DVD:
À la location
(À
la
vente)
Dernière remise à jour, le 15 mars
2010
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Le film de la
semaine:

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- "Le
hérisson  "
de Mona Achache avec Josiane Balasko, Garance Le
Guillermic et Togo Igawa.
Paloma Josse a onze ans et projette fermement de
se suicider. Armée de sa caméra,
elle filme de près tous les habitants de
son hôtel particulier bourgeois parisien.
Il y a la concierge, Renée Michel, le
nouveau locataire, le séduisant monsieur
Kakuro Ozu et les autres voisins
obsédés par rien et jaloux de
tout. Un drôle d'univers où Paloma
se sent chez elle. Jusqu'au jour
où...
Premier long-métrage de la
réalisatrice Mona Achache, "Le
hérisson" est l'adaptation d'un
best-seller de Muriel Barbery,
"L'élégance du
hérisson". Autant dire que les
ambitions de la réalisatrice
étaient placées hautes. Pour mener
à bien son entreprise, elle est
restée fidèle à l'ambiance
générale du roman qu'elle
étoffe par un casting haut de gamme avec
Josiane Balasko dans un rôle où
elle se sent plutôt à l'aise. En
effet, on reconnaît dans ses traits la
Renée Michel du roman qu'elle
interprète avec beaucoup de retenue et de
respect. Face à elle, "la petite folle"
de service, c'est Garance Le Guillermic,
parfaite en petite fille curieuse de tout. Pas
de doute, "Le hérisson" ne trahit
pas l'oeuvre dont il est issu même si
l'innocence cinématographique peut
parfois plomber certaines scènes. Reste
une oeuvre humaine et pleine de bons sentiments
pour tous ceux qui veulent encore un peu de
fraîcheur dans une histoire aux accents
dramatiques.
Pathé Distribution
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À la
location:

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- "L'abominable
vérité "
de Robert Luketic avec Katherine Heigl, Gerard
Butler et Bree Turner.
Véritable star du petit écran,
Abby Richter se voit dans l'obligation d'engager
Mike Chadway, un animateur abjecte que rien
n'arrête quand il s'agit de taux
d'audience. Entre les deux professionnels de la
télé, le choc est au sommet alors
que Abby tombe sous le charme de son nouveau
voisin. Pour Mike, voici enfin l'occasion de se
faire briller...
Derrière des comédies comme "Sa
mère ou moi" et "La revanche d'une
blonde" se cache le nom de Robert Luketic,
un homme qui connaît bien les rouages du
genre. Avec sa dernière
réalisation, il met en scène les
difficiles relations entre un homme et une femme
tout deux au caractère bien
trempé. Un prétexte à faire
des étincelles de tout bois. Ici, il
porte son dévolu sur Katherine Heigl
("En cloque, mode d'emploi") et Gerard
Butler, le Roi Leonidas de "300", un duo
choc placé au menu d'un scénario
plutôt trop chic pour vraiment nous
séduire. Parfois, tout cela ressemble
à du réchauffé. Même
si, au final, tout ceci a été
regardé sans trop d'ennui. C'est
déjà pas mal!
Sony Pictures
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-
"WhiteOut "
de Dominic Sena avec Kate Beckinsale, Alex
O'Loughlin et Gabriel Macht.
Après avoir vécu un terrible drame
professionnel à Miami, Carrie
décide de s'exiler en Antarctique afin
d'y mener paisiblement sa carrière d'U.S.
Marshall. Mais, à quelques jours de la
quille, on découvre un cadavre dans la
neige. Officiellement, c'est le premier meurtre
qui a lieu dans ce désert blanc et froid.
Un peu contre son goût, Carrie est
amenée à enquêter sur cette
découverte qui finalement met à
mal tous ses plans de tranquillité...
