Wu Ji, la légende des Cavaliers du Vent


Le cinéma asiatique au mieux de sa forme...

 
Affamée et perdue au milieu d'un champ de bataille, la jeune Qingcheng lie un pacte avec la Déesse du destin qui s'engage à lui fournir richesse et opulence contre la promesse de ne jamais tomber amoureuse au risque de perdre l'être chéri. Prisonnière de ce pacte, Qingcheng est devenue une femme riche et convoitée par tous les puissants de ce monde. Jusqu'au jour où un esclave, Kunlun, l'homme du Pays des Neiges la délivre de cette triste destinée...

Onzième long métrage de Chen Kaige, le réalisateur d' "Adieu ma concubine" et de "L'Empereur et l'assassin", "Wu Ji, la légende des Cavaliers du Vent" nous transporte littéralement dans un monde tout aussi féerique que sanglant. L'atout principal de cette oeuvre est certainement l'image qui jongle entre tableaux impressionnistes et effets de synthèse savamment dosés. Autant dire que le réalisateur maîtrise la caméra avec des mains de maître. Le tout est mis au service d'un récit où se mélangent légende et bravoure comme seul le cinéma chinois sait nous les concocter. Sorte de version boostée d' "Histoire de fantôme chinois" pour les chorégraphies, "Wu Ji, la légende des Cavaliers du Vent" marque le genre grâce à une approche soignée et certes classique sur la longueur. Qu'à cela ne tienne, le film sort réellement du lot, ce qui fera certainement plaisir aux connaisseurs.

Pas de doute, avec "Wu Ji, la légende des Cavaliers du Vent", le cinéaste Chen Kaige réalise l'un de ses plus beaux longs métrages, de quoi séduire les fans de cinéma asiatique à l'ancienne et les amateurs d'oeuvres oniriques mises en scène avec professionnalisme et beaucoup de rigueur.
Une réussite qui fait plaisir à voir.
98 mn., VidéoDis



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