DVD
& Vidéo: À la location
(À
la
vente)
Dernière remise à jour, le 5 mai
2008
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Le film de la
semaine:

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- "L'âge d'homme...
maintenant ou
jamais  "
de Raphaël Fejto avec Romain Duris,
Aïssa Maïga et Clément
Sibony.
La peur de l'engagement à l'approche de
la trentaine, Romain Duris nous la fait vivre
avec humour et décadence. Un Bridget
Jones au masculin complètement
barré...
Samuel, qui sent la trentaine approcher à
grands pas et dont les amis s'engagent de plus
en plus commence à s'angoisser.
"Est-il temps que je me case avec Tina, ma
compagne depuis un an ?"
Pour répondre à cette question, il
se lance un défi à lui-même:
il a 24 heures pour se décider; soit il
reste avec elle et s'engage pour la vie, soit il
la quitte directement...
Raphaël Fejto nous offre de nouveau de la
comédie existentielle, après
"Osmose" qui tournait autour de la vie de
deux hommes qui savourait leur liberté,
le réalisateur s'attaque à la
difficulté de l'engagement. Même si
le sujet peut sembler assez bateau et que l'on
sait qu'il y a énormément de films
qui ont déjà traité de ce
sujet, cette comédie n'en est pas
dépourvue d'originalité. En effet,
on y rencontre de drôles de scènes
comme un Léonard de Vinci qui se lance
dans le beat-box ou Tina, la compagne de Samuel
qui pète. Bref, cette comédie
attachante nous plonge dans l'univers
décalé d'un couple allumé
bien incarné par Romain Duris et
Aïssa Maïga. Les amateurs d'humour
léger et absurde s'y retrouveront. Pour
les autres, si vous n'avez rien d'autres
à voir, ce DVD reste un bon
divertissement.
(Aurélie Lysten)
88 mn., UGC
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À la
location:

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- "The Great
Raid "
de John Dahl avec Benjamin Bratt, Joseph Fiennes
et James Franco.
Tiré d'une histoire vraie, "The Great
Raid" en surprendra plus d'un. Avec ses actions
efficaces et son rythme soutenu, il n'est pas
possible que même le plus blasé des
spectateurs s'ennuye ou soit insensible aux
étapes que les soldats ont
vécus.
C'est l'histoire d'un bataillon de
l'armée américaine aux Philippines
en 1945. Sous la direction du Lieutenant Colonel
Henry Mucci, les soldats ont la
périlleuse mission de libérer 500
prisonniers de guerre américains de
Cabanatuan, un camp japonais redouté. Ils
vont tenter de rallier le camp de prisonniers de
Cabanatuan situé à 30 miles
derrière les lignes ennemies...
Maître du thriller, John Dahl s'essaye au
film d'action avec ce long métrage plein
de guerres, d'armes, de tristesse et d'espoir.
Sans en faire trop mais assez pour savoir que la
guerre, ce n'est pas beau à voir, ce film
nous embarque dans une histoire qui
mérite d'être connue vu la
véracité des faits.
Pour conclure, ce DVD est à louer pour
les mordus de films de guerre et pour les accros
de récit fort en émotions et en
actions courageuses et porteuses d'espoir.
(Aurélie Lysten)
132 mn., Videodis
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- "L'âge des
ténèbres "
de Denis Arcand avec Diane Kruger, Marc
Labrèche et Emma de Caunes.
Blasé par sa vie sans éclats,
Jean-Marc rêve en grand secret d'aventures
incroyables où il est à la fois
séducteur, célèbre et
entouré des plus belles femmes du monde.
Mais sa réalité est beaucoup plus
sobre avec son "job" de fonctionnaire
impuissant, sa femme ambitieuse et ses deux
filles qui ne lui portent plus aucun
intérêt. Pas facile d'être un
homme moderne en 2007...
Réalisateur d'oeuvres critiques et
mordantes telles que "Le déclin de
l'empire américain" et "Les
Invasions barbares", le nouveau long
métrage de Denis Arcand change un peu
d'approche après les films
précités. En effet, le
cinéaste arrête sa caméra
sur un seul personnage que l'on pourra suivre
dans deux visions diamétralement
opposées. Celle du héros et celle
de monsieur tout le monde. Le tout nous embarque
dans un récit critique sur l'air du temps
où solitude est finalement le
maître mot. Car Jean-Marc est bien seul
dans cet univers où tout est
faussé par l'argent et le paraître.
Entre ses rêves et la vie réelle,
Denis Arcand en profite comme à son
habitude pour faire un état des lieux
d'un monde finalement bercé d'illusions.
Attention, le propos pourra déranger
certains optimistes même si le
réalisateur réussit à ne
pas trop noircir le portrait. On retiendra donc
que "L'âge des
ténèbres", c'est
déjà aujourd'hui. Attendez-vous
dès lors à un choc qui vous fera
beaucoup de bien...
86 mn., Videodis
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- "Le vilain petit canard et
moi "
film d'animation de Michael Hegner et Karsten
Kiilerich.