Réalisateur de quelques blockbusters
marquant comme "60 secondes chrono",
"Opération espadon" et
"Kalifornia", Dominic Sena s'offre
avec "WhiteOut" son premier thriller
peint tout en blanc. Malheureusement, à
part pour le décor, on ressent fortement
que le cinéaste ne s'est pas beaucoup
amusé pendant le tournage. La mise en
scène est sans saveurs, le
scénario n'apporte rien de neuf et le jeu
des acteurs manque résolument de peps.
Voilà les principaux défauts de ce
film qui se regarde comme une banale
expérience culinaire dans un fast-food.
"WhiteOut" ne coupe pas la faim et c'est
plutôt dommage quand on connaît la
carrière du réalisateur. Reste une
oeuvre digeste où l'on découvre
une Kate Beckinsale sous toutes ses coutures. Il
faut bien en rajouter pour les fans. Pour les
autres, "WhiteOut" s'appréciera
donc comme un thriller de divertissement que
l'on oubliera trop vite. Sauf peut-être
pour le décor et l'ambiance qui
rappellent le premier opus d' "Alien".
C'est déjà pas mal.
Studio Canal
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- "Love
Happens "
de Brandon Camp avec Jennifer Aniston, Aaron
Eckhart et Martin Sheen.
Après le décès de son
épouse, Burke décide
d'écrire un livre sur le travail de
deuil. Ce livre devient un véritable
best-seller et Burke parcourt le pays pour en
assurer la promotion. Pendant un de ses
séminaires, il fait la connaissance
d'Eloise. Après un premier rendez-vous
difficile, Eloise imagine une suite originale.
Burke réalise alors qu'il n'a pas
complètement surmonté la perte de
sa femme...
Malgré une affiche assez prometteuse,
"Love Happens" vogue entre drame et
romance dans un format trop formaté pour
nous faire oublier un sujet souvent
traité par le passé: l'histoire
d'un veuf qui a du mal à refaire sa vie
alors qu'il vient de rencontrer une charmante
fleuriste. Jouant particulièrement sur la
tragédie et les émotions, Brandon
Camp passe à côté de sa
direction d'acteur, profitant à peine de
son duo, Jennifer Aniston est
reléguée au second plan alors
qu'Aaron Eckhart nous propose le minimum
syndical. Un comble dans un genre où tout
repose sur le couple.
A-Film
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- "Julie et
Julia  "
de Nora Ephron avec Meryl Streep, Amy Adams et
Stanley Tucci.
Julia Child est la femme qui a changé
pour toujours la façon de cuisiner de
l'Amérique. Mais en 1948, elle n'est
encore qu'une Américaine anonyme vivant
en France. Le travail de son mari les a
amenés à s'installer à
Paris, et Julia cherche activement une
occupation. C'est alors qu'elle se prend de
passion pour la cuisine française...
Cinquante ans plus tard, Julie Powell a
l'impression d'être dans une impasse. Elle
va avoir 30 ans, et pendant que ses amies
connaissent bonheur et succès, elle
végète dans son travail. Julie se
lance alors un défi complètement
fou: elle se donne exactement un an, 365 jours
pour cuisiner les 524 recettes du livre de Julia
Child et elle crée un blog pour relater
son expérience...
Nora Ephron s'était fait remarquer il y a
un bon moment avec le scénario de
"Quand Harry rencontre Sally". Depuis,
elle est passée derrière la
caméra avec des comédies
romantiques comme "Vous avez un mess@ge"
et "Ma sorcière
bien-aimée". Aujourd'hui, elle est de
retour pour une comédie
légère suivant
parallèlement la vie de deux femmes
passionnées par la cuisine. Un choix qui
fonctionne plutôt bien et qui met en avant
ses différents protagonistes. On notera
en particulier la prestation bon enfant,
très chic et drôle de Meryl Streep
dans la peau de Julia Child, visage
emblématique aux États-Unis et
auteur d'un best-seller. C'est d'ailleurs deux
best-sellers qui ont inspiré la
réalisatrice, deux histoires vraies, deux
histoires de femme. Un récit
concentré sur ses héroïnes
qui aurait gagné à épaissir
son scénario et à
s'éloigner d'une trame trop
classique.
