y a le beau-frère lourdaud et la belle-soeur victime de son horloge biologique. Trop c'est trop, Alain quitte le domicile conjugal pour aller vivre chez son père. Sur place, il essayera comme il peut de devenir un homme et plus ce jeune adolescent qui rêve de son passé glorieux au Club Med...
Spécialistes de la comédie rafraîchissante avec "Je préfère qu'on reste amis" et "Nos jours heureux", Eric Toledano et Olivier Nakache s'attaquent avec leur nouvelle oeuvre à la vie de famille contemporaine. Leur galerie de personnages est débordante d'énergie face à l'adversité et le temps qui s'écoule. Tout y passe: comique de situation, potache, et clichés comme si les deux réalisateurs se sentaient inspirés plus que de raison. C'est avec certitude que "Tellement proches" réussit son effet, celui de nous séduire et surtout de nous faire rire. Entre fragilité et délires, les cinéastes ont dosé leur effet pour mettre en boîte un long-métrage qui sonne juste et qui divertit comme une journée au soleil ou une balade en forêt. La morale est sauve.
Tous publics, 102 mn., Mars Distribution

- "L'An 01" d'Harold Ramis avec Jack Black, Michael Cera et Olivia Wilde.
Chassé de leur village natal, Zed et Oh, les deux idiots locaux se retrouvent désormais seuls dans ce vaste monde. Ensemble, ils voyagent à travers monts et vallées à la recherche d'aventures et de rencontres, le tout en empruntant les traces de la Genèse...
La rencontre entre Harold Ramis et Judd Apatow débouche malheureusement sur une impasse qui nous fait penser que la comédie US va très mal. Empruntant comme ligne de conduite la voie de la Genèse, ce film préhistorique loufoque avait de quoi être séduisant s'il aurait emprunté l'humour d'un Mel Brooks ou celui des Monthy Python. Malheureusement pour le duo Ramis et Apatow, le choix s'est posé sur la grossièreté et la scatologie. Des thèmes de gamins qui ne feront même pas sourire les plus jeunes. On se demande parfois comment Jack Black s'est retrouvé dans ce piège qui sent désagréablement l'ennui et le ridicule. Pas de doute, la déception est totale surtout quand on imagine ce que cela aurait donné avec un traitement humoristique plus mature. Dommage, on essuie ses larmes...
Tous publics, 87 mn., TF1 Vidéo

- "Humpday" de Lynn Shelton avec Mark Duplass, Joshua Leonard et Alycia Delmore.
Amis de longues dates, Ben, le coincé et Andrew le fêtard décident lors d'une soirée fort arrosée de participer à un festival de film porno amateur en tournant une vidéo artistique où ils feront l'amour ensemble. Après le mal de tête matinal, les deux hommes ne peuvent désormais plus reculer face aux délires de la nuit passée. Commence alors pour eux un drôle de petit jeu qui porte comme titre: "Fera, fera pas!"...
En voilà un scénario qui sort de l'ordinaire. Pour sa troisième réalisation, Lynn Shelton aborde avec beaucoup de parlotes l'histoire d'un pari aussi original que glauque. L'amitié entre deux hommes qui se trouvent mis à mal par un délire de beuverie qui les dépasse rapidement. Mark Duplass et Joshua Leonard réussissent à nous toucher par leur sincérité et surtout leurs doutes face à ce qui les attend. En effet, c'est pas facile pour deux amis hétéros de tourner un porno "gay" même si c'est pour l'art. Et pas de panique, la réalisatrice en rajoute des tonnes avec un véritable tsunami de paroles qui plombent parfois l'action. Car une chose est sûre, on attend tous la fin pour voir si ces deux hommes tiendront leur parole. Compté pas sur nous pour gâcher le plaisir, mais attendez-vous tout de même à un final à la hauteur. Pour le reste sous sa forme d'une comédie indépendante, "Humpday" aborde avec franchise les interrogations de notre siècle qui cherche encore sa sexualité. Ça passe ou ça casse.
Melimedias

- "The Women" de Diane English avec Meg Ryan, Annette Bening et Eva Mendes.
Mary est mariée à Stephen Haines, un homme d'affaires new-yorkais. Fidèle à son époux et mère d'une fillette, elle est entourée d'amies qui savent quelque chose qu'elle ignore: son mari la trompe avec une jeune vendeuse arriviste...
Dans la lignée de "Sex and the City", "The Women" s'inspire d'un film éponyme de George Cukor réalisé en 1939. Sans prétention, il repose sur un casting quasi exclusivement féminin et plutôt attrayant. Si l'on passe Meg Ryan qui a ses amateurs et détracteurs, on retrouve Annette Bening en cruelle rédactrice en chef, Debra Messing (Grace de la série "Will & Grace"), Jada Pinkett Smith en lesbienne sexy et survoltée, sans oublier les apparitions éclair de Candice Bergen, Bette Midler et Carrie Fisher.
Emprunt de légèreté, "The Women" conte les mésaventures d'une bande d'amies appuyant avec humour la tendance aux ragots, la mode new-yorkaise et un type de vie très artificielle. Les hommes aussi, s'ils ne sont pas présents, font vous n'en doutez pas, partie des discutions préférées de ces dames. Mais, ne vous attendez pas à plus, la réalisatrice propose un divertissement aussi agréable que superficiel agrémenté par moments de quelques bons mots. Le scénario qu'on aurait aimé plus mordant est d'une fluidité imparable pour faire passer un bon moment à la gent féminine, le sourire aux lèvres.
Universal