Ratso est un rat des villes qui rêve de
prendre un peu d'air à la campagne. Pour
se faire adopter par sa nouvelle famille, celle
de la basse-cour, il doit prendre soin d'un
vilain petit poussin qui porte le prénom
révélateur de Mosh. Un drôle
de petit bonhomme ailé qui mettra une
bonne dose de surprises dans la vie du rat des
villes qui finalement deviendra peut-être
aussi un rat des champs...
Loin des studios Hollywoodiens, l'Europe
s'aventure aussi dans le monde de l'animation
3D. Le nouveau venu est danois et directement
inspiré d'une histoire originale de Hans
Christian Andersen. On y aborde le thème
de la différence avec beaucoup de
fraîcheur ainsi qu'une image
soignée et faite de personnages plus
qu'attachants. Ce seront d'abord les enfants qui
se laisseront séduire par cette aventure
qui leur sert une morale à toute
épreuve. Loin de tomber dans le discours
pesant et professoral, "Le vilain petit
canard et moi" ajoute à son
thème phare une bonne dose d'humour et de
trouvailles qui en font finalement une
réussite. Notons avant de finir que les
voix françaises sont attribuées
à Bruno Solo et aux artistes venus du
monde de la musique M. Pokora et la jeune
Leslie.
Tout publics, 100 mn., Studio
Canal
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- "J'aurais voulu être un
danseur  "
de Alain Berliner avec Vincent Elbaz,
Cécile de France et Jean-Pierre
Cassel.
La vie est toute tracée pour
François Maréchal jeune
gérant dans un vidéoclub, futur
papa et mari aimant. Une routine qui va
être mise à mal lorsque celui-ci
découvre pour la première fois
"Singin' in the rain" où Gene Kelly
exécute sa célèbre
chorégraphie sous la pluie. Pour
François, les choses sont claires, il
veut devenir danseur de comédie musicale.
Un choix qui bouleversera à jamais son
existence...
L'univers du réalisateur belge Alain
Berliner est truffé de petites perles
avec "Ma vie en rose", "Le mur" et une
première réalisation à
Hollywood, "Passion of mind". Avec
"J'aurais voulu être un danseur",
le cinéaste dirige sa comédie
musicale en rendant ouvertement hommage à
"Singin' in the rain" grâce
à un danseur lié à ses
aïeules par une étrange
malédiction. On suit plusieurs
générations d'hommes unis par
cette même passion de la danse qui
découle sur une vie décousue. Une
fatalité que Vincent Elbaz essayera de
déjouer avec talent et sensibilité
dans une oeuvre étonnamment fraîche
et emplie de légèreté. Pour
l'accompagner dans sa mission, Cécile de
France et Jean-Pierre Cassel qui joue ici l'un
de ses derniers rôles avec beaucoup de
tendresse. Une surprise qui trouvera facilement
son public même si on est allergique aux
comédies musicales.
Tous publics, 105 mn., TF1
Vidéo
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- "The Oh in
Ohio  "
de Billy Kent avec Parker Possey, Paul Rudd et
Danny DeVito.
Tout semble réussir à la charmante
Pricilla Chase si ce n'est que la jeune femme
n'a jamais connu l'orgasme. Une situation dont
elle s'est rapidement accommodée alors
que son mari s'en trouve diminué dans son
honneur. Ensemble ils vont voir un
spécialiste qui conseille à
Pricilla d'agrémenter sa sexualité
avec quelques gadgets. Une excellente
idée vu que celle-ci arrive à
atteindre le septième ciel. Une
réussite pour cette femme qui devient
rapidement accroc à la chose tandis que
son mari perd les pédales...
Que les fanatiques de séries telles que
"Desperate Housewives" ou "Sex and the
City" se rassurent, Hollywood a pensé
à eux avec cette comédie
signée Billy Kent qui nous avait
jusqu'ici habitué à du
cinéma anecdotique. Avec "The Oh in
Ohio", il change de registre et joue sur la
recette qui fait succès sur le petit
écran avec un film léger et
légèrement revendicatif dans son
sujet. En effet, une vie sans plaisir ne vaut
pas la peine d'être vécue par une
femme. Le message est clair et la mise en
scène adaptée au jeu percutant du
trio formé par Parker Possey, Paul Rudd
et Danny DeVito. Une surprise qui permettra aux
plus anxieux de ne surtout pas se rassurer.
Ça fait plaisir ;-)
Interdit aux moins de 12 ans, 85
mn., Vidéodis
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- "Joyeuses
funérailles  "
de Frank Oz avec Matthew Macfadyen, Keeley Hawes
et Andy Nyman.
Une famille se réunit le jour des
funérailles du patriarche. Rapidement,
les choses dérapent avec une rancoeur
entre deux frères, un fiancé
défoncé par mégarde et un
nain qui se réclame être l'amant du
défunt. Mais le pire est encore à
venir...