En gros, Nora Ephron fait ce qu'elle
réussit le mieux, une comédie
légère et joyeuse.
Sony Pictures Home
Entertainment
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- "Jennifer's
body "
de Karyn Kusama avec Megan Fox, Amanda Seyfried
et Adam Brody.
Jennifer et Needy sont amies depuis leur plus
tendre enfance. Aujourd'hui, Jennifer est de
loin la plus belle fille du lycée alors
que Needy est restée plus simple. Un
jour, Jennifer change de comportement et devient
une drôle de créature
assoiffée de sang. Entre les deux amies,
les liens semblent se défaire. Pas de
doute, Jennifer est habitée par le
Diable...
À l'approche des fêtes d'Halloween,
rares sont ceux qui ne seront pas tentés
de s'offrir un petit film d'horreur sur grands
écrans. Qu'ils soient bénits,
"Jennifer's body" est calibré pour
eux. Sur un scénario sans grands
rebondissements, la réalisatrice nous
entraîne dans un horror-movie pour
teenager plutôt banal dans son approche et
rappellant dans les grandes lignes comme dans
les thèmes abordés "Ginger
Snaps". Bien que la réalisation soit
maîtrisée et que le jeu d'acteur
n'est pas trop appuyé, le film manque
résolument d'originalité pour
vraiment nous surprendre. Reste une oeuvre tout
juste honnête pour séduire une
bande de copains pas trop regardant sur le
suspense. C'est bien peu pour un film d'horreur.
Dommage...
20th Century Fox
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- "Vacances à la
grecque "
de Donald Petrie avec Nia Vardalos, Richard Dreyfuss et
Alexis Georgoulis.
Georgia est guide touristique, grâce à un
voyage à travers la Grèce, elle va se
découvrir un côté romantique qu'elle
ne soupçonnait même pas...
Malgré une petite note sur l'affiche, ce "My
life in ruins" n'a rien à voir avec le
succès "My Big Fat Greek Wedding" si ce
n'est son actrice principale, la souriante Nia Vardalos
et son décor, élément central du
film. Pour le reste, c'est une toute autre équipe
qui est à la base du film à commencer par
Donald Petrie, réalisateur de succès
gentillets et tout public comme "Miss
Détective", "Comment se faire larguer en 10
leçons" et "Just My Luck". Un esprit
que l'on retrouve dans cette comédie romantique
voguant sur un scénario déjà vu: une
guide touristique qui a perdu la flamme réapprend
à aimer dans tous les sens du terme grâce
à une bande de touristes qu'elle apprendra
à connaître à travers les nombreuses
embûches sur leur route. Le décor aurait pu
faire rêver mais Donald Petrie se concentre sur des
images de cartes postales sans magie. Mais restons dans
la légèreté, on est dans une
comédie américaine pleine de clichés
rehaussée par le sourire de Nia Vardalos et le
personnage peaufiné d'un veuf
interprété par Richard Dreyfuss. L'humour
enfin est très présent souvent gentil,
quand il n'est pas coquin.
Pour nous dépayser, il aurait fallu pourtant
prêtér plus d'attention au décor
comme le Panthéon réduit à de
simples ruines.
Paramount Pictures
- "This is it "
de Kenny Ortega avec Michael Jackson.
Voici en exclusivité un résumé qui
exploite plus de 100 heures d'images issues des
répétitions d'une série de concerts
que Michael Jackson devait jouer à Londres
l'été dernier. Un document posthume
inédit qui permet aux fans du chanteur de le
découvrir dans son intimité quelques jours
avant son décès au mois de juin. Loin de
l'enquête, ces images sont avant tout un
documentaire mis en images sous la forme d'un making-of
d'un concert qui n'aura jamais lieu. Souvenir d'une
légende qui semble au mieux de sa forme. C'est
là tout le drame de ce documentaire qui
dérange et séduit à la fois...