- "Mission-G" film d'animation de Hoyt H. Yeatman, Jr..
Depuis quelque temps déjà, les services secrets américains entraînent des rongeurs afin qu'ils mènent de dangereuses missions dans le futur. À force d'attendre, leur "dresseur" décide de les poser sur le terrain pour y dérober les plans machiavéliques d'un géant des affaires. Malheureusement, cette liberté ne plaît pas du tout au patron qui décide de mettre un terme à l'aventure de "Mission-G". Pour Darwin, Blaster, Juarez, Mooch, Speckles et Hurley, il est grand temps de faire leurs preuves...
On sait que la concurrence fait rage dans l'univers des films d'animation numérique. Pour sa dernière oeuvre en date, le géant du dessin animé s'attaque au cinéma d'action grâce à des petits rongeurs pleins d'énergie et de ruse. Des cochons d'Inde, une taupe et même une mouche qui nous entraînent dans leur chasse au méchant de service. Grâce à un travail soigné de l'équipe d'infographie, "Mission-G" s'adresse autant au jeune public qu'aux parents et même grands-parents. La mécanique est bien huilée avec ce qu'il faut d'action et d'humour. Soit 84 minutes de bonheur à vivre en famille.
Interdit aux moins de 6 ans, 84 mn., Walt Disney Pictures

- "The lucky ones" de Neil Burger avec Rachel McAdams, Tim Robbins et Michael Peña.
Trois soldats blessés en Irak profitent de leur permission pour retourner au pays. Après quelques soucis, ils décident de prendre la route ensemble. En chemin, ils découvrent le nouveau visage de l'Amérique où on les salue avec respect et parfois aussi avec horreur. Mais heureusement, chacun peut compter sur l'autre pour cette remise à pied qui ne sera pas de tout repos...
Le réalisateur de "L'Illusionniste" s'attaque à un sujet difficile avec "The lucky ones" qui aborde sans effets le thème de la guerre en Irak vu à travers ceux qui la font et ceux qui sont resté au pays. Le message est frontal même si la ligne de conduite du réalisateur est de souder le destin de deux hommes et une femme qui se cherchent dans ce pays en perte de repères. Le trio d'acteurs formé par Rachel McAdams, Tim Robbins et Michael Peña souffle beaucoup de sincérité dans ces personnages que l'on a envie de suivre tout au long de la route. Certes un genre polluant, le road-movie, est mis ici au service d'un discours réaliste et frontal. Pas de doute, la guerre en Irak et ses douleurs sont loin d'être en voie de disparition à Hollywood. Un petit plus pour tous scénaristes qui rêvent de croquer l'Amérique d'aujourd'hui.
Interdit aux moins de 6 ans, 108 mn., Sony Pictures Home Entertainment

- "Hanté par ses ex" de Mark Waters avec Matthew McConaughey, Jennifer Garner et Michael Douglas.
Photographe à la réputation sulfureuse, Connor Mead est toujours entouré de jolies filles. Sa devise est de ne jamais se réveiller dans le lit de la femme avec qui il a passé la nuit. Il faut dire que son oncle, un véritable modèle pour lui, est connu de tous pour ses penchants quasi maladifs pour la gent féminine. C'est dans cet état d'esprit que Connor se rend au mariage de son frère où l'attend le fantôme de l'oncle en question. Pour Connor, les certitudes vont rapidement se transformer en doutes...
Comédie romantique originale, "Hanté par ses ex" se démarque par son approche faite de romance, de comédie et aussi de fantastique. En effet, pour remettre en cause son célibat endurci, le héros rencontre trois fantômes qui lui rappelleront son passé, son présent et surtout son avenir en matière de femmes et d'amour. Le "beau gosse" de service, c'est Matthew McConaughey que l'on sent très amusé par son rôle face à Jennifer Garner qui le fera craquer pour toujours. Dans le rôle de l'oncle fantôme, la surprise est de mise vu que ce dernier n'est autre que Michael Douglas.
Sans nous casser la tête, "Hanté par ses ex" se décrit comme une comédie tout public sur le thème de l'amour libre et du machisme affirmé. Les convictions en prendront pour leur grade alors que la morale restera sauve. Une recette connue à Hollywood.
Warner Bros



- "Bienvenue à Zombieland" de Ruben Fleischer avec Woody Harrelson, Jesse Eisenberg et Emma Stone

- "The Informant!" de Steven Sodetbergh avec Matt Damon, Scott Bakula et Joel McHale

- "Lucky Luke" de James Huth avec Jean Dujardin, Michaël Youn et Yann Sarfati

- "Clones" de Jonathan Mostow avec Bruce Willis, Radha Mitchell et Rosamund Pike

- "The box" de Richard Kelly avec Cameron Diaz, James Marsden et Frank Langella

- "Fish Tank" de Andrea Arnold avec Katie Jarvis, Rebecca Griffiths et Carrie-Ann Savill

- "Les démineurs" de Kathryn Bigelow avec Jeremy Renner, Anthony Mackie et Brian Geraghty

- "Pandorum" de Christain Alvart avec Dennis Quaid, Ben Foster et Cam Gigandet



© 1996 - 2010 6bears Magazine