Réalisateur d'une oeuvre qui comporte des
classiques tels que "The Darl Crystal",
"Little shop of horrors" et "In &
out", Frank Oz n'est pas du genre à
se reposer sur ses lauriers. Il nous le prouve
une nouvelle fois avec "Joyeuses
funérailles" où il s'amuse
à se moquer des convenances en usant d'un
humour réfléchi et
déroutant à la fois. Jamais
vulgaire, ni déplacé, le
scénario monte en rythme alors que le
cadavre n'est pas encore froid. Pour l'aider
dans son entreprise, le cinéaste s'est
offert un casting pointilleux avec Matthew
Macfadyen ("Grindhouse"), Keeley Hawes
(de la série "Ashes to ashes") et
Andy Nyman ("Played"). Ensemble, ils
donnent une prestation parfaitement
calibrée pour nous divertir avec une
situation qui ne fait finalement pas rire tout
le monde. Une surprise pour un
réalisateur qui n'a pas perdu la main
dans la cour du divertissement. Conseillé
pour tous les amateurs de comédie
rafraîchissante et très british
dans son approche.
Interdit aux moins de 10 ans, 90
mn., Vidéodis
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- "En cloque, mode
d'emploi "
de Judd Apatow avec Seth Rogen, Katherine Heigl et Paul
Rudd.
Ben Stone et ses inséparables copains sont des
glandeurs professionnels. Ils passent leur temps à
boire et à faire la fête au bord de la
piscine, sans oublier les inévitables blagues
salaces. Ensemble, ils espèrent lancer un site
payant "starsapoil.com" qui, comme son nom l'indique,
offrira aux Internautes des scènes de nu de leurs
actrices favorites.
Assistante de production d'une chaîne
télé, la belle Alison Scott réside
dans un quartier résidentiel avec sa soeur
aînée et son beau-frère Pete. Quand
elle apprend qu'elle a une promotion, elle décide
de fêter l'événement mais
après une soirée trop arrosée,
ramène Ben chez elle. Ce qui aurait pu être
une simple nuit à oublier, va transformer l'avenir
de la jeune femme. Huit semaines plus tard, des
nausées suspectes lui révèlent son
état. Paniquée, Alison appelle
aussitôt Ben pour lui annoncer qu'il sera
bientôt papa...
Tout comme pour "40 ans, toujours puceau", Judd
Apatow reste dans un thème qu'il connaît,
celui de ces nouveaux "adulescents" qu'il confronte au
monde des adultes. Le ton est donné: à
travers des situations improbables, il distille son
humour potache et décomplexé,
agrémenté de dialogues croustillants. C'est
parfois graveleux comme Ben et ses copains ou plein de
bonnes idées quand il développe les
rapports de force entre sexes.
Un long métrage plaisant qui ne se prend pas la
tête, avec de jeunes acteurs qui montent au
générique comme Katherine Heigl
("Mortelle St-Valentin", "The Ringer", "Roswell"
et "Grey's Anatomy" pour les séries) et
Seth Rogen ("SuperGrave", "Toi et moi... et
Duprée"," 40 ans, toujours puceau").
Universal
- "Héros  "
de Bruno Merle avec Michaël Youn, Elodie Bouchez et
Patrick Chesnais.
Pierre Foret (Michaël Youn) est chauffeur de salles.
Son job est de faire rire les gens. Mais Pierre ne veut
plus faire rire, il veut être crédible et
qu'on l'écoute quand il parle. Pour qu'on lui
rende sa crédibilité, il va kidnapper son
idole, le chanteur Clovis Costa (Patrick Chesnais) et le
séquestrer dans la maison de son
père...
Huis clos exceptionnel entre un Michaël Youn
("Les 11 commandements", "la Beuze")
incroyablement juste, attachant, tout en gardant le brin
de folie qu'on lui connaît et Patrick Chesnais
terrorisé mais émouvant. Sans oublier
Elodie Bouchez qui apporte sa touche de réalisme
et de tristesse. Intrigant du début à la
fin, le film laisse planer de grandes
incompréhensions à travers la
personnalité complexe du personnage principal. Des
flash d'images parfois violentes, parfois tendres qui se
succèdent au milieu d'une mise en scène
parfaite. Bruno Merle signe ici un thriller des plus
intéressants, tant dans sa façon de filmer
que dans l'ambiguïté qu'il met entre la
fiction et la réalité.
"Héros" est le film à n'a pas rater
cette année, il vous fera passer par
l'étonnement, le rire, le suspens et ne vous
ennuiera pas une seule seconde!
(Aurélie Lysten)
114 mn., Vidéodis
- "La faille "
de Grégory Hoblit avec Anthony Hopkins et Ryan
Gosling.
Ayant découvert l'adultère de sa femme, Ted
Crawford (Anthony Hopkins) décide de la tuer.
Après avoir été mis en garde
à vue, on s'aperçoit rapidement que,
même si le crime a été avoué,
les preuves ne sont pas valables. L'arme du crime ne
l'est pas, la victime n'est pas morte... et donc
l'affaire s'avère plus difficile que prévu.
Et c'est ce que Willy Beachum (Ryan Gosling), jeune
procureur arrogant, va vite apercevoir. Il va tenter
malgré tout, de faire condamner Crawford, quitte
à mettre en jeu son avenir professionnel qui
s'annonce prometteur...