La sortie ultra-médiatisée de "This is
it" aura fait couler beaucoup d'encre et de rancoeur.
Il y a ceux qui aiment le film, les autres pensent que
les héritiers du "Roi de la Pop" en profitent pour
se remplir les poches ou tout simplement quelques uns qui
s'étonnent de la santé de l'artiste qui
allait décéder quelques semaines plus tard.
Mais loin de la polémique, "This is it" est
avant tout un document unique où l'on côtoie
la star dans une entreprise qui semblait extraordinaire
que ce soit dans la mise en scène ou le spectacle
proprement dit. Michael, sourit, danse, chante, le tout
dans un professionnalisme et une humanité qui
pourra en étonner beaucoup. L'autre question qui
nous vient à l'esprit c'est que Michael a tout
d'un homme en bonne santé et que finalement sa
mort semble bien dramatique. Sans être un
documentaire culte, "This is it" apporte à
la légende une image plus humaine qui fera
beaucoup de bien aux fans même si deux heures de
projection peuvent parfois sembler fort long. Bref, des
retrouvailles agréables qui malheureusement
signent aussi la fin d'une époque. Et pas de
doute, elle sera souvent mise au goût du jour dans
les prochaines années et qui sait ce que la
légende nous réserve.
Sony
- "Un
prophète  "
de Jacques Audiard avec Tahar Rahim, Niels Arestrup et
Adel Bencherif.
Condamné à une longue peine, Malik entre en
prison à l'âge de 19 ans. Seul et un peu
perdu, il est rapidement pris sous la coupe des
prisonniers Corses qui règnent en maître sur
l'endroit. Peu à peu, il gagne la confiance de ces
véritables gangsters qui lui apprennent les
ficelles du métier. Malik retient vite et profite
de son savoir pour également se remplir les
poches. Mais qu'il n'oublie surtout pas, un jour, il va
devoir sortir...
Habitué à un cinéma de
caractère avec des oeuvres comme "De battre,
mon coeur s'est arrêté", "Sur mes
lèvres" ou encore "Un héros
très discret", Jacques Audiard
s'intéresse à l'univers carcéral
avec sa dernière réalisation coup-de-poing.
Dans un univers plus que réaliste, il plonge son
héros interprété par Tahar Rahim
époustouflant dans son rôle de paumé
apprenti racaille. On vit avec lui son ascension dans ce
lieu souvent violent et propice à l'apprentissage
du crime. En effet, pas de rédemption ni de porte
de sortie pour ce jeune homme qui ne peut que compter sur
lui pour s'en sortir. Jacques Audiard démontre
avec talent que la prison est loin d'être la
panacée. Une leçon filmée avec
talent et beaucoup d'humanité aussi. À voir
absolument.
Interdit au moins de 12 ans, 155 mn.,
Cinéart
- "Destination finale
4 "
de David R. Ellis avec Nick Zano, Bobby Campo et Shantel
Vansanten.
Alors que Nick et ses amis pensaient passer du bon temps
devant une course automobile, celui-ci a une
prémonition: une voiture de course va avoir un
terrible accident causant la mort de nombreuses
personnes. Choqué, Nick arrive néanmoins
à extirper ses amis des tribunes quelques secondes
avant le drame...
Croyant dans un premier temps avoir reçu une
seconde chance, le groupe va bientôt
déchanter...
Après un second volet efficace, David R. Ellis
revient vers la franchise des "Destination finale"
pour un volet qui se veut avant tout destiné au
procédé 3D. Utilisant le principe avant
tout pour nous faire sursauter, il accentue la mort de
chaque protagoniste avec la projection d'objet en tout
genre, laissant de côté d'autre
particularité de la 3D. Des sursauts macabres
seront inévitables et viennent agrémenter
un scénario dans la lignée de ses
prédécesseurs. Si la mort est
particulièrement sadique, l'histoire manque de
nouveauté, nous laissant imaginer l'avenir
réservé aux différents
protagonistes.
"Destination finale 4" n'a pas grand-chose pour
lui si ce n'est l'utilisation de la 3D, un choix qui
pourrait amuser à condition de le voir dans une
salle adaptée au procédé.
Warner
- "Tellement
proches  "
d'Eric Toledano et Olivier Nakache avec Isabelle
Carré, Vincent Elbaz et Omar Sy.
Le couple formé par Alain et Nathalie bat de
l'aile. Lui ne supporte plus sa belle famille. Il y a le
beau-frère lourdaud et la belle-soeur victime de
son horloge biologique. Trop c'est trop, Alain quitte le
domicile conjugal pour aller vivre chez son père.
Sur place, il essayera comme il peut de devenir un homme
et plus ce jeune adolescent qui rêve de son
passé glorieux au Club Med...
Spécialistes de la comédie
rafraîchissante avec "Je préfère
qu'on reste amis" et "Nos jours heureux", Eric
Toledano et Olivier Nakache s'attaquent avec leur
nouvelle oeuvre à la vie de famille contemporaine.
Leur galerie de personnages est débordante
d'énergie face à l'adversité et le
temps qui s'écoule. Tout y passe: comique de
situation, potache, et clichés comme si les deux
réalisateurs se sentaient inspirés plus que
de raison. C'est avec certitude que "Tellement
proches" réussit son effet, celui de nous
séduire et surtout de nous faire rire. Entre
fragilité et délires, les cinéastes
ont dosé leur effet pour mettre en boîte un
long-métrage qui sonne juste et qui divertit comme
une journée au soleil ou une balade en
forêt. La morale est sauve.
Tous publics, 102 mn., Mars
Distribution
- "L'An 01 "
d'Harold Ramis avec Jack Black, Michael Cera et Olivia
Wilde.
Chassé de leur village natal, Zed et Oh, les deux
idiots locaux se retrouvent désormais seuls dans
ce vaste monde. Ensemble, ils voyagent à travers
monts et vallées à la recherche d'aventures
et de rencontres, le tout en empruntant les traces de la
Genèse...
La rencontre entre Harold Ramis et Judd Apatow
débouche malheureusement sur une impasse qui nous
fait penser que la comédie US va très mal.
Empruntant comme ligne de conduite la voie de la
Genèse, ce film préhistorique loufoque
avait de quoi être séduisant s'il aurait
emprunté l'humour d'un Mel Brooks ou celui des
Monthy Python. Malheureusement pour le duo Ramis et
Apatow, le choix s'est posé sur la
grossièreté et la scatologie. Des
thèmes de gamins qui ne feront même pas
sourire les plus jeunes. On se demande parfois comment
Jack Black s'est retrouvé dans ce piège qui
sent désagréablement l'ennui et le
ridicule. Pas de doute, la déception est totale
surtout quand on imagine ce que cela aurait donné
avec un traitement humoristique plus mature. Dommage, on
essuie ses larmes...
Tous publics, 87 mn., TF1
Vidéo
- "Humpday  "
de Lynn Shelton avec Mark Duplass, Joshua Leonard et
Alycia Delmore.
Amis de longues dates, Ben, le coincé et Andrew le
fêtard décident lors d'une soirée
fort arrosée de participer à un festival de
film porno amateur en tournant une vidéo
artistique où ils feront l'amour ensemble.
Après le mal de tête matinal, les deux
hommes ne peuvent désormais plus reculer face aux
délires de la nuit passée. Commence alors
pour eux un drôle de petit jeu qui porte comme
titre: "Fera, fera pas!"...