Un pur thriller comme il y en a de moins en moins. Le
casting est parfait tout comme son scénario. Le
suspense est haletant, le climat et l'ambiance sont
rapidement mis en place. On rentre immédiatement
dans le vif du sujet et dans l'action. "Comment prouver
ce crime?" est la question qui ne cesse de revenir et qui
ne nous quitte pas avant la fin. Pour conclure, "La
faille" est un modèle du genre qui semble
indispensable pour les amateurs de bon suspens.
(Aurélie Lysten)
108 mn., Vidéodis
- "She's the man "
d'Andy Fickman avec Amanda Bynes, James Kirk et Channing
Tatum.
L'équipe de football de Viola (Amanda Bynes) a
été virée mais la jeune fille ne
compte pas se laisser faire! Pendant que son frère
jumeau Sebastian (James Kirk) est en voyage, elle
décide d'usurper son identité pour pouvoir
participer au match dans l'équipe de la fac de son
frère. L'histoire va se corser lorsque Viola tombe
amoureuse de son alter-ego Duke (Channing Tatum), qui n'a
d'yeux que pour Olivia (Laura Ramsey), qui elle,
s'amourache de Viola déguisée en Sebastian.
Et le retour prématuré du vrai Sebastian ne
va évidemment pas arranger les choses!
Comédie américaine typique mais
divertissante et amusante. Même si la fin est fort
prévisible, ce film se regarde facilement
grâce aux situations comiques dans lesquelles se
trouve Amanda Bynes qui ne manque pas d'humour. "She's
the man" est un film pour adolescents et surtout
adolescentes qui reste bon enfant et plein de bons
sentiments. Un film à louer pour une soirée
pyjama traditionnelle...
(Aurélie Lysten)
Videodis
- "Michael
Clayton  "
de Tony Gilroy avec George Clooney, Tom Wilkinson et
Tilda Swinton.
Michael Clayton est l'un des piliers d'un bureau
d'avocats à New York. Jusqu'à aujourd'hui,
sa vie professionnelle ne souffre d'aucune remise en
cause. Mais l'affaire qui lui tombe dans les bras va le
secouer jusqu'aux os. En effet, la U/North livre au
public des aliments dont l'hygiène est plus que
douteuse. Quel axe de défense ou d'attaque devra
choisir cet avocat face à une vérité
qui fait peur...
Critique ouverte de certaines pratiques frauduleuses de
grandes firmes de ce monde, "Michael Clayton" nous
immerge dans une histoire où la conscience du
héros en prendra pour son grade. Soit deux heures
où le spectateur découvre les ficelles d'un
système qui n'a aucune considération pour
sa clientèle. Officiellement, le
réalisateur fait référence ici
à l'affaire où la General Motors
préférait affronter leurs victimes pour un
risque d'explosion plutôt que de changer la
chaîne de montage. La critique est présente
dans une mise en scène qui appuie son propos avec
justesse et certains clichés aussi. Prisonnier
dans les rouages du système, George Clonney s'en
sort avec les honneurs dans un rôle où il
sera certainement moins souriant qu'à son
habitude. Face à lui, Sydney Pollack, qui se fait
assez rare au cinéma s'en sort haut la main dans
la peau d'un homme qui est prêt à tout pour
gagner. Entre enquête judiciaire pesante et une
action quasi bancale, "Michael Clayton"
n'évite pas un certain classicisme ennuyeux
à la longue. Pour le reste l'oeuvre s'adresse
avant tout à un public qui apprécie une
mise en ambiance sans violence ainsi qu'un jeu d'acteur
idéal pour un film qui prend son temps à
s'installer. Un traitement assez rare dans le
cinéma moderne plutôt survolté et
boosté aux effets spéciaux.
Surtout, on ne réveille pas les autres si on
s'endort.
Vidéodis
- "Nos amis les
Terriens "
de Bernard Werber avec Pierre Arditi, Audrey Dana et
Boris Ventura Diaz.
Bernard Werber, romancier de talent, propose avec ce long
métrage un récit inattendu basé sur
ce que penseraient des extra-terrestres sur l'observation
de nos cités et de nos comportements. À
travers un documentaire commenté par l'un de
ceux-ci, deux couples "tests" sont étudiés:
Ursuline et Donatien, un couple de terriens qui vont se
rencontrer et s'aimer dans leur milieu "normal" et Agathe
et Bertrand, enlevés et étudiés en
cage.
Si Bernard Weber est un romancier qu'on suivrait quasi
les yeux fermés, ses premiers pas
cinématographiques sont loin de convaincre.
Après avoir publié "Nos amis les
Terriens" qu'il décline en roman, court
métrage et pièce de théâtre,
il offre un scénario original à la version
grand écran, s'inspirant de la Nouvelle Vague pour
le traitement. Donc, ne vous attendez pas à voir
un film avec extra-terrestres et effets spéciaux,
il n'y en a pas ici. Saupoudré de la voix de
Pierre Arditi, censée mettre un peu d'humour
là où il n'y en a pas quand elle ne propose
pas des réflexions psycho-socio-scientifiques, le
long métrage méritait un traitement plus
peaufiné et des situations moins banales.
Le spectateur devra donc faire l'effort de suivre ce
récit à cause d'un traitement empreint de
maladresses et en particulier au niveau de la mise en
scène.
Tout public, 85 mn., Belga Home
Vidéo
- "Rush Hour 3 "
de Brett Ratner avec Jackie Chan, Chris Tucker et Max von
Sydow.
Revoilà nos deux compères Carter et Lee
dans une nouvelle aventure qui les mènera
après l'Amérique et Hongkong à Paris
en très mauvaise compagnie. En effet, Lee devra
utiliser tous ses talents de détective pour
retrouver les hommes payés pour assassiner son
patron. Mais pourra-t-il compter sur l'aide peu
précieuse de son pote Carter qui n'en est plus
à un délire près...
On prend les mêmes, on secoue un peu et
voilà le cocktail que l'on nous propose pour un
troisième opus qui sent un peu la
réédite. En effet, "Rush Hour 3"
n'aura pas le mérite de nous surprendre comme en
1999 l'année où le réalisateur Brett
Ratner proposait à Jackie Chan et Chris Tucker
d'être les héros de cette série
policière qui illustre à merveille le genre
du "buddy movie" américain. Dans ce
troisième numéro, le duo de flics
improbables est envoyé en France pour y mener une
enquête aux seins des triades chinoises.
L'environnement change au profit d'une oeuvre sans
véritables surprises et surtout avare en gags. Les
fans de la première heure verront leur joie tomber
dans cet épisode sans véritable saveur si
ce n'est les retrouvailles en elles-mêmes entre un
Jackie Chan et un Chris Tucker honteusement
sous-exploités. Bref, du déjà vu qui
ne rendra pas honneur au cinéma d'action et encore
moins au phénomène des suites made in
Hollywood. Malheureusement, on ne saluera pas
l'entreprise...
Tout public, 88 mn.,
Vidéodis
-
"L'invité "
de Laurent Bouhnik avec Daniel Auteuil, Valérie
Lemercier et Thierry Lhermitte.
Gérard (Daniel Auteuil), dépressif de
cinquante ans, travaille dans une entreprise d'emballage
alimentaire et vit avec sa femme Colette (Valérie
Lemercier) dans un trois pièces. Un jour, un poste
inespéré en Indonésie s'offre
à lui. Il ne manque plus que de dîner avec
son employeur qu'il a invité chez lui. Ce qui va
créer un vent de panique surtout lorsque Alexandre
(Thierry Lhermitte), son voisin d'immeuble et consultant
en entreprise vient s'emmêler...
Laurent Bouhnik signe ici une comédie sympathique
et qui file à toute vitesse à travers les
rebondissements. Un film qui rappelle un certain
"Dîner de cons" notamment dans le personnage
que joue Thierry Lhermitte. Malgré des fautes de
jeu trop stéréotypé de
Valérie Lemercier, ce long métrage se
laisse regarder facilement. "L'invité"
est un film à louer pour passer un bon moment
divertissant, tout en légèreté et
quiproquo. (Aurélie Lysten)
Tout public, 81 mn., Belga Home
Vidéo
- "Un dimanche à
Kigali  "
de Robert Favreau avec Luc Picard et Fatou N'Diaye.
1994, les tensions sont palpables à Kigali, la
capitale du Rwanda. Bernard Valcourt, journaliste
québécois y tourne un documentaire sur le
SIDA alors qu'autour de lui, se distinguent les premiers
signes d'un drame imminent. Confiné à
l'Hôtel des Milles Collines en compagnie d'autres
ressortissants, Bernard tombe sous le charme d'une
employée du lieu appelée Gentille. Entre
elle et lui débute une romance innocente dans un
pays alors au bord d'un chaos qui finira tragiquement par
un génocide...
Pour que l'histoire ne tombe jamais dans l'oubli, le
cinéma contemporain s'attarde sur les pages les
plus sombres de notre humanité avec des oeuvres
à la fois touchantes et lucides dans leur
approche. Après un déjà fort
déroutant "Hôtel Rwanda", c'est au
tour du Montréalais, Robert Favreau de placer sa
pierre à l'édifice de la mémoire.
Dans une mise en scène tournant autour d'une
rencontre amoureuse, il saupoudre son oeuvre d'instants
de vérité sur les bases et les actes de
cette guerre civile qui fera beaucoup de morts. Certaines
scènes sont insoutenables alors que la romance
tente à chaque instant d'adoucir une
réalité sans nom. On en reste secoué
même après que le générique de
fin se soit éloigné. Sans prendre la voie
du film sermon ou moralisateur, Robert Favreau
réussi à nous raconter ses deux histoires
avec générosité et beaucoup de
finesse et de retenue. Un point de vue risqué pour
une oeuvre que beaucoup devraient regarder pour surtout
ne pas oublier.
Tous publics, 120 mn.,
Vidéodis
- "Tel père telle
fille  "
de Olivier Deplas avec Vincent Elbaz, Daisy Broom et
Elodie Bouchez.