En voilà un scénario qui sort de
l'ordinaire. Pour sa troisième réalisation,
Lynn Shelton aborde avec beaucoup de parlotes l'histoire
d'un pari aussi original que glauque. L'amitié
entre deux hommes qui se trouvent mis à mal par un
délire de beuverie qui les dépasse
rapidement. Mark Duplass et Joshua Leonard
réussissent à nous toucher par leur
sincérité et surtout leurs doutes face
à ce qui les attend. En effet, c'est pas facile
pour deux amis hétéros de tourner un porno
"gay" même si c'est pour l'art. Et pas de panique,
la réalisatrice en rajoute des tonnes avec un
véritable tsunami de paroles qui plombent parfois
l'action. Car une chose est sûre, on attend tous la
fin pour voir si ces deux hommes tiendront leur parole.
Compté pas sur nous pour gâcher le plaisir,
mais attendez-vous tout de même à un final
à la hauteur. Pour le reste sous sa forme d'une
comédie indépendante, "Humpday"
aborde avec franchise les interrogations de notre
siècle qui cherche encore sa sexualité.
Ça passe ou ça casse.
Melimedias
- "The Women "
de Diane English avec Meg Ryan, Annette Bening et Eva
Mendes.
Mary est mariée à Stephen Haines, un homme
d'affaires new-yorkais. Fidèle à son
époux et mère d'une fillette, elle est
entourée d'amies qui savent quelque chose qu'elle
ignore: son mari la trompe avec une jeune vendeuse
arriviste...
Dans la lignée de "Sex and the City", "The
Women" s'inspire d'un film éponyme de George
Cukor réalisé en 1939. Sans
prétention, il repose sur un casting quasi
exclusivement féminin et plutôt attrayant.
Si l'on passe Meg Ryan qui a ses amateurs et
détracteurs, on retrouve Annette Bening en cruelle
rédactrice en chef, Debra Messing (Grace de la
série "Will & Grace"), Jada Pinkett
Smith en lesbienne sexy et survoltée, sans oublier
les apparitions éclair de Candice Bergen, Bette
Midler et Carrie Fisher.
Emprunt de légèreté, "The Women"
conte les mésaventures d'une bande d'amies
appuyant avec humour la tendance aux ragots, la mode
new-yorkaise et un type de vie très artificielle.
Les hommes aussi, s'ils ne sont pas présents, font
vous n'en doutez pas, partie des discutions
préférées de ces dames. Mais, ne
vous attendez pas à plus, la réalisatrice
propose un divertissement aussi agréable que
superficiel agrémenté par moments de
quelques bons mots. Le scénario qu'on aurait
aimé plus mordant est d'une fluidité
imparable pour faire passer un bon moment à la
gent féminine, le sourire aux lèvres.
Universal
- "Mission-G "
film d'animation de Hoyt H. Yeatman, Jr..
Depuis quelque temps déjà, les services
secrets américains entraînent des rongeurs
afin qu'ils mènent de dangereuses missions dans le
futur. À force d'attendre, leur "dresseur"
décide de les poser sur le terrain pour y
dérober les plans machiavéliques d'un
géant des affaires. Malheureusement, cette
liberté ne plaît pas du tout au patron qui
décide de mettre un terme à l'aventure de
"Mission-G". Pour Darwin, Blaster, Juarez, Mooch,
Speckles et Hurley, il est grand temps de faire leurs
preuves...
On sait que la concurrence fait rage dans l'univers des
films d'animation numérique. Pour sa
dernière oeuvre en date, le géant du dessin
animé s'attaque au cinéma d'action
grâce à des petits rongeurs pleins
d'énergie et de ruse. Des cochons d'Inde, une
taupe et même une mouche qui nous entraînent
dans leur chasse au méchant de service.
Grâce à un travail soigné de
l'équipe d'infographie, "Mission-G"
s'adresse autant au jeune public qu'aux parents et
même grands-parents. La mécanique est bien
huilée avec ce qu'il faut d'action et d'humour.
Soit 84 minutes de bonheur à vivre en famille.
Interdit aux moins de 6 ans, 84 mn., Walt
Disney Pictures
- "The lucky ones "
de Neil Burger avec Rachel McAdams, Tim Robbins et
Michael Peña.
Trois soldats blessés en Irak profitent de leur
permission pour retourner au pays. Après quelques
soucis, ils décident de prendre la route ensemble.
En chemin, ils découvrent le nouveau visage de
l'Amérique où on les salue avec respect et
parfois aussi avec horreur. Mais heureusement, chacun
peut compter sur l'autre pour cette remise à pied
qui ne sera pas de tout repos...
Le réalisateur de "L'Illusionniste"
s'attaque à un sujet difficile avec "The
lucky ones" qui aborde sans effets le thème de
la guerre en Irak vu à travers ceux qui la font et
ceux qui sont resté au pays. Le message est
frontal même si la ligne de conduite du
réalisateur est de souder le destin de deux hommes
et une femme qui se cherchent dans ce pays en perte de
repères. Le trio d'acteurs formé par Rachel
McAdams, Tim Robbins et Michael Peña souffle
beaucoup de sincérité dans ces personnages
que l'on a envie de suivre tout au long de la route.
Certes un genre polluant, le road-movie, est mis ici au
service d'un discours réaliste et frontal. Pas de
doute, la guerre en Irak et ses douleurs sont loin
d'être en voie de disparition à Hollywood.
Un petit plus pour tous scénaristes qui
rêvent de croquer l'Amérique
d'aujourd'hui.
Interdit aux moins de 6 ans, 108 mn.,
Sony Pictures Home Entertainment
- "Hanté par ses
ex  "
de Mark Waters avec Matthew McConaughey, Jennifer Garner
et Michael Douglas.
Photographe à la réputation sulfureuse,
Connor Mead est toujours entouré de jolies filles.
Sa devise est de ne jamais se réveiller dans le
lit de la femme avec qui il a passé la nuit. Il
faut dire que son oncle, un véritable
modèle pour lui, est connu de tous pour ses
penchants quasi maladifs pour la gent féminine.
C'est dans cet état d'esprit que Connor se rend au
mariage de son frère où l'attend le
fantôme de l'oncle en question. Pour Connor, les
certitudes vont rapidement se transformer en
doutes...
Comédie romantique originale, "Hanté par
ses ex" se démarque par son approche faite de
romance, de comédie et aussi de fantastique. En
effet, pour remettre en cause son célibat endurci,
le héros rencontre trois fantômes qui lui
rappelleront son passé, son présent et
surtout son avenir en matière de femmes et
d'amour. Le "beau gosse" de service, c'est Matthew
McConaughey que l'on sent très amusé par
son rôle face à Jennifer Garner qui le fera
craquer pour toujours. Dans le rôle de l'oncle
fantôme, la surprise est de mise vu que ce dernier
n'est autre que Michael Douglas.
Sans nous casser la tête, "Hanté par ses
ex" se décrit comme une comédie tout
public sur le thème de l'amour libre et du
machisme affirmé. Les convictions en prendront
pour leur grade alors que la morale restera sauve. Une
recette connue à Hollywood.
Warner Bros
- "Bienvenue
à
Zombieland  "
de Ruben Fleischer avec Woody Harrelson, Jesse Eisenberg
et Emma Stone
- "The
Informant! "
de Steven Sodetbergh avec Matt Damon, Scott Bakula et
Joel McHale
- "Lucky
Luke "
de James Huth avec Jean Dujardin, Michaël Youn et
Yann Sarfati
- "Clones "
de Jonathan Mostow avec Bruce Willis, Radha Mitchell et
Rosamund Pike
- "The
box "
de Richard Kelly avec Cameron Diaz, James Marsden et
Frank Langella
- "Fish
Tank "
de Andrea Arnold avec Katie Jarvis, Rebecca Griffiths et
Carrie-Ann Savill
- "Les
démineurs  "
de Kathryn Bigelow avec Jeremy Renner, Anthony Mackie et
Brian Geraghty
- "Pandorum  "
de Christain Alvart avec Dennis Quaid, Ben Foster et Cam
Gigandet
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