Rocker vieillissant vivant aux crochets des autres, Bruno
se retrouve dans le rôle de papa à
l'âge de 30 ans. Sa fille Nancy à maintenant
13 ans et décide de passer un peu de temps avec ce
père qu'elle ne connaît pas. Entre crise
d'adolescente débutant pour l'une et n'ayant pas
encore fini pour l'autre, chacun trouvera dans cette
rencontre les ingrédients pour grandir...
Derrière cette comédie familiale sans
grandes prétentions, se cache un film
agréable emmené par un scénario
original inspiré par le livre "Teen Spirit"
de Virginie Despentes. Jouant à grand effet de
clichés heureusement peu pesants, l'oeuvre nous
raconte grâce à un duo père/fille
réussi le passage de l'âge infantile vers
l'âge adulte. Le tout est emmené par un
Vincent Elbaz crédible dans son rôle de
père en devenir. Ce dernier est entouré
d'un groupe de filles intéressant avec Daisy Broom
en descendante turbulente face à un duo de femmes
fortes interprétées par Elodie Bouchez et
Léa Drucker. Frais et agréable, "Tel
père telle fille" d'Olivier Deplas est un
premier film réussi et maîtrisé. De
quoi séduire plusieurs générations
de spectateurs comme tout bon film familial digne de ce
nom. Une excellente surprise...
Interdit aux moins de 8 ans, 82 mn.,
MeliMedias
- "Hairspray "
de Adam Shankman avec John Travolta, Michelle Pfeiffer et
Christopher Walken.
À Baltimore, tous les jeunes sont fans du
célèbre show télévisé
de Corny Collins. Parmi eux, Tracy rêve en grand
secret d'entrer dans la troupe au poste de danseuse. Un
projet ambitieux pour cette jeune fille plutôt
ronde et engagée. Par chance et par talent aussi,
après avoir passé un casting, Tracy
intègre le Corny Collins Show où elle
devient même une vedette. Un parcours qui ne
plaît pas du tout à Amber sa principale
rivale...
Comédie musicale chantée et dansée,
"Hairspray" d'Adam Shankman s'inspire directement
d'un film underground de John Waters qui défraya
la chronique lors de sa sortie en 1988. Une oeuvre
atypique relevée par une forte dose de
délire et de subversion avec un message
antiraciste de base. Tout y passe que ce soit le statut
social, la couleur de la peau ou le poids des gens. Pour
son adaptation, le réalisateur donne un petit coup
de neuf à un concept qui a certes pris de
l'âge depuis. Le look est résolument
tourné vers les années '50 alors que le
scénario est entraîné par une bande
son digne de l'époque. Le casting est
également bien fourni avec John Travolta dans un
rôle hors-norme de mère de famille ronde et
fragile à la fois. Le reste de la bande est
constitué de Michelle Pfeiffer, Christopher
Walken, Queen Latifah et Amanda Bynes. Sans égaler
le côté novateur de son oeuvre de
référence, "Hairspray" d'Adam
Shankman réussit à nous séduire
à force de gentillesse et d'un moral gagnant. Ce
sont les amateurs de films à l'ancienne qui seront
aux anges.
Tous publics, 113 mn.,
Vidéodis
- "Caramel "
de et avec Nadine Labaki, Yasmine Al Masri, et Gisele
Aouad .
À Beyrouth, cinq femmes se croisent
régulièrement dans un institut de
beauté, microcosme coloré où
plusieurs générations se rencontrent, se
parlent et se confient.
Maîtresse d'un homme marié, Layale
espère qu'il va quitter sa femme.
Musulmane, Nisrine va bientôt se marier mais n'est
plus vierge. Jamale est obsédée par son
âge et son physique...
Présenté à la Quinzaine des
réalisateurs, ce "Venus Beauté" libanais se
concentre sur le destin d'un petit groupe de femmes et
sur leurs préoccupations. Un sujet traité
avec légèreté et une pointe de
sensualité. Nadine Labaki (qui interprète
Layale) a tourné Caramel avant la guerre du Liban,
dépeignant une société entre
convention et modernité en particulier à
travers les femmes et le regard des autres sur elles.
Un bonbon sucré qui fond dans la bouche tout en
nous laissant le goût d'une rencontre. La version
réservée à la vente est
agrémentée d'une interview de 20 minutes de
la réalisatrice.
Tout public, 96 mn., Twin Pics
- "Shoot'em up "
de Michael Davis avec Clive Owen, Monica Bellucci et Paul
Giamatti.
Assis sur son banc, Smith observe en silence une
scène fort étrange qui l'embarque
radicalement dans une aventure mouvementée et
chargée en coups de feu. En effet, une jeune femme
est poursuivie par un homme qui tente de l'assassiner.
Notre clochard n'écoutant que son coeur s'arme de
courage et se lance à son tour dans la bagarre. Il
en profite pour mettre l'enfant de la femme au monde et
la suite se corse à grand renfort de fusillades et
d'intrigues...
"Shoot'em up" est un pur divertissement où
le budget "munitions" a dû être plus que
conséquent. La vision de la bande-annonce
n'étant qu'un avant-goût de ce qui nous
attend à l'écran. Plutôt
méconnu du grand public, Michael Davis
réalise ici son sixième long-métrage
avec un casting haut de gamme comprenant Clive Owen
("Les fils de l'homme"), Monica Bellucci
("Combien tu m'aimes?") et Paul Giamatti
("American splendor"). Toute l'équipe est
embarquée dans une drôle d'histoire mise en
images avec originalité par un réalisateur
inspiré. Les coups de feu pleuvent à
torrents, les gags sont de la partie, sans oublier
quelques plans visuels comme une scène torride le
revolver à la main ou encore cette photo de pin-up
trouée là juste où il faut par une
balle. Pour le reste, l'intrigue est raisonnable et les
prestations plus qu'honnêtes.
Résultat, un divertissement qui saura
séduire un public en demande de sensations
fortes.
Belga
- "Fido  "
de Andrew Currie avec Carrie-Anne Moss, Billy Connolly et
Dylan Baker.
Depuis que ZomCon a réussi à mettre un
terme à la menace des zombies sur la
planète terre, les hommes et les amateurs de
chairs fraîches semblent pouvoir vivre en bonne
compagnie. Seule dans le quartier, la famille Robinson
n'a pas encore son employé maison sous la forme
d'un mort-vivant domestiqué par un collier
spécialement conçu par la filiale ZomCon.
Mais madame Robinson compte bien réparer ce manque
en s'offrant les services de Fido. Une adoption qui va
changer à jamais la petite famille...
Ses dix dernières années, le mythe du
zombie a été revisité par de
nombreux réalisateurs qui lui ont apporté
une bonne dose d'originalité. La nouvelle pierre
à l'édifice est placée par le
cinéaste Andrew Currie qui opte pour la critique
sociale, l'humour et une approche rendant ouvertement
hommage au cinéma des années '50. Son
principe à lui est simple, après une
invasion de morts-vivants, une société
réussit à les rééduquer afin
d'en faire de parfaits domestiques. C'est simple et
efficace dans un rendu à l'image intelligent et
humoristique à la fois. Pas de doute, Andrew
Currie connaît son sujet qu'il traduit par un film
qui sera récompensé entre autres au
Festival du Film Fantastique de Gérardmer et au
Vancouver Film Critics Circle. Des
références pour les amateurs qui ne
bouderont pas leur plaisir.
Interdit aux moins de 12 ans, 96 mn.,
FEV
- "Quand Chuck rencontre
Larry "
de Dennis Dugan avec Adam Sandler, Kevin James et Jessica
Biel.
Chuck et Larry sont deux sapeurs-pompiers et deux amis de
longue date. Mais, un jour, pour des raisons de droits de
succession, Larry est amené après avoir
sauvé la vie de Chuck à lui demander de
l'épouser. Une demande en mariage étonnante
pour ces deux hétérosexuelles qui
s'amuseront d'abord à faire semblant d'être
un vrai couple. Jusqu'au jour, où un agent de
l'état y voit une fraude potentielle. Pour Chuck
et Larry, le plus important est de faire croire à
tout le monde qu'ils sont aussi amants...
On peut rire de tout même avec l'amitié et
pourquoi pas dire l'amour qui lie deux hommes. Bien
entendu, "Quand Chuck rencontre Larry" ne
ressemble aucunement à "Brockeback
Mountain" et à voir le casting, ce serait
même une chose impossible. En effet, quand Adam
Sandler rencontre Kevin James, le couple est avant tout
formé pour célébrer la maxime, ils
se marièrent pour le meilleur et pour le rire. Un
rire potache et jamais sérieux sur un sujet qui
est finalement que très peu abordé par le
biais de la comédie au cinéma,
l'homosexualité et le droit d'être
différent. Les deux acteurs se
démènent dans une avalanche de
clichés plus gentils que méchants juste
dans l'espoir de nous tirer quelques sourires. Le pari
est réussi même si le film s'oubliera
très vite après la vision. Comme quoi, un
mariage n'est pas un autre.
Interdit aux moins de 12 ans, 110 mn.,
Universal
- "Stardust, le mystère de
l'étoile "
de Matthew Vaughn avec Charlie Cox, Claire Danes et
Robert De Niro.
Petit village de premier abord paisible, Wall
détient son nom du mur d'enceinte qui, depuis des
siècles, dissuade les habitants de s'aventurer
dans le royaume voisin, peuplé de lutins,
sorcières, pirates volants et autres engeances
malfaisantes.
Convoitant la plus jolie fille du coin, le jeune Tristan
décide de franchir le mur interdit pour rapporter
à sa belle une étoile tombée du
ciel. Mais, arrivé au Royaume magique de
Stormhold, le curieux et imprudent jeune homme va
transformer sa quête en périlleux
voyage...
Adaptation d'un roman graphique écrit en 1997 par
Neil Gaiman et illustré par Charles Vess,
"Stardust" se révèle très
vite comme un conte de fée à l'ancienne et
plein d'humour. Voguant sur le style très à
la mode du fantasy ("Le Seigneur des Anneaux",
"Eragorn", "Le Monde de Narnia"), "Stardust"
se démarque de ses prédécesseurs par
un esprit plus old school pour ses effets
spéciaux. Un univers dédié à
un public large qui pourrait par moment rappeler
"L'histoire sans fin" par son sujet, une belle
histoire d'amour empreinte de bons sentiments et de
personnages attachants comme Robert de Niro dans le
rôle du Capitaine Shakespeare, un personnage
loufoque aux caractéristiques anachroniques par
rapport à l'acteur. Sans oublier Michelle
Pfeiffer, Jason Flemyng, Rupert Everett, Ian McKellen et
Peter O'Toole dans des rôles secondaires aussi
attachants que le couple de tête
interprété par Charlie Cox et Claire
Danes.
De facture classique, ce conte de fée de Matthew
Vaughn ("Layer Cake") accroche par son style et
ses personnages pleins d'humour et de charme, de quoi
égayer une soirée morose.
Paramount
- "Les oubliées de
Juarez  "
de Gregory Nava avec Jennifer Lopez et Antonio
Banderas.
Pour son journal, Lauren Fredericks est envoyée
près de la frontière entre les
États-Unis et le Mexique à la ville de
Juarez où de nombreuses ouvrières ont
été retrouvées violées et
assassinées. En effet, la ville engage une main
d'oeuvre à bon marché pour monter des
objets destinés à la consommation de masse.
Un lieu où les lois ne sont pas prises au
sérieux tout comme c'est le cas aussi pour ces
petites mains qui tombent entre les griffes des truands
et psychopathes de la région. Pour la jeune
journaliste, le choc sera à la base d'une
enquête dangereuse...
Basé sur une histoire vraie qui a mis du temps
avant d'intéresser les médias officiels,
"Les oubliées de Juarez" de Gregory Nava
est un film critique sur les dérives du
libéralisme. Profitant de la misère des
lieux et de ses habitants, des assassins violent et tuent
sans jamais être inquiétés par les
pouvoirs publics. Seuls quelques journalistes risquent au
péril de leur vie de mettre la lumière sur
ces disparitions qui n'inquiètent que les proches
des victimes. Jennifer Lopez et Antonio Banderas font
partie de cette presse courageuse qui s'intéresse
plus aux oubliés de la planète qu'aux
lobbyistes qui la dirigent. Une belle leçon de
courage pour une oeuvre qui nous empêchera
d'oublier...
113 mn., Belga Films
- "King of
California  "
de Mike Cahill avec Michael Douglas et Evan Rachel
Wood.
Cela fait plusieurs années que Miranda n'a pas
revu son père entre temps interné dans un
asile psychiatrique. Un retour inattendu pour la jeune
fille qui a finalement dû apprendre à se
débrouiller toute seule. Mais son train-train va
rapidement être bousculé par ce père
omniprésent et obsédé par un
trésor caché en plein centre d'un
supermarché dédié au bricolage. La
quête prend peu à peu forme entre
délires et espoirs...
Digne descendant d' "Indiana Jones" et du
héros de "Vol au-dessus d'un nid de
coucou", Michael Douglas interprète dans
"King of California" de Mike Cahill un personnage
auquel il ne nous avait pas encore habitué. Un
père pas très sérieux qui a
décidé de changer de vie en retrouvant un
vieux trésor légendaire. La quête est
entreprise en compagnie d'Evan Rachel Wood
("Thirteen") excellente en fille mature qui a du
garder la tête sur les épaules. Ensemble,
ils se mettent à la recherche d'un
hypothétique magot qui finalement sera aussi
à l'origine de nouvelles complicités entre
père et fille. Le scénario est subtil au
niveau relationnel et aussi de l'action juste assez
dosée pour nous tenir en haleine. Véritable
surprise, "King of California" séduira
autant les amateurs du duo que tous ceux qui
désirent passer un bon moment en compagnie de fous
pas si dangereux.
Tous publics, 90 mn.,
Seven7
- "Paranoid
Park  "
de Gus Van Sant avec Gabriel Nevins, Jake Miller et
Daniel Liu
- "Les
Rois de la
glisse "
film d'animation de Ash Brannon et Chris
Buck
- "Bienvenue
chez les
Robinson ",
film d'animation de Stephen J.
Anderson
- "The
Bourne ultimatum "
de Paul Greengrass avec Matt Damon, Julia Stiles et David
Strathairn
- "Un
Secret "
de Claude Miller avec Cécile de France, Patrick
Bruel et Ludivine Sagnier
- "Un
jour sur Terre  "
documentaire d'Alastair Fothergill et Mark
Linfield
- "Halloween "
de Rob Zombie avec Scout Taylor-Compton, Malcolm McDowell
et Brad Dourif
- "The
last legion "
de Doug Lefler avec Colin Firth, Ben Kingsley et
Aishwarya Rai
- "Red
Road "
de Andrea Arnold avec Kate Dickie, Nathalie Press et
Andrew Armour